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Amérique Latine

Colombie: 85 ex-rebelles des Farc tués depuis l’accord de paix

Selon les Nations Unies, 85 anciens rebelles des Farc ont été tués en Colombie depuis que le groupe a signé un accord de paix avec le gouvernement il y a deux ans.

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La plupart des meurtres ont été perpétrés par des groupes armés illégaux et des gangs de la drogue se disputant les anciens territoires des Farc, a déclaré le chef de l’ONU Antonio Guterres dans un rapport.

M. Guterres a exhorté le président colombien Ivan Duque, critique virulent de l’accord de paix, à faire davantage pour protéger les ex-rebelles.

La Colombie a connu 52 ans de conflit jusqu’à ce que la paix soit atteinte en 2016.

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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), sont maintenant un parti politique connu sous le nom de Force commune alternative révolutionnaire, qui compte cinq sièges au Sénat et cinq à la Chambre des représentants.

Que dit l’ONU?

Au cours des trois derniers mois seulement, « 14 anciens membres des Farc ont été assassinés », a déclaré le secrétaire général Guterres dans son rapport trimestriel sur la mission de l’ONU en Colombie.

Il a également déclaré qu’il était « extrêmement » préoccupé par le fait que plus de 400 dirigeants sociaux et militants des droits de l’homme ont été tués en Colombie depuis 2016.

« La plupart des meurtres ont eu lieu dans des zones abandonnées par d’anciens Farc (combattants) et où la présence de l’État est limitée », selon le rapport de l’ONU.

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Depuis l’accord de paix, le faible appareil d’État colombien n’a pas été en mesure de prendre le contrôle de ces régions isolées.

Au lieu de cela, des groupes armés illégaux ont pris le contrôle et les forces de sécurité et le président sont de plus en plus critiqués pour ne pas avoir endigué la violence.

Qui étaient les Farc?

La Farc a été formée en 1964 dans le but déclaré de renverser le gouvernement et d’instaurer un régime marxiste.

Leurs principaux fondateurs étaient de petits agriculteurs et des travailleurs de la terre qui s’étaient regroupés pour lutter contre l’incroyable niveau d’inégalité en Colombie à cette époque.

Après des débuts modestes, le groupe de gauche a pris de l’importance au cours des années 1980 et 1990, son association avec le trafic de drogue améliorant sa situation financière. À son apogée, c’était la plus grande force de guérilla d’Amérique latine et la mieux équipée.

Après plus d’un demi-siècle de conflit entre les Farc et les autorités, huit millions de personnes sont mortes, ont disparu ou ont été déplacées.

L’accord de paix de 2016, conclu après des années de négociations, a amené 7 000 anciens combattants à déposer leurs armes.

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Amérique Latine

Le pape au Panama pour des JMJ centrées sur le sort des migrants

AFP

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Le pape François arrive mercredi au Panama, où l’attendent quelque 200.000 jeunes catholiques de 150 pays, pour une nouvelle édition des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) axées sur les crises migratoires qui déchirent la région.

Pour le premier pape latino-américain de l’Histoire, ce bain de jouvence sur ses terres ressemble à une parenthèse au milieu du torrent de scandales d’abus sexuels secouant l’Église.

Drapeaux sur les épaules, chantant et multipliant les selfies, des groupes de pèlerins ont envahi cette capitale hérissée de gratte-ciels qui borde le Pacifique. « C’est celle-là, la jeunesse du pape! », scandent-ils.

François « nous parle à nous, les jeunes, d’une façon simple et il nous pousse à être de meilleurs chrétiens (…), à être de meilleurs citoyens dans nos pays respectifs », déclare à l’AFP James Muphy, 23 ans, originaire de Tonga.

Après Rio de Janeiro en 2013, l’année de son élection, Cracovie en 2016, Jorge Bergoglio, 82 ans, assistera aux troisièmes JMJ de sa papauté dans ce petit pays de quatre millions d’habitants, premier État d’Amérique centrale à les organiser.

L’avion papal doit quitter Rome à 9H35 locales (08H35 GMT) et atterrir à 16H30 locales (21H30 GMT) à Panama.

Le souverain pontife ne manquera pas d’y aborder des sujets propres à cette région, comme la pauvreté, la corruption ou l’émigration.

Mardi soir, lors de la messe de bienvenue, l’archevêque de Panama, Mgr José Domingo Ulloa a dit espérer que cette visite « soit un baume pour la situation difficile » que connaissent de nombreux jeunes.

Parmi eux, ceux qui émigrent « à cause des perspectives quasi nulles dans leur pays d’origine, qui les poussent à placer leurs espoirs dans d’autres pays, les exposant au narcotrafic, la traite d’êtres humains, la délinquance et tant d’autres maux », a-t-il ajouté.

  • Progression des évangélistes –

Des caravanes de milliers de migrants centraméricains marchant désespérément vers les États-Unis, à l’exode massif de Vénézuéliens fuyant la crise économique et politique dans leur pays, l’année 2018 a été marquée par des flux migratoires sans précédent dans la région.

Autre sujet d’importance sur ce continent qui compte le plus de catholiques au monde: la progression des églises évangéliques. À un jet de pierre de la cathédrale de Panama où le pape officiera samedi prochain, pas moins de six temples évangélistes dans un rayon de 200 mètres tiennent la paroisse catholique d’un quartier populaire en virtuel état de siège.

Avant le coup d’envoi de cette 34e édition des JMJ (un rendez-vous institué par Jean Paul II), le pape François a demandé aux jeunes via un message vidéo de se mettre au service des autres, « une révolution qui peut vaincre les grandes puissances » et « changer le monde ».

Le septième voyage du pape argentin sur ses terres d’Amérique latine comprendra jeudi, au lendemain de son arrivée, des rencontres avec les autorités gouvernementales du Panama puis avec les évêques du pays, avant un premier bain de foule avec des jeunes au bord de l’océan. D’ici à son départ dimanche, François se rendra aussi dans un centre accueillant des jeunes atteints du sida, ainsi que dans une prison pour mineurs.

Son déplacement s’inscrit dans le prolongement d’une assemblée mondiale d’évêques (synode) consacrée spécifiquement aux jeunes en octobre. Les prélats avaient été appelés à mieux écouter une génération qui fuit l’Église, bousculée ces derniers mois par les scandales d’abus sexuels.

Si aucune rencontre avec des victimes d’agressions par le clergé ne figure au programme officiel à Panama, deux Costariciens ont demandé à rencontrer le pape. Ils disent avoir été victimes d’un prêtre et accusent l’archevêque de San José d’avoir couvert ces crimes.

Le dernier voyage du pape sur son continent l’avait mené en janvier 2018 au Chili, où il avait maladroitement soutenu un évêque soupçonné d’avoir tu les agissements d’un vieux prêtre pédophile. Le déplacement s’était transformé en fiasco et avait marqué un tournant dans sa papauté.

François, qui n’a eu de cesse depuis lors d’affirmer son intransigeance face aux « abominations » de la pédophilie, prépare pour la fin février au Vatican une réunion mondiale de prélats, très attendue, sur « la protection des mineurs » au sein de l’Église.

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Amérique Latine

Venezuela: vingt-sept militaires arrêtés pour s’être soulevés contre Maduro

AFP

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Plus d’une vingtaine de militaires ont été arrêtés lundi après s’être soulevés contre le régime du président Nicolas Maduro au Venezuela, à deux jours d’une manifestation organisée à l’appel de l’opposition pour exiger un gouvernement de transition.

« Pour l’heure, 25 ont été arrêtés sur les lieux » de l’insurrection, dans le nord de Caracas, « et deux ont été arrêtés ailleurs », a déclaré à la presse Diosdado Cabello, le président de l’Assemblée constituante, affiliée au régime.

A 02H50 heure locale (07H50 HB), un groupe formé par un nombre indéterminé de militaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB) de Macarao (ouest) a déclenché une insurrection, a annoncé l’armée, assurant avoir la situation sous contrôle.

Selon l’armée, les militaires ont dérobé un « lot d’armes de guerre » dans un poste militaire à Petare (est), puis se sont rendus dans une caserne du quartier de Cotiza dans le nord de Caracas.

Sur une voie d’accès à la caserne, encore dans l’obscurité, les insurgés, armés et visages découverts, ont enregistré des vidéos qu’ils ont ensuite fait circuler sur les réseaux sociaux dans lesquelles ils ont déclaré désavouer le chef de l’Etat Nicolas Maduro et appelé au soutien de la population.

« Nous sommes des soldats professionnels de la Garde nationale opposés à ce régime que nous désavouons complètement, nous avons besoin de votre soutien, descendez dans la rue », dit un homme qui s’identifie comme un sergent de la Garde nationale dans une des vidéos.

A ses côtés est visible un petit groupe de militaires armés. « Le peuple, dans la rue ! « , crient-ils. « Vous vouliez que l’armée allume la mèche, nous sommes en train de l’allumer, nous avons besoin de votre soutien », lance un autre.

Ce soulèvement est intervenu dans le contexte de l’appel de l’opposition à une manifestation mercredi pour réclamer un gouvernement de transition et la convocation d’élections libres. Il s’agira de la première mobilisation d’envergure après les grandes manifestations de 2017 qui ont fait quelque 125 morts.

Reprenant l’offensive ces dernières semaines, l’opposition, majoritaire au Parlement, a déclaré illégitime Nicolas Maduro, investi pour un deuxième mandat le 10 janvier. L’opposition conteste le résultat de l’élection présidentielle du 20 mai, non reconnu par une bonne partie de la communauté internationale.

La Cour suprême, inféodée au régime, a répliqué lundi en déclarant à son tour illégitime la direction du Parlement. L’institution « n’a pas de direction valide (…) tous ses actes sont donc invalides », selon la décision de la plus haute juridiction du pays.

La semaine dernière, dans une tentative de briser le soutien de l’armée au chef de l’Etat, le Parlement avait promis une « amnistie » aux « fonctionnaires civils et militaires » qui refuseraient de reconnaître le deuxième mandat de Nicolas Maduro.

Juan Guaido a estimé lundi que les événements de la nuit à Cotiza « montre le sentiment qui prévaut à l’intérieur » de l’armée.

L’arrestation des insurgés a permis de « récupérer des armes volées et, en ce moment même, ces individus fournissent des informations aux services de renseignement et à la justice militaire », selon le communiqué de l’armée citant le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino.

Après avoir vu les vidéos, des habitants du quartier de Cotiza se sont rassemblés à proximité de la caserne pour offrir leur soutien aux insurgés. Tapant sur des casseroles, ils ont bloqué une route avec des poubelles, avant d’être dispersés par la police et des militaires, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Nous sommes avec eux, s’ils s’unissent à notre pays, nous sommes avec eux, allons dans les rues ! Liberté ! « , a crié une femme. « Nous voulons que Maduro s’en aille, nous sommes fatigués », a clamé un homme.

Plus de 4.300 soldats ont quitté la Garde nationale en 2018
Après leur arrestation, les insurgés ont été emmenés à Fuerte Tiuna, le principal complexe militaire du pays, selon des médias locaux.

« Ils sont en train de donner des informations. Ce qu’ils ont dit en premier, c’est qu’on leur avait offert des villas, des châteaux et qu’ils ont été laissés seuls, qu’ils ont été trompés », a tweeté Diosdado Cabello.

Pour Rocio San Miguel, présidente de l’ONG Control Ciudadano, ce soulèvement « peut être décrit comme l’expression d’un mécontentement, qui n’a pas rencontré de réponse dans les autres unités militaires ».

L’armée, qui compte 365.000 soldats et 1,6 million de réservistes, a assuré à plusieurs reprises sa loyauté envers le chef de l’Etat depuis son investiture.

Deux généraux figurent toutefois parmi les 25 personnes accusées d’avoir organisé le 4 août un attentat au drone contre Nicolas Maduro et quelque 180 militaires ont été emprisonnés en 2018, accusés de conspirer contre le gouvernement.

Dans un pays où il est difficile d’échapper aux pénuries alimentaires ou de médicaments, plus de 4.300 soldats ont quitté la Garde nationale en 2018, selon un document de l’institution citée par Control Ciudadano.

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Amérique Latine

Colombie: au moins 10 morts dans l’explosion d’une voiture piégée à Bogota

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Une voiture piégée a explosé dans la capitale colombienne, Bogotá faisant au moins 10 morts et 54 blessés, ont annoncé des responsables.

L’explosion a eu lieu devant une école à 9h30 (14h30 GMT) selon la police dans le sud de la ville .

Le conducteur de la voiture a été identifié comme un homme de 57 ans. Aucun groupe n’a dit qu’il était derrière l’explosion.

Le président Ivan Duque a qualifié cet acte d ‘ »acte terroriste fou » et s’est engagé à traduire les responsables en justice.

Que savons-nous de l’explosion?

La Nissan Patrol grise est entrée dans l’enceinte de l’école General Santander où une cérémonie de promotion des cadets avait lieu.

Lorsque les gardes ont intercepté la voiture à un point de contrôle, le conducteur a accéléré et heurté un mur. La voiture a alors explosé.

L’explosion a brisé les fenêtres des appartements et des maisons à proximité. « [C’était] horrible, horrible, on aurait dit la fin du monde », a déclaré à l’AFP Rosalba Jimenez, âgée de 62 ans, qui ouvrait son magasin près de l’école.

L’une des victimes était une femme équatorienne, a déclaré le président de l’Équateur, Lenín Moreno.

Le véhicule transportait 80 kg du puissant pentolite explosif utilisé dans le passé par les groupes de guérilla rebelles colombiens, a déclaré le procureur général Néstor Humberto Martinez.

Il a nommé le conducteur José Aldemar Rojas Rodríguez, mort dans l’explosion.

Le suspect n’avait pas de casier judiciaire et vivait dans le département du Nord de Boyacá, où le groupe rebelle de l’armée de libération nationale (ELN) est toujours présent, a rapporté le journal colombien El Tiempo (en espagnol).

Mais les médias affirment qu’il n’y a aucune indication initiale que l’ELN soit à l’origine de l’explosion ou que le conducteur ait eu des liens avec le groupe.

Quelle a été la réaction?

Les parents des cadets formés à l’école se sont rassemblés devant les grilles pour obtenir plus d’informations.

Le président Duque, qui se trouvait dans l’ouest du pays au moment de l’explosion, est rentré dans la capitale et a visité le site.

« C’est une attaque contre la société », a-t-il déclaré. « Les Colombiens n’ont jamais cédé au terrorisme, nous l’avons toujours vaincu. Cela ne fera pas exception. »

Les autorités étudient actuellement qui sont les « auteurs intellectuels » de l’explosion, a déclaré M. Martinez.

Parmi les blessés figurent deux Panaméens et un ressortissant équatorien.

L’explosion a été condamnée par des hommes politiques colombiens, parmi lesquels les anciens présidents Juan Manuel Santos et Álvaro Uribe, ainsi que par des dirigeants régionaux.

Quelle est la situation actuelle en Colombie?

Les voitures piégées n’étaient pas rares au cours des décennies de conflit entre le gouvernement colombien et les rebelles de gauche des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Mais les médias locaux affirment qu’il n’y a pas eu de telle explosion au cours des neuf dernières années.

Les Farc ont signé un accord de paix avec le gouvernement en novembre 2016 et le groupe est depuis devenu un parti politique du même nom. Le chef du parti, le pasteur Alape, a condamné l’attaque sur Twitter.

Il a appelé cela une « provocation contre la solution politique du conflit ». Il a également écrit que l’attaque était un stratagème visant à anéantir les chances d’un accord de paix entre le gouvernement et le plus petit ELN.

Les pourparlers de paix entre l’ELN et l’ancien gouvernement de M. Santos se sont enlisés et le président Duque, qui adopte une approche plus ferme envers le groupe, n’a pas repris les pourparlers.

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