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Cinéma

De Houellebecq à Star Wars: toutes les envies culture de 2019

AFP

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Tarantino 10e film, Scorsese et De Niro 10e collaboration, Star Wars 9e épisode, « Game of Thrones » 8e saison, Houellebecq 7e roman, l’Opéra Garnier 350e anniversaire… 2019 ne sonnera pas vraiment neuf, mais aura tout de même de quoi passionner les foules.

CINEMA – La famille Verneuil n’a pas dit son dernier mot et sera de retour le 30 janvier (« Qu’est qu’on a encore fait au bon Dieu ? »), après les 12 millions d’entrées du premier opus. Christian Clavier et Chantal Lauby vont cette fois-ci devoir convaincre leurs gendres de rester en France.

Autre suite attendue: celle des « Petits mouchoirs », neuf ans après. Avec « Nous finirons ensemble », prévu début mai, Guillaume Canet retrouve le sud-ouest et sa bande composée de François Cluzet, Marion Cotillard et Gilles Lellouche.

Tarantino réunit Brad Pitt et Leonardo DiCaprio dans « Once upon a time in Hollywood », sur l’industrie du cinéma et les meurtres de Charles Manson (14 août) et Scorsese retrouve De Niro, Joe Pesci et Al Pacino pour « The Irishman », un film produit par Netflix, qui pourrait pourtant retenir l’attention du Festival de Cannes.

Enfin, que serait une année sans son Pixar avec le grand retour de « Toy Story » pour une 4e aventure et surtout sans « Star Wars » ? Après l’échec relatif du spin-off consacré à « Solo », les fans de la saga vont revenir aux bases en suivant les aventures de Rey (Daisy Ridley) et Kylo Ren (Adam Driver). Pour cela, il faudra attendre décembre.

THEATRE ET OPERA – Le Palais Garnier fêtera les 350 ans de l’Opéra en France -la création de l’Académie royale de Musique par Louis XIV en 1669-, par diverses réprésentations et un hommage au grand répertoire français.

L’acteur et humoriste Dany Boon va rejouer en janvier au théâtre avec Valérie Bonneton (« La ch’tite famille »). Cette fois, ils joueront en duo dans la comédie « Huit euros de l’heure » au Théâtre Antoine, à Paris.

Une pièce du metteur en scène et cinéaste russe assigné à résidence Kirill Serebrennikov, sera au programme du Festival d’Avignon. Cette pièce devrait porter sur le photographe chinois Ren Hang, censuré pour son oeuvre osée dans l’Empire du Milieu.

SERIES – Qui, des Stark ou des Lannister, régnera sur le Trône de Fer ? Réponse en avril pour les fans de « Game of Thrones », avec la diffusion de la huitième et dernière saison (sur HBO et OCS en France). Un final attendu par des millions de fans. Six épisodes seront nécessaires pour mettre un point final à la saga fantastico-médiévale qui accumule les succès depuis 2011.

Autres retours attendus en 2019: sur Netflix, « The Crown » (saison 3), avec un nouveau casting (Olivia Colman dans le rôle de la reine Elisabeth), et « Stranger Things » (saison 3). Sur HBO, le très poisseux « True Detective » à partir du 13 janvier (avec Mahershala Ali de « Moonlight »).

Côté français, Canal+ dévoile en février « Vernon Subutex », adaptation de la saga à succès de la romancière Virginie Despentes, avec Romain Duris dans le rôle du disquaire à la rue.

LITTERATURE – Chacun de ses livres est un événement. « Sérotonine » ne devrait pas y échapper. Avec sa préfiguration d’une crise type « gilets jaunes » et son spleen de quadra dépressif, se souvenant de ses amours perdues, Houellebecq risque une nouvelle fois de secouer le cocotier littéraire. Le roman sort le 4 janvier et son auteur a décidé de rester muet.

Figure marquante des lettres du XXe siècle, Romain Gary (« La promesse de l’aube ») fera son entrée dans La Pléiade, en mai, avec deux volumes de romans et récits.

EXPOSITIONS – Succès pharaonique en vue ? A partir du 23 mars, Paris va acccueillir 150 oeuvres issues de la tombe de Toutankhamon, dont plus d’une cinquantaine sortent pour la première fois d’Egypte. L’événement se déroulera à La Villette, plus de 50 ans après « l’exposition du siècle » (« Toutankhamon et son temps ») et ses 1,2 million de visiteurs.

Le Louvre doit accueillir en octobre une grande exposition Léonard de Vinci, pour les 500 ans de la mort du maître de la Renaissance. Mais l’incertitude demeure sur le prêt de plusieurs chefs d’oeuvre des musées de la péninsule.

2019 sera aussi l’année de Soulages, le peintre de l’outrenoir, qui vient d’entrer dans sa centième année. Pour l’occasion, il sera à l’honneur en décembre, dans le Salon Carré du musée du Louvre, grâce à des prêts d’autres grands musées.

Enfin, les mélomanes se délecteront avec « Rêve électro. De Kraftwerk à Daft Punk » à la Philharmonie de Paris, mis en musique par le DJ Laurent Garnier (à partir du 9 avril).

MUSIQUE – Madonna, Rihanna, Lady Gaga, Lana Del Rey, Ariana Grande… L’année 2019 devrait être celle du retour de stars féminines de la chanson, avec de nouveaux albums.

Après avoir fêté ses soixante ans, Madonna aka « la reine de la pop » prépare depuis des mois son nouvel album avec le producteur Mirwais, à qui elle doit le succès de « Music » au tournant des années 2000.

Déjà à l’honneur avec sa prestation et la bande originale de « A Star is Born », qui pourrait bien lui valoir un Oscar, Lady Gaga s’apprête à donner un successeur à son album « Joanne ».

Rihanna avait mis entre parenthèses ses activités musicales. C’est incidemment sur Instagram qu’elle vient de révéler son retour aux affaires pour 2019.

Côté concerts, Mylène Farmer devrait enflammer La Défense Arena, à Paris, lors de huit dates début juin. Bob Dylan donnera trois concerts à Paris début avril. Elton John poursuit en Europe sa tournée d’adieu, entamée aux Etats-Unis cet automne. Il aura également les honneurs d’un biopic « Rocketman » (sortie le 29 mai).

Au Stade de France, il y en aura pour tous les goûts avec du rock lourd (Metallica en mai) ou moins lourd (Muse en juillet) ou du rap (Maître Gims en septembre).

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Cinéma

« Green Book », l’histoire vraie d’une amitié improbable, sacré aux Oscars

AFP

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C’est l’histoire d’une amitié improbable entre un pianiste noir raffiné et un gros bras d’origine italienne volontiers xénophobe. « Green Book », un road movie adapté d’une histoire vraie, a décroché dimanche l’Oscar très convoité du meilleur film.

Le long métrage, qui se déroule dans l’Amérique ségrégationniste des années 1960, avait été nommé dans cinq catégories, dont celle du meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali qui a été couronné pour son interprétation de l’artiste Don Shirley.

Viggo Mortensen, qui a pris 20 kg pour camper le rôle de Tony « Lip » Vallelonga, un chauffeur et garde du corps à la langue bien pendue, était lui en lice pour la statuette du meilleur acteur mais est rentré bredouille.

« Green Book » a raflé la distinction suprême au détriment de sept autres films, dont « Roma » du Mexicain Alfonso Cuaron, produit par Netflix, et « La Favorite » du Grec Yorgos Lanthimos, qui avaient dominé les nominations.

Le film de Peter Farrelly avait déjà été récompensé en janvier du Golden Globe de la meilleure comédie et de celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali.

Co-écrit par le fils de Tony « Lip », Nick Vallelonga, « Green Book » raconte la naissance, sur les routes du Sud des Etats-Unis au début des années 1960, de l’amitié entre l’Italo-Américain aux mauvaises manières et le beaucoup plus fin Don Shirley, brillant pianiste classique.

Une amitié qui a perduré jusqu’à la mort des deux hommes en 2013.

Le nom du film fait référence au « Negro Motorist Green Book », un guide destiné aux automobilistes noirs à une époque où ces derniers n’étaient pas acceptés dans de nombreux hôtels ou restaurants.

– « Sauveur blanc » –

Malgré son succès dans les salles, « Green Book » n’a pas été épargné par les polémiques.

Les proches de Donald Shirley, dont son frère et sa nièce, ont critiqué le scénario, pour lequel ils affirment n’avoir jamais été consultés, et dénoncé une « symphonie de mensonges » et « le point de vue d’un homme blanc sur la vie d’un Noir ».



Nick Vallelonga a défendu son travail, disant s’être appuyé sur les histoires racontées par son père, Tony, à propos de cette tournée dans le Sud raciste. Il affirme également que Don Shirley lui aurait conseillé avant sa mort de ne parler à personne d’autre de son projet.

Au-delà des critiques familiales, le film a fait l’objet d’un débat plus large aux Etats-Unis sur la représentation du racisme et la figure du « sauveur blanc » incarnée par Tony Vallelonga.

« Le +Green Book+ fait partie de l’histoire des Noirs, et il est inacceptable qu’un Blanc vole cet héritage et ce nom pour un film qui a très peu, si ce n’est rien, à voir avec le +Green Book+ », a dénoncé sur Facebook le réalisateur oscarisé Roger Ross Williams.

« Nos histoires et notre Histoire nous ont toujours été volées et racontées à travers une optique blanche, et ce film en est le dernier exemple en date d’Hollywood », a-t-il ajouté.

Le réalisateur, Peter Farrelly, a défendu son oeuvre en affirmant que son film tournait « autour de l’amour, du fait de nous aimer les uns les autres malgré nos différences ».

« Le message, c’est de se parler, et l’on découvrira alors que nous avons beaucoup de choses en commun (…). Je sais que ça semble mièvre, mais c’est la vérité. La seule manière de résoudre les problèmes, c’est de parler », a-t-il dit dimanche.

Nick Vallelonga et Peter Farrelly avaient eux-mêmes contribué à alimenter la controverse à l’approche des Oscars.

M. Vallelonga s’est publiquement excusé pour un tweet islamophobe datant de 2015, dans lequel il affirmait, à tort, que des musulmans s’étaient réjouis près de New York lors des attentats meurtriers du 11 septembre 2001.

Quelques jours plus tôt, M. Farrelly avait lui été contraint de s’excuser après que des médias eurent retrouvé des interviews de 1998 faisant état de son habitude d’exhiber son sexe pour, selon lui, faire des « farces ».

« Ce sont des choses que j’ai dites il y a 20 ans, des choses que je pensais drôles et qui évidemment ne l’étaient pas. Je me suis excusé », a déclaré M. Farrelly sur le tapis rouge dimanche soir.

Sept autres films étaient nommés pour l’Oscar du meilleur film: « Roma, » « La Favorite », « A Star Is Born, » « BlacKkKlansman », « Bohemian Rhapsody », « Vice » et « Black Panther ».

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Cinéma

Déjà deux fois reine, la Britannique Olivia Colman couronnée par Hollywood

AFP

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L’Oscar de la meilleure actrice décerné dimanche à Olivia Colman récompense une comédienne à la trajectoire fulgurante, qui a la particularité d’avoir déjà interprété deux reines sur les écrans, dont la souveraine britannique Elizabeth II.

Exubérante et démonstrative, cette Anglaise de 45 ans coiffe au poteau les Américaines Lady Gaga et Glenn Close, et s’adjuge la statuette dorée pour son rôle dans le film « La Favorite », où elle campe une reine Anne d’Angleterre à la santé fragile et au caractère instable, au cour d’une lutte de pouvoirs entre sa conseillère et sa servante, interprétées par Rachel Weisz et Emma Stone.

« C’est honnêtement assez stressant. C’est drôle. J’ai un Oscar », a lancé Olivia Colman, visiblement surprise au moment de recevoir le précieux sésame. Et l’actrice britannique a profité de son discours de remerciement pour rendre hommage à une de ses concurrentes.

« Glenn Close, tu as été mon idole pendant si longtemps.Je ne voulais pas que ça se passe ainsi », a-t-elle dit à la comédienne de 71 ans, repartie bredouille, pour la septième fois, de la cérémonie des Oscars.

Dans cette comédie dramatique se déroulant dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, Olivia Colman donne vie à cette monarque souvent oubliée grâce à une performance percutante. Un rôle qui a permis à cette mère de trois enfants d’entrer dans le cercle très fermé des artistes britanniques s’étant vu confier la mission d’incarner une figure royale.

Une étiquette prestigieuse qu’elle préfère relativiser.

« Les personnages que j’ai eu la chance de jouer, bien d’autres actrices auraient pu les jouer », a-t-elle déclaré dans une émission réalisée par l’acteur écossais David Tennant, l’un de ses amis, disponible en podcast. « Je me dis souvent que les gens vont s’en rendre compte ».

Elle use de la même franchise pour décrire les problèmes de poids ou les traumatismes de la reine Anne, qui, malgré ses dix-sept grossesses, n’a pas vu un seul de ses enfants atteindre l’âge adulte.



« Elle se sent lourde. Elle se sent laide. Tout le monde meurt, tout le monde la laisse », a-t-elle déclaré au Sunday Telegraph. « Après toutes ces tragédies, je pense que vous pouvez tout vous permettre. Vous pouvez vous comporter de la manière la plus horrible qui soit parce que ce qui vous est arrivé est horrible ».

– Mauvaise publicité –

La deuxième reine interprétée par Olivia Colman est bien plus actuelle : dans la troisième saison de « The Crown », la série diffusée par Netflix, on la retrouvera sous les traits d’Elizabeth II, la monarque britannique, sur le trône depuis 66 ans.

Tandis que l’actrice britannique Claire Foy incarnait, dans les deux premières saisons, une jeune souveraine découvrant les responsabilités liées à sa fonction, Olivia Colman prend sa suite, dans la peau d’une reine moderne, un peu plus âgée, au coeur des années 1960 et 1970.

Dans cette nouvelle saison, très attendue, sa performance sera scrutée et ne manquera pas de susciter des commentaires.

« C’est intimidant. C’est la chose la plus difficile que j’ai faite je pense, parce vous vous exposez à des critiques toutes faites », a confié Olivia Colman sur la chaîne américaine CBS.

Pour prendre l’apparence d’Elizabeth II, la comédienne a dû perdre les 16 kilos qu’elle avait pris pour figurer la reine Anne et son double menton.

Avant de revêtir des costumes royaux, Olivia Colman a connu un parcours sinueux. Elle se souvient avec effroi de son apparition dans une publicité pour des crédits automobiles en 2004, qui, de son propre aveu, a failli ruiner sa carrière balbutiante.

« C’est devenu le cauchemar de ma vie », dit-elle encore de ce spot qui, prévu pour seulement quelques diffusions, avait été repris pendant des mois. « C’était vraiment pénible. J’ai perdu des boulots », a-t-elle déclaré à David Tennant.

Mais ses prestations pétillantes dans plusieurs sitcoms britanniques lui ont ensuite permis d’accéder à une certaine notoriété au Royaume-Uni, et d’élargir son répertoire au-delà des rôles secondaires dans lesquels elle était cantonnée.

Elle s’est notamment illustrée dans son rôle d’Ellie Miller, inspectrice tenace et dévouée dans la série « Broadchurch », pour lequel elle a obtenu plusieurs récompenses.

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Cinéma

Aux César, la razzia de « Shéhérazade » avec le meilleur premier film et les meilleurs espoirs

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« Shéhérazade », histoire d’amour à Marseille entre un caïd et une jeune prostituée, a reçu vendredi soir le César du meilleur premier film, tandis que ses deux interprètes principaux, Kenza Fortas et Dylan Robert, ont été récompensés par ceux des meilleurs espoirs féminin et masculin.

« Je dédie ce film à tous les gens qui galèrent », a lancé le réalisateur Jean-Bernard Marlin en recevant son prix.

« Pour moi, avoir le César, c’est une bienvenue dans le monde professionnel du cinéma », avait dit un peu plus tôt Dylan Robert, ex-petit caïd passé par la case prison devenu acteur, en jouant un rôle qui lui ressemble.

Pour son premier long métrage, tourné avec des interprètes non-professionnels, Jean-Bernard Marlin a fait huit mois de castings sauvages dans des foyers de la cité phocéenne ou à la sortie des prisons. Ils aboutissent à la rencontre de Dylan Robert, qui tient le rôle principal, celui de Zachary.

« J’étais incarcéré. Une éducatrice m’a parlé du casting », racontait à l’AFP ce jeune homme de 18 ans à Cannes, où le film a été présenté dans la section parallèle de la Semaine de la critique.

A peine libéré, le « minot » à l’accent chantant a obtenu le premier rôle du film de Jean-Bernard Marlin.



Dans ce film couronné à Angoulême et Prix Jean-Vigo 2018 (ex aequo avec « Un couteau dans le coeur »), il est un jeune qui sort de prison. Il rencontre Shéhérazade, incarnée par Kenza Fortas, une jeune prostituée qu’il va prendre sous son aile avant de tomber amoureux.

« JB (le réalisateur, ndlr) m’a demandé de suivre toutes mes impulsions », raconte le jeune acteur, bluffant de fougue et de naturel sur grand écran.

Rien ne prédestinait non plus aux plateaux de cinéma Kenza Fortas, une jeune Marseillaise qui vivotait après avoir quitté l’école à 16 ans, qui est devenue Shéhérazade.

A l’écran, le naturel incroyable et l’aplomb de cette petite brune, à l’accent marseillais prononcé, crève l’écran. Comme Dylan Robert, elle a été recrutée lors d’un casting sauvage.

Pour jouer cette prostituée évoluant dans un milieu où les sentiments n’ont pas droit de cité, la jeune fille, alors 17 ans, a travaillé de longs mois avec l’équipe et le réalisateur Jean-Bernard Marlin.

« Chez nous, l’amour c’est la haine, on s’aime avec la haine. C’est pour cela que c’est difficile de dire +je t’aime+ », expliquait à l’AFP celle qui a longtemps vécu, avec sa mère, dans un camp de gitans après un passage dans un foyer.

En salles, ce film salué par la critique a attiré environ 130.000 spectateurs.

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