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Egypte

Egypte: Moubarak demande l' »autorisation » de Sissi pour témoigner contre Morsi

AFP

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L'ancien président égyptien Hosni Moubarak, entendu comme témoin par un tribunal du Caire, le 26 décembre 2018 / © AFP/Archives / Mohamed el-Shahed

L’ex-président égyptien Hosni Moubarak a demandé mercredi l' »autorisation » de l’actuel chef de l’Etat Abdel Fattah al-Sissi pour révéler des informations « sensibles » sur des attaques durant la révolution impliquant, selon le parquet, les Frères musulmans, le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

Renversé en 2011 à la faveur d’un soulèvement populaire, dans le cadre du printemps arabe, M. Moubarak était entendu comme témoin par une cour du Caire dans une affaire d' »infiltration » de membres des mouvements Hamas et Hezbollah en Egypte.

D’après le parquet, ces derniers auraient participé, début 2011, à un assaut contre des prisons ayant permis l’évasion de membres de l’organisation des Frères musulmans, dont l’ex-président Mohamed Morsi, détenu et condamné à plusieurs reprises depuis 2013 et sa destitution par l’armée.

Mercredi, M. Morsi était présent dans le box des accusés, faisant de l’audience le premier face-à-face avec son prédécesseur M. Moubarak (1981-2011) et la première apparition publique de ce dernier depuis sa libération en mars 2017, après avoir été acquitté pour le meurtre de manifestants durant la révolution.

M. Moubarak, 90 ans, a évoqué la « sensibilité » de certaines informations liées notamment aux Frères musulmans et aux tunnels reliant le Nord-Sinaï à Gaza, qui auraient permis l’infiltration des membres du Hamas et du Hezbollah.

« Je vais parler de choses sensibles qui n’ont jamais été évoquées auparavant », a insisté M. Moubarak, visiblement affaibli et accompagné de ses deux fils, Gamal et Alaa.

Il a néanmoins dit vouloir se protéger de toute « violation » du droit qui lui interdit, selon lui, de livrer certaines informations dont il avait connaissance en tant que président.

Son avocat a en conséquence déposé une demande auprès de la présidence pour obtenir l’autorisation de révéler ces informations.

En attendant, M. Moubarak a refusé de répondre aux questions sur une complicité des Frères musulmans avec le Hamas, le Hezbollah et l’Iran pour « accroître le chaos » en Egypte en 2011.

Il a toutefois déclaré que les personnes derrière les évasions de prisons « venaient de Gaza, du Hamas ». Elles auraient « attaqué et tué des membres des forces de sécurité » dans le Nord-Sinaï, selon lui.

Le Nord-Sinaï (est), région bouclée par l’armée à la frontière avec Gaza, est à ce jour le théâtre d’une insurrection de mouvements jihadistes, dont le groupe Etat islamique (EI).

M. Morsi avait été condamné à la peine de mort en juin 2015, aux côtés d’une centaine de personnees, dans cette affaire d’évasions de prisons.

En novembre 2016, la cour de cassation avait toutefois annulé les condamnations de M. Morsi et de certains de ses co-accusés, dont l’ancien guide suprême des frères musulmans Mohamed Badie, ordonnant la tenue d’un nouveau procès.

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Egypte

Le ministre français de l’Economie en Egypte pour préparer une visite de Macron

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Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est rendu dimanche en Egypte pour préparer la prochaine visite du président Emmanuel Macron, qualifiant le pays de « marché encore plus intéressant » pour les entreprises françaises.

Le ministre a expliqué à la presse qu’il avait eu un « excellent entretien avec le président Abdel Fattah al-Sissi pour préparer la visite du président de la République dans quelques jours, avec un objectif qui est de renforcer et diversifier les projets économiques » bilatéraux.

« Le président Sissi a fait un travail remarquable pour redresser l’économie égyptienne. Il a fait des choix courageux. Ca fait de l’Egypte un marché encore plus intéressant pour les entreprises françaises », a-t-il déclaré.

Avant de se rendre au palais présidentiel, M. Le Maire avait tenu une réunion avec un groupe de représentants d’entreprises françaises installées dans le pays.

Plus tard dans l’après-midi, le ministre a également rencontré le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouly pour une réunion de travail en compagnie de plusieurs membres de son cabinet.

« Nous avons eu un entretien très constructif avec le Premier ministre pour aborder des dossiers sur lesquels nous voulons avancer », a dit le ministre en citant notamment le domaine des transports et des « lignes de métro du Caire ».

« Nous avons également des projets de coopération dans le domaine de la Santé, en particulier dans le domaine du sang, un sujet important pour les autorités égyptiennes », a dit le ministre en se félicitant que tous ces dossiers « avancent bien ».

L’Egypte affronte une crise économique aiguë depuis la révolte de 2011 qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak et engendré une période d’instabilité politique.

En 2016, le pays a obtenu un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI).

En échange, le gouvernement du président Sissi, élu en 2014, puis réélu en 2018, a mis en place des réformes économiques drastiques, incluant notamment une dévaluation de la devise nationale et des réductions de subventions étatiques.

Le gouvernement égyptien assure aussi oeuvrer à l’amélioration de l’environnement économique pour attirer les investissements étrangers, notamment avec une loi de 2017 offrant des avantages fiscaux.

Frappé par une inflation qui est montée jusqu’à 30% après la dévaluation, et qui se situe autour de 12% aujourd’hui, le pays tente de relancer son économie.

Parallèlement, les organisations de défense des droits de l’Homme accusent régulièrement le gouvernement de M. Sissi de réprimer les voix critiques.

Elles accusent aussi l’Egypte d’utiliser des armements d’origine européenne, et notamment française, contre des civils, notamment pour réprimer l’opposition et les militants.

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Egypte: Mike Pompeo rencontre le président Sissi

AFP

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Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a rencontré jeudi matin le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient et dans le Golfe, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les deux hommes sont apparus ensemble devant la presse au palais présidentiel, mais ne se sont pas exprimés à cette occasion.

M. Pompeo est arrivé mercredi soir au Caire en provenance d’Irak, où il a effectué une visite surprise pour rassurer les responsables locaux sur le soutien de Washington et sur le sort des milices kurdes après l’annonce du retrait américain de Syrie.

Le chef de la diplomatie américaine doit tenter jeudi, dans un discours à l’Université américaine du Caire, d’esquisser une stratégie cohérente pour le Moyen-Orient au moment où les décisions de Donald Trump déstabilisent certains alliés régionaux ou suggèrent un désengagement des Etats-Unis.

L’Egypte est des principaux partenaires de Washington. Le Caire a bénéficié depuis 1980 d’une aide militaire de 40 milliards de dollars et d’une aide économique de 30 milliards USD, selon le département d’Etat.

Après avoir été remise en cause sous l’administration du président Barack Obama, l’aide militaire annuelle est actuellement de 1,3 mlds USD par an.

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Egypte

Inauguration des plus grandes mosquée et église d’Egypte

Reuters

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Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a inauguré dimanche, à la veille du Noël orthodoxe, la plus grande église et la plus grande mosquée d’Egypte dans la future capitale administrative du pays en train de sortir du désert.

Les coptes, la plus grande minorité chrétienne du Proche-Orient, ont été invités à participer en fin de journée à une messe de minuit dans la cathédrale de la Nativité tout juste sortie du sable.

Régulièrement cible des djihadistes, les coptes se disent souvent discriminés par les lois égyptiennes qui favorisent les musulmans et rendent notamment très difficile la construction et la rénovation d’églises. Ils dénoncent aussi l’impunité dont bénéficient trop souvent leurs agresseurs.

Arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, Abdel Fattah al Sissi, très critiqué par les défenseurs des droits de l’homme pour sa répression tous azimuts, a voulu faire de l’inauguration de la nouvelle église un symbole de tolérance.

« C’est un moment important dans notre histoire », a déclaré le président égyptien en présence du patriarche copte orthodoxe Théodore II et du grand imam de la mosquée d’Al Azhar, le cheikh Ahmed al Tayeb. « Nous sommes un et nous demeurerons un », a-t-il ajouté à l’intention de ses compatriotes.

Le président Sissi a annoncé en 2015 la construction d’une ville entièrement nouvelle en plein désert, à une cinquantaine de kilomètres du Caire, pour soulager la capitale actuelle, totalement saturée. La ville devrait commencer à accueillir cette année les ministères et les principales administrations.

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