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Près de Paris, le frisson de la boxe en « col blanc »

AFP

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Des jeunes s'entraînent à la boxe dans un club à Paris, le 11 septembre 2018 pour participer des épreuves de "white collar boxing" afp.com - Philippe LOPEZ

Le teint rubicond dès l’entame de la deuxième reprise, Florian cherche un second souffle: encaisser crochets et directs, ce jeune cadre dynamique n’en fait pas son quotidien, mais comme de nombreux « cols blancs » séduits par « l’excitation » du combat de boxe, il a enfilé les gants pour une soirée privée.

Son lieu de souffrance en ce vendredi soir de novembre ? Un ancien garage désaffecté de Puteaux (banlieue parisienne), réquisitionné pour l’occasion par une quarantaine de personnes.

A l’opposé des bureaux ultra-modernes voisins du quartier d’affaires de La Défense, temple parisien du monde de l’entreprise près duquel la plupart des boxeurs ont passé plus tôt la journée, les briquettes apparentes sur les murs délabrés donnent au décor l’aspect d’un polar en noir et blanc de la fin des années 1950.

Mais, loin d’émarger parmi les truands et les malfrats, les combattants et spectateurs présents, jeunes trentenaires pour la plupart, occupent d’importants postes chez Engie, Saint-Gobain, Allianz, Ernst & Young, Regus ou Groupama.

« Pas de racailles »

Tous les deux mois depuis un an et demi, ce petit groupe organise cette soirée privée, dérivée de la mode du « white collar boxing », la boxe en col blanc, née aux Etats-Unis et très en vogue dans les grandes places financières du globe, comme à Londres, Singapour ou Francfort.

Le principe est simple: quatre oppositions à la suite, chacune composée de trois rounds de deux minutes, chaque boxeur au programme ayant dû s’entraîner pendant les huit semaines précédant le combat.

Le matériel ? Financé en partie par une cagnotte sur internet. Les participants ? Issus presque exclusivement du bouche-à-oreille entre collègues, puis réunis sur un groupe Facebook privé.

« Ici, on est entre nous et il n’y pas de racailles », se satisfait André, qui fait son entrée sur le ring flambant neuf comme un pro, au son du « Du hast » du groupe de métal allemand Rammstein et à la lumière de trois projecteurs.

Face au stress du quotidien, que ces cadres disent ressentir de plus en plus fortement, l’espace de liberté qu’offre la boxe « est un sas de décompression », juge Gaëtan.

« En dehors de la norme »

Pourtant, pas question de boxer uniquement pour le loisir et la forme physique. « On est des compétiteurs, l’entraînement pour l’entraînement cela ne nous botte pas », avance Martin. Florian revendique de son côté « l’excitation d’évoluer en dehors de la norme » même s’il écarte, agacé, les références au film « Fight Club » avec Brad Pitt.

« Garde ta garde! », hurle quelqu’un dans le public 100% masculin.

David a découvert le Noble art lorsqu’il était en poste comme analyste financier à Singapour en 2012. Jean a lui assisté à des combats sans gants, à mains nues, au Royaume-Uni, où les protagonistes s’affrontant le plus souvent dans des arènes de balles de foins, terminaient très abimés.

Ici, la sécurité est de mise malgré quelques taches de sang qui commencent à coaguler sur le ring: les gants sont plus épais que ceux des professionnels, les protège-dents sont de mise.

Les K.O. ou abandons sont d’ailleurs assez rares. Et comme aucun vainqueur n’est déclaré, il n’y a pas non plus de signes d’animosité après le gong final.

« Chacun de nous veut retremper l’acier de sa virilité dans la flamme de la douleur », explique Jean, mais « si jamais on voit que quelqu’un est en danger, on arrête tout de suite », tempère-t-il, interrogé sur les risques d’une telle soirée hors des clous. « Si quelqu’un est en difficulté, on arrête l’affaire, ce n’est pas l’abattoir ».

« C’est un sport de combat et de contacts, il y a des risques, même chez les pros », résume Florian, qui assure qu’un médecin est « parfois présent ».

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Autres Sports

Mondial de handball: pas de finale pour les Français

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La France ne verra pas la finale du Mondial 2019. Les Bleus sont tombés face à des Vikings bien trop fort en demi-finale (38-30), qui tenteront d’aller décrocher leur premier titre mondial, dimanche.

Pour avoir une opportunité de soulever son septième trophée mondial, il faut logiquement être la meilleure équipe du monde. Problème pour les Bleus, cela passe par un match contre l’intraitable Danemark, invaincu depuis le début du Mondial 2019. Si les Danois ne jouent pas à domicile cet après-midi mais à Hambourg (ils co-organisent le Mondial avec l’Allemagne), c’est tout comme. Emmené par un Mikkel Hansen assassin, le Danemark récite sa partition tandis que les Bleus multiplient les petites erreurs. Et en s’accumulant, ça fait déjà six points d’avance à la pause pour les Danois face à Vincent Gérard et compagnie (21-15).

Une réaction est nécessaire. Mais malgré un très bon Melvyn Richardson, les Bleus n’y arrivent toujours pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que les rouges sont au-dessus. Dès la 40e, les carottes sont cuites et l’écart va continuer de grandir sans pitié, jusqu’à +10, pour s’arrêter à 38-30. Les Bleus connaissent une nouvelle désillusion après l’Euro 2018, sortis en demi-finale par l’Espagne. Ils n’imiteront pas les filles, championnes du monde dans la même Barclaycard Arena d’Hambourg en décembre 2017. L’adversaire ? Les Danoises. Les Vikings ont pris leur revanche. Ils tenteront de décrocher leur premier titre mondial, à domicile dimanche, face à l’Allemagne ou la Norvège.

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Le Philippin Manny Pacquiao bat Adrien Broner aux points et conserve le titre mondial

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Manny Pacquiao a conservé son titre mondial des poids mi-moyens WBA avec une victoire convaincante à l’unanimité contre Adrian Broner à Las Vegas.

Le Philippin, dans son 70e combat et son premier combat à l’âge de 40 ans, a secoué l’ancien champion du monde des quatre poids avec une superbe gauche au neuvième round.

Il a dominé son adversaire américain, qui a 11 ans de moins que lui, avec plus du double de coups de poing.

Les juges ont marqué 117-111, 116-112, 116-112 en faveur de Pacquiao.

Par la suite, Pacquiao a déclaré qu’il serait ouvert à une revanche avec l’Américain Floyd Mayweather, toujours invaincu, qui l’a battu en 2015.

« Dites-lui de revenir sur le ring et nous nous battrons », a déclaré Pacquiao, sénateur dans son pays, qui se bat aux États-Unis pour la première fois en deux ans.

« Je suis prêt à me battre avec Floyd Mayweather s’il est prêt à revenir à la boîte. »

L’ancienne championne du monde des cinq poids, Mayweather, qui était dans la foule, n’a pas réagi à la demande du match retour.

Tenshin Nasukawa, âgé de 41 ans, a battu le kickboxeur japonais lors d’un combat de boxe d’exposition en décembre, mais a déjà déclaré qu’il était « toujours à la retraite ».

Broner battu – mais affirme avoir gagné

Pacquaio, qui a remporté la 61e victoire de sa carrière, a presque renversé son adversaire aux septième et neuvième rounds.

Mais par la suite, Broner – aux moqueries de la foule du MGM Grand – a affirmé qu’il aurait dû gagner.

« Je l’ai battu. Tout le monde sait que je l’ai battu. Je contrôlais le combat, il était porté disparu. Je frappe propre plus de fois. Je l’ai battu », a-t-il déclaré.

Broner a eu 50 coups de poing de liaison pour le 112 de Pacquaio et trois coups de corps de liaison pour le 47 du vainqueur.

Plus tôt, l’Américain Marcus Browne avait remporté le titre vacant de poids lourd léger par intérim de la WBA avec une victoire à l’unanimité contre le Suédois Badou Jack.

Jack a subi une mauvaise coupe au milieu du front mais a réussi à terminer les cinq derniers rounds avant de perdre aux points par 117-110, 116-111, 119-108.

Le combattant français Nordine Oubaali a remporté son premier titre mondial en battant l’Américain Rau’shee Warren à l’unanimité avec la décision de prendre la ceinture WBC

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Cyclisme: Paris-Nice ose un long chrono

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Suspens à préserver: la prochaine édition de Paris-Nice (10 au 17 mars) espère garder sa marque de fabrique, l’incertitude jusqu’aux derniers moments de course, malgré la mise en place d’un contre-la-montre de 25 kilomètres en milieu de semaine.

Pour la première fois depuis 2011 et la victoire de l’Allemand Tony Martin, les organisateurs, qui ont présenté le parcours mercredi à Versailles, ont fait le choix d’un « chrono » d’une distance conséquente, de 25,5 kilomètres autour de Barbentane (Bouches-du-Rhône), pour une course d’une semaine. Soit une longueur approchante de celle du contre-la-montre du Tour de France en juillet prochain à Pau.

« Le test est intéressant », a estimé le directeur de course François Lemarchand qui est resté fidèle à l’essentiel pour le dernier week-end, une arrivée au sommet le samedi suivie d’une étape courte mais dense le lendemain, propice aux renversements de situation (Soler en 2018).

Cette fois, la ligne sera placée le samedi 16 mars au col de Turini, une montée historique du rallye auto de Monte-Carlo, après une ascension de 14,9 kilomètres à 7,3% de pente moyenne. De quoi satisfaire les grimpeurs annoncés, les Colombiens Miguel Angel Lopez et Nairo Quintana, mais aussi Romain Bardet, de retour après une parenthèse d’un an, et le Britannique Simon Yates, dont la deuxième place au classement l’année passée augurait d’une grande saison (vainqueur de la Vuelta).

  • La solution des 23 équipes –

« C’est un Paris-Nice un peu moins dur que les années précédentes », a prévenu toutefois François Lemarchand bien qu’il souligne la difficulté de la 4e étape arrivant à Pélussin (Loire), dans le massif du Pilat.

Les sprinteurs qui viendront en nombre (Groenewegen, Cavendish, Démare, Ewan, S. Bennett, Kristoff, Coquard) disposeront au moins de trois arrivées favorables en début de semaine, à partir du lancement de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

« Toutes les catégories auront leur mot à dire », s’est félicité Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, qui a invité les cinq formations françaises de deuxième division (Arkea-Samsic, Cofidis, Delko Marseille, Direct Energie, Vital Concept) en plus des 18 équipes qualifiées d’office au titre du WorldTour.

« A titre exceptionnel », a ajouté Christian Prudhomme qui s’est aussi projeté sur la sélection à venir pour le Tour, quatre cartes d’invitation devant être distribuées. « On veut pouvoir regarder chacune des formations. Cette année, c’est vraiment particulier. Il y a une très forte densité des équipes françaises de deuxième division françaises. Il faudra faire un choix ».

Il a exclu qu’une solution comparable (23 équipes) puisse être adoptée pour le Tour dès lors que la contrainte réglementaire (8 coureurs et non 7 comme à Paris-Nice) est différente: « C’est complètement impossible. Il y aura 22 équipes au Tour de France et la sélection se fera à la fois sur les résultats et aussi sur ce qui s’est passé ces dernières années. »

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