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Madagascar

Madagascar: Andry Rajoelina en tête dans la course à la présidentielle

AFP

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Dépouillement du second tour de la présidentielle malgache à Antananarivo, le 19 décembre 2018. / © AFP / RIJASOLO

L’ex-président Andry Rajoelina a pris l’avantage sur son rival Marc Ravalomanana dans la course à l’élection présidentielle à Madagascar, selon des résultats partiels, dans un climat tendu par les accusations de fraudes que se renvoient leurs deux camps.

Un décompte provisoire communiqué vendredi par la Commission électorale (Ceni) après dépouillement de près de 1,7 million de bulletins de vote, sur près de 10 millions d’électeurs inscrits, créditait M. Rajoelina de 54,85% des suffrages, nettement devant M. Ravalomanana avec 45,15%.

La publication de ces premières tendances significatives intervient alors que les deux candidats ont proclamé leur victoire dès le soir du second tour.

“Le changement arrive demain et, dès aujourd’hui, vous pouvez dire que +Dada+ (Papa, son surnom) est élu”, avait lancé mercredi Marc Ravalomanana devant ses partisans réunis à Antananarivo.

“C’est le 13 (son numéro sur la liste des candidats) qui mène dans tout Madagascar”, avait asséné en retour Andry Rajoelina. “Je suis persuadé de remporter une victoire, mais on va attendre les résultats officiels”.

Au premier tour, l’ex-publicitaire et disc-jockey, 44 ans, avait déjà viré en tête avec 39,23% des voix. M. Ravalomanana, 69 ans, qui a fait fortune à la tête d’un groupe laitier, le talonnait avec 35,35%.

Depuis deux jours, les camps des deux protagonistes s’accusent mutuellement d’avoir triché.

Avant même le second tour, Marc Ravalomanana avait mis en garde contre la circulation de “fausses cartes d’identité et fausses cartes d’électeurs”.

‘Manipulations’

Jeudi matin, l’ex-chef de l’Etat a haussé le ton en dénonçant auprès de l’AFP des “fraudes massives”. “Je commence à être inquiet. Je n’accepterai les résultats que s’ils correspondent à la réalité, sinon je déposerai un recours”, a-t-il mis en garde.

Conforté par les premiers scores publiés, l’entourage d’Andry Rajoelina a répondu en accusant à son tour celui de son adversaire de “manipulations”.

“S’ils disent avoir constaté des fraudes, je les encourage à utiliser les voies de recours prévues par la loi”, a répondu à l’AFP l’ancien ministre Hajo Andrianainarivelo. “Nous avons fait un grand pas vers la victoire, les urnes ont parlé une bonne fois pour toutes !”.

Le chef de la mission des observateurs de l’Union européenne (UE) a affirmé vendredi n’avoir pas constaté les irrégularités signalées par les candidats.

“Les Malgaches ont voté dans une atmosphère pacifique lors d’un scrutin transparent et bien organisé”, s’est réjoui Cristian Preda devant la presse.

“Avant même le premier tour les candidats ont parlé de fraude massive, nous ne les avons pas constatées sur le terrain (…). Il faut leur dire, si vous les voyez, que la campagne est finie”, a-t-il ajouté. “J’espère que le calme viendra une fois que les résultats seront très clairs”.

Tout au long de la campagne électorale, les échanges ont été vifs entre les deux ex-chefs de l’Etat et leurs partisans, dont les rancunes remontent à la crise de 2009.

“Risques de dérapage”

Elu en 2002, M. Ravalomanana avait été obligé de démissionner sept ans plus tard face à une vague de manifestations violentes fomentées par M. Rajoelina, alors maire d’Antananarivo.

Ce dernier avait ensuite été installé par l’armée à la tête d’une présidence de transition qu’il a quittée en 2014.

Les deux hommes avaient été privés de revanche en 2013, interdits de candidature à la faveur d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

Depuis des semaines, leur duel aux airs de règlement de comptes a occulté le débat sur l’insécurité, la corruption et surtout la pauvreté du pays, un des moins avancés sur le continent africain et dans le monde.

Le bras de fer engagé par Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina a ravivé les craintes de voir le pays replonger dans une des crises politiques dont il est coutumier depuis son indépendance de la France en 1960.

“Les deux candidats et leur entourage ont des intérêts énormes en jeu, il y a des risques de dérapages”, s’est inquiétée auprès de l’AFP Hony Radaert, de l’ONG Collectifs des citoyens.

Plus optimiste, un diplomate occidental s’est dit persuadé que la raison finirait par l’emporter.

“L’écart entre les deux candidats semble aujourd’hui net et devrait se confirmer”, a-t-il confié sous couvert de l’anonymat à l’AFP. “A mon avis, les allégations de fraude du camp Ravalomanana relèvent plutôt d’une stratégie destinée à gérer son échec”.

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Madagascar

A Madagascar, le difficile combat contre une épidémie de rougeole meurtrière

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Elle a 2 ans mais le poids d’un nourrisson de 4 mois seulement. Dans un hôpital de Madagascar, la petite Frangeline lutte difficilement contre la rougeole, que la malnutrition ambiante a transformée en une épidémie meurtrière.

Sous perfusion, la fillette n’a eu la vie sauve que parce que sa mère de 32 ans, Soa Robertine, a eu la force de faire en charrette les 25 kilomètres qui séparent son domicile du centre de santé d’Anivorano-nord, dans le nord de la Grande Ile.

Sans ce voyage, les complications respiratoires ou neurologiques du virus auraient été fatales à sa fille.

“Franceline est atteinte de malnutrition sévère et n’a pas été vaccinée”, diagnostique le médecin-chef du centre, Hollande Robisoa, “elle a contracté la forme compliquée de la rougeole et elle en serait morte si elle n’avait pas été soignée ici”.

Beaucoup d’autres enfants malgaches n’y survivent pas.

Les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) font froid dans le dos. De septembre à février, plus de 79.000 cas de rougeole ont été enregistrés à Madagascar, dont 926 mortels.

Le centre de soins d’Anivorano-nord a accueilli 510 patients atteints de “kitrotro” ou “kisaosy”, les deux appellations locales de la maladie. Officiellement, seuls quatre en sont morts.

Un nombre bien inférieur à la réalité, jugent de nombreux habitants de la ville, où les rumeurs vont bon train.

– ‘Epidémie majeure’ –

“Pris de panique, j’ai décidé de venir faire vacciner mes deux enfants de 5 et 6 ans”, explique Sylvain Randriamaro, 46 ans, dans la salle d’attente de l’hôpital.

Un an à peine après une vague de peste qui a fait plus de 200 morts et ravivé des terreurs d’un autre siècle, voilà l’île de l’océan Indien confrontée à une autre crise sanitaire.

“C’est une épidémie majeure”, constate sobrement le Dr Vincent Sodjinou, de l’antenne malgache de l’OMS. “Pendant près d’une décennie, les couvertures vaccinales n’ont pas été à la hauteur des attentes et ont augmenté, sur plusieurs générations, le nombre de personnes non protégées”.

Le taux actuel de vaccination du pays atteint seulement 57%.

La rougeole relève de l’infection bénigne si ses symptômes comme la fièvre et la toux sont traités à temps.

Sinon, des maladies opportunistes – infections respiratoires ou diarrhées – profitent de la fragilité des malades. A Madagascar, où la moitié (47%) des enfants de moins de 5 ans souffre de malnutrition chronique, elles font des ravages.

“Il est souvent dit que la malnutrition fait le lit de la rougeole”, confirme le Dr Sodjinou.

Le service de pédiatrie de l’hôpital militaire d’Antsiranana, au nord d’Anivorano, déborde d’enfants malnutris.

– ‘Infusion de bouse de vache’ –



“Normalement, nous ne traitons ici qu’un cas de rougeole tous les deux mois”, note son chef, le Dr Ravohavy Setriny Mahatsangy, “depuis décembre nous en sommes déjà à 444”.

Au banc des accusés, il cite “la promiscuité sociale, qui facilite la propagation de la maladie, le refus de se faire soigner dans un hôpital et les réticences à la vaccination”.

L’histoire de la plupart de ses patients illustre parfaitement les effets de ce cocktail dévastateur.

Voici par exemple Marie Lydia Zafisoa, 8 ans. “Sa mère a d’abord eu recours au +tradipraticien+ qui a prescrit six bains par jour”, s’attriste la tante de la victime, Bana Tombo.

Faute de résultat, le père de la fillette l’a finalement conduite au centre de soins. “C’était trop tard, elle est décédée au cours de son transport”, poursuit la tante.

Le petit Adriano Luc Rakototsioharana, 7 mois, a eu plus de chance. Sa grand-mère Catherine a elle aussi épuisé tous les recours de la médecine traditionnelle avant de l’amener à l’hôpital. Très affaibli, il a survécu de justesse.

Mais la cinquantenaire n’en démord pas. “Pour la rougeole, il faut faire une infusion de bouse de vache pour inhalation ou une tisane d’écorce de l’arbre +lazalaza+”, assène-t-elle, inflexible, “ces remèdes ont fait leur preuve”.

– ‘Mentalités’ –

Les médecins l’avouent volontiers, ces certitudes compliquent singulièrement leur tâche.

“On fait avec et on tente de les comprendre, c’est la culture”, sourit le Dr Ravohavy, “changer la mentalité de la famille s’avère bien plus difficile que de traiter la rougeole”.

La frustration du corps médical se révèle d’autant plus grande que l’Etat malgache offre gratuitement la plupart des traitements contre les effets de la rougeole.

“Mais la population préfère les +tradipraticiens+, qui conseillent souvent de refuser l’hospitalisation”, déplore le représentant local du ministère de la Santé, le Dr Said Borohany, “et la majorité des villages se trouvent à des heures de route du plus proche centre de santé de base”.

Reste la vaccination. A Madagascar, elle a longtemps péché par manque de moyens. Jusque-là, le plan local ne consistait qu’en une seule dose, alors que l’OMS en recommande deux.

L’agence onusienne estime à 5,6 millions le nombre de doses nécessaires pour enrayer l’épidémie actuelle. Mais il manque encore 1,6 million de dollars pour boucler le budget de l’opération, estimé à 11,2 millions.

Fraîchement élu, le président malgache Andry Rajoelina a promis la vaccination de tous les enfants de 6 mois à 9 ans. “Notre objectif est d’éradiquer la rougeole”, a-t-il claironné.

Le combat s’annonce long et difficile. “Madagascar a mis en place une opération de vaccination de routine”, se félicite le représentant de l’OMS, “mais cela reste insuffisant, surtout pour cibler les endroits très reculés du pays”.

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Madagascar

Présidentielle à Madagascar: heurts entre manifestants et forces de l’ordre

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Des incidents ont éclaté samedi à Antananarivo entre partisans de l’ex-chef de l’Etat Marc Ravalomanana, donné perdant de la présidentielle du 19 décembre, et les forces de l’ordre qui ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Pour la cinquième fois en une semaine, quelque 500 pro-Ravalomanana ont bravé l’interdiction de manifester sur la place centrale du 13-Mai dans la capitale malgache.

Les forces de l’ordre les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène, comme mercredi, et les protestataires ont riposté avec au moins deux cocktail Molotov, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Quatre personnes ont été arrêtées samedi, selon les mêmes sources.

Les manifestants dénoncent des fraudes lors du second tour de la présidentielle, remporté par l’ancien président Andry Rajoelina (2009-2014) selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Il a obtenu 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana qui a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

La HCC doit se prononcer sur la validité ou non de ces recours mardi. D’ici là, les partisans de Marc Ravalomanana ont prévu de manifester quotidiennement pour faire pression sur la principale instance judiciaire du pays.

“C’est injuste qu’on nous disperse comme ça à coups de gaz lacrymogène, nous des simples citoyens qui réclamons juste la vérité des urnes”, a estimé un manifestant, Jean-Paul Rasolon, 53 ans.

“Après ce 8 janvier, si on ne restaure pas la vérité, peu importe qui va gagner, on va entrer dans une crise”, a-t-il prévenu.

“Nous ne sommes pas ici pour troubler l’ordre public”, s’est indignée une autre manifestante, Ninia Donia. “On veut juste la vérité, parce que j’ai vu de mes propres yeux les fraudes massives.”

Après une chasse au chat et à la souris entre manifestants et forces de l’ordre, une pluie torrentielle s’est abattue sur la capitale, vidant la place du 13-Mai.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018, qui s’est déroulée sans incident majeur, a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Madagascar

Présidentielle à Madagascar: manifestation pacifique, résultats définitifs le 8 janvier

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Un millier de partisans de l’ex-chef de l’Etat malgache Marc Ravalomanana, candidat à la présidentielle de décembre, ont manifesté pacifiquement jeudi à Antananarivo pour que la Haute Cour constitutionnelle disqualifie son rival donné gagnant Andry Rajoelina lors de la proclamation des résultats définitifs le 8 janvier.

Selon les chiffres de la commission électorale nationale indépendante (Céni) publiés le 27 décembre, l’ancien président Andry Rajoelina a remporté le second tour de la présidentielle organisé le 19 décembre, avec 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana.

Ce dernier a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

Ses partisans demandent la “disqualification” d’Andry Rajoelina pour “fraude” et “corruption” de la Céni.

La plus haute instance juridique du pays a annoncé jeudi qu’elle rendrait son verdict le 8 janvier à 15H00 (12H00 GMT).

Pour faire pression sur la HCC, un millier de pro-Ravalomanana sont de nouveau descendus dans la rue jeudi dans la capitale, pour la troisième fois depuis samedi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Malgré l’absence d’autorisation émanant du préfet de la ville d’Antananarivo, les forces de l’ordre ont laissé les manifestants occuper la place centrale du 13-Mai, sur le parvis de l’hôtel de ville.

Contrairement à la veille mercredi, elles n’ont pas fait usage de la force.

“Un message à l’endroit de la HCC: nous n’allons pas nous arrêter tant que la vérité ne sera pas rétablie”, a prévenu devant la foule la députée Hanitra Razafimanantsoa, issue du parti TIM de Marc Ravalomanana.

“Mon message à la HCC est que vous serez redevables non seulement devant la nation, mais aussi devant la loi si vous fermez les yeux devant les fraudes”, a estimé pour sa part Philippe Rakotoerisoa, un artisan de 55 ans.

Les pro-Ravalomanana ont prévu de manifester jusqu’aux délibérations de la HCC.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018 a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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