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Egypte

Un tribunal égyptien acquitte 40 membres d’une ONG accusés de complot étranger contre l’Egypte

AFP

Publié le

Quarante travailleurs d’ONG, dont au moins 15 américains, ont été blanchis jeudi par un tribunal égyptien dans une affaire concernant le travail de groupes promouvant la démocratie dans le pays.

En 2013, un groupe de 43 Américains, Européens, Egyptiens et autres Arabes ont été condamnés à des peines allant de un à cinq ans de prison, notamment pour avoir dirigé des organisations non gouvernementales sans avoir obtenu l’approbation requise.

Les ONG se sentent exposées depuis la fin de 2011, lorsque les autorités ont perquisitionné 17 groupes de défense de la démocratie et de défense des droits, les accusant d’avoir participé à un complot étranger contre l’Egypte après le soulèvement qui avait renversé le dirigeant vétéran Hosni Moubarak.

La répression exercée par l’Égypte sur des organisations, notamment des groupes basés aux États-Unis et liées aux deux principaux partis politiques américains, a provoqué l’indignation de Washington, qui fournit au Caire 1,3 milliard de dollars d’aide militaire par an.

Les groupes comprenaient l’Institut républicain international (IRI), l’Institut national démocratique (NDI) et Freedom House. Leurs bureaux ont été scellés.

À présent, le juge Mohamed Ali al-Fiki a blanchi 40 accusés lors d’un nouveau procès, y compris au moins 15 Américains qui ont quitté l’Égypte et qui ont été condamnés par contumace.

Le nouveau procès a eu lieu après que la plus haute cour d’appel d’Égypte eut annulé les peines de prison prononcées contre 16 des travailleurs en avril et ordonné la nouvelle audience.

«C’est un souffle d’air frais, je suis heureux», a déclaré Hafsa Halawa, une ancienne assistante du programme du NDI et égyptienne, l’une des accusées.

«Nous avons tous gardé la tête baissée pendant plusieurs années pour laisser passer cela et tenter le coup.»

Les trois accusés qui n’ont pas été acquittés jeudi figurent parmi ceux qui ont été condamnés par contumace mais n’ont pas demandé à être rejugés, a déclaré une source judiciaire.

Al-Fiki a également acquitté une femme américano-égyptienne en 2017 qui avait passé trois ans en détention pour son travail dans la société civile.

Depuis qu’il a chassé le président des Frères musulmans, Mohamed Mursi, à la mi-2013, le gouvernement du général devenu président Abdel Fattah al-Sisi a réprimé l’opposition, tuant des centaines de sympathisants des Frères musulmans et en emprisonnant des milliers. Le réseau s’est élargi avec l’adhésion des activistes libéraux et laïcs.

En 2016, l’Égypte a lancé une nouvelle campagne de répression contre les groupes locaux de défense des droits de l’homme, interrogeant le personnel, ordonnant le gel des avoirs et l’interdiction de voyager suite aux accusations selon lesquelles ils auraient utilisé des fonds étrangers pour déstabiliser le pays. Aucun des membres du personnel des ONG convoqués pour un interrogatoire n’a été officiellement inculpé.

Timothy Kaldas, chercheur non résident à l’Institut Tahrir pour la politique au Moyen-Orient, a déclaré que cette affaire n’était pas le signe que l’Egypte était en train de devenir « moins répressive ».

« Tout indique que le pays continue à aller dans la direction opposée, et davantage une suggestion que le gouvernement aimerait aplanir ses points de tension avec le gouvernement américain. »

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Egypte

Le ministre français de l’Economie en Egypte pour préparer une visite de Macron

AFP

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Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est rendu dimanche en Egypte pour préparer la prochaine visite du président Emmanuel Macron, qualifiant le pays de « marché encore plus intéressant » pour les entreprises françaises.

Le ministre a expliqué à la presse qu’il avait eu un « excellent entretien avec le président Abdel Fattah al-Sissi pour préparer la visite du président de la République dans quelques jours, avec un objectif qui est de renforcer et diversifier les projets économiques » bilatéraux.

« Le président Sissi a fait un travail remarquable pour redresser l’économie égyptienne. Il a fait des choix courageux. Ca fait de l’Egypte un marché encore plus intéressant pour les entreprises françaises », a-t-il déclaré.

Avant de se rendre au palais présidentiel, M. Le Maire avait tenu une réunion avec un groupe de représentants d’entreprises françaises installées dans le pays.

Plus tard dans l’après-midi, le ministre a également rencontré le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouly pour une réunion de travail en compagnie de plusieurs membres de son cabinet.

« Nous avons eu un entretien très constructif avec le Premier ministre pour aborder des dossiers sur lesquels nous voulons avancer », a dit le ministre en citant notamment le domaine des transports et des « lignes de métro du Caire ».

« Nous avons également des projets de coopération dans le domaine de la Santé, en particulier dans le domaine du sang, un sujet important pour les autorités égyptiennes », a dit le ministre en se félicitant que tous ces dossiers « avancent bien ».

L’Egypte affronte une crise économique aiguë depuis la révolte de 2011 qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak et engendré une période d’instabilité politique.

En 2016, le pays a obtenu un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI).

En échange, le gouvernement du président Sissi, élu en 2014, puis réélu en 2018, a mis en place des réformes économiques drastiques, incluant notamment une dévaluation de la devise nationale et des réductions de subventions étatiques.

Le gouvernement égyptien assure aussi oeuvrer à l’amélioration de l’environnement économique pour attirer les investissements étrangers, notamment avec une loi de 2017 offrant des avantages fiscaux.

Frappé par une inflation qui est montée jusqu’à 30% après la dévaluation, et qui se situe autour de 12% aujourd’hui, le pays tente de relancer son économie.

Parallèlement, les organisations de défense des droits de l’Homme accusent régulièrement le gouvernement de M. Sissi de réprimer les voix critiques.

Elles accusent aussi l’Egypte d’utiliser des armements d’origine européenne, et notamment française, contre des civils, notamment pour réprimer l’opposition et les militants.

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Egypte

Egypte: Mike Pompeo rencontre le président Sissi

AFP

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Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a rencontré jeudi matin le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient et dans le Golfe, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les deux hommes sont apparus ensemble devant la presse au palais présidentiel, mais ne se sont pas exprimés à cette occasion.

M. Pompeo est arrivé mercredi soir au Caire en provenance d’Irak, où il a effectué une visite surprise pour rassurer les responsables locaux sur le soutien de Washington et sur le sort des milices kurdes après l’annonce du retrait américain de Syrie.

Le chef de la diplomatie américaine doit tenter jeudi, dans un discours à l’Université américaine du Caire, d’esquisser une stratégie cohérente pour le Moyen-Orient au moment où les décisions de Donald Trump déstabilisent certains alliés régionaux ou suggèrent un désengagement des Etats-Unis.

L’Egypte est des principaux partenaires de Washington. Le Caire a bénéficié depuis 1980 d’une aide militaire de 40 milliards de dollars et d’une aide économique de 30 milliards USD, selon le département d’Etat.

Après avoir été remise en cause sous l’administration du président Barack Obama, l’aide militaire annuelle est actuellement de 1,3 mlds USD par an.

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Egypte

Inauguration des plus grandes mosquée et église d’Egypte

Reuters

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Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a inauguré dimanche, à la veille du Noël orthodoxe, la plus grande église et la plus grande mosquée d’Egypte dans la future capitale administrative du pays en train de sortir du désert.

Les coptes, la plus grande minorité chrétienne du Proche-Orient, ont été invités à participer en fin de journée à une messe de minuit dans la cathédrale de la Nativité tout juste sortie du sable.

Régulièrement cible des djihadistes, les coptes se disent souvent discriminés par les lois égyptiennes qui favorisent les musulmans et rendent notamment très difficile la construction et la rénovation d’églises. Ils dénoncent aussi l’impunité dont bénéficient trop souvent leurs agresseurs.

Arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, Abdel Fattah al Sissi, très critiqué par les défenseurs des droits de l’homme pour sa répression tous azimuts, a voulu faire de l’inauguration de la nouvelle église un symbole de tolérance.

« C’est un moment important dans notre histoire », a déclaré le président égyptien en présence du patriarche copte orthodoxe Théodore II et du grand imam de la mosquée d’Al Azhar, le cheikh Ahmed al Tayeb. « Nous sommes un et nous demeurerons un », a-t-il ajouté à l’intention de ses compatriotes.

Le président Sissi a annoncé en 2015 la construction d’une ville entièrement nouvelle en plein désert, à une cinquantaine de kilomètres du Caire, pour soulager la capitale actuelle, totalement saturée. La ville devrait commencer à accueillir cette année les ministères et les principales administrations.

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