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France

Neudorf soulagé après la mort de Chérif Chekatt

Rassemblés devant le périmètre de sécurité, les habitants du quartier populaire ont applaudi les forces de l’ordre.

AFP

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Opération policière dans le quartier du Neudorf à Strasbourg, le 13 décembre 2018 afp.com/Sébastien BOZON

Ils ont vécu deux jours avec des hélicoptères au-dessus de leur tête et des voitures de police partout. Au coeur de la traque de Chérif Chekatt, les habitants du quartier du Neudorf, à Strasbourg, ont exprimé leur immense « soulagement » après sa mort et applaudi la police.

« Bravo! », ont-ils lancé à l’approche d’une équipe armée de policiers dans la rue du Lazaret, où a été abattu l’assaillant. Ce dernier a tué mardi soir trois personnes et blessé treize autres (dont une qui est actuellement en état de mort cérébrale) sur le marché de Noël du centre historique de la capitale alsacienne.

« Du bon boulot »

Rassemblés devant le périmètre de sécurité, les habitants du quartier populaire et résidentiel, situé au sud du centre-ville de Strasbourg, ont applaudi les forces de l’ordre à plusieurs reprises lorsqu’elles s’approchaient du périmètre de sécurité établi de chaque côté de la rue.

« Ça fait quelques jours, à cause des gilets jaunes, qu’on crache un peu sur les CRS mais il faut aussi savoir leur rendre hommage quand ils font du bon boulot », a expliqué Wilfried, 19 ans, venu avec des amis. Il habite à 100 mètres de la rue où Chérif Chekatt, 29 ans, a été abattu par des policiers sur qui il avait tiré. « C’était assez stressant de voir les hélicoptères passer, les fourgons étaient régulièrement dans le quartier, la police était là, on sentait vraiment la tension dans le quartier, c’était difficile de marcher, la peur était présente », poursuit-il.

Arthur, 18 ans, est également rassuré. « Je suis passé une heure avant son interpellation dans la même rue, juste devant chez lui. Je voyais les hélicoptères au-dessus de ma tête, mais il n’y avait ni policier ni rien », raconte-il.

« Je n’étais vraiment pas bien »

Juste avant les coups de feu, « j’ai vu les voitures commencer à fermer la rue, des policiers cagoulés en train de courir », explique Saïf, 40 ans, la voix marquée par l’émotion. « Ensuite on a entendu des coups de feu (…) et voilà quoi », lâche-t-il sous son écharpe. Jusque tard dans la nuit, des policiers cagoulés et lourdement armés ont quadrillé les rues adjacentes, et des dizaines de gyrophares éclairaient les vitres des maisons de ville.

« On est content qu’enfin il ait été abattu. Je ne me sentais pas en sécurité, je n’étais vraiment pas bien. Je me disais: ‘est-ce qu’il sera chez nous, exactement dans le quartier? Est-ce qu’il sera là juste au moment où je sors de chez moi? Est-ce que je vais le croiser?' », témoigne aussi Dalila, 56 ans, agent de production.

Bouclage et confinement

Après son attaque en centre-ville, Chérif Chekatt a pris un taxi pour le Neudorf, quartier où il n’habitait plus mais où il a grandi. Dès la nuit de mardi et mercredi, des opérations de police y ont eu lieu et jeudi après-midi, une opération du Raid a nécessité le bouclage et le confinement d’une zone entière au nord du quartier.

Pendant la traque, « on n’était pas fiers, on n’était pas rassurés, inquiets de le croiser, on habite là juste à côté », poursuit Sylvain.

Ce qui s’est passé, « je ne peux pas l’effacer, pas pour l’instant. On pensait que ce n’était qu’à Nice ou au Bataclan, mais voilà ça nous arrive à nous. Ce n’est pas demain que je vais effacer ça. Ça fait trop mal. Je ne sais même pas si j’arriverais à pleurer, ça fait mal », déclare le commerçant. 

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

France

Des milliers d’anti-avortement manifestent à Paris

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Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont commencé dimanche à défiler à Paris pour la 13e « Marche pour la vie », en opposition à l’avortement, a constaté l’AFP.

« Vivre est un droit », « IVG: dire la vérité, c’est dissuader », « Protéger le faible, ça c’est fort », proclament les différentes pancartes dans un cortège qui a quitté la Porte Dauphine en direction du Trocadéro.

Les manifestants, dont beaucoup évoquent les 220.000 enfants « empêchés de naître » chaque année (216.700 avortements ont été pratiqués en France en 2017, un chiffre stable depuis 2001), portent des foulards bleus où l’on peut lire: « En marche pour la vie 20 janvier 2019 ».

« Macron, Macron, touche pas aux embryons », scandent-ils notamment, derrière une banderole de tête affirmant « la vie n’offre aucune garantie, l’avortement ne laisse aucune chance ».

Convaincu de réunir « cette année beaucoup de monde », dans la « contexte » du mouvement des « gilets jaunes », Nicolas Sévillia, délégué général de la Marche, a expliqué qu' »au-delà de la « détresse sociale », c’est « aussi une souffrance immatérielle » qui s’exprime.

La marche d’aujourd’hui est « l’acte premier de la mobilisation citoyenne contre la révision de la loi bioéthique », a-t-il ajouté.

La Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, « c’est l’arbre qui cache la forêt », des choses « beaucoup plus graves » figurent dans le projet de révision, a abondé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune. Pour lui, le gouvernement envisage « le traitement des gamètes » et « l’utilisation de l’embryon dans la recherche ».

Viviane Lambert, qui contestera lundi lors d’une nouvelle audience à Châlons-en-Champagne la procédure d’arrêt des soins pour son fils Vincent, en état végétatif depuis dix ans, s’est déclarée « très impressionnée de voir tout ce monde pour défendre la vie ». « Nous commençons à être usés par cette histoire de fin de vie mais Vincent résiste et nous résisterons avec lui jusqu’au bout », a-t-elle ajouté.

Un sénateur argentin, Mario Fiad, a pris la parole en début de rassemblement pour « soutenir » la marche. Le Sénat argentin a voté en août contre l’avortement, après des débats marqués selon lui par de « très fortes pressions » venant d’organisations internationales.

La « Marche pour la vie » n’est « pas confessionnelle » mais la nonciature apostolique (ambassade du Saint-Siège) à Paris a transmis, selon les organisateurs, un message d’encouragement du pape François.

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France

Le débat national, conçu pour « endormir » les « gilets jaunes », selon Priscillia Ludosky

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Le débat national lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la colère sociale des « gilets jaunes » est un moyen de « les endormir », a estimé dimanche Priscillia Ludosky, l’une des initiatrices du mouvement, regrettant le refus du gouvernement de recourir au référendum.

« Pour moi, c’est un moyen d’endormir un petit peu l’affaire et de se dire : « les manifestations ne vont plus se faire, on va faire un petit débat et on va les endormir » », a-t-elle déclaré à l’AFP, en marge d’une marche de femmes « gilets jaunes » à Paris.

« Tout ce qui tourne autour du débat est complètement flou pour moi », a estimé celle qui a recueilli plus d’un million de signatures avec sa pétition contre la hausse des taxes sur le carburant. « On ne sait pas très bien comment les réponses vont être restituées », et les deux ministres chargés de l’animer, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu, « ne sont certainement pas indépendants ».

Mme Ludosky n’appelle toutefois pas à boycotter le débat. « Que chaque personne aille communiquer ce qui ne va pas dans sa ville ou son département, je trouve ça intéressant si c’est fait correctement », a-t-elle poursuivi.

Cette autoentrepreneuse de Seine-et-Marne, 33 ans, a récemment lancé une deuxième pétition centrée autour de trois revendications: « la baisse des taxes sur les produits de première nécessité, la mise en place du référendum d’initiative citoyenne, la baisse des rentes et des salaires des hauts fonctionnaires et des élus ».

Trois sujets issus de consultations menées au sein du mouvement, et sur lesquels elle avait réclamé « l’organisation d’un référendum » lors de rencontres avec des membres du gouvernement.

« Ils ne veulent pas se saisir du référendum, ils ne veulent pas aborder les sujets qui ne les arrangent pas », a-t-elle estimé. « C’est important de continuer à se mobiliser pour dire que oui le débat il est là, mais non ce n’est pas ce qu’on a demandé », a-t-elle conclu.

Samedi, la dixième journée d’action a vu défiler environ 84.000 « gilets jaunes » partout en France, selon le ministère de l’Intérieur. Le mouvement a procédé à un décompte de son côté et revendique un « nombre jaune » de 147.365 personnes « mininum ».

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France

Raffarin toujours adhérent à LR, mais « plus près du projet de Macron » sur l’Europe

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L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a déclaré dimanche qu’il « déciderait » s’il reste au sein des Républicains en fonction de la position du parti sur l’Europe, soulignant être « aujourd’hui plus près du projet de Macron ».

Interrogé sur RTL et LCI sur son maintien au sein de la formation présidée par Laurent Wauquiez, M. Raffarin a expliqué « attendre la position des Républicains sur l’Europe ».

« Pour moi, c’est le sujet central : c’est la question de la sécurité, de l’économie, c’est la question de notre destin. C’est sur ce sujet que je déciderai », a-t-il fait valoir, en indiquant qu’il était « toujours au parti Les Républicains », « à jour de cotisation ».

M. Raffarin, favorable à l' »idée de coalition », veut choisir « le mieux européen, le mieux incarné ». « Si je regarde le projet aujourd’hui, je suis plus près du projet de Macron », a-t-il convenu.

« Je vois sur le dossier européen une remise en cause (de la part de LR) qui me paraît extrêmement dangereuse », a attaqué M. Raffarin, en considérant que « Laurent Wauquiez ne cherche pas vraiment à créer le rassemblement ».

« Est-ce que le projet (de LR) est vraiment européen ? Je souhaite la composition de la liste », a-t-il encore douté, en estimant en outre que « la France n’a pas intérêt à faire tomber de son piédestal le président de la République ».

Un soutien au chef de l’État ? « Voyez une sympathie », a répondu l’ex-locataire de Matignon. « Sur l’Europe, on est d’accord. Reste à savoir comment on va construire ce travail de réforme de l’Europe, et avec quels alliés ».

A propos de François-Xavier Bellamy, qui tient la corde pour conduire la liste LR aux Européennes, l’ancien Premier ministre a dit « ne pas le connaître, mais l’avoir seulement lu ».

Cet élu de Versailles âgé de 33 ans, un philosophe d’obédience conservatrice, inconnu du grand public mais qui s’était fait remarquer au sein des opposants à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, est « quelqu’un de respectable, comme beaucoup de gens », selon M. Raffarin.

« Ce que je souhaiterais, c’est qu’à 33 ans, il s’engage vraiment dans l’Europe, que ce ne soit pas une activité parmi d’autres: l’enseignement, la littérature… L’Europe, c’est à plein temps et c’est pour longtemps », a mis en garde l’ex-patron de la région Poitou-Charentes.

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