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Déboussolée par le mouvement des « gilets jaunes », la CGT bat le pavé vendredi pour réclamer des hausses de salaires

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Un rassemblement de la CGT à Marseille le 13 décembre afp.com - BORIS HORVAT

Déboussolée par le mouvement des « gilets jaunes », qui a obtenu des concessions de l’exécutif, la CGT bat le pavé vendredi pour réclamer des hausses de salaires et essayer de se faire entendre.

« Quand je vois sur les barrages +hausse du smic+, +rétablir l’ISF+, +plus de justice fiscale+, c’est les tracts de la CGT, ça! », s’est exclamé son numéro un Philippe Martinez sur les ondes, quelques heures avant le début de la manifestation parisienne.

Solidaires et la FSU, premier syndicat dans l’Education nationale, se sont jointes au mouvement de vendredi, ainsi que les étudiants de l’Unef et les lycéens de l’UNL. Des unions départementales de FO seront également présentes dans les cortèges, celui à Paris devant partir à la mi-journée de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation.

Mot d’ordre du jour: « Tous mobilisés pour le libre accès à l’éducation, l’emploi, les salaires, les services publics, la retraite par répartition ».

Avec un mécontentement supplémentaire depuis les annonces lundi d’Emmanuel Macron, qui prévoient notamment une hausse de la rémunération des salariés au Smic sans mettre à contribution les entreprises.

« Qui est le plus content des annonces du président? Le Medef, lui, il est tranquille, il n’a rien à payer, il touche les exonérations de cotisations, il ne paie pas d’impôt pour les très grandes entreprises, et on ne lui touche pas son portemonnaie », a fustigé le patron de la CGT.

Reste que depuis un mois et le début du mouvement des gilets jaunes, les syndicats, et la CGT en particulier, sont encore plus à la peine.

« Il est évident que l’avenir est sombre pour les organisations syndicales car les +gilets jaunes+ ont fait la démonstration que, par des mobilisations horizontales via les réseaux sociaux, il est possible de parvenir à créer des dynamiques ou des rapports de force qu’elles-mêmes n’arrivent plus à créer », expliquait récemment à l’AFP Stéphane Sirot, spécialiste des conflits sociaux et du syndicalisme.

« A l’avenir, le rôle des syndicats pourrait être de recréer des racines avec les profondeurs du social, et de pouvoir ainsi (relayer) des revendications qui puissent avoir une résonance chez les +gilets jaunes+ », explique M. Sirot.

Stratégie difficilement lisible

Seul Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui a par ailleurs détrôné cette semaine la CGT comme premier syndicat tous secteurs confondus après les élections dans la fonction publique, a essayé de se placer dans le jeu gouvernemental depuis le début.

La stratégie de la CGT est quant à elle difficilement lisible, semblant dépassée par un mouvement social inédit qui compte à certains endroits des militants CGT dans ses rangs quand, ailleurs, la discussion est impossible.

« On discute avec ceux qui veulent bien discuter », a récemment reconnu Philippe Martinez. « La majorité des +gilets jaunes+ n’ont jamais croisé de syndicats, donc ils sont très réservés, donc on essaie d’aller au devant », ajoutait-il, disant partager leur colère.

En interne, plusieurs fédérations ont souhaité que « des discussions puissent se tenir partout » avec les « gilets jaunes » pour que « chacun contribue dans son domaine à développer le rapport de force ». « La CGT ne peut pas détourner le regard de cette colère sociale », ont écrit plusieurs dizaines de ses militants, dont l’ancien délégué des « Conti » Xavier Mathieu, dans une « lettre ouverte » relayée par le quotidien Libération.

Le 6 décembre, la centrale de Montreuil avait dénoncé les violences dans un texte cosigné avec les principales organisations syndicales, avant de se faire vilipender pour un communiqué sévère envers le gouvernement diffusé quelques heures plus tard.

Et elle continue d’avoir du mal à mobiliser.

Le 1er décembre, alors que le mouvement des « gilets jaunes » avait démarré depuis deux semaines, elle a rassemblé 2.100 personnes selon la police – 15.000 de source syndicale – pour une journée traditionnelle de mobilisation en faveur des précaires et des chômeurs.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Des milliers d’anti-avortement manifestent à Paris

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Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont commencé dimanche à défiler à Paris pour la 13e « Marche pour la vie », en opposition à l’avortement, a constaté l’AFP.

« Vivre est un droit », « IVG: dire la vérité, c’est dissuader », « Protéger le faible, ça c’est fort », proclament les différentes pancartes dans un cortège qui a quitté la Porte Dauphine en direction du Trocadéro.

Les manifestants, dont beaucoup évoquent les 220.000 enfants « empêchés de naître » chaque année (216.700 avortements ont été pratiqués en France en 2017, un chiffre stable depuis 2001), portent des foulards bleus où l’on peut lire: « En marche pour la vie 20 janvier 2019 ».

« Macron, Macron, touche pas aux embryons », scandent-ils notamment, derrière une banderole de tête affirmant « la vie n’offre aucune garantie, l’avortement ne laisse aucune chance ».

Convaincu de réunir « cette année beaucoup de monde », dans la « contexte » du mouvement des « gilets jaunes », Nicolas Sévillia, délégué général de la Marche, a expliqué qu' »au-delà de la « détresse sociale », c’est « aussi une souffrance immatérielle » qui s’exprime.

La marche d’aujourd’hui est « l’acte premier de la mobilisation citoyenne contre la révision de la loi bioéthique », a-t-il ajouté.

La Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, « c’est l’arbre qui cache la forêt », des choses « beaucoup plus graves » figurent dans le projet de révision, a abondé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune. Pour lui, le gouvernement envisage « le traitement des gamètes » et « l’utilisation de l’embryon dans la recherche ».

Viviane Lambert, qui contestera lundi lors d’une nouvelle audience à Châlons-en-Champagne la procédure d’arrêt des soins pour son fils Vincent, en état végétatif depuis dix ans, s’est déclarée « très impressionnée de voir tout ce monde pour défendre la vie ». « Nous commençons à être usés par cette histoire de fin de vie mais Vincent résiste et nous résisterons avec lui jusqu’au bout », a-t-elle ajouté.

Un sénateur argentin, Mario Fiad, a pris la parole en début de rassemblement pour « soutenir » la marche. Le Sénat argentin a voté en août contre l’avortement, après des débats marqués selon lui par de « très fortes pressions » venant d’organisations internationales.

La « Marche pour la vie » n’est « pas confessionnelle » mais la nonciature apostolique (ambassade du Saint-Siège) à Paris a transmis, selon les organisateurs, un message d’encouragement du pape François.

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Le débat national, conçu pour « endormir » les « gilets jaunes », selon Priscillia Ludosky

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Le débat national lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la colère sociale des « gilets jaunes » est un moyen de « les endormir », a estimé dimanche Priscillia Ludosky, l’une des initiatrices du mouvement, regrettant le refus du gouvernement de recourir au référendum.

« Pour moi, c’est un moyen d’endormir un petit peu l’affaire et de se dire : « les manifestations ne vont plus se faire, on va faire un petit débat et on va les endormir » », a-t-elle déclaré à l’AFP, en marge d’une marche de femmes « gilets jaunes » à Paris.

« Tout ce qui tourne autour du débat est complètement flou pour moi », a estimé celle qui a recueilli plus d’un million de signatures avec sa pétition contre la hausse des taxes sur le carburant. « On ne sait pas très bien comment les réponses vont être restituées », et les deux ministres chargés de l’animer, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu, « ne sont certainement pas indépendants ».

Mme Ludosky n’appelle toutefois pas à boycotter le débat. « Que chaque personne aille communiquer ce qui ne va pas dans sa ville ou son département, je trouve ça intéressant si c’est fait correctement », a-t-elle poursuivi.

Cette autoentrepreneuse de Seine-et-Marne, 33 ans, a récemment lancé une deuxième pétition centrée autour de trois revendications: « la baisse des taxes sur les produits de première nécessité, la mise en place du référendum d’initiative citoyenne, la baisse des rentes et des salaires des hauts fonctionnaires et des élus ».

Trois sujets issus de consultations menées au sein du mouvement, et sur lesquels elle avait réclamé « l’organisation d’un référendum » lors de rencontres avec des membres du gouvernement.

« Ils ne veulent pas se saisir du référendum, ils ne veulent pas aborder les sujets qui ne les arrangent pas », a-t-elle estimé. « C’est important de continuer à se mobiliser pour dire que oui le débat il est là, mais non ce n’est pas ce qu’on a demandé », a-t-elle conclu.

Samedi, la dixième journée d’action a vu défiler environ 84.000 « gilets jaunes » partout en France, selon le ministère de l’Intérieur. Le mouvement a procédé à un décompte de son côté et revendique un « nombre jaune » de 147.365 personnes « mininum ».

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Raffarin toujours adhérent à LR, mais « plus près du projet de Macron » sur l’Europe

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L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a déclaré dimanche qu’il « déciderait » s’il reste au sein des Républicains en fonction de la position du parti sur l’Europe, soulignant être « aujourd’hui plus près du projet de Macron ».

Interrogé sur RTL et LCI sur son maintien au sein de la formation présidée par Laurent Wauquiez, M. Raffarin a expliqué « attendre la position des Républicains sur l’Europe ».

« Pour moi, c’est le sujet central : c’est la question de la sécurité, de l’économie, c’est la question de notre destin. C’est sur ce sujet que je déciderai », a-t-il fait valoir, en indiquant qu’il était « toujours au parti Les Républicains », « à jour de cotisation ».

M. Raffarin, favorable à l' »idée de coalition », veut choisir « le mieux européen, le mieux incarné ». « Si je regarde le projet aujourd’hui, je suis plus près du projet de Macron », a-t-il convenu.

« Je vois sur le dossier européen une remise en cause (de la part de LR) qui me paraît extrêmement dangereuse », a attaqué M. Raffarin, en considérant que « Laurent Wauquiez ne cherche pas vraiment à créer le rassemblement ».

« Est-ce que le projet (de LR) est vraiment européen ? Je souhaite la composition de la liste », a-t-il encore douté, en estimant en outre que « la France n’a pas intérêt à faire tomber de son piédestal le président de la République ».

Un soutien au chef de l’État ? « Voyez une sympathie », a répondu l’ex-locataire de Matignon. « Sur l’Europe, on est d’accord. Reste à savoir comment on va construire ce travail de réforme de l’Europe, et avec quels alliés ».

A propos de François-Xavier Bellamy, qui tient la corde pour conduire la liste LR aux Européennes, l’ancien Premier ministre a dit « ne pas le connaître, mais l’avoir seulement lu ».

Cet élu de Versailles âgé de 33 ans, un philosophe d’obédience conservatrice, inconnu du grand public mais qui s’était fait remarquer au sein des opposants à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, est « quelqu’un de respectable, comme beaucoup de gens », selon M. Raffarin.

« Ce que je souhaiterais, c’est qu’à 33 ans, il s’engage vraiment dans l’Europe, que ce ne soit pas une activité parmi d’autres: l’enseignement, la littérature… L’Europe, c’est à plein temps et c’est pour longtemps », a mis en garde l’ex-patron de la région Poitou-Charentes.

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