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Asie

Sommet du Golfe Arabe en Arabie Saoudite

Le conflit au Qatar éclipse le sommet arabe du Golfe alors que l’émir reste à l’écart

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quatar

Bahreïn et le Qatar ont échangé des propos sur la décision de l’émir qatarien de ne pas participer au sommet du Golfe Arabe en Arabie Saoudite dimanche, une absence laissant à penser qu’une fracture entre Doha et trois États arabes du Golfe  n’a probablement pas été résolue prochainement. Le Qatar a invité son ministre des Affaires étrangères à participer au sommet annuel d’une journée, qui est éclipsé par le boycott économique et diplomatique de Doha depuis le milieu de 2017 par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte, à la suite d’allégations selon lesquelles Doha soutient le terrorisme, qui Le Qatar nie. « L’émir du Qatar aurait dû accepter les demandes justes (des États qui boycottent) et assister au sommet », a déclaré dans un tweet le ministre bahreïnien des Affaires étrangères, Cheikh Khalid bin Ahmed Al Khalifa. Ahmed bin Saeed Al-Rumaihi, directeur du bureau d’information du ministère des Affaires étrangères du Qatar, a déclaré: « Le Qatar peut prendre ses propres décisions et a assisté au sommet du Koweït (l’année dernière) alors que les dirigeants des pays qui boycottent ne l’ont pas fait. »Le sommet de six États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’est ouvert à Riyadh, alors que l’Arabie saoudite fait face à la pression internationale exercée sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi début octobre au consulat du royaume à Istanbul. Le roi d’Arabie saoudite, le roi Salman, a ouvert le rassemblement, appelant les autres États membres, le Koweït, l’Oman, le Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar à maintenir un front uni contre l’Iran et le terrorisme. « Cela nécessite que nous maintenions tous les acquis de nos pays et travaillions avec nos partenaires pour préserver la sécurité et la stabilité dans la région et dans le monde », a-t-il déclaré dans un discours.  

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Asie

Christchurch prépare les sépultures des victimes de l’attentat

AFP

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Des dizaines de tombes étaient en cours de préparation lundi dans un cimetière de Christchurch pour accueillir les dépouilles des victimes du carnage commis dans deux de ses mosquées, alors que l’impatience monte chez les familles qui réclament les corps.

La coutume musulmane prévoit en effet l’inhumation du corps dans les 24 heures suivant le décès. Les médecins légistes ont dit espérer être en mesure de satisfaire les familles rapidement, tout en soulignant qu’ils devaient procéder avec précaution dans leur enquête sur le carnage.

Alors que la Nouvelle-Zélande essaye encore de comprendre comment le pire massacre de musulmans dans un pays occidental de l’histoire récente a pu se produire dans cet archipel réputé si paisible, des exemples d’actes d’héroïsme ou de pardon ont fait surface.

Farid Ahmad, qui a perdu son épouse Husna, 44 ans, tuée alors qu’elle aidait à sauver des fidèles, se refuse ainsi à sombrer dans la haine à l’égard de l’auteur du carnage, Brenton Tarrant, un « fasciste » autoproclamé qui a expliqué ce massacre et les deux années de sa préparation dans un long « manifeste » islamophobe de 74 pages.

Husna fait partie des quatre femmes figurant parmi les victimes âgées de 3 à 77 ans, selon une liste encore incomplète. Plusieurs victimes étaient natives de la région mais plusieurs autres étaient des immigrés originaires de pays éloignés comme l’Egypte ou la Jordanie.

A la question de savoir s’il pardonnait au tueur, Farid Ahmad a répondu: « Bien sûr. La meilleure chose, c’est le pardon, la générosité, l’amour et l’affection ».

– Tarrant veut se défendre seul –

Cette tragédie a provoqué une onde de choc en Nouvelle-Zélande, pays de cinq millions d’habitants dont 1% se disent musulmans, réputé pour sa tradition d’accueil.

Mme Ardern doit réunir lundi son cabinet pour discuter d’un éventuel durcissement des législations sur les armes.

Le gouvernement doit également prendre connaissance des conclusions des services de renseignement sur la façon dont un Australien ne cachant pas ses sympathies fascistes a pu se procurer un tel arsenal d’armes sans attirer l’attention des autorités.

De son côté, Brenton Tarrant, qui avait fait samedi lors de son inculpation le signe de reconnaissance des suprémacistes blancs, a fait part, par l’intermédiaire de son avocat commis d’office, de son intention d’assurer seul sa défense face à la Justice.

Ardern a révélé dimanche que ses services avaient été destinataires du « manifeste » du tueur, neuf minutes avant le début du carnage.

« Il n’incluait aucun lieu ni aucun détail spécifique », a-t-elle ajouté, en précisant que ce document avait été transmis aux services de sécurité moins de deux minutes après sa réception.

– Perquisitions en Australie –

Les hommages émouvants à la mémoire des victimes se sont multipliés à Christchurch, en Nouvelle-Zélande et dans le monde entier.

« Nous nous tenons aux côtés de nos frères et sœurs musulmans », peut-on lire sur une grande banderole près d’un des sites de la ville où s’empilent des fleurs dans un mémorial improvisé.

Un haka, une danse traditionnelle maorie, a été exécutée dimanche avec beaucoup d’émotion par un gang de motocyclistes néo-zélandais.

Bien que les autorités aient exhorté les habitants à reprendre le cours de leur vie, l’archipel demeure en état d’alerte.

La police a fermé dimanche soir pendant quelques jeures l’aéroport de Dunedin, la ville à 300 km au sud-ouest de Christchurch où vivait Tarrant. Mais il s’est avéré que le colis suspect qui y avait été découvert ne présentait aucune dangerosité.

En Australie, la police a perquisitionné lundi deux logements proches de Grafton, la localité de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud (sud-ouest) où le tireur a grandi.

« L’objectif premier est d’obtenir formellement des éléments pouvant aider la police néo-zélandaise dans son enquête », a expliqué la police australienne dans un communiqué.

– Tractopelles à l’oeuvre –

En Nouvelle-Zélande, les familles de victimes ne cachent plus leur frustration quant à l’attente des dépouilles, au point que les autorités aient dû se justifier sur la procédure.

« On fait un scan de tous les défunts, leurs empreintes sont relevées, on retire les objets qu’ils portaient ou avaient sur eux », a expliqué la « chief coroner » Deborah Marshall, qui dirige l’enquête, en précisant qu’il fallait également réaliser des empreintes dentaires et des autopsies.

Mme Ardern a cependant annoncé dimanche que tous les corps auraient été restitués mercredi. Un journaliste de l’AFP a vu des ouvriers et des tractopelles à l’oeuvre lundi matin dans le cimetière de Christchurch, sans que l’on sache encore exactement quand auront lieu les premières funérailles.

Les autorités ont également indiqué que 34 blessés demeuraient hospitalisés. Parmi eux, la petite Alin Alsati, quatre ans, entre la vie et la mort, après avoir été touchée par au moins trois balles alors qu’elle se trouvait avec son père dans la mosquée al-Nour. Son père, Jordanien également blessé, avait récemment immigré en Nouvelle-Zélande.

Le nombre de morts aurait pu être encore plus élevé s’il n’y avait pas eu des actes d’héroïsme comme celui d’Abdul Aziz, un Australien d’origine afghane qui était avec ses quatre enfants dans la mosquée de Linwood quand il s’est précipité vers le tireur.

– Réseaux sociaux sur la sellette –

Après avoir entendu un de ses fils lui crier de se mettre à l’abri dans la mosquée, Abdul s’est emparé d’un fusil vide laissé par le tueur en lui criant plusieurs fois « Viens par ici! » dans le but de l’éloigner de la mosquée.

« Je voulais juste sauver autant de vies que possible, quitte à perdre la mienne », a-t-il dit à l’AFP. Abdul Aziz a continué à poursuivre le tireur qui s’enfuyait en voiture avant d’être interpellé.

Les réseaux sociaux sont également montrés du doigt en raison de la diffusion en direct, vendredi sur Facebook, pendant de longues minutes, du carnage filmé par son auteur.

Le groupe américain est parvenu à supprimer la vidéo de 17 minutes. Mais elle avait auparavant été partagée de nombreuses fois sur YouTube et Twitter.

Dans un communiqué, Mia Garlick, une responsable de Facebook en Nouvelle-Zélande, a indiqué que son groupe avait retiré 1,5 million de vidéos de l’attaque au cours des 24 premières heures, « dont plus de 1,2 million bloquées lors de leur téléchargement ».

En attendant, un jeune de 18 ans a été inculpé lundi matin à Christchurch pour avoir relayé la vidéo mais aussi pour avoir mis en ligne une photographie de la mosquée al-Nour avec la mention « cible atteinte », et pour incitation à la violence.

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Asie

La « peur des rouges » relancée en Indonésie avant les élections

AFP

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Yanto Tjahaja était affairé dans sa petite librairie de Padang quand des soldats se sont engouffrés dans son magasin et ont confisqué une dizaine de livres dédiés au Parti communiste. Car en Indonésie, tout ce qui a trait au communisme reste tabou.

En 1965, en pleine Guerre froide, les forces du général Suharto ont mené une vaste purge visant à éliminer les sympathisants communistes, qui s’est traduite par au moins 500.000 morts dans tout l’archipel d’Asie du Sud-Est.

Le Parti communiste indonésien (PKI), considéré alors comme le troisième au monde, après ses homologues chinois et soviétique, a été éradiqué, à la grande satisfaction des Etats-Unis qui luttaient contre la propagation du communisme en Asie.

Un demi-siècle plus tard, toute influence communiste dans le pays reste un chiffon rouge. Afficher des images de Che Guevara ou des symboles comme la faucille et le marteau peut conduire en prison.

Le raid dans la librairie de Padang, en janvier, fait partie d’opérations coup de poing menées par les autorités avant l’élection présidentielle d’avril, qui semblent destinées à raviver « la peur des rouges » pour en tirer des bénéfices politiques, selon des observateurs.

« On nous a dit que les livres confisqués traitaient du Parti communiste (PKI). Mais nous ne le savions pas. On ne faisait que les vendre », a déclaré à l’AFP Yanto Tjahaja, dans sa librairie de Padang, au centre de l’île de Sumatra.

« Mon épouse et moi-même sommes toujours traumatisés. On nous a traités comme des criminels ».

– Des dizaines de librairies ciblées –

Les raids anticommunistes sont menés de façon épisodique en application d’une législation drastique qui interdit toute propagation de l’idéologie communiste ou sa représentation politique.

Ces derniers mois, des dizaines de librairies ont été ciblées, poussant les associations de défense des droits de l’Homme à en appeler au président Joko Widodo pour qu’il mette fin à ces opérations de police.

« Ces descentes ont été menées dans le seul but de donner l’impression que le gouvernement reste en alerte face au risque d’un retour du communisme », note Asvi Warwan Adam, professeur d’histoire politique à l’Institut des sciences indonésien. « C’est évidemment lié aux élections ».

Pour Ronny Augustinus, dirigeant de la librairie en ligne Marjin Kiri, le gouvernement joue sur la peur du communisme en période électorale car « tout ce qu’il cherche à faire est de se maintenir au pouvoir ».

Sur les réseaux sociaux indonésiens, l’AFP a constaté de nombreuses infox ciblant le président Joko Widodo, tout comme son adversaire à la présidentielle Prabowo Subianto, l’un comme l’autre accusés à tort de sympathies communistes.

– « Musée de la traîtrise » –

Difficile pourtant de voir le moindre signe d’une résurgence du communisme dans la troisième démocratie de la planète. L’Indonésie, qui compte la plus importante population musulmane au monde, maintient officiellement que les massacres des années 1960 étaient nécessaires pour préserver le pays d’une idéologie athée.

Le Parti revendiquait trois millions de membres à son apogée, et jouissait d’un poids politique important dans le pays devenu indépendant des Pays-Bas en 1945. Il a vu son influence grossir dans les années 60, quand des millions d’Indonésiens sont tombés dans la pauvreté.

En 1965, invoquant une tentative de coup d’Etat, le régime de Suharto élimine des millions de militants et sympathisants du PKI, ainsi que des membres de leurs familles.

Des documents diplomatiques américains déclassifiés en 2017 ont révélé que le gouvernement américain était au courant d’une purge anticommuniste sanglante décrite comme « un vaste massacre ».

Uchikowati Fauzia, la fille d’un membre du PKI qui a été emprisonné, ne peut pas oublier cette période. « Mes amis et moi étions désignés comme les filles du PKI pendant des années (…) Et jusqu’à maintenant les discriminations continuent », dit-elle.

– « Confusion et méfiance » –

Au Musée de la traîtrise du Parti communiste, fondé à Jakarta par Suharto, il n’y a pas de place pour la mémoire des victimes.

Ce musée, que des classes entières visitent toujours avec leurs enseignants, montre en diorama des scènes de torture et de violence attribuées aux communistes, et destinées à marquer les esprits.

« Les rumeurs de retour du Parti communiste me font peur », souligne un visiteur, Muhammad Hafiz, 26 ans. « Le communisme n’a pas de place dans notre pays (…) Ils étaient sans pitié et ont tué brutalement nos héros, nous devons être vigilants ».

Quand le gouvernement de l’actuel président Joko Widodo a favorisé pour la première fois un débat public sur les massacres, l’initiative a déclenché des protestations de la part de l’armée et de la police.

A Padang, Tjahaja réfléchit à fermer sa librairie alors que les clients se font rares et que son commerce est attaqué sur les médias sociaux.

« Ce sont des livres d’Histoire » qui ont été confisqués. « Si on ne les vend plus, on peut aussi bien cesser d’étudier complètement l’Histoire », se lamente-t-il.

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Asie

Indonésie: au moins 42 morts dans des inondations subites dans la province Papouasie

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© AP Photo / Bedu Saini, Serambi Indonesia, File

L’agence indonésienne d’aide aux sinistrés, citée par Reuters, a confirmé dimanche qu’au moins 42 personnes étaient mortes à la suite d’inondations soudaines dans la région.

Au moins 42 personnes sont mortes et 21 autres ont été grièvement blessées dans la région de Sentani, près de la capitale de la province de Jayapura, touchée par des pluies torrentielles depuis samedi, qui ont provoqué les inondations, selon un responsable, Cory Simbolon, cité par Reuters.

Aucun autre détail n’a été révélé jusqu’à présent.

Les inondations sont courantes pendant la saison des pluies en Indonésie, de novembre à mars / avril.

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