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France

Emmanuel Macron fera des « annonces importantes » dans la semaine à venir

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Le président français Emmanuel Macron devrait faire une annonce importante au début de la semaine prochaine, a déclaré dimanche le porte-parole de son gouvernement, à l’issue d’une journée de violentes manifestations contre le coût de la vie dans le pays.

« Le président de la République fera bien sûr des annonces importantes », a déclaré à la télévision LCI le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Il n’a donné aucun détail sur le timing ou sur ce que Macron pourrait annoncer.

Les principaux alliés de Macron ont déclaré vendredi que le président s’adresserait à la nation au début de la semaine à venir.

Macron a déjà annulé une augmentation prévue de la taxe sur les carburants, mais cette initiative n’a pas permis de mettre fin au mouvement de protestation «gilet jaune», qui exige des impôts plus bas, des salaires minimums plus élevés et de meilleures prestations de retraite.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

France

« Gilets jaunes »: Sentinelle mobilisé samedi, Philippe annule son déplacement en Guyane

AFP

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La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière « renforcée » samedi pour une nouvelle journée potentiellement à hauts risques dans la crise des « gilets jaunes » qui a conduit Edouard Philippe à annuler mercredi soir son déplacement prévu en Guyane.

« Compte tenu du contexte particulier lié aux questions d’ordre public, le Premier ministre a décidé de reporter son déplacement en Guyane », a indiqué Matignon à l’AFP.

C’est le cinquième déplacement à l’étranger ou en outremer que le Premier ministre est contraint d’annuler depuis le début du quinquennat, le deuxième depuis le début de la crise des « gilets jaunes » après la COP 24 en Pologne début décembre.

Le chef du gouvernement devait arriver vendredi soir dans le département français d’Amérique du Sud et y rester jusqu’à dimanche soir, ce qui l’aurait contraint à se trouver à plus de 7.000 kilomètres de Paris avec un décalage horaire de quatre heures.

Un éloignement potentiellement compliqué à gérer après les saccages commis samedi dernier à Paris, principalement sur les Champs-Elysées. Suite à cette nouvelle explosion de violence, l’exécutif a limogé le préfet de police de la capitale et annoncé de nouvelles mesures sécuritaires en vue du 19e acte prévu ce samedi.

L’initiative de mobiliser le dispositif Sentinelle afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes, annoncée par le président Emmanuel Macron en Conseil des ministres, permettra aux forces de l’ordre de se « concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l’ordre », a expliqué mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d’Alliance, juge que l’on « peut se satisfaire d’une telle mesure dès lors que ça libère des effectifs et des professionnels du maintien de l’ordre pour intervenir sur les manifestations. Mais il ne faut pas que l’on déstabilise Sentinelle », met-il en garde.

Selon Grégory Joron, secrétaire national CRS d’Unité-SGP-FO, « si les militaires Sentinelle sont sur de la garde de bâtiment, cela va permettre de dégager quelques unités de forces mobiles et cela donnera davantage de mobilité aux compagnies manoeuvrantes pour aller sur les points chauds ».

« Ce qui m’inquiète, c’est la riposte en cas d’attaque », a commenté pour sa part Philippe Capon, secrétaire général du syndicat Unsa-Police.

Côté politique, le chef de file des sénateurs Les Républicains (LR) Bruno Retailleau a appelé Emmanuel Macron, en tant que chef des armées, à « renoncer à cette décision funeste ».

« Les militaires ne sont pas formés au maintien de l’ordre. Ils sont formés au combat, pour tuer et neutraliser. On utilise l’armée en cas de guerre ou de guerre civile, mais on ne me fera pas dire que 1.500 black blocs constituent une menace pour la nation française à tel point qu’on en vienne à cette extrémité ! », a jugé le sénateur de Vendée au Point.

Le député LR Eric Ciotti a de son côté évoqué « un affichage de communication ».

Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant de La France insoumise (LFI), a jugé pour sa part que « quelles que soient les circonstances, l’armée ne peut et ne doit assurer aucune tâche de police, (car) ce n’est pas son métier ».

« Le rôle de Sentinelle n’est pas de faire du maintien de l’ordre », a précisé une source gouvernementale expliquant que sur certains sites, des militaires de Sentinelle vont remplacer les forces de sécurité pour leur permettre de faire du maintien de l’ordre.

« Maintien de l’ordre et militaires, cela n’existe pas. Ils ne vont pas se mettre à arrêter les gilets jaunes », ajoute cette source.

L’opération Sentinelle, qui n’a pas pour mission le maintien de l’ordre, représente une mobilisation sans précédent de l’armée sur le territoire national depuis la guerre d’Algérie. Quelque 7.000 militaires sont déployés en permanence dans ce cadre – pour moitié en région parisienne – depuis les attentats de janvier 2015 à Paris.

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France

« Gilets jaunes », ordre public et fiscalité: débat animé entre chefs de parti

AFP

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De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par Olivier Faure et Laurent Wauquiez, les oppositions se sont liguées pour dénoncer la gestion de l’ordre public par l’exécutif, dans un débat télévisé entre chefs de parti qui a également fait la part belle aux questions de fiscalité.

A deux mois des élections européennes, François Bayrou (MoDem), Olivier Faure (PS), Stanislas Guerini (LREM), Marine Le Pen (RN), Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Laurent Wauquiez pour Les Républicains (LR) ont débattu pendant environ deux heures et demie sur BFMTV sur les moyens de sortir de la crise des « gilets jaunes ».

Lors d’échanges animés, modérés par la journaliste Ruth Elkrieff, les opposants ont attaqué de concert le bilan de l’exécutif tant au plan économique et social que sur la gestion de l’ordre public, après le regain de violence de l’acte 18.

Les piques ont fusé, notamment à l’encontre du délégué général de LREM Stanislas Guerini qui passait son premier grand oral cathodique. « Vous êtes le système », lui a lancé M. Mélenchon, « et vous, son assurance vie », a-t-il complété en visant Marine Le Pen. « Vous mentez », lui a asséné à plusieurs reprises Laurent Wauquiez.

M. Guerini a répliqué en dénonçant des « convergences » entre La France insoumise et le Rassemblement national. Il a défendu les « fondamentaux » de la politique de M. Macron, et a notamment affirmé que les sénateurs LREM s’étaient abstenus lors de l’examen initial de la proposition de loi LR « anticasseurs », alors qu’ils avaient voté contre.

– « Je suis un Gaulois réfractaire! » –

Davantage épargné, le président du MoDem François Bayrou, dont les interventions ont souvent viré au dialogue personnel avec M. Mélenchon, s’est également employé à défendre Emmanuel Macron et ses formules polémiques. « Mélenchon est un Gaulois réfractaire, je suis un Gaulois réfractaire, Astérix est un Gaulois réfractaire », a-t-il dit.

En verve, M. Mélenchon a défendu sa conception de « l’Etat » et distribué les mauvais points, tandis que Laurent Wauquiez s’est employé à se démarquer de Marine Le Pen.

Mme Le Pen et M. Mélenchon ont de concert réclamé la dissolution de l’Assemblée nationale; la leader d’extrême-droite, MM. Guerini et Bayrou ont vanté les mérites de la proportionnelle, vivement dénoncée par M. Wauquiez.

Premier gros sujet de discorde: la gestion de l’ordre public, l’annonce de la mobilisation de la mission antiterroriste militaire Sentinelle pour les prochaines manifestations suscitant de vives oppositions.

« Vous êtes devenus fous ! Un militaire, c’est pas un policier », a tonné M. Mélenchon, dénonçant une « surenchère permanente » de l’exécutif.

Après de nouvelles violences à Paris samedi, l’exécutif, sous le feu des critiques, a tenté de reprendre la main: limogeage du préfet de police de Paris, interdictions de manifester sur certains lieux, mobilisation de la mission antiterroriste militaire Sentinelle.

Mais les oppositions LR, RN et LFI notamment, réclament la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, désormais en première ligne après l’éviction du préfet Michel Delpuech décrit comme un « fusible ».

Second sujet de débat: la fiscalité. Pour le socialiste Olivier Faure, le président « a porté à incandescence la question des inégalités dans ce pays » en ayant voulu « réduire les droits des plus faibles » et « fait des cadeaux fiscaux » aux plus riches.

« Il n’y a plus de consentement à l’impôt et il n’y a plus de consentement à la dépense », a estimé Marine Le Pen.

« On est incapable de faire deux minute trente sans faire un ou deux nouveaux impôts », a dénoncé Laurent Wauquiez (LR) qui ne veut « aucune augmentation d’impôt » à l’issue du grand débat.

Il faut « rendre de l’argent aux Français », a répondu M. Guerini, prônant la suppression de la taxe d’habitation pour tous et la réindexation des pensions de retraite sur l’inflation.

Près de neuf Français sur dix (86%) pensent qu’il faudra « réorienter la politique économique et sociale », selon un sondage Viavoice.

L’exécutif s’est donné jusqu’à la mi-avril pour décider ce qu’il compte faire notamment des 2 millions de contributions déposées en ligne dans le cadre du grand débat national.

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France

Le pape accorde un sursis à Barbarin, qui se met en retrait pour « tourner une page »

AFP

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Le pape François a accordé un répit au cardinal Philippe Barbarin en refusant sa démission dans l’attente de son procès en appel, mais le prélat français s’est mis en retrait de la direction du diocèse de Lyon pour « tourner une page ».

Dans la foulée de sa condamnation début mars à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation des abus sexuels d’un prêtre de son diocèse, Mgr Barbarin avait présenté lundi sa démission au pape, mais ce dernier, « invoquant la présomption d’innocence, n’a pas voulu accepter cette démission », a annoncé le primat des Gaules dans un communiqué.

Réputé proche de Mgr Barbarin, le pape argentin a longtemps pris personnellement la défense du cardinal français. Lorsque l’affaire lyonnaise avait éclaté en 2016, il avait déjà rejeté une première offre de démission, jugeant qu’elle serait « un contresens, une imprudence », avant l’issue de son procès.

François Devaux, cofondateur de l’association de victimes La Parole libérée à l’origine du procès Barbarin, juge ce nouveau soutien papal comme « l’erreur de trop ».

« Je crois que cet homme-là (le pape) va réussir à tuer l’Eglise (…). Cela montre à quel point on a raison et que le problème est intrinsèque au dogme », a-t-il déclaré à l’AFP.

« C’était une chance historique pour l’Eglise… », a aussi regretté dans un tweet François Ozon, dont le film « Grâce à Dieu » raconte le combat de l’association.

Philippe Barbarin reste donc pour l’heure archevêque de Lyon, même s’il a annoncé se mettre « en retrait pour quelque temps », laissant « la conduite du diocèse au vicaire général modérateur, le père Yves Baumgarten ».

Cette décision, précise-t-il, a été prise sur « suggestion » du pape « et parce que l’Église de Lyon souffre » depuis qu’a éclaté voici trois ans le scandale de pédophilie du diocèse de Lyon.

« Après ce jugement, cette condamnation, et même s’il n’y avait pas eu de condamnation, je pense qu’il est bon qu’une page soit tournée », a ensuite déclaré le prélat dans un entretien à la chaîne de télévision catholique KTO.

Mais, interrogé sur la durée de cette prise de distance, il a répondu: « Je n’en sais rien, ça dépend si le procès en appel est très long ou ne dure que quelques mois ».

– Le dilemme justice/diocèse –

Un temps évoquée au Vatican, la nomination d’un administrateur apostolique à Lyon a finalement été écartée, et la Conférence des évêques de France (CEF), dans une prise de distance singulière, s’est dite, avec ce faux départ, « étonnée » d’une situation « inédite ».

Le président de la CEF, Mgr Georges Pontier, a toutefois expliqué comprendre que ce choix résulte du « conflit entre deux exigences », celle de « respecter le cheminement de la justice » et celle de « se préoccuper du bien du diocèse de Lyon ».

Un autre porte-parole de La Parole libérée, Pierre-Emmanuel Germain-Thill, a jugé la décision « choquante », faisant valoir que la condamnation de Mgr Barbarin en première instance, « ce n’est pas pour rien ».

Archevêque de Lyon depuis 2002, cardinal depuis 2003, primat des Gaules (titre honorifique conféré à l’archevêque de Lyon depuis le XIe siècle), Mgr Barbarin est considéré à 68 ans comme le plus haut dignitaire de l’Eglise de France.

A l’issue d’un procès devenu symbole de la crise de l’Eglise face aux actes pédophiles, il a été condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé à la justice les agressions pédophiles imputées par des scouts au père Bernard Preynat dans les années 1980/1990 et dont il avait été informé par une victime en 2014.

Le cardinal a martelé durant le procès n’avoir « jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles ». Mais le jugement considère qu’il a choisi de ne rien dire aux autorités françaises « pour préserver l’institution » de l’Eglise, empêchant ainsi « la découverte de très nombreuses victimes d’abus sexuels par la justice ».

Ses avocats ont fait appel et il faudra donc attendre l’issue de ce deuxième procès, espéré cette année par ces derniers.

Avant Mgr Barbarin, deux évêques ont été condamnés pour des faits similaires en 2001 et 2018.

Choisi pour diriger le diocèse au quotidien, Yves Baumgarten a été ordonné prêtre à Lyon sur le tard, à 39 ans. Ce Mâconnais de 54 ans, ancien inspecteur du Trésor public, a notamment été vicaire à Roanne et curé d’une paroisse de Balbigny (Loire) avant d’être nommé vicaire général à Lyon en 2014.

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