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Afrique

Au Niger, des locaux d’Airtel Niger également fermés par le fisc après Orange

AFP

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Airtel Networks Limited est le numéro 3 du marché nigérian avec 33,68 millions d'abonnés (22,8 %). © Sunday Alamba/AP/SIPA

Les autorités nigériennes ont ordonné la fermeture des locaux à Niamey du plus important opérateur de télécoms du pays, Airtel Niger, pour « non-paiement d’impôts », a annoncé samedi la compagnie, qui conteste cette mesure.

« La Direction Générale des Impôts a ordonné (vendredi) la fermeture des locaux professionnels de Celtel Niger S.A. (opérant sous la marque  » Airtel « ) sur la base de réclamations d’impôts qu’Airtel Niger conteste », annonce la compagnie dans un communiqué.

« Les impôts sont venus poser des scellés à notre siège et nous étions obligés de quitter les lieux », a témoigné auprès de l’AFP une employée d’Airtel.

« En octobre 2018, un redressement fiscal avait été notifié à Airtel Niger. Cette dernière, s’appuyant sur des avis indépendants, reste convaincue de l’absence de justifications en fait et en droit, et regrette la rapidité avec laquelle les explications étayées soumises par Airtel Niger ont été rejetées », selon le communiqué.

« Il résulte de ce redressement, une demande disproportionnée représentant environ 70% des revenus annuels de la société », précise Airtel, filiale du groupe indien Bharti.

Selon le journal nigérien en ligne Tamtam info News, le fisc nigérien a sanctionné (la compagnie) par un redressement fiscal de 62 milliards FCFA (94 millions d’euros).

Présente au Niger depuis 2001, Airtel (racheté en 2010 par Bharti) détient plus de 51% du marché, revendiquant 4,4 millions d’abonnés.

« Airtel Niger est résolue à maintenir un dialogue constructif (…) et a demandé aux autorités une revue approfondie des éléments du dossier, afin de trouver une issue mutuellement acceptable », afin de préserver « plus de 500 emplois directs et indirects que son activité commerciale génère dans le pays », ainsi que l’activité de « plus de 50.000 revendeurs », précise son communiqué.

D’après des médias nigériens, les quatre opérateurs de téléphonie exerçant au Niger sont affectés par ces redressements fiscaux : Orange Niger, Airtel Niger, Niger Télécoms (public) et Moov Niger, une filiale de Maroc Télécoms.

Les quatre compagnies se partagent les 7,7 millions d’abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 19 millions d’habitants.

Le 30 novembre, des locaux d’Orange Niger à Niamey ont été fermés par le fisc, qui lui réclame 22 milliards de francs CFA (33 millions d’euros) de redressement fiscal.Orange Niger a contesté cette décision.

Selon un rapport du Parlement nigérien les « redressements fiscaux importants » sont consécutifs à « des contrôles qui ont permis de détecter des manquements » dans les activités de ces sociétés.

Niamey est engagée dans une vaste campagne de recouvrement d’impôts pour améliorer ses recettes, dont une bonne partie sert à financer la lutte contre le terrorisme.

La loi de finances 2019 votée vendredi soir par le Parlement a « rétabli partiellement » la taxe sur les appels internationaux supprimée en 2018 et qui avait rapporté en 2017 au fisc nigérien une vingtaine de milliards de FCFA (30 millions d’euros). Niamey accuse les compagnies de télécoms de n’avoir pas tenu leurs engagements d’améliorer leurs prestations.

En 2017, l’Autorité de régulation des Télécommunications et de la poste (ARTP) avait infligé plus de 3,5 milliards de francs CFA (5,3 millions d’euros) d’amendes aux compagnies présentes au Niger pour ne pas avoir « amélioré » la couverture et la qualité de leurs services.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Afrique

Zimbabwe : une femme marche deux heures pour faire un don aux victimes du cyclone

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Des habitants de Harare, la capitale du Zimbabwe, ont donné de la nourriture, des vêtements et d’autres produits de première nécessité aux victimes du cyclone Idai à l’église presbytérienne.

Une des volontaires de l’église, Natalie Detering, a raconté à la BBC qu’elle avait été surprise de constater qu’une femme s’était présentée juste avant 07h00 heure locale, après avoir marché pendant environ deux heures pour faire son don.

Mme Detering a déclaré que le donateur avait déclaré qu’elle ne pouvait pas payer son billet de bus, mais qu’elle avait fait tout le chemin depuis chez elle parce que Jésus lui avait dit de le faire.

Parmi ses dons, qu’elle portait sur sa tête, se trouvaient un pot, une couverture, des vêtements et une serviette.

« J’ai pleuré toute la journée à chaque fois que j’y pensais », a déclaré Mme Detering.

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Algérie

Algérie: le camp Bouteflika se fissure, selon les analystes

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Le camp du président Abdelaziz Bouteflika continue mercredi de se fissurer face à la contestation sans précédent dont est la cible depuis un mois le chef de l’Etat algérien, qui apparaît de plus en plus isolé, estiment des analystes.

Depuis quelques semaines, les craquelures apparaissaient déjà au grand jour au sein de deux piliers du pouvoir: la centrale syndicale UGTA (Union générale des travailleurs algériens) et l’organisation patronale FCE (Forum des chefs d’entreprises).

Mercredi, c’est le propre parti du président Bouteflika, le Front de libération nationale (FLN) qui a apporté publiquement son soutien au « mouvement populaire », tout en prônant le dialogue proposé par le chef de l’Etat pour sortir d’une crise qui dure depuis un mois.

« Les militants du FLN soutiennent pleinement le mouvement populaire » de contestation, par lequel « le peuple a demandé, à travers des marches gigantesques, le changement » a déclaré à la presse Mouad Bouchareb, patron du parti, à l’issue d’une réunion de responsables de sections, décrite comme houleuse par plusieurs médias.

– « Forces non-constitutionnelles » –

« Il faut se mettre autour d’une table de dialogue pour arriver à une Algérie nouvelle », a néanmoins précisé M. Bouchareb, soulignant que M. Bouteflika, président du parti, avait annoncé « clairement qu’il allait vers un changement du système ».

Pour tenter de calmer la contestation, inédite, M. Bouteflika, à la tête de l’Etat depuis 20 ans, a récemment annoncé la mise sur pied, à une date pas encore fixée, d’une Conférence nationale, « ouverte à tous » et chargée de réformer le pays et de proposer une nouvelle Constitution.

En attendant, il a reporté la présidentielle prévue le 18 avril, prolongeant de fait son mandat au-delà de son expiration le 28 avril.

Des mesures rejetées par les manifestants descendus en masse dans les rues depuis le 22 février et qui continuent de réclamer d’abord le départ du chef de l’Etat et celui du « système » au pouvoir.

Plusieurs cadres ou élus du FLN avaient déjà publiquement fait défection depuis le début du mouvement de contestation et l’autorité de M. Bouchareb est fortement contestée au sein de l’ancien parti unique, au pouvoir sans interruption depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962.



Principal allié du FLN au sein de la majorité présidentielle, le Rassemblement national démocratique (RND) se lézarde également. Mardi soir, son porte-parole Seddik Chihab a publiquement affirmé que le parti s’était « trompé » en soutenant la candidature de M. Bouteflika à un 5e mandat, qui avait jeté les Algériens dans la rue.

Plus grave, il a également accusé des « forces non constitutionnelles » de diriger le pays, disant ne pas savoir qui décide « réellement » à la présidence.

Un discours tenu habituellement par les plus féroces opposants à M. Bouteflika, 82 ans, affaibli par les séquelles d’un AVC qui, depuis 2013, l’ont empêché de s’adresser de vive voix aux Algériens et ont rendu rares ses apparitions publiques.

Même si le RND –dirigé par l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, fidèle du chef de l’Etat récemment sacrifié à la colère populaire– a estimé que M. Chihab « avait perdu la maîtrise de ses nerfs » et assuré continuer de soutenir le plan présidentiel de sortie de crise, le mal est fait.

– « Sauver les meubles » –

« Bouteflika est en train de perdre la main et chacun essaye de sauver les meubles », a expliqué à l’AFP Rachid Grim, enseignant en Sciences politiques à l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP) d’Alger. Il « n’a plus de base, le peuple l’a lâché. Tout le monde le lâche ».

Interrogé par l’AFP, Mohamed Hennad, ancien professeur de sciences politiques à l’université d’Alger, voit dans les récentes déclarations du FLN, après celles du porte-parole du RND, « un signe supplémentaire de l’effondrement du système et que le changement est proche ».

L’ensemble du camp présidentiel semble désormais prendre l’eau. A l’UGTA, unique interlocuteur syndical jugé « représentatif » par les autorités, qui revendique 3 millions d’adhérents, c’est l’hémorragie.

Des dizaines de sections locales ou de syndicats affiliés ont dénoncé ces dernières semaines l’autorité du secrétaire général Abdelmadjid Sidi Saïd, thuriféraire du chef de l’Etat, et ses exhortations au 5e mandat du président.

Mais aussi ses supposées compromissions avec le FCE d’Ali Haddad, patron des patrons, proche du clan présidentiel et qui avait aussi apporté le soutien inconditionnel de son organisation –où les démissions se multiplient– à un nouveau quinquennat.

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Cameroun

Cameroun: l’opposant Cabral Libii crée son parti politique « Les citoyens »

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Au Cameroun, un nouveau parti politique vient de voir le jour : Le parti des onze millions des Citoyens, en abrégé « Les citoyens ».

Ce nouveau parti se réclame de l’opposant Cabral Libii Li Ngue Ngue troisième à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 avec 6,25% derrière Paul Biya (71,28%) et Maurice Kamto (14,23%).

Cabral Libii s’était présenté à l’élection présidentielle sous les couleurs du parti Univers de Nkou Mvondo, mais il avait annoncé son intention de créer sa propre formation politique plus tard.



L’assemblée constitutive de ce nouveau parti s’est tenue le 6 mars 2019 à Yaoundé. Son dossier a été déposé dans les services du gouverneur de la région du Centre.

A ce jour ledit dossier a été examiné par les services compétents et transférés conformément à la loi, au ministère de l’administration territoriale (Minat, équivalent du ministère de l’intérieur), seul habilité à autoriser l’existence légale d’un parti politique.

En cas de silence gardé pendant trois (3) mois à compter de la date de dépôt du dossier auprès des services du gouverneur territorialement compétent, le parti est réputé exister légalement.

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