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Sanofi France annonce un vaste plan de restructuration dans ses fonctions support

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Guillaume Leroy, président France du groupe Sanofi, le 4 décembre 2017 à Paris / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT

Sanofi prévoit de supprimer 670 postes dans ses fonctions support en France d’ici à fin 2020, sur une base volontaire, dans le cadre d’un nouveau plan mondial de transformation, a déclaré mercredi à l’AFP le président France du groupe Guillaume Leroy.

Ces départs se feront via une procédure de « rupture conventionnelle collective » et concerneront toutes les fonctions support en France, dont les affaires externes, les finances, les ressources humaines, l’audit, le juridique et l’informatique, a précisé M. Leroy.

Sur les fonctions informatiques en particulier, 80 postes supplémentaires devraient être externalisés d’ici fin 2020 également, toujours sur une base volontaire, a-t-il ajouté.

Dans le même temps, le groupe prévoit de recruter 250 personnes en France dans de nouveaux métiers, comme la bioproduction et le numérique, selon M. Leroy.

Ces coupes, dont les premiers contours avaient été révélés le week-end dernier par Le Journal du dimanche, ont été présentées mercredi aux instances représentatives du personnel des entités légales concernées.

Elles s’inscrivent dans un nouveau plan mondial de transformation baptisé « Horizon 2020 », qui devrait affecter les fonctions support d’autres grands marchés matures de Sanofi, comme les États-Unis et l’Allemagne. Sanofi n’a toutefois pas dévoilé mercredi l’ampleur des suppressions de postes prévues au niveau mondial.

Au total, Sanofi compte actuellement 110.000 collaborateurs dans le monde, dont 25.000 en France.

– « Pression terrible » –

« C’est inacceptable de supprimer encore des postes de travail absolument essentiels à notre activité en France », s’est indigné Thierry Bodin, responsable CGT de Sanofi interrogé par l’AFP. « Il va y avoir une pression terrible » pour pousser les salariés à partir, a-t-il prédit.

Avec ces nouvelles suppressions de postes, « il y aura des conséquences sur les conditions de travail des salariés restants » et « on va perdre encore de l’expérience, de l’expertise, du savoir-faire », s’est inquiété Emmanuel Maingard, coordinateur CFDT du groupe.

Si la CFE-CGC note que le recours au volontariat est « un point positif important », le syndicat juge « quand même anxiogène » ce nouveau plan.

Le groupe, coutumier de plans d’économies et de réorganisation de son activité, a encore accéléré en ce sens depuis l’arrivée en 2015 du directeur général actuel, Olivier Brandicourt. Quelques mois après son arrivée, il annonçait un plan d’économies de 1,5 milliard d’euros sur trois ans, passant déjà par la suppression de plus de 600 postes en France.

Ensuite, Sanofi a recentré ses activités, se séparant notamment de sa filiale de produits vétérinaires Mérial, puis de Zentiva, son activité de génériques en Europe.

Le groupe a également externalisé cette année sa recherche dans les maladies infectieuses (hors vaccins), confiée au sous-traitant allemand Evotec qui avait déjà repris des installations et du personnel du groupe à Toulouse en 2015.

De 2008 à 2017, les effectifs ont fondu en France avec 3.600 CDI en moins, selon la direction.

– Investissements industriels accrus –

Sanofi a souffert ces dernières années de la perte d’exclusivité de son ancien médicament vedette dans le diabète, l’insuline glargine Lantus, et plus généralement des baisses de prix des médicaments matures en Europe et aux États-Unis.

Le groupe a toutefois retrouvé de l’allant au troisième trimestre de cette année, porté par ses nouveaux traitements issus des biotechnologies et de la contribution de la biotech américaine Bioverativ, spécialisée dans les maladies rares du sang, rachetée cette année pour 9,5 milliards d’euros.

« Ce retour à la croissance ne doit pas être considéré comme une fin en soi », a souligné M. Brandicourt dans une lettre envoyée mercredi aux salariés du groupe en France, que l’AFP s’est procurée.

« Il nous faut encore accélérer le rythme de notre évolution, afin de demeurer compétitifs », insiste-t-il dans ce courrier. Il faut « accélérer la simplification de la structure organisationnelle » et concentrer les ressources sur les activités « à fort potentiel de croissance » comme l’immunologie, l’oncologie, les maladies rares et les vaccins.

Comme pour contrebalancer la restructuration annoncée en France, M. Leroy a assuré mercredi que le groupe allait intensifier ses investissements dans ses sites industriels français ces deux prochaines années, essentiellement là où il produit des médicaments issus des biotechnologies et des vaccins.

Sanofi investira 700 millions d’euros, soit 350 millions d’euros par an, contre 240 millions d’euros en moyenne par a au cours des cinq dernières années, a-t-il précisé.

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« Gilets jaunes » : Emmanuel Macron obtient une limitation des frais bancaires

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Encore un geste concret pour tenter d’apaiser des « gilets jaunes » toujours en colère: Emmanuel Macron a obtenu mardi une limitation des frais bancaires, qui s’ajoutera aux aides sociales annoncées lundi.

Le chef de l’Etat poursuivait ainsi ses efforts pour calmer un mouvement qui ne semblait pas s’éteindre mardi, les « gilets jaunes » jugeant les concessions insuffisantes même si le soutien global des Français au mouvement diminue.

Convoqués à l’Elysée, les patrons des grandes banques françaises ont accepté de geler leurs frais bancaires pour 2019 et de plafonner les frais d’incidents bancaires à 25 euros mensuels pour les 3,6 millions de personnes « les plus fragiles ». Ce qui reviendra, selon la Banque de France, à rendre aux ménages 500 à 600 millions d’euros de pouvoir d’achat.

L’exécutif comme le secteur bancaire étaient visiblement conscients de l’urgence à apporter des réponses à la colère des protestataires. Mercredi, Emmanuel Macron recevra des grandes entreprises, auxquelles il demandera également des efforts.

Car pour la quatrième semaine de mobilisation, bien qu’un peu moins nombreux, les « gilets jaunes » continuaient leurs opérations de blocages et manifestations sur les routes et ronds-points à travers la France.

Un peu plus de 1.900 manifestants et une quarantaine d’opérations de blocages étaient recensés mardi matin, selon une source policière interrogée par l’AFP.

Mais plusieurs sondages montrent que désormais environ la moitié des Français soutient le mouvement, contre plus des trois-quart la semaine dernière. Une partie de l’opinion estime en effet que les annonces correspondent aux revendications des manifestants.

Le gouvernement a mené mardi une vaste opération de service après-vente pour détailler les mesures d’aides au pouvoir d’achat annoncées brièvement la veille par le président de la République. Très attendue, son allocution a été suivie par 23 millions de personnes, un record absolu pour une déclaration officielle.

Edouard Philippe est monté au créneau mardi devant l’Assemblée pour défendre les mesures annoncées, chiffrées à environ 10 milliards d’euros, qui viendront creuser le déficit public.

Il est revenu en particulier sur l’annonce phare de la veille, une augmentation de 100 euros des salaires au niveau du Smic via une prime d’activité majorée. « Quand a-t-on augmenté le Smic d’un niveau de 100 euros ? Nous voulons aller beaucoup plus loin, beaucoup plus fort et beaucoup plus vite », a-t-il lancé, assurant que cette mesure au contour encore flou concernerait tous ceux payés au salaire minimum.

Il a aussi rappelé l’exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros par mois, qui concernera désormais selon lui 70% des retraités, les heures supplémentaires défiscalisées et l’appel aux entreprises à verser une prime de fin d’année sans impôt ni charges.

Bonnes élèves, plusieurs grandes entreprises ont déjà fait savoir qu’elles verseraient une prime de 1.000 euros à leurs salariés, comme Orange, Altice, Iliad et Publicis.

Le Premier ministre a aussi dénoncé avec force les menaces et agressions visant des élus, en particulier des parlementaires LREM. « C’est gravissime », a-t-il averti.

Pour réconforter des élus « très éprouvés » par ces agressions, Emmanuel Macron recevait mardi soir à l’Elysée tous les parlementaires LREM et MoDem, une rencontre à grande échelle qu’il n’a pas organisée depuis des mois.

Les mesures annoncées lundi soir n’ont cependant pas été jugées suffisantes par de nombreux protestataires, qui ont annoncé leur détermination à poursuivre les blocages et appelé à un « acte V » samedi dans toute la France.

« Sur le coup, je me suis dit que Macron nous avait un peu entendus », confiait mardi à l’AFP Thomas Miralles, porte-parole des « gilets jaunes » des Pyrénées-orientales. « Mais quand on regarde dans le détail, en fait pas du tout », résume cet homme qui compte venir manifester samedi à Paris.

Comme lui, nombreux étaient les « gilets jaunes » à exprimer leur mécontentement. D’autres accueillaient plus positivement les annonces. Jacline Mouraud, porte-parole réputée modérée, a elle appelé à « une trêve », en saluant « des avancées ».

Les mesures annoncées risquent en tout cas de creuser nettement le déficit, qui selon Gérard Darmanin pourrait grimper à 2,5% hors coût de la transformation du CICE en baisse de charges (0,9%), soit 3,4% au lieu des 2,8% visés jusqu’ici.

« L’impact des annonces faites par le président » Macron sur le déficit français sera suivi « avec attention », a averti le Commissaire européen à l’Economie Pierre Moscovici.

Côté syndicats, les annonces ont été diversement appréciées. Laurent Berger (CFDT) y a vu « un vrai geste sur le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes », mais dénonce l’absence de mesure de « justice fiscale ». Emmanuel Macron « n’a rien compris de la colère qui s’exprime », a condamné la CGT.

Satisfait, le Medef a applaudi des mesures qui « répondent aux attentes sans pénaliser la compétitivité des entreprises ».

Les députés de gauche ont quant à eux déposé une motion de censure, qui sera soumise au vote jeudi.

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Manifestations des Lycéens: le mouvement se poursuit mardi sans s’amplifier

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Le mouvement lycéen s’est poursuivi sans s’amplifier mardi alors que des organisations de la jeunesse prévoyaient une journée « noire »: 450 établissements ont été perturbés, dont 60 bloqués, et des centaines de lycéens ont manifesté dans plusieurs villes de France.

Ce bilan est sensiblement équivalent à celui de lundi.

Le mouvement, né la semaine dernière dans le sillage de la colère protéiforme des « gilets jaunes », proteste notamment contre la réforme du bac, qui introduit une part de contrôle continu dans les notes de l’examen, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup et le service national universel (SNU).

Interrogé sur la réforme du bac lors des questions à l’Assemblée, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a indiqué s’être engagé à ce que la liste des « spécialités » proposées l’an prochain dans chaque lycée en Première soient connues « avant les vacances de Noël ». Une annonce censée rassurer les parents et lycéens toujours dans le flou sur plusieurs points de la réforme.

Les blocages de lycées s’accompagnent de rassemblements, qui ont mobilisé quelques milliers de jeunes à Paris et en région: un gros millier de manifestants dans la capitale, même nombre à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, 300 à Auxerre, Dijon, Lyon, Nîmes, Montpellier, Mérignac etc, selon les chiffres de la police.

A Marseille, la manifestation s’est dispersée dans le calme en fin de matinée. Au pied du rectorat, une cinquantaine de jeunes se sont agenouillés mains derrière la nuque, en référence à l’interpellation controversée de 151 jeunes la semaine dernière près d’un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

A Versailles, des centaines de lycéens venus de 4 établissements de Versailles ont manifesté à la mi-journée dans le calme, suivis de près par des véhicules de police. Sur le département des Yvelines, 15 jeunes ont été interpellés.

La situation était tendue dans quelques endroits en matinée: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie; un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Quelque 45 jeunes ont été interpellés sur le département.

– « On reste déterminé » –

Quatre organisations (le syndicat lycéen UNL, la fédération des parents d’élèves FCPE, le syndicat SNPES-FSU et le syndicat des avocats de France SAF) ont protesté mardi contre « la répression » infligée aux lycéens qui manifestent.

Selon Louis Boyard, président de l’UNL, « en moins de sept jours, plus de 1.000 lycéens » ont été interpellés par les forces de l’ordre. « À Mantes-la-Jolie, les jeunes ont été filmés, humiliés, sans respect de la présomption d’innocence lors des gardes à vue », s’est indignée Laurence Roque, du SAF.

« Macron nous fait la guerre et sa police aussi, mais on reste déterminé à bloquer le pays », scandaient les manifestants à Paris.

« Dans les banlieues, on est défavorisé parce que nos notes au bac n’auront pas la même valeur que ceux qui viennent des villes aisées », assure Jérôme, 17 ans, en terminale au lycée Jean-Zay d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Une délégation de lycéens a demandé à être reçue au ministère. Constatant que le rendez-vous ne se tiendrait pas avec le ministre mais avec son numéro 2 Jean-Marc Huart, elle est repartie, a-t-on appris auprès du ministère de l’Education.

« Notre intérêt est de sortir de cette crise », souligne-t-on rue de Grenelle. « Le problème, c’est que nous manquons d’interlocuteurs et que les revendications sont restées longtemps peu claires ».

Des lycéens en province ont déploré qu’Emmanuel Macron n’ait pas évoqué leurs revendications dans son allocution lundi soir. « Macron n’a pas eu un mot pour nous », a ainsi regretté Sacha, du lycée Claude-Fauriel à Saint-Etienne.

Les chefs d’établissement ont récemment exprimé leurs craintes liées aux flambées de violence qui ont parfois accompagné les blocages.

La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a, elle, déploré mardi « une manipulation » menée par « l’ultragauche » et « certains députés de La France insoumise ». Elle a estimé que ce mouvement touchait « un nombre restreint de lycées » mais était « extrêmement violent ».

Mardi cependant, les faits de violence étaient rares, selon les informations recueillies par les bureaux de l’AFP.

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A Cagnes, le maire prête des WC chimiques aux « gilets jaunes »

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Cahier de doléances, vote en conseil municipal: les « gilets jaunes » occupant un rond-point de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) ont obtenu l’attention du maire et ancien sénateur LR, Louis Nègre, qui leur a prêté un WC chimique, tout en s’inquiétant mardi que le mouvement joue les prolongations.

« La greffe n’a pas l’air de prendre, malgré quasiment 10 milliards d’euros (de mesures présidentielles), c’est un vrai problème pour notre pays », a commenté à l’AFP M. Nègre. « Je pense que le président aurait dû réagir plus tôt, et maintenant il n’y a plus de dialogue, j’ai ouvert un cahier de doléances dans ma commune mais même avec çà, les gens ne se sont pas précipités dessus et ils sont encore dans la partie +occupation+ ».

A plusieurs reprises, M. Nègre s’est rendu discrètement sur le rond-point occupé par des manifestants près de l’A8 au niveau d’un péage « pour comprendre ce qui se passait et pourquoi ils étaient là ».

« En fait, poursuit-il, c’est la classe moyenne inférieure, des gens qui la plupart travaillent et pas des professionnels de la manifestation. Une dame m’a avoué gênée, qu’elle avait déjà manifesté une fois auparavant, c’était en mai 1968. On n’est pas du tout habitué à voir ces citoyens-là s’établir sur un rond-point et cela représente une partie des Français qui se posent des questions ».

« Ils ne filtrent quasiment pas, les automobilistes les saluent mais ils ne gênent pas la circulation et n’empêchent pas les autres de travailler, ils sont pacifiques et en plus ils nettoient le rond-point », ajoute -t-il.

A la demande des manifestants soucieux de respecter les lieux qu’ils occupent, le maire a fait voter une motion vendredi et accédé à leur demande d’avoir un toilette chimique: « Je l’ai proposé au conseil municipal (vendredi) et cela a été accepté à l’unanimité ».

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