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France: cacophonie sur la réforme de l’ISF

AFP

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Exigé par les « gilets jaunes », le retour de l’impôt sur la fortune, qui frappait les Français les plus aisés avant sa suppression par Emmanuel Macron, semblait envisagée mercredi matin avant que le palais présidentiel ne marque son opposition.

« Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois », a déclaré le chef de l’Etat mercredi, au cours du Conseil des ministres, a rapporté l’Elysée à l’AFP, confirmant une information du quotidien Les Echos.

Pourtant, dans la matinée, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, s’était dite prête à proposer de « rétablir l’ISF » si les évaluations du nouveau dispositif qui le remplace ne sont pas concluantes.

La suppression de cet impôt, début 2018, et son remplacement partiel par un impôt sur la fortune immobilière (IFI), sont devenus emblématiques du début de l’ère Macron, et lui ont souvent valu l’étiquette de « président des riches ».

« Ce sujet-là n’est pas sur la table », a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, demandant « 18 à 24 mois pour que la mesure fasse son plein effet ».

Mais « si quelque chose ne marche pas, on n’est pas idiot, on va le changer », a ajouté sur RTL ce proche d’Emmanuel Macron, rappelant que la mesure fiscale phare du premier budget Macron devait être évaluée par le Parlement, vraisemblablement à partir de « l’automne 2019 ».

« Nous allons évaluer la transformation de l’ISF en IFI », a affirmé de son côté Marlène Schiappa, prenant position via un communiqué sur un sujet a priori éloigné de son champ d’action.

« Si l’évaluation montre que des capitaux ne sont pas suffisamment injectés dans l’économie française, je proposerai de rétablir l’ISF », a insisté la secrétaire d’Etat, disant « défendre une position personnelle ».

L’exécutif s’était montré jusqu’à présent inflexible sur le bien-fondé de sa réforme, malgré les critiques de l’opposition de gauche qui y voit le « péché originel » du quinquennat Macron.

L’exécutif va-t-il faire marche arrière afin de calmer la colère des « gilets jaunes »? Lors d’un débat à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a dit ne rien exclure, tout en s’en remettant à l’analyse du comité d’évaluation. « Nous ne craignons pas ce débat. Il est nécessaire, il aura lieu », a-t-il promis.

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la réforme de l’ISF, entrée en vigueur au 1er janvier 2018, a entraîné un recentrage sur les seuls biens immobiliers de l’impôt sur la fortune, appliqué aux foyers dont le patrimoine dépasse 1,3 million d’euros.

Cette mesure – censée stimuler l’activité en encourageant les contribuables les plus aisés à investir dans les entreprises françaises – devrait entraîner selon Bercy un manque à gagner de près de trois milliards d’euros pour les finances publiques. Une ardoise jugée colossale par la gauche.

« Le gouvernement est mal à l’aise vis-à-vis de cette mesure » qui fait figure « d’épouvantail », observe Alain Trannoy, directeur de recherches à l’EHESS (Ecole des Hautes études en sciences sociales) à Paris. « Il n’a pas réussi à faire entendre les arguments qui motivaient la réforme, notamment en termes d’emploi. »

Dès le projet de loi de finances 2018, voté voilà un an, le Parlement avait prévu la mise en place d’une « mission d’évaluation », chargée de mesurer les effets de la réforme « en termes d’investissement dans les entreprises » et de « répartition des richesses ».

Cette mission devrait être mise en place dans les prochaines semaines. Composée de parlementaires et de membres de la Cour des comptes, elle devrait rendre ses premières conclusions au début 2020.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Gilets Jaunes, un documentaire exceptionnel : « Macron, j’ai déjà souhaité que quelqu’un le tue »

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Le témoignage poignant d’une grand-mère. Elle a été matraquée et souffre d’une fracture du crâne ouverte qui a nécessité douze points de suture.

Comment une femme sans histoire en vient à appeler de ses vœux un régicide.

Un documentaire exceptionnel de Gaspard Glanz qui nous propose souvent des documentaires exceptionnels.

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Nancy: 2.000 « gilets jaunes » dans les rues, quelques heurts

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Affrontements entre "gilets jaunes" et forces de l'ordre à Nancy le 19 janvier 2019 -AFP

Environ 2.000 « gilets jaunes » ont manifesté samedi après-midi à Nancy pour l’acte 10 du mouvement et le rassemblement a été marqué par quelques heurts avec les forces de l’ordre, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Après s?être rassemblés place de la République, les manifestants ont défilé dans le calme pendant près de 2 heures dans le centre-ville. « Grand débat, mascarade », « Castaner, Macron, en prison », pouvait-on lire sur des pancartes et banderoles.

« Macron démission », « grève générale, c’est ça la solution », ont scandé les « gilets jaunes », brandissant des drapeaux français et lançant des pétards.

Pascal Caus, retraité de 65 ans, a refusé de regarder le « show » du président face aux maires d?Occitanie vendredi. « Je ne le crois plus, je ne l’entends plus, c’est un pion de Bruxelles. Ce n’est pas son show de campagne qui va me faire changer d’avis », a-t-il dit à l’AFP. « C’est fini, il faut qu’il démissionne », a estimé le retraité, encarté au FN depuis 1986.

« Le grand débat n’aboutira à rien. On fait parler les gens pour qu’ils se calment, mais c’est le système qu’il faut changer », a dit Paul Merluzzo, 56 ans, enseignant et chercheur, « présent tous les samedis » depuis le début du mouvement.

De premiers heurts ont eu lieu vers 15H30, à proximité de l?Hôtel de ville, après de longues minutes de face-à-face entre les « gilets jaunes » et les forces de l’ordre.

Regroupés derrière des grilles anti-émeutes, enfoncées de quelques mètres par les manifestants, des gendarmes mobiles ont répondu aux jets de projectiles par du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Gendarmes mobiles, policiers en civil et CRS ont avancé en chargeant à plusieurs reprises pour repousser le rassemblement à l’extérieur du centre-ville.

Plusieurs interpellations ont eu lieu, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Dans l’Est de la France, des affrontements ont eu lieu à Saint-Avold (Moselle). Quelque 900 « gilets jaunes » ont aussi manifesté à Besançon, environ 1.500 à Belfort et 300 à Strasbourg, sans incident majeur.

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Un journaliste du Républicain lorrain agressé par un « gilet jaune »

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Un journaliste du Républicain lorrain a déclaré samedi à l’AFP avoir été agressé physiquement vendredi par un « gilet jaune » alors qu’il faisait un reportage sur un rassemblement à Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle).

« L’auteur de cette inqualifiable agression a été interpellé et placé en garde à vue par la gendarmerie », a indiqué samedi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, sur Twitter.

Alain Morvan, rédacteur au service reportage du Républicain lorrain, se trouvait vendredi après midi au rond-point de Longeville-lès-Saint-Avold, près de la frontière franco-allemande, où des manifestants organisaient un barrage filtrant.

« J’ai voulu prendre une photo au smartphone du rassemblement et un gilet jaune s’est planté à 5 cm de mon visage en étant menaçant », a expliqué au téléphone à l’AFP Alain Morvan. « J’ai décliné mon identité de journaliste, mais cela a été une circonstance aggravante. »

« J’en ai rien à foutre (…) tu fais pas de photo », a crié avec rage l’individu avant de porter des coups au journaliste, selon son récit.

Alain Morvan raconte avoir pu « parer » les coups de poings, mais un violent coup de pied l’a atteint à l’abdomen.

L’agresseur a été maîtrisé par trois autres « gilets jaunes », tandis qu’il continuait de donner des coups dans le vide en direction du journaliste.

« J’avais l’impression de voir un type qui voulait me traverser, me défoncer le crâne », a dit Alain Morvan, « choqué psychologiquement ».

Hospitalisé vendredi, il a pu regagner son domicile en fin de soirée, après avoir passé des examens pour « écarter des suspicions de lésion interne à l’abdomen ».

Il a déposé plainte pour violences volontaires.

« J’ai déjà fait des reportages après des catastrophes naturelles, dans des manifestations tendues de mineurs ou de métallos… Jamais, je ne me suis senti autant en danger que sur ce rond-point », a-t-il dit.

« Des incidents, il y en avait déjà eu : invectives, réquisition de la carte mémoire d’un photographe, insultes (…) Mais jamais encore, aucun gilet jaune n’avait délibérément agressé physiquement un de nos reporters. Voilà cette limite franchie », ont déploré Christophe Mahieu, directeur général du Républicain lorrain, et Sébastien Georges, rédacteur en chef, dans leur journal.

Le quotidien, qui consacrait samedi sa « une » à cette « agression insupportable », a annoncé son intention de porter plainte.

Depuis le début des manifestations en novembre, des journalistes sont régulièrement pris à partie dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes », victimes d’agressions, menaces, insultes. Le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, a lancé dimanche « un cri d’alarme » face à une situation « très grave, qui menace d’empirer ».

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