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Elections en RDC: l’opposant Fayulu à Beni, entre massacres et Ebola

AFP

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Le candidat d’opposition Martin Fayulu a lancé mercredi sa campagne hors Kinshasa dans l’une des zones les plus dangereuses de la République démocratique du Congo, la ville de Beni (est) prise entre une épidémie d’Ebola et des tueries de civils attribuées à un mystérieux groupe armé.

Des milliers de personnes se sont rassemblées autour du petit aéroport de Mavivi à l’arrivée de l’avion de M. Fayulu en provenance de Kinshasa et Goma en fin d’après-midi, a constaté un correspondant de l’AFP.

Plusieurs centaines de personnes ont envahi le tarmac et encerclé le petit avion privé d’une dizaine de places à son arrivée sur la piste de l’aéroport tracée au milieu de la brousse.

Le candidat à la présidence de la République a ensuite parcouru une dizaine de km sur la route qui mène vers le centre-ville de Beni, que les civils évitent de fréquenter à la nuit tombée par peur des attaques armées.

Une affiche du candidat de la majorité, l’ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary a été déchirée par la foule venue accueillir M. Fayulu.

Originaire de l’ouest de la RDC, M. Fayulu a tenu une réunion publique à la nuit tombée dans le centre de Beni. Vendredi à Kinshasa, il avait promis en cas d’élection de déménager un grand camp militaire de Kinshasa à Beni pour renforcer la sécurité dans la région.

Des centaines de civils ont été victimes depuis octobre 2014 de tueries attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni.

Des quartiers de Beni ont aussi été touchées par des attaques meurtrières ces derniers mois.

L’armée congolaise et les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) ont lancé une opération conjointe contre les ADF le mois dernier.

Sept Casques bleus ont été tués mi-novembre, 13 blessés, et deux sont portés disparus, selon la Monusco. L’armée congolaise a aussi enregistré des pertes.

Historiquement des rebelles ougandais musulmans repliés dans l’est de la RDC à la fin des années 90, les ADF ne revendiquent rien ni n’affichent aucun leader.

L’autre candidat d’opposition, Félix Tshisekdi, et son « ticket » Vital Kamerhe ont annulé mercredi un déplacement dans un autre territoire du Nord-Kivu, le Walikale, pour des questions de sécurité, a-t-on appris de l’entourage de M. Tshisekedi.

De son côté, Emmanuel Ramazani Shadary, est en campagne depuis mardi dans la province de l?Équateur (nord-ouest) où il a visité les villes de Gbadolite, Gemena, Bumba et Lisala.

L’élection présidentielle du 23 décembre doit désigner le successeur du président Kabila au pouvoir depuis janvier 2001. Au total 21 candidats sont inscrits. Des élections législatives et provinciales sont prévues le même jour.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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RD Congo: Felix Tshisekedi, a prêté serment ce jeudi

Le chef de l’opposition, Felix Tshisekedi, a été assermenté jeudi en tant que président de la République démocratique du Congo …

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Le chef de l’opposition, Felix Tshisekedi, a été prêté serment ce jeudi en tant que président de la République démocratique du Congo, succédant à Joseph Kabila lors du premier transfert du pouvoir dans ce vaste pays de l’Afrique centrale par le biais d’une élection en 59 ans d’indépendance.

La victoire de Tshisekedi aux élections du 30 décembre a été entachée d’accusations selon lesquelles il avait conclu un accord avec le président sortant dans les coulisses pour refuser la victoire à un autre candidat de l’opposition. Les camps de Kabila et de Tshisekedi rejettent ces allégations.

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RD Congo: une transition historique et contestée clôt un long processus électoral

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« Moi Félix Tshisekedi, élu président de la République, je jure…. ». L’opposant Félix Tshisekedi va officiellement devenir jeudi le cinquième président de la République démocratique du Congo, à l’heure d’une première alternance pacifique, mais contestée par un autre opposant.

Aux alentours de 13h00 (12H00 GMT), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 55 ans, doit prêter serment au palais de la Nation, siège de l’actuelle présidence au bord du fleuve Congo, où l’indépendance avait été proclamée le 30 juin 1960.

Le nouveau président, « Fatshi » pour ses proches, va prendre le relais du chef de l’État sortant, Joseph Kabila Kabange, 47 ans, dont 18 à la tête du plus vaste pays d’Afrique sub-saharienne.

Les deux hommes entreront dans l’histoire comme les acteurs de la première transition sans violence ni effusion de sang de l’histoire congolaise. Une histoire marquée par deux coups d’État (1965 et 1997), les deux assassinats des dirigeants Patrice Lumumba en 1961 et Laurent-Désiré Kabila en 2001, et deux guerres qui ont ravagé l’Est du pays entre 1996 et 2003.

La cérémonie doit avoir lieu en présence de « chefs d’État, des gouvernements et de délégations », sans autre précision.

Des chefs d’État africains ont salué dès dimanche l’élection de M. Tshisekedi (Afrique du Sud, Kenya, Burundi, Tanzanie), et d’autres se sont fait attendre un peu plus longtemps, dont deux des neuf voisins de la RDC (Angola et Congo-Brazzaville).

L’Union africaine (UA) et l’Union européenne, dans un communiqué conjoint, ont plus froidement « pris note » du résultat de l’élection contestée par l’opposant Martin Fayulu.

L’UA et l’UE, tout comme les États-Unis, se sont déclarés prêts à travailler avec le nouveau président. Les Etats-Unis et la France doivent être représentés par leur ambassadeur à Kinshasa.

Pendant la cérémonie d’investiture, le président élu doit recevoir « les symboles du pouvoir » des mains de Joseph Kabila, avant de prononcer un discours.

Qui va rester au palais de la Nation? À 14h00, le président sortant doit se retirer dans son bureau avec son épouse, tandis que le nouveau président et la première dame vont aller dans la salle VIP, avant un « entretien en tête à tête » et la « fin de la cérémonie ».

  • « Partage du pouvoir » –

Le symbole du siège de la présidence est l’une des multiples questions qui se posent.

Des signes de changement sont perceptibles. Mercredi, la chaîne d’État a ouvert son journal du soir avec un reportage sur la joie et l’impatience des militants de l’UDPS, le parti de M. Tshisekedi. Un signe de pluralisme impensable il y a quelques jours dans la ligne rédactionnelle de la RTNC.

Façonnées par Kabila, l’armée et les forces de sécurité vont devoir aussi faire preuve de fidélité républicaine envers le nouveau président.

Largement favorable au président Kabila (337 sièges sur 500), l’Assemblée nationale va faire sa rentrée lundi, près d’un mois après les élections du 30 décembre.

C’est parmi cette majorité que Félix Tshisekedi va devoir choisir un Premier ministre. Les noms du de cabinet du président Kabila, Néhémie Mwilanya Wilondja, et du grand patron congolais Albert Yuma circulent dans la presse congolaise, entre autres spéculations.

Dans son message d’au revoir mercredi soir, le président Kabila a encouragé les « leaders politiques » à privilégier une « coalition » plutôt que la « cohabitation ».

Les pro-Tshisekedi et les pro-Kabila ont signé un « accord de coalition politique » et de « partage du pouvoir », selon un document que l’AFP s’est procuré.

L’accord prévoit que les ministères régaliens (Affaires étrangères, Défense, Intérieur) doivent « comme cela est de doctrine certaine, revenir à la famille politique du président élu ».

L’opposant Martin Fayulu a dénoncé un « putsch électoral » orchestré par M. Kabila avec la complicité de Félix Tshisekedi. Il revendique la victoire avec 60% des voix et se proclame seul président élu légitime.

Son alliée, Eve Bazaiba (Mouvement de libération du Congo, MLC), a d’ores et déjà refusé un gouvernement d’union nationale avec les nouveaux dirigeants : « L’État de droit ne signifie pas arrangement, combine et combinaison pour gérer le pouvoir. Ce qui est mal conçu, ce qui est mal préparé va continuer négativement ».

Le nouveau gouvernement va prendre la direction d’un pays riche en minerais, mais dont les deux tiers des 80 millions d’habitants survivent avec moins de deux dollars par jour.

La nouvelle équipe va subir de plein fouet la chute des cours du cobalt, qui ont chuté en quelques mois de 100.000 à 35.000 dollars la tonne.

Cette baisse brutale devrait être un coup dur pour l’État, qui misait beaucoup sur une réforme du code minier relevant la taxation des producteurs de cobalt. La RDC en est le premier exportateur mondial.

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RDC: le calme règne, premières félicitations pour le président élu Tshisekedi

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Le calme régnait dimanche à Kinshasa et dans le reste de la République démocratique du Congo (RDC), quelques heures après la proclamation par la Cour constitutionnelle de l’opposant Félix Tshisekedi comme président qui a commencé à être félicité par certains dirigeants africains.

Martin Fayulu, l’autre opposant arrivé second du scrutin du 30 décembre, avait appelé à des « manifestations pacifiques » sitôt après le rejet dans la nuit par le plus haut tribunal de RDC de son recours contestant la victoire de M. Tshisekedi.

Mais le dimanche était parfaitement ordinaire à Kinshasa. Les habitants se sont rendus à leurs lieux habituels de culte et la circulation était fluide sur les grandes artères, a constaté un journaliste de l’AFP.

Seul le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti historique d’opposition du président élu M. Tshisekedi, était un peu animé.

Près d’un millier de militants, dont la plupart avaient visiblement passé la nuit sur place, se réjouissaient de la victoire du fils du fondateur de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, mort en 2017.

Alors que M. Fayulu a appelé la communauté internationale à ne pas reconnaitre le président Tshisekedi, ce dernier a reçu les premières félicitations de dirigeants africains, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) demandant le « respect » de la « souveraineté » de la RDC.

Cette réaction augurait de possibles dissensions au sein de l’Union africaine (UA) dont une délégation de haut niveau, conduite par le président de sa Commission, le Tchadien Moussa Faki, et par son président en exercice, le chef de l’État rwandais Paul Kagame, est attendue lundi à Kinshasa.

L’UA avait souhaité jeudi la « suspension » de la proclamation des résultats définitifs, jugeant ceux de la Commission électorale en faveur de M. Tshisekedi entachés de « doutes sérieux ».

L’Union européenne a maintenu ses réserves dimanche, malgré le jugement de la Cour constitutionnelle de Kinshasa.

« Des doutes subsistent sur la conformité du résultat », a estimé un porte-parole de l’UE, appelant les parties à s’abstenir de toute violence et à coopérer avec la délégation de l’UA.

Dans ses premières réactions, le président élu a cherché l’apaisement.

« Ce n’est pas la victoire d’un camp contre un autre », a-t-il déclaré dans une vidéo.

« Demain, le Congo que nous allons former ne sera pas un Congo de la division, de la haine et du tribalisme. Ce sera un Congo réconcilié, un Congo fort, un Congo tourné vers le développement, son développement, dans la paix et la sécurité pour tous. »

« C’est l’aboutissement du combat du père fondateur, mais c’est aussi le commencement d’un autre combat dans lequel je veux engager le peuple congolais », a-t-il ajouté. « Le combat pour un mieux-être. (…) Au travail ».

A part son noyau dur de sympathisants, aucune expression massive de liesse n’a encore eu lieu, contrairement au passé, y compris lors des victoires en 2006 et 2011 de l’actuel président Joseph Kabila.

‘Putsch électoral’ –

La Cour constitutionnelle a validé tels quels les résultats de la Commission électorale (Céni) donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

M. Fayulu avait aussitôt appelé la communauté internationale à « ne pas reconnaître un pouvoir qui n’a ni légitimité ni qualité légale », se proclamant « le seul président légitime ».

Il a incité ses compatriotes à organiser « des manifestations pacifiques » sur tout le territoire. Si son appel n’a pas semblé être entendu dimanche matin, il faudra attendre un peu plus longtemps pour savoir s’il sera suivi ou non.

M. Fayulu a dénoncé un « putsch électoral » du président sortant avec la « complicité » de M. Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

Les estimations de l’influente Église catholique et celles du Groupe des experts sur le Congo (GEC) de l’université de New York, à partir de documents qui auraient fuité de la Céni, lui donnent aussi la victoire avec environ 60% des voix.

Le calme régnait aussi à Béni et Butembo (est), où l’élection présidentielle a été annulée en raison de l’épidémie d’Ebola et de massacres de civils, ainsi qu’à Goma plus au sud, selon un correspondant de l’AFP.

Aucun incident n’a été signalé, pas même à Kikwit (ouest), l’un des fiefs de M. Fayulu, où un important déploiement policier avait été observé samedi soir.

M. Tshisekedi, 55 ans, succède à Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son père Laurent-Désiré en janvier 2001. C’est la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC le 30 juin 1960.

Il devra cohabiter avec un Premier ministre issu de l’actuelle majorité pro-Kabila, qui a obtenu une vaste majorité (337 sièges sur 500) à l’Assemblée nationale d’après la Commission électorale.

« Le 22 (janvier) il y aura probablement prestation de serment, le gouvernement va démissionner et l’Assemblée nationale fera sa rentrée », a dit le porte-parole du gouvernement Lambert Mende sur le site d’information actualité.cd

La rejet du recours de M. Fayulu contestant les résultats de la Céni et réclamant un recomptage des voix, est sans surprise, car elle est largement considérée comme acquise au président Kabila.

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