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Le Sénégal ouvre un Musée des civilisations noires, idée lancée il y a 50 ans

AFP

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Le Sénégal inaugure jeudi à Dakar un musée consacré aux « civilisations noires » depuis l’aube de l’humanité, un projet « panafricain » concrétisé un demi-siècle après son lancement par Léopold Sédar Senghor, au moment où progresse l’idée d’une restitution au continent de son patrimoine culturel.

A l’image de ce Musée des Civilisations noires (MCN), la réhabilitation ou la construction de musées modernes à travers l’Afrique bat en brèche l’argument du manque d’infrastructures adaptées, souvent opposé aux demandes de restitution, que des pays comme la France affirment vouloir faciliter.

Sept ans après le début des travaux sous le président Abdoulaye Wade (2000-2012), le ruban sera coupé vers 10H00 (GMT et locales) par son successeur Macky Sall.

D’une architecture monumentale inspirée notamment de la case ronde de Casamance, une région du sud du Sénégal, le MCN fait face au Grand Théâtre, aux portes du quartier administratif et des affaires de Dakar.

D’une surface de 14.000 m2, il pourra accueillir 18.000 pièces, allant de vestiges des premiers hominidés, apparus en Afrique il y a plusieurs millions d’années, aux créations artistiques actuelles, selon son directeur, Hamady Bocoum.

Sa construction et son aménagement ont été financés par la Chine pour plus de 30 millions d’euros.

Sans dévoiler précisément les objets qui seront exposés lors de l’ouverture, M. Bocoum a évoqué la présence de crânes, d’outils en pierre, de peintures, sculptures et autres masques.

« C’est un projet panafricain. Il y aura une facette de chaque partie de l’Afrique », a-t-il souligné, en assurant que le musée pourra accueillir des oeuvres d’autres pays du continent moins bien dotés.

L’ouverture du MCN est une « contribution importante au tissu des musées en Afrique de l’Ouest », a abondé le Béninois Alain Godonou, responsable du patrimoine pour la nouvelle Agence de promotion du tourisme de son pays, interrogé par l’AFP.

Cette inauguration intervient alors qu’un rapport remis le 23 novembre au président français Emmanuel Macron, rédigé par deux universitaires, la Française Bénédicte Savoy et le Sénégalais Felwine Sarr, préconise de faciliter les restitutions d’oeuvres aux anciennes colonies.

– Capacité de conservation –

Une évolution saluée par le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly. Si les responsables français décident « de restituer définitivement, nous trouverons des moyens pour récupérer ces ?uvres », a-t-il dit la semaine dernière.

« S’ils ont décidé une autre forme de restitution, dépôt ou prêt, nous sommes disposés à trouver des solutions avec la France », a ajouté M. Coulibaly, se disant prêt à en récupérer le plus grand nombre possible, sans pouvoir l’estimer.

Le MCN « revendique le statut de musée moderne » où « l’on peut maîtriser le température et l’humidité dans chacune des salles », a précisé M. Bocoum.

« Le Bénin arrive aussi », avec l’ouverture prévue en 2020 de quatre musées modernes dans des villes historiques, a souligné Ousmane Aledji, chargé de mission auprès de la présidence de son pays, auquel M. Macron a annoncé dès la remise du rapport la restitution de 26 oeuvres réclamées par Cotonou.

Ce type de projets « vient aussi vider de leur contenu un certain nombre de petits débats sur l’Afrique », a estimé M. Aledji, en référence aux doutes exprimés par certains experts sur les conditions d’accueil de ces oeuvres.

« Si ces biens appartiennent aux Africains, de quoi les Occidentaux se mêlent de savoir si l’Afrique sait les garder ou non? », s’est interrogé avec véhémence le recteur de l’Université Cheikh Anta-Diop de Dakar, tenant son nom d’un intellectuel sénégalais qui a contribué à réhabiliter l’apport des populations noires à la culture mondiale.

« La question est fausse, puisque la réponse est déjà donnée par les Africains qui les ont produits et gardés pendant des siècles dans d’excellentes conditions hors des musées », a ajouté la semaine dernière le recteur de la principale université du Sénégal, Ibrahima Thioub.

L’idée d’un musée des civilisations noires avait été lancée par le poète Senghor, premier président sénégalais (1960-1980), lors du premier Festival mondial des arts nègres en 1966 à Dakar.

Un demi-siècle plus tard, le MCN voit le jour et « tout le monde y sera, pour démontrer notre ouverture et notre capacité à dire aux autres: +Nous existons, mais nous existons avec vous et en compagnie de vous+ », a affirmé le ministre de la Culture.

Le MCN veut mettre en exergue « la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique », souligne M. Bocoum. Mais son objectif est « surtout de se projeter » vers l’avenir. « Nous n’allons pas rester dans la contemplation », a-t-il promis.

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Le Sénégal ouvre officiellement le Musée des civilisations noires

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Le président Macky Sall a inauguré le nouveau musée sénégalais des civilisations noires dans la capitale, Dakar.

Il fait suite aux appels du Sénégal et d’autres pays africains à la France de restituer les œuvres pillées pendant la période coloniale.

Parmi les premières expositions temporaires présentées figurent des œuvres d’artistes maliens et burkinabés, mais aussi cubains et haïtiens.

Après des décennies d’inaction, la construction a finalement été rendue possible après un investissement chinois de 34 millions de dollars.

L’idée de créer le musée remonte à plus de 50 ans, à l’époque du défunt président poète sénégalais, Léopold Sédar Senghor.

Aux côtés de l’écrivain martiniquais Aimé Césaire, Senghor était une force créatrice derrière la philosophie de la négritude, qui s’opposait à l’imposition de la culture française aux colonies d’Afrique et des Caraïbes.

Le musée ne sera pas un monument commémoratif, explique son directeur, mais un laboratoire créatif pour aider à forger le sens de l’identité d’un continent.

Il devrait ouvrir au public dans les prochaines semaines.

« Ce musée est un pas en avant pour nous », a déclaré à la BBC Amadou Moustapha Dieng, journaliste d’art sénégalais.

« Je sais qu’il y a d’importantes reliques que je ne pourrai pas voir si je ne vais pas à l’étranger, mais maintenant [avec] cet espace, nous pouvons récupérer les reliques et les Africains peuvent venir ici et voir que c’est leur histoire. »

Le Musée des civilisations noires a transformé le paysage du centre-ville de Dakar.

Construit en forme de cercle, l’architecture s’inspire des maisons traditionnelles typiques du sud du Sénégal.

En novembre, un rapport d’experts, commandé par le président français Emmanuel Macron, recommandait que les trésors africains emportés sans autorisation soient restitués dans leur pays d’origine.

Le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a déclaré à la BBC qu’il accueillait favorablement le reportage français car « chaque pièce du Sénégal est en France ».

L’État africain qui compte le plus grand nombre d’œuvres d’art en France est le Tchad, une autre ancienne colonie.

Les responsables du musée espèrent qu’ils « pourront faire du Sénégal une capitale intellectuelle et culturelle du monde noir ».

Dakar cherche depuis des années à se positionner comme une capitale culturelle de la région. Le président Macky Sall étant candidat à la réélection en 2019, le gouvernement espère que l’ouverture du musée l’aidera à atteindre son objectif.

 

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Sénégal

La Fondation Merck prévoit de réaliser la 5ème édition de ‘Merck Africa Asia Luminary’ à Dakar, au Sénégal

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La 5ème Édition de « Merck Africa Asia Luminary » se tiendra sous le haut patronage du Président du Sénégal, S.E. MACKY SALL ; La Fondation Merck (www.Merck-Foundation.com) célèbrera le 350e anniversaire de Merck et le 1er anniversaire de la Fondation Merck lors de leur Luminaire ; 14 Premières Dames Africaines, 20 Ministres de la Santé et plus de 500 prestataires de soins de santé africains et asiatiques bénéficieront de plusieurs sessions de développement éducatif et social. 

La Fondation Merck, la branche philanthropique de Merck Allemagne, prévoit de réaliser la 5e édition de « Merck Africa Asia Luminary » sous le haut patronage du Président de la République du Sénégal, S.E MACKY SALL et La Première Dame du Sénégal, S.E. MARIEME FAYE SALL, et en partenariat avec le Ministère de la Santé du Sénégal.

Dr. Rasha Kelej, CEO Merck Foundation , a déclaré : « La Fondation Merck est très fière d’accueillir ses invités d’honneur et ses conférenciers d’honneur, Les Premières Dames de 14 pays africains ; S.E Première Dame du Bénin, S.E Première Dame du Botswana, S.E Première Dame du Burkina Faso, S.E Première Dame du Burundi, S.E Première Dame de la République centrafricaine, S.E Première Dame du Tchad, S.E Première Dame de Gambie, S.E Première Dame du Ghana, S.E Première Dame de Guinée – Bissau, S.E Première Dame du Lesotho, S.E Première Dame du Niger, S.E Première Dame de Sierra Leone et S.E Première Dame de Zambie. Ensemble, nous travaillerons sur une bonne stratégie pour renforcer les capacités en matière de soins de santé et fournirons la formation nécessaire pour mettre en place une solide plate-forme d’experts des soins du Diabète, de l’Hypertension, du Cancer et de l’Infertilité dans leurs pays respectifs, en collaboration avec leurs cabinets et les ministères de la santé ».

« Lors de la conférence, la Fondation Merck célébrera également deux événements importants ; le 350ème anniversaire de Merck, la plus ancienne société pharmaceutique et chimique du monde créée en 1668 et le 1er anniversaire de la Fondation Merck », a ajouté le Dr Kelej.

Le Président de la République du Sénégal, S.E. MACKY SALL prononcera son allocution et ses remarques de clôture le deuxième jour de la conférence.

La Première Dame du Sénégal, S.E. MARIEME FAYE SALL prononcera le discours liminaire avec S.E. CLAUDINE TALON, La Première Dame du Bénin ;

S.E. NEO JANE MASISI, La Première Dame du Botswana ;

S.E. SIKA BELLA KABORÉ, La Première Dame du Burkina Faso ;

S.E. DENISE NKURUNZIZA, La Première Dame de la République du Burundi ;

S.E. BRIGITTE TOUADERA, La Première Dame de la République Centrafricaine ;

S.E. HINDA DEBY ITNO, La Première Dame du Tchad ;

S.E. MADAME FATOUMATTA BAH-BARROW, La Première Dame de Gambie ;

S.E. REBECCA NAA OKAIKOR AKUFO-ADDO, La Première Dame du Ghana ;

S.E. ROSA GOUDIABY VAZ, La Première Dame de Guinée Bissau ;

S.E. MAESAIAH THABANE, La Première Dame du Lesotho;  

S.E. AISSATA ISSOUFOU MAHAMADOU, La Première Dame du Niger;  

S.E. FATIMA MAADA BIO, La Première Dame de Sierra Leone ;

S.E. ESTHER LUNGU, La Première Dame de Zambie ;

Deux panels Ministériels de haut niveau auront également lieu.

Le premier panel Ministériel de haut niveau sur le thème « Développer les capacités de soins de fertilité et briser la stigmatisation liée à l’infertilité en Afrique et en Asie » réunira l’hon. Abdoulaye Diouf SARR, Ministre de la Santé et de l’Action Sociale du Sénégal ; L’hon. Sarah Opendi, Ministre d’État de la santé Ougandaise ; L’hon. Dr. Chitalu Chilufya, Ministre de la Santé de la République de Zambie ; L’hon. Susan Shabangu, Ministre du Développement social, Afrique du Sud ; L’hon. Dr. Rashid A. Aman; Ministre Député de la Santé, Ministère de la Santé du Kenya ; Dr Wim Leereveld, fondateur de la Fondation Access to Medicine, Président de la fondation Index Initiative Building, World Benchmarking Alliance ; Professeur Oladapo Ashiru, Président de la Société Africaine de Fertilité ; Prof. Joe Leigh Simpson, Ancien Président de la Fédération Internationale des Sociétés de Fertilité – IFFS ; Dr. Kamini Rao, Président de l’IIRHH, Inde ; Prof. Dr. Satish Kumar Adiga, Professeur et chef du département d’embryologie clinique du Kasturba Medical College, Manipal Academy of Higher Education ; M. Paolo Carli, Responsable du Moyen-Orient et l’Afrique, Merck Biopharma ; Dr. Rasha Kelej, Président Directrice Générale, Fondation Merck.

Le deuxième panel Ministériel de haut niveau sur le thème « Le rôle de la Fondation Merck avec les Gouvernements pour améliorer l’accès à des solutions de santé équitables en Afrique » réunira l’hon. Dr Idi Illiassou Maïnassara, Ministre de la Santé Publique du Niger ; L’hon. Aziz Mahamat Saleh Ahmat, Ministre de la Santé Publique du Tchad ; L’hon. Dr Pierre Somse, Ministre de la santé et de la Population de la République Centrafricaine ; L’hon. Dr. Alpha Tejan Wurie, Ministre de la Santé et de l’Assainissement de la Sierra Leone ; L’hon. Dr. Thaddée NDIKUMANA, Ministre de la Santé et de la lutte contre le sida du Burundi ; L’hon. Dr Isatou Touray, Ministre de la Santé et du Bien-Etre Sociale de Gambie ; L’hon. Julieta Kavetuna, Ministre Député de la Santé et des Services Sociaux de la Namibie ; Dr. Kailash Sharma, Doyen : Projets Académiques, Tata Memorial Center, Inde ; Professeur Dileep Mhaisekar, Vice-chancelier de l’Université des Sciences de la Santé du Maharastra (Inde) ; Professeur Abdel-Rahman Zekri, Vice-Doyen de l’Institut National du Cancer de l’Université du Caire ; Dr. Rasha Kelej, Président Directrice Générale, Fondation Merck.

Les pays participants comprennent : Angola, Bangladesh, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Canada, République Centrafricaine, Tchad, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, République du Congo, Égypte, Éthiopie, Gabon, Allemagne, Ghana, Guinée – Bissau, Guinée Conakry, Inde, Indonésie, Irlande, Israël, Italie, Kenya, Lesotho, Libéria, Malaisie, Mali, Maurice, Mozambique, Namibie, Népal, Pays-Bas, Niger, Nigéria, Philippines, Russie, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone , Somalie, Afrique du Sud, Sri Lanka, Soudan, Tanzanie, Gambie, Togo, Tunisie, Émirats Arabes Unis, Royaume-Uni, États-Unis, Ouganda, Zambie, Zimbabwe.

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Le Sénégal désigné pays hôte des 4e Jeux olympiques de la Jeunesse d’été (JOJ) en 2022

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Le Comité International Olympique (CIO) a décidé aujourd’hui de désigner le Sénégal comme pays hôte des 4e Jeux olympiques de la Jeunesse d’été (JOJ) en 2022. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2022 seront la première manifestation olympique de l’histoire à être organisée sur le continent africain.

Les JOJ verront notamment s’affronter les meilleures équipes du monde de rugby à 7. Le rugby à sept a fait ses débuts aux Jeux olympiques de la jeunesse de 2014 à Nanjing et était un des 32 sports aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires en 2018.

« Les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2022 au Sénégal représentent une opportunité fantastique de promouvoir le rugby à sept en Afrique. Le rugby est le sport qui connait la croissance la plus rapide sur le continent. En 2002, seuls six pays africains jouaient au rugby. Ils ont aujourd’hui 38. Sur 105 pays jouant au rugby de manière compétitive dans le monde, un tiers sont des pays africains », a déclaré Nicolas Pompigne-Mognard, fondateur et PDG d’APO Group, et principal Sponsor Officiel de l’association Africaine de World Rugby, Rugby Africa.

Le président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, a récemment déclaré : « Le moment est venu pour l’Afrique, terre de nombreux athlètes olympiques de premier plan. L’Afrique est un continent de jeunesse. C’est pourquoi nous voulons que les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2022 soient organisés en Afrique et au Sénégal. La ville a proposé un projet basé sur une vision forte de la jeunesse et du sport. Les opportunités sont nombreuses et nous nous efforcerons de les réaliser ensemble dans le cadre d’un partenariat fort, de jeux visionnaires, responsables et inspirants pour la jeunesse ».

La candidature du Sénégal était centrée sur trois sites : la capitale, Dakar ; la nouvelle ville de Diamniadio ; et la station balnéaire de Saly. Le projet du Sénégal est lié à la stratégie globale de développement du pays, et notamment au plan national avec l’initiative « Sénégal émergent », qui prévoit des améliorations majeures de l’économie et des infrastructures.

« Selon les Nations Unies, l’Afrique totalisera près de 4,5 milliards d’habitants à l’horizon 2100, représentant ainsi 40 % de la population mondiale. Les entreprises multinationales ont compris il y a plusieurs années déjà que l’Afrique ne pouvait plus être ignorée. C’est au tour maintenant des fédérations sportives internationales de miser sur l’Afrique. La concurrence entre les sports va être acharnée et les premiers arrivés seront très certainement les premiers servis, avec à la clef une augmentation considérable de leur nombre de pratiquants et de leurs revenus liés aux sponsorings et aux droits télévisés », a ajouté Nicolas Pompigne-Mognard.

Les Jeux olympiques de la jeunesse d’été 2022 seront la quatrième édition des Jeux olympiques de la jeunesse d’été et la septième édition des Jeux olympiques de la jeunesse.

 

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