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Afrique

Angola: rencontre inédite entre le président et la société civile

AFP

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Le président angolais Joao Lourenço a reçu mardi en son palais une dizaine de représentants de la société civile pour un entretien sans précédent dont a momentanément privé la bête noire du régime de son prédécesseur, le journaliste Rafael Marques.

La discussion avec le chef de l’Etat – une heure environ – sur des « sujets d’actualité » a été saluée comme il se doit par ses invités, parmi lesquels le rappeur Luaty Beirao qui a purgé près d’un an de prison pour rébellion en 2015-2016.

« Cette réunion constitue un pas en avant pour la construction d’un dialogue national », s’est ainsi réjoui au nom des participants Jose Patrocinio, responsable de l’ONG Omunga.

D’autres participants ont également loué devant la presse « la franchise et le respect manifestés par Joao Lourenço ».

Le chef de l’Etat a succédé en septembre 2017 à Jose Eduardo dos Santos, qui a régné d’une main de fer sur l’Angola pendant trente-huit ans.

Le nouveau président a rapidement pris ses distances vis-à-vis de son ancien mentor et promis de débarrasser le pays de la corruption généralisée reprochée à ses proches. L’un des fils de M. dos Santos est ainsi aujourd’hui emprisonné dans une affaire retentissante de détournement de fonds publics.

Symbolique, la réunion de mardi a toutefois été ternie par l’interdiction faite à Rafael Marques d’y participer.

Opposant de longue date du régime angolais, le journaliste d’investigation a été poursuivi et condamné à plusieurs reprises pour avoir dénoncé les turpitudes du régime dos Santos.

Sur son site d’information Maka Angola, il a expliqué avoir été formellement invité à la rencontre avec M. Lourenço mais qu’il a été refoulé dans l’antichambre du bureau présidentiel. « On m’a refusé l’entrée car je ne figurais pas sur la liste des invités », a déploré Rafael Marques.

« Nous nous sommes réjouis trop tôt », a tweeté Zenaida Machado, de l’ONG Human Rights Watch (HRW), en interpellant le ministre de la Communication Joao Melo, « de quel genre de dialogue participatif et inclusif parlez-vous ? »

Face aux critiques, le chef de l’Etat a vite rattrapé la bourde de ses services en conviant M. Marques à un entretien mercredi.

« Le président Joao Lourenço m’invite à une audience privée demain (mercredi) à 9h00 au palais présidentiel », a écrit le journaliste mardi soir sur son site, « il regrette l’incident de ce matin qui m’a empêché d’entrer au palais ».

« Je crois en la bonne volonté du président, ce sera un honneur de le rencontrer demain », a-t-il conclu en promettant de lui transmettre « les principales préoccupations de notre peuple ».

Nigeria

L’armée nigériane lève l’interdiction des activités de l’Unicef ​​ dans le nord-est du pays

L’armée nigériane a annulé sa décision de suspendre les activités de l’agence des Nations Unies pour l’enfance Unicef ​​dans le nord-est du pays.

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L'armée nigériane se bat contre les islamistes dans le nord-est du pays / AFP/GETTY IMAGES

L’armée a déclaré que cela avait eu lieu après « de longues délibérations » lors de pourparlers d’urgence avec des responsables de l’Unicef.

Plus tôt vendredi, l’armée avait accusé l’agence d’espionnage pour le compte de militants islamistes dans cette région agitée.

Des millions de personnes déplacées suite à  l’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du pays dépendent de l’aide humanitaire.

Dans une déclaration, l’armée a déclaré qu’elle avait levé l’interdiction de trois mois imposée aux opérations de l’Unicef.

Au cours de la réunion, il a exhorté « les représentants de l’UNICEF à veiller à ce qu’ils échangent des informations avec les autorités compétentes à chaque fois qu’une formation initiale ou une formation du nouveau personnel est organisée ».

Cette déclaration intervient quelques heures à peine après que l’armée ait accusé l’agence de l’ONU d’espionnage au profit des islamistes.

« [Le personnel de l’Unicef] forme et déploie des espions qui soutiennent les insurgés et leurs sympathisants », a déclaré l’armée.

C’étaient des « pratiques malsaines qui pourraient compromettre davantage la lutte contre le terrorisme et l’insurrection », ajoute le texte.

Ce n’est pas la première fois que l’armée prend des mesures dramatiques contre l’agence de l’ONU.

En avril, l’armée a déclaré trois employés de l’Unicef, persona non grata, à la suite d’allégations de divulgation de violences sexuelles commises par des soldats nigérians. Cette décision a également été rapidement annulée.

Boko Haram et son groupe dissident, l’État islamique d’Afrique de l’Ouest, ont dévasté le nord-est du pays au cours d’une décennie d’insurrection.

Plus de 30 000 personnes ont été tuées et de nombreuses autres chassées de chez elles.

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Afrique

Kenya : deux étudiantes heureuses dans un mariage à trois

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BBC

L’histoire de Tom Junior Mako, 27 ans, épousant ses deux femmes lors de la même cérémonie a captivé les Kenyans ces derniers jours.

L’homme d’affaires du comté de Kajiado, au sud de la capitale, Nairobi, a épousé Elizabeth Simaloi, âgée de 25 ans, et Joyce Tikoiyan, âgée de 23 ans.

Les deux jeunes femmes étudient dans une université locale.

Selon certaines informations, le mariage aurait eu lieu dans une église, ce qui le rendrait illégal.

« Je veux éclaircir l’air. Mon mariage était coutumier et n’avait rien à voir avec l’église. Il y a des gens qui publient des informations trompeuses sur les médias sociaux selon lesquelles mon mariage était présidé par des pasteurs », a déclaré M. Mako au journal Star.

Il a dit qu’il avait choisi d’épouser deux femmes parce qu’elles l’aimaient toutes les deux. Il ne voulait offenser aucune d’entre elles.

«C’est un message que j’envoie aux maris modernes qui trichent qui prétendent aimer une femme et qui en ont d’autres cependant.

« Je suis sincère avec mes femmes parce que je n’aurai aucune autre raison d’épouser une autre femme. Je crois que les deux vont me satisfaire. »

Les deux femmes ont dit au journal Star qu’elles aimaient leur mari et étaient satisfaites de cet arrangement.

« Il est notre amour, nous avons choisi de faire ce qu’il voulait. Nous sommes toutes les deux ses épouses », a déclaré Mme Tikoiyan.

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Cameroun

Au Cameroun, le gouvernement décide d’arrêter des poursuites contre des activistes anglophones

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Le président camerounais Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans, a ordonné jeudi,  l’arrêt des poursuites  judiciaires contre des activistes anglophones, selon un communiqué de presse signé par le secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh.

La décision concerne un total de 289 personnes arrêtées pour délits liés à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Cette décision sera mise en œuvre par le ministre délégué à la présidence en charge de la Défense, Joseph Beti Assomo.

Elle intervient peu après la création du comité de désarmement, démobilisation et réintégration chargé de réintégrer les anciens combattants des groupes armés dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

 « Cette décision du chef de l’Etat procède de  sa volonté de permettre à ceux de nos jeunes compatriotes de ces deux régions désireux de renoncer à la violence et de revenir dans le droit chemin de pouvoir nouveau participer à la grande oeuvre de construction nationale », indique Ferdinand Ngoh Noph dans un communiqué rendu public jeudi, 13 décembre 2018.

Ainsi, sur les 289 bénéficiaires, 16 sont en détention à la prison de Bafoussam, 49 à la prison de Bamenda, 99 à la prison de Buea, 14 à New-Bell Douala et120 à Yaoundé.

Selon Joseph Beti Assomo, la liste des deux cent quatre-vingt-neuf personnes concernées sera publiée à l’issue des audiences du vendredi 14 décembre 2018.

Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense précise que cette mesure concerne uniquement les personnes dont l’examen approfondi des dossiers pendants devant des juridictions militaires et les dossiers d’enquêtes en cours ont fait ressortir à leur encontre des charges d’une amplitude de gravité relative.

Dès qu’elle sera appliquée, la libération des détenus anglophones qui s’en suivra sera la deuxième d’envergure qui sera opéré depuis le début de la crise anglophone en octobre 2019.

Comme cela a été le cas en août 2017, l’identité des personnes devant bénéficier de cet acte présidentiel ne sera pas connue d’avance, a précisé le média en ligne journalducameroun, ajoutant que la décision elle-même coïncide de nouveau avec la détention des personnalités reconnues comme leaders des contestations anglophones.

Cette décision du président camerounais ne concerne donc pas les criminels, assassins et autres dangereux terroristes, ainsi que les commanditaires et planificateurs de la pernicieuse crise sécuritaire en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

La justice poursuit sereinement son cours pour le cas de ces derniers.

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