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France

«Gilets jaunes»: des manifestants dispersés à coup de gaz lacrymogène

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Les manifestants ont escaladé l’Arc de Triomphe, dans le centre de Paris, alors que les affrontements avec la police anti-émeute se poursuivaient au cours d’un troisième week-end de rassemblements « gilet jaune ».

La police a tiré des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des canons à eau sur les Champs-Élysées, tandis que des manifestants masqués ont lancé des projectiles et incendié des bâtiments.

Au moins 110 personnes ont été blessées, dont 17 membres des forces de sécurité, et 270 arrestations ont été effectuées.

Les protestations contre la taxe sur les carburants se sont transformées en colère générale face au coût de la vie plus élevé.

Le président Emmanuel Macron a déclaré que ses politiques en matière de carburant étaient nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique.

Une personne était dans un état critique après que les manifestants aient abaissé une porte de fer dans le jardin des Tuileries, près du musée du Louvre, qui est tombée sur plusieurs personnes.

Un fusil d’assaut a également été volé dans un véhicule de la police, même s’il était difficile de savoir s’il était chargé, a rapporté l’agence de presse AFP, citant une source policière.

Le ministère français de l’Intérieur a déclaré qu’au moins 75 000 personnes s’étaient rassemblées en France pour les derniers rassemblements « gilets jaunes » (ainsi appelés gilets jaunes), ainsi appelés parce que les manifestants portaient le gilet pare-balles obligatoire dans la loi.

Près de 190 incendies ont été éteints et six bâtiments incendiés, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Le grand non lavé

Il est tout à fait clair qu’il y avait des agitateurs ou des « casseurs » au plus fort des affrontements avec la police. Nous avons vu des groupes de personnes issus de l’extrême gauche anarchiste et de l’extrême droite nationaliste. Ils étaient outillés et prêts à se battre décrit un reporter de la BBC à Paris.

La grande majorité des « gilets jaunes » (gilets jaunes) venus manifester à Paris ne faisaient pas partie de cette catégorie. Nombreux étaient ceux qui étaient heureux de regarder, ridiculisant la police et encourageant moralement les lignes de front.

Et puis il y avait les foules qui restaient en arrière – ne voulant véritablement rien avoir à faire avec ce problème. Inévitablement, même ces personnes ont convenu que c’était la police qui avait tout lancé, en utilisant de façon injustifiée des gaz lacrymogènes.

Les chiffres étaient faibles, quelques milliers seulement. Mais dans tout le pays, la cause est extrêmement populaire. Ils disent – assez fièrement – qu’ils sont les « sans-bosses », les grands non lavés, la majorité oubliée des bâtons. Et ils en ont assez.

Qu’est-ce que Macron a dit?

En réponse aux événements de la journée du sommet du G20 à Buenos Aires, M. Macron a déclaré que les manifestations « n’avaient absolument rien à voir avec une manifestation pacifique de mécontentement ou de mécontentement légitime ».

Il a ajouté que les responsables ne souhaitaient pas de changement mais souhaitaient « semer le chaos ».

« Aucune cause ne justifie que les autorités soient attaquées, que des entreprises soient pillées, que des passants ou des journalistes soient menacés ou que l’Arc de Triomphe soit souillé », a-t-il ajouté.

Plus tôt cette semaine, M. Macron avait tenté de prendre un ton conciliant, affirmant qu’il était ouvert aux idées sur la manière dont la taxe sur l’essence pourrait être appliquée.

Mais son discours ne semble pas être allé assez loin pour persuader les gens qu’il est déconnecté des gens ordinaires.

Qu’est-ce qui s’est passé samedi?

Des manifestations dramatiques ont eu lieu pendant plusieurs heures dans la capitale française.

Un bâtiment a été incendié sur une avenue principale près de l’Arc de Triomphe et les manifestants ont volé un fusil d’assaut dans un véhicule de la police situé au centre de la ville.

Les grands magasins et les stations de métro ont été fermés en raison de la violence. Mais les manifestants ont insisté sur le fait que le mouvement était pacifique.

« C’est un gâchis parce que nous n’avons pas de chef », a déclaré à l’AFP Dan Lodi, 68 ans.

« Il y a toujours des idiots qui viennent se battre, mais ils ne nous représentent pas du tout », a-t-il déclaré.

Parmi les manifestants pacifiques qui ont brandi des slogans tels que « Macron, arrêtez de nous traiter comme des idiots », il y en avait qui se cachaient le visage avec des masques et des lunettes.

La police a tiré des gaz lacrymogènes, un canon à eau et des grenades assourdissantes pour disperser ceux qui tentaient de démolir les barricades.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui s’est rendu sur les lieux, a tweeté qu’il y avait « 1 500 agitateurs en dehors du périmètre de sécurité qui sont venus se battre ».

Il a qualifié les manifestations de « insulte à la république ».

Que savons-nous de plus sur les manifestations?

Le mouvement s’est développé via les médias sociaux pour englober la colère croissante face aux impôts élevés et au coût de la vie, ainsi qu’à la critique plus large des politiques économiques du président Macron.

Il a des partisans de tous les horizons politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite, bien que M. Macron ait accusé ses adversaires politiques d’avoir détourné le mouvement afin de bloquer son programme de réformes.

Le correspondant de la BBC a déclaré que, du fait que le mouvement s’est développé via les médias sociaux, il ne dispose pas d’un leadership identifiable ni d’une demande cohérente. Ce qu’il y a, dit-il, c’est beaucoup de coordination via Facebook et beaucoup de soutien du public.

Près de 300 000 personnes ont pris part à la première manifestation nationale, le 17 novembre.

La plupart des manifestants sont restés pacifiques, même si plus de 200 personnes ont été blessées, dont plusieurs grièvement. Une personne est décédée après avoir été heurtée par un conducteur paniqué et un motocycliste a été tué quelques jours plus tard, quand une camionnette a été renversée dans un chaos de la circulation.

Pourquoi les conducteurs sur le sentier de la guerre?

Le prix du diesel, le carburant le plus utilisé dans les voitures françaises, a augmenté d’environ 23% au cours des 12 derniers mois pour atteindre une moyenne de 1,51 € (1,32 £) le litre, son plus haut niveau depuis le début des années 2000.

Les prix mondiaux du pétrole ont augmenté avant de redescendre, mais le gouvernement Macron a augmenté cette année sa taxe sur les hydrocarbures de 7,6 cents le litre sur le diesel et de 3,9 cents l’essence, dans le cadre d’une campagne pour des voitures plus propres et du carburant.

La décision d’imposer une nouvelle augmentation de 6,5 cents sur le diesel et de 2,9 cents sur l’essence le 1er janvier 2019 a été considérée comme la goutte d’eau.

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« Gilets jaunes » : Emmanuel Macron obtient une limitation des frais bancaires

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Encore un geste concret pour tenter d’apaiser des « gilets jaunes » toujours en colère: Emmanuel Macron a obtenu mardi une limitation des frais bancaires, qui s’ajoutera aux aides sociales annoncées lundi.

Le chef de l’Etat poursuivait ainsi ses efforts pour calmer un mouvement qui ne semblait pas s’éteindre mardi, les « gilets jaunes » jugeant les concessions insuffisantes même si le soutien global des Français au mouvement diminue.

Convoqués à l’Elysée, les patrons des grandes banques françaises ont accepté de geler leurs frais bancaires pour 2019 et de plafonner les frais d’incidents bancaires à 25 euros mensuels pour les 3,6 millions de personnes « les plus fragiles ». Ce qui reviendra, selon la Banque de France, à rendre aux ménages 500 à 600 millions d’euros de pouvoir d’achat.

L’exécutif comme le secteur bancaire étaient visiblement conscients de l’urgence à apporter des réponses à la colère des protestataires. Mercredi, Emmanuel Macron recevra des grandes entreprises, auxquelles il demandera également des efforts.

Car pour la quatrième semaine de mobilisation, bien qu’un peu moins nombreux, les « gilets jaunes » continuaient leurs opérations de blocages et manifestations sur les routes et ronds-points à travers la France.

Un peu plus de 1.900 manifestants et une quarantaine d’opérations de blocages étaient recensés mardi matin, selon une source policière interrogée par l’AFP.

Mais plusieurs sondages montrent que désormais environ la moitié des Français soutient le mouvement, contre plus des trois-quart la semaine dernière. Une partie de l’opinion estime en effet que les annonces correspondent aux revendications des manifestants.

Le gouvernement a mené mardi une vaste opération de service après-vente pour détailler les mesures d’aides au pouvoir d’achat annoncées brièvement la veille par le président de la République. Très attendue, son allocution a été suivie par 23 millions de personnes, un record absolu pour une déclaration officielle.

Edouard Philippe est monté au créneau mardi devant l’Assemblée pour défendre les mesures annoncées, chiffrées à environ 10 milliards d’euros, qui viendront creuser le déficit public.

Il est revenu en particulier sur l’annonce phare de la veille, une augmentation de 100 euros des salaires au niveau du Smic via une prime d’activité majorée. « Quand a-t-on augmenté le Smic d’un niveau de 100 euros ? Nous voulons aller beaucoup plus loin, beaucoup plus fort et beaucoup plus vite », a-t-il lancé, assurant que cette mesure au contour encore flou concernerait tous ceux payés au salaire minimum.

Il a aussi rappelé l’exemption de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros par mois, qui concernera désormais selon lui 70% des retraités, les heures supplémentaires défiscalisées et l’appel aux entreprises à verser une prime de fin d’année sans impôt ni charges.

Bonnes élèves, plusieurs grandes entreprises ont déjà fait savoir qu’elles verseraient une prime de 1.000 euros à leurs salariés, comme Orange, Altice, Iliad et Publicis.

Le Premier ministre a aussi dénoncé avec force les menaces et agressions visant des élus, en particulier des parlementaires LREM. « C’est gravissime », a-t-il averti.

Pour réconforter des élus « très éprouvés » par ces agressions, Emmanuel Macron recevait mardi soir à l’Elysée tous les parlementaires LREM et MoDem, une rencontre à grande échelle qu’il n’a pas organisée depuis des mois.

Les mesures annoncées lundi soir n’ont cependant pas été jugées suffisantes par de nombreux protestataires, qui ont annoncé leur détermination à poursuivre les blocages et appelé à un « acte V » samedi dans toute la France.

« Sur le coup, je me suis dit que Macron nous avait un peu entendus », confiait mardi à l’AFP Thomas Miralles, porte-parole des « gilets jaunes » des Pyrénées-orientales. « Mais quand on regarde dans le détail, en fait pas du tout », résume cet homme qui compte venir manifester samedi à Paris.

Comme lui, nombreux étaient les « gilets jaunes » à exprimer leur mécontentement. D’autres accueillaient plus positivement les annonces. Jacline Mouraud, porte-parole réputée modérée, a elle appelé à « une trêve », en saluant « des avancées ».

Les mesures annoncées risquent en tout cas de creuser nettement le déficit, qui selon Gérard Darmanin pourrait grimper à 2,5% hors coût de la transformation du CICE en baisse de charges (0,9%), soit 3,4% au lieu des 2,8% visés jusqu’ici.

« L’impact des annonces faites par le président » Macron sur le déficit français sera suivi « avec attention », a averti le Commissaire européen à l’Economie Pierre Moscovici.

Côté syndicats, les annonces ont été diversement appréciées. Laurent Berger (CFDT) y a vu « un vrai geste sur le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes », mais dénonce l’absence de mesure de « justice fiscale ». Emmanuel Macron « n’a rien compris de la colère qui s’exprime », a condamné la CGT.

Satisfait, le Medef a applaudi des mesures qui « répondent aux attentes sans pénaliser la compétitivité des entreprises ».

Les députés de gauche ont quant à eux déposé une motion de censure, qui sera soumise au vote jeudi.

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Manifestations des Lycéens: le mouvement se poursuit mardi sans s’amplifier

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Le mouvement lycéen s’est poursuivi sans s’amplifier mardi alors que des organisations de la jeunesse prévoyaient une journée « noire »: 450 établissements ont été perturbés, dont 60 bloqués, et des centaines de lycéens ont manifesté dans plusieurs villes de France.

Ce bilan est sensiblement équivalent à celui de lundi.

Le mouvement, né la semaine dernière dans le sillage de la colère protéiforme des « gilets jaunes », proteste notamment contre la réforme du bac, qui introduit une part de contrôle continu dans les notes de l’examen, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur Parcoursup et le service national universel (SNU).

Interrogé sur la réforme du bac lors des questions à l’Assemblée, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a indiqué s’être engagé à ce que la liste des « spécialités » proposées l’an prochain dans chaque lycée en Première soient connues « avant les vacances de Noël ». Une annonce censée rassurer les parents et lycéens toujours dans le flou sur plusieurs points de la réforme.

Les blocages de lycées s’accompagnent de rassemblements, qui ont mobilisé quelques milliers de jeunes à Paris et en région: un gros millier de manifestants dans la capitale, même nombre à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, 300 à Auxerre, Dijon, Lyon, Nîmes, Montpellier, Mérignac etc, selon les chiffres de la police.

A Marseille, la manifestation s’est dispersée dans le calme en fin de matinée. Au pied du rectorat, une cinquantaine de jeunes se sont agenouillés mains derrière la nuque, en référence à l’interpellation controversée de 151 jeunes la semaine dernière près d’un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

A Versailles, des centaines de lycéens venus de 4 établissements de Versailles ont manifesté à la mi-journée dans le calme, suivis de près par des véhicules de police. Sur le département des Yvelines, 15 jeunes ont été interpellés.

La situation était tendue dans quelques endroits en matinée: des voitures ont brûlé dans l’agglomération de Strasbourg et une équipe de France 3 a été prise à partie; un lycéen de 17 ans a été blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d’incidents devant un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Quelque 45 jeunes ont été interpellés sur le département.

– « On reste déterminé » –

Quatre organisations (le syndicat lycéen UNL, la fédération des parents d’élèves FCPE, le syndicat SNPES-FSU et le syndicat des avocats de France SAF) ont protesté mardi contre « la répression » infligée aux lycéens qui manifestent.

Selon Louis Boyard, président de l’UNL, « en moins de sept jours, plus de 1.000 lycéens » ont été interpellés par les forces de l’ordre. « À Mantes-la-Jolie, les jeunes ont été filmés, humiliés, sans respect de la présomption d’innocence lors des gardes à vue », s’est indignée Laurence Roque, du SAF.

« Macron nous fait la guerre et sa police aussi, mais on reste déterminé à bloquer le pays », scandaient les manifestants à Paris.

« Dans les banlieues, on est défavorisé parce que nos notes au bac n’auront pas la même valeur que ceux qui viennent des villes aisées », assure Jérôme, 17 ans, en terminale au lycée Jean-Zay d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Une délégation de lycéens a demandé à être reçue au ministère. Constatant que le rendez-vous ne se tiendrait pas avec le ministre mais avec son numéro 2 Jean-Marc Huart, elle est repartie, a-t-on appris auprès du ministère de l’Education.

« Notre intérêt est de sortir de cette crise », souligne-t-on rue de Grenelle. « Le problème, c’est que nous manquons d’interlocuteurs et que les revendications sont restées longtemps peu claires ».

Des lycéens en province ont déploré qu’Emmanuel Macron n’ait pas évoqué leurs revendications dans son allocution lundi soir. « Macron n’a pas eu un mot pour nous », a ainsi regretté Sacha, du lycée Claude-Fauriel à Saint-Etienne.

Les chefs d’établissement ont récemment exprimé leurs craintes liées aux flambées de violence qui ont parfois accompagné les blocages.

La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a, elle, déploré mardi « une manipulation » menée par « l’ultragauche » et « certains députés de La France insoumise ». Elle a estimé que ce mouvement touchait « un nombre restreint de lycées » mais était « extrêmement violent ».

Mardi cependant, les faits de violence étaient rares, selon les informations recueillies par les bureaux de l’AFP.

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A Cagnes, le maire prête des WC chimiques aux « gilets jaunes »

AFP

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Cahier de doléances, vote en conseil municipal: les « gilets jaunes » occupant un rond-point de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) ont obtenu l’attention du maire et ancien sénateur LR, Louis Nègre, qui leur a prêté un WC chimique, tout en s’inquiétant mardi que le mouvement joue les prolongations.

« La greffe n’a pas l’air de prendre, malgré quasiment 10 milliards d’euros (de mesures présidentielles), c’est un vrai problème pour notre pays », a commenté à l’AFP M. Nègre. « Je pense que le président aurait dû réagir plus tôt, et maintenant il n’y a plus de dialogue, j’ai ouvert un cahier de doléances dans ma commune mais même avec çà, les gens ne se sont pas précipités dessus et ils sont encore dans la partie +occupation+ ».

A plusieurs reprises, M. Nègre s’est rendu discrètement sur le rond-point occupé par des manifestants près de l’A8 au niveau d’un péage « pour comprendre ce qui se passait et pourquoi ils étaient là ».

« En fait, poursuit-il, c’est la classe moyenne inférieure, des gens qui la plupart travaillent et pas des professionnels de la manifestation. Une dame m’a avoué gênée, qu’elle avait déjà manifesté une fois auparavant, c’était en mai 1968. On n’est pas du tout habitué à voir ces citoyens-là s’établir sur un rond-point et cela représente une partie des Français qui se posent des questions ».

« Ils ne filtrent quasiment pas, les automobilistes les saluent mais ils ne gênent pas la circulation et n’empêchent pas les autres de travailler, ils sont pacifiques et en plus ils nettoient le rond-point », ajoute -t-il.

A la demande des manifestants soucieux de respecter les lieux qu’ils occupent, le maire a fait voter une motion vendredi et accédé à leur demande d’avoir un toilette chimique: « Je l’ai proposé au conseil municipal (vendredi) et cela a été accepté à l’unanimité ».

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