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Afrique

16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le genre : la 12e édition est lancée

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La campagne qui se tient en marge des célébrations  de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles a été lancée mardi dernier au Cameroun à l’hôtel Hilton de Yaoundé par ONU-Femmes.

Les faits parlent d’eux-mêmes, au Cameroun, plus d’une femme sur deux  soit 55% ont subi des violences physiques dès l’âge de 15 ans. 6 femmes sur 10 vivants en union ont subi des violences physiques, sexuelles et émotionnelles venant de la part de leur mari actuel ou le plus récent partenaire. 20% des femmes ont été forcées à avoir leur premier rapport sexuel. 30% des femmes ayant eu leur premier rapport sexuel avant l’âge de 15 ans ont été violées.

C’est en effet ce que révèle une compilation de données extraites de l’enquête démographique de santé  à indicateurs multiple 2011, de septembre 2012. Ces données qui font froid au dos  illustrent parfaitement la situation en matière de protection des droits des femmes et des filles dans notre pays.

La campagne des 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le genre qui  s’étend jusqu’au 10 décembre journée des Droits de l’Homme se veut une réponse forte à un fléau qui a aujourd’hui une dimension mondiale.

Selon Mme Allegra Maria Del Pilar Baiocchi, Coordonnateur Résident du système des Nations Unies, et Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement au Cameroun, la situation vue son ampleur exige une action nationale.

Il est pour cela nécessaire que toutes les parties prenantes s’investissent d’avantage souligne Madame Abena Ondoa  Marie Thérèse, ministre de la promotion de la femme et de la famille

Il est donc question, pour les acteurs de la préservation de l’intégrité et de la dignité de la femme de conscientiser les populations sur la violence faite aux femmes tout en les encourageant à dénoncer toutes formes de violence.

Si 8% des auteurs de violences physiques sont des enseignants, il importe pour le professeur Emmanuel PONDI, auteur de l’ouvrage intitulé « harcèlement sexuel et déontologie universitaire » dans une approche réaliste et pratique de comprendre les causes du phénomène et pour y apporter une réponse à la hauteur du préjudice.

Dans nos universités dit-il «  le faible ratio d’encadrement soit un enseignant pour mille étudiants ce qui tranche radicalement avec les prescriptions de l’UNESCO soit un enseignant pour trente étudiants, la fragilité du corps estudiantin couplé la démission des parents » sont là les éléments qui offrent un cadre propice au développement des violences de toutes sortes. Aussi préconise-t-il un retour aux valeurs africaines de civilisation. « nous devons promouvoir une université africaine et non l’université en Afrique »

Tout en interpellant les étudiants sur leur code vestimentaire quelques fois très subjectifs, le professeur Pondi, va inviter les victimes à dénoncer leur bourreau   « Les violeurs ne doivent pas se sentir intouchable, nos universités sont dotées des lignes d’écoute ».

Fait majeur, le Professeur Njiale Pierre marie maitre de conférences et enseignant à la faculté des arts, lettres et sciences humaines, à l’issu du conseil de discipline  tenu le 27 mai 2016, écopait d’une suspension de 4 ans, dans la même foulé le professeur Temdjim enseignant à la faculté de médecine et des sciences biomédicales est également suspendu.

«Lutte contre les violences faites aux  femmes : prêter une oreille attentive aux souffrances des survivantes », est le thème choisi cette année pour la Campagne au Cameroun.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Egypte

Le ministre français de l’Economie en Egypte pour préparer une visite de Macron

AFP

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Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est rendu dimanche en Egypte pour préparer la prochaine visite du président Emmanuel Macron, qualifiant le pays de « marché encore plus intéressant » pour les entreprises françaises.

Le ministre a expliqué à la presse qu’il avait eu un « excellent entretien avec le président Abdel Fattah al-Sissi pour préparer la visite du président de la République dans quelques jours, avec un objectif qui est de renforcer et diversifier les projets économiques » bilatéraux.

« Le président Sissi a fait un travail remarquable pour redresser l’économie égyptienne. Il a fait des choix courageux. Ca fait de l’Egypte un marché encore plus intéressant pour les entreprises françaises », a-t-il déclaré.

Avant de se rendre au palais présidentiel, M. Le Maire avait tenu une réunion avec un groupe de représentants d’entreprises françaises installées dans le pays.

Plus tard dans l’après-midi, le ministre a également rencontré le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouly pour une réunion de travail en compagnie de plusieurs membres de son cabinet.

« Nous avons eu un entretien très constructif avec le Premier ministre pour aborder des dossiers sur lesquels nous voulons avancer », a dit le ministre en citant notamment le domaine des transports et des « lignes de métro du Caire ».

« Nous avons également des projets de coopération dans le domaine de la Santé, en particulier dans le domaine du sang, un sujet important pour les autorités égyptiennes », a dit le ministre en se félicitant que tous ces dossiers « avancent bien ».

L’Egypte affronte une crise économique aiguë depuis la révolte de 2011 qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak et engendré une période d’instabilité politique.

En 2016, le pays a obtenu un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI).

En échange, le gouvernement du président Sissi, élu en 2014, puis réélu en 2018, a mis en place des réformes économiques drastiques, incluant notamment une dévaluation de la devise nationale et des réductions de subventions étatiques.

Le gouvernement égyptien assure aussi oeuvrer à l’amélioration de l’environnement économique pour attirer les investissements étrangers, notamment avec une loi de 2017 offrant des avantages fiscaux.

Frappé par une inflation qui est montée jusqu’à 30% après la dévaluation, et qui se situe autour de 12% aujourd’hui, le pays tente de relancer son économie.

Parallèlement, les organisations de défense des droits de l’Homme accusent régulièrement le gouvernement de M. Sissi de réprimer les voix critiques.

Elles accusent aussi l’Egypte d’utiliser des armements d’origine européenne, et notamment française, contre des civils, notamment pour réprimer l’opposition et les militants.

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RD Congo

RDC: le calme règne, premières félicitations pour le président élu Tshisekedi

AFP

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Le calme régnait dimanche à Kinshasa et dans le reste de la République démocratique du Congo (RDC), quelques heures après la proclamation par la Cour constitutionnelle de l’opposant Félix Tshisekedi comme président qui a commencé à être félicité par certains dirigeants africains.

Martin Fayulu, l’autre opposant arrivé second du scrutin du 30 décembre, avait appelé à des « manifestations pacifiques » sitôt après le rejet dans la nuit par le plus haut tribunal de RDC de son recours contestant la victoire de M. Tshisekedi.

Mais le dimanche était parfaitement ordinaire à Kinshasa. Les habitants se sont rendus à leurs lieux habituels de culte et la circulation était fluide sur les grandes artères, a constaté un journaliste de l’AFP.

Seul le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti historique d’opposition du président élu M. Tshisekedi, était un peu animé.

Près d’un millier de militants, dont la plupart avaient visiblement passé la nuit sur place, se réjouissaient de la victoire du fils du fondateur de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, mort en 2017.

Alors que M. Fayulu a appelé la communauté internationale à ne pas reconnaitre le président Tshisekedi, ce dernier a reçu les premières félicitations de dirigeants africains, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) demandant le « respect » de la « souveraineté » de la RDC.

Cette réaction augurait de possibles dissensions au sein de l’Union africaine (UA) dont une délégation de haut niveau, conduite par le président de sa Commission, le Tchadien Moussa Faki, et par son président en exercice, le chef de l’État rwandais Paul Kagame, est attendue lundi à Kinshasa.

L’UA avait souhaité jeudi la « suspension » de la proclamation des résultats définitifs, jugeant ceux de la Commission électorale en faveur de M. Tshisekedi entachés de « doutes sérieux ».

L’Union européenne a maintenu ses réserves dimanche, malgré le jugement de la Cour constitutionnelle de Kinshasa.

« Des doutes subsistent sur la conformité du résultat », a estimé un porte-parole de l’UE, appelant les parties à s’abstenir de toute violence et à coopérer avec la délégation de l’UA.

Dans ses premières réactions, le président élu a cherché l’apaisement.

« Ce n’est pas la victoire d’un camp contre un autre », a-t-il déclaré dans une vidéo.

« Demain, le Congo que nous allons former ne sera pas un Congo de la division, de la haine et du tribalisme. Ce sera un Congo réconcilié, un Congo fort, un Congo tourné vers le développement, son développement, dans la paix et la sécurité pour tous. »

« C’est l’aboutissement du combat du père fondateur, mais c’est aussi le commencement d’un autre combat dans lequel je veux engager le peuple congolais », a-t-il ajouté. « Le combat pour un mieux-être. (…) Au travail ».

A part son noyau dur de sympathisants, aucune expression massive de liesse n’a encore eu lieu, contrairement au passé, y compris lors des victoires en 2006 et 2011 de l’actuel président Joseph Kabila.

‘Putsch électoral’ –

La Cour constitutionnelle a validé tels quels les résultats de la Commission électorale (Céni) donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

M. Fayulu avait aussitôt appelé la communauté internationale à « ne pas reconnaître un pouvoir qui n’a ni légitimité ni qualité légale », se proclamant « le seul président légitime ».

Il a incité ses compatriotes à organiser « des manifestations pacifiques » sur tout le territoire. Si son appel n’a pas semblé être entendu dimanche matin, il faudra attendre un peu plus longtemps pour savoir s’il sera suivi ou non.

M. Fayulu a dénoncé un « putsch électoral » du président sortant avec la « complicité » de M. Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

Les estimations de l’influente Église catholique et celles du Groupe des experts sur le Congo (GEC) de l’université de New York, à partir de documents qui auraient fuité de la Céni, lui donnent aussi la victoire avec environ 60% des voix.

Le calme régnait aussi à Béni et Butembo (est), où l’élection présidentielle a été annulée en raison de l’épidémie d’Ebola et de massacres de civils, ainsi qu’à Goma plus au sud, selon un correspondant de l’AFP.

Aucun incident n’a été signalé, pas même à Kikwit (ouest), l’un des fiefs de M. Fayulu, où un important déploiement policier avait été observé samedi soir.

M. Tshisekedi, 55 ans, succède à Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son père Laurent-Désiré en janvier 2001. C’est la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC le 30 juin 1960.

Il devra cohabiter avec un Premier ministre issu de l’actuelle majorité pro-Kabila, qui a obtenu une vaste majorité (337 sièges sur 500) à l’Assemblée nationale d’après la Commission électorale.

« Le 22 (janvier) il y aura probablement prestation de serment, le gouvernement va démissionner et l’Assemblée nationale fera sa rentrée », a dit le porte-parole du gouvernement Lambert Mende sur le site d’information actualité.cd

La rejet du recours de M. Fayulu contestant les résultats de la Céni et réclamant un recomptage des voix, est sans surprise, car elle est largement considérée comme acquise au président Kabila.

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RD Congo

RDC : La cour constitutionnelle déclare Tshisekedi vainqueur de la présidentielle

La plus haute cour du Congo déclare Tshisekedi élu à la présidence

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Felix Tshisekedi RDC

La cour constitutionnelle du Congo a confirmé dimanche la victoire de l’élection présidentielle de Felix Tshisekedi, rejetant la contestation d’un autre dirigeant de l’opposition qui avait rejeté la décision de la cour et s’était proclamée président.
Le second, Martin Fayulu, a accusé Tshisekedi et le parti au pouvoir d’avoir contrecarré le résultat. Son geste qui risque d’attiser l’agitation à propos du scrutin très controversé.

Les partisans de Tshisekedi ont célébré la décision du tribunal dans les rues de Kinshasa. Fayulu a déclaré que les résultats résultaient d’un accord secret passé entre Tshisekedi et le président sortant Joseph Kabila, dans le but de le tromper d’une victoire de plus de 60%.

Le camp de Kabila et Tshisekedi ont nié avoir conclu un tel accord. Le président de la cour constitutionnelle, Benoit Luamba, a rejeté le recours comme « irrecevable ».

« La cour constitutionnelle vient de confirmer qu’elle sert un régime dictatorial (…) en validant de faux résultats (et en permettant) un coup d’État constitutionnel », a déclaré Fayulu dans un communiqué.

Les résultats provisoires des élections, qui devaient permettre le premier transfert de pouvoir démocratique du Congo en 59 ans d’indépendance de la Belgique, montraient que Tshisekedi l’emportait à peine par rapport à Fayulu. Le candidat favori de Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a terminé troisième.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, s’est félicité de la décision du tribunal.
« Felix Tshisekedi deviendra le cinquième président de la république », a déclaré Mende par téléphone.

Vidiye Tshimanga, porte-parole de Tshisekedi, a déclaré: « Nous sommes heureux que la voix du peuple congolais ait été entendue et qu’un véritable transfert démocratique et pacifique ait lieu. »

Si les partisans de Fayulu refusent le résultat, cela pourrait aggraver les troubles qui ont déjà vu la mort de 34 personnes, 59 blessés et 241 «arrestations arbitraires» la semaine dernière, selon le bureau des droits de l’homme des États-Unis.

La cour constitutionnelle du Congo est largement perçue comme redevable à Kabila, au pouvoir depuis l’assassinat de son père en 2001.

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