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Tunisie

111 nouvelles start-up tunisiennes célébrées par Souk At-tanmia

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La Banque africaine de développement a organisé la cérémonie d’annonce des lauréats de la troisième édition de Souk At-tanmia, un Partenariat qu’elle a initié et coordonné depuis 2012. Il s’agit de la troisième édition, qui a vu l’annonce officielle de111 projets lauréats, sélectionnés parmi près de 4500 candidats. L’évènement consacre l’esprit d’initiative et d’innovation en Tunisie, et s’inscrit dans le cadre des célébrations de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, commémorée du 12 au 18 novembre 2018 dans plus de 170 pays.

Plus de 400 personnes, y compris des responsables gouvernementaux, des partenaires de l’initiative, privés et publics investis dans l’écosystème ainsi que des  représentants de structures publiques et de la société civile tunisiennes.

La cérémonie a été également marquée par la présence des ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique et du Royaume-Uni en Tunisie, Daniel Rubinstein et Louise De Sousa qui se sont félicités des résultats portés par Souk At-tanmia avec la création, sur ses trois (3) éditions, de plus de 270 entreprises.

« Aujourd’hui, nous fêtons, dans leur diversité, ces jeunes femmes et ces jeunes hommes qui ont le goût d’entreprendre, l’indéniable envie de réussir et cette forte ambition de servir le développement de leur pays. Ces jeunes peuvent continuer à compter sur le soutien de la Banque africaine de développement et celui des différents partenaires », s’est réjoui dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

« Je tiens à saluer les efforts déployés par la Banque africaine de développement et ses partenaires pour leur contribution à la promotion de l’initiative privée et donc de l’emploi en Tunisie » a déclaré Saida Ounissi, ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi. Et d’ajouter: « Basé sur une approche réussie qu’il est intéressant de dupliquer, le Partenariat Souk At-tanmia s’aligne parfaitement avec les objectifs de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat conduite par le ministère de l’emploi »

En marge de cet évènement, une exposition a été également organisée pour renforcer la visibilité des startups créées, leur permettre de renforcer leurs réseaux d’affaires et leur faciliter l’établissement de synergies avec de nouveaux partenaires.

Honneur aux talentueux entrepreneurs

De l’intelligence artificielle avec ses algorithmes sophistiqués aux solutions informatiques complexes en passant par des procédés industriels très novateurs, les centaines d’idées présentées ont révélé une nouvelle génération d’entrepreneurs tunisiens capables d’impulser l’émergence de secteurs porteurs pour l’économie du pays.

« Cette troisième édition marque ainsi l’aboutissement d’un travail d’appui et de renforcement de capacités dont ont bénéficié, pendant plus de 18 mois, les 111 candidats retenus pour arriver à réussir leur levée de fonds et à concrétiser in fine leurs projets, » affirment les organisateurs.

Sélection compétitive et transparente

Suivant un processus transparent et compétitif, l’évaluation des projets a été conduite par des experts nationaux et internationaux représentant tous les partenaires de Souk At-tanmia, incluant les banques partenaires et les institutions financières de la place.

Figuraient au nombre des critères de sélection, la qualité et la viabilité techniques du projet, sa viabilité commerciale et sa faisabilité technique, outre le potentiel d’emplois créés. En sus du potentiel d’innovation, voire de l’impact positif du projet sur l’environnement et de son implantation géographique, il a également été tenu compte du profil de l’entrepreneur (jeune, chômeur, femme) et de sa motivation. A l’issue de ce processus, les 111 lauréats qui se sont distingués avaient finalisé, à 100 %, leurs schémas de financement.

« Souk At-tanmia m’a réellement permis de mettre en pratique mes idées et de créer ma propre entreprise» s’est réjouie Rania Mechergui, orignaire de Ain Draham, dans le Nord-Ouest de la Tunisie. Fondatrice de l’ONG « Koullena Harfa » qui œuvre à la préservation et à la promotion du savoir-faire artisanal tunisien, sa participation à Souk At-tanmia lui a offert la possibilité de développer une véritable offre d’éco-tourisme dans sa région natale. Et d’ajouter « Souk At-tanmia a répondu concrètement à l’envie des jeunes entrepreneurs, que nous sommes, d’aller de l’avant et au-delà des contraintes pour contribuer au développement de notre pays ».

Un entrepreneuriat créateur de vocations et d’emplois

La sélection des 111 projets retenus accorde une belle place aux jeunes de 18 à 35 ans (69 % des projets), aux femmes (43.2 %), aux chômeurs (63 %), tout en valorisant les régions prioritaires du pays (70.3 %). D’ici 2023, plus de 1600 emplois seraient ainsi créés par ces entrepreneurs.

Les projets retenus reflètent une grande diversité sectorielle : agriculture et agro-alimentaire (29.7%), manufacture et industrie (20.7%), technologies de l’information et de la communication (14.4%), autres services (12.6%), énergies renouvelables et recyclage (7.2%). L’artisanat, éducation ainsi que les services liés au tourisme comptent pour 15.4%.

Le coût total de ces projets atteint les 14 millions de dinars tunisiens (TND). Ce sont 4,3 millions TND environ de dons qui seront versés par Souk At-tanmia aux lauréats, afin qu’ils  renforcent le capital de leurs entreprises. A noter que le Partenariat a permis de lever 5,7 millions TND auprès des banques et 4,1millions TND auprès d’autres sources de financement.

Enfin, chaque lauréat se verra financer par un don à concurrence de 50 000 TND et bénéficiera d’un programme d’accompagnement personnalisé avec des modules exposant les mécanismes de création de la valeur ajoutée ainsi que les techniques d’accès aux marchés.

La nécessité de renforcer l’écosystème

En marge de cette cérémonie, un atelier intitulé « Cartographie de l’entreprenariat en Tunisie : Situation, défis et perspectives » a été organisé. Pour les dizaines d’experts présents, l’opportunité a été donnée d’établir un état des lieux des dispositifs existants de soutien à l’entreprenariat et d’échanger sur les actions à mettre en œuvre pour renforcer l’écosystème entrepreneurial dans le pays.

Particularité de cette troisième édition de Souk At-tanmia, un nouveau programme de renforcement des capacités a été développé au profit des multiples acteurs de l’écosystème tunisien de l’entreprenariat. Objectif : améliorer la qualité des services d’accompagnement et d’appui offerts aux entrepreneurs à travers le pays. La cérémonie a été enfin l’occasion de célébrer les 60 meilleurs participants à ce cycle de formation qui se sont vu décerner un diplôme.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Tunisie

Human Rights Watch appelle la Tunisie à arrêter Omar Al-Bashir et à le livrer à la CPI

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Omar Al-Bashir

Human Rights Watch (HRW) a appelé le gouvernement tunisien à arrêter le président soudanais Omar Al-Bashir et à le livrer à la Cour pénale internationale (CPI), alors qu’il se rendra au sommet de la Ligue arabe à Tunis ce week-end.

Le tribunal basé à La Haye a émis deux mandats d’arrêt à l’encontre d’Al-Bashir pour dix chefs de crimes de guerre, de génocide et de crimes contre l’humanité, dans le cadre du conflit dans l’ouest du Darfour.

« La Tunisie doit montrer son engagement pour la justice internationale en interdisant ou en arrêtant le président Al-Bashir s’il met les pieds dans le pays », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe de la justice internationale à HRW.

« Al-Bashir est un fugitif international qui devrait être à La Haye pour faire face aux charges qui pèsent contre lui, sans assister aux sommets organisés par les membres de la CPI. »

Les dirigeants arabes doivent se réunir dimanche pour la 30e réunion annuelle du groupe. Ce sommet a lieu pour la première fois en Tunisie depuis la révolution qui a renversé Zein El-Abidine Ben Ali.

En juillet 2011, la Tunisie est également devenue le premier pays nord-africain à adhérer à la CPI et à ratifier le Statut de Rome, ce qui signifie qu’ils sont disposés à renvoyer les crimes pertinents devant la Cour. L’arrivée d’Al-Bashir mettrait cet engagement à l’épreuve pour la première fois.

« La CPI compte sur ses États membres tels que la Tunisie pour que la coopération dans la remise des suspects soit efficace », a déclaré Keppler. «Les victimes du Darfour, dont des centaines de milliers vivent dans des camps de réfugiés ou de personnes déplacées depuis plus de 10 ans, méritent de voir Al-Bashir enfin traduit en justice,» a ajouté Keppler.

Bien que recherché depuis 2009, Al-Bashir voyage fréquemment dans le monde entier. le nombre de voyages a culminé en 2015 avec 27 visites à l’étranger, suivies de 24 en 2017 et de 23 en 2016. Il voyage souvent dans des pays qui ne sont pas signataires du Statut de Rome, notamment en Arabie saoudite, en Éthiopie et au Qatar. Il a également visité des membres à part entière tels que l’Afrique du Sud et l’Ouganda.

L’année dernière, la CPI a conclu que la Jordanie, également membre, avait manqué à ses obligations internationales d’arrêter Al-Bashir alors qui s’était rendu dans ce pays à l’occasion du précédent sommet de la Ligue arabe. La Haye a envoyé ses conclusions au Conseil de sécurité des Nations unies pour suite à donner.

Cependant, en septembre, la Jordanie a fait appel de la décision, affirmant que le Royaume « considère Omar Al-Bashir comme un chef d’État en exercice et donc à l’abri des arrestations », fondé sur le principe juridique international de la courtoisie entre États; l’affaire est en instance devant une chambre d’appel de la CPI.

Dans sa déclaration, HRW a également souligné le recours excessif à la force par les autorités soudanaises contre les récentes manifestations pacifiques contre le gouvernement; plus de 60 personnes ont été tuées et des milliers d’autres arrêtées lors de manifestations contre l’austérité économique et l’autocratie politique.

«L’impunité de longue date pour les violations des droits de l’homme par les autorités soudanaises a alimenté la brutalité actuelle», conclut le communiqué.

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Tunisie

En Tunisie, enthousiasme et craintes face à la contestation algérienne

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Manifestations enthousiastes mais limitées, silence radio des responsables politiques: les Tunisiens regardent avec un intérêt teinté de crainte les manifestations monstres en Algérie voisine.

Le vent de contestation qui souffle sur Alger ravive à Tunis les souvenirs de l’euphorie de 2011, quand de gigantesques manifestations avaient poussé à la fuite le président Zine el Abidine Ben Ali, et entraîné dans leur sillage des révoltes ayant provoqué la chute d’autres régimes arabes réputés inamovibles.

Samedi, plusieurs organisations de la société civile ont organisé une manifestation de solidarité, qui a rassemblé une centaine d’Algériens et de Tunisiens chantant à l’unisson avec les manifestants en Algérie leur opposition à un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Une mobilisation limitée dans un pays qui considère l’Algérie, pays de 41 millions d’habitants, comme une « grande soeur ».

La Tunisie partage plus de 1.000 kilomètres de frontières avec l’Algérie, son seul voisin avec la Libye.

« La Tunisie démocratique fait profil bas car elle n’a ni les moyens ni l’ambition d’exporter son modèle », estime le politologue tunisien Hamza Meddeb.

Seul pays rescapé du Printemps arabe, la Tunisie poursuit tant bien que mal une démocratisation marquée par des crises politiques et économiques.

Si les soulèvements de 2011 ont mis fin à certains régimes arabes autoritaires et répressifs, en Algérie l’opposition est marginalisée mais pas systématiquement réprimée. La population dispose d’une marge d’expression.

C’est l’annonce de la candidature de M. Bouteflika pour un cinquième mandat qui a déclenché le 22 février des manifestations de protestation inédites depuis l’arrivée en 1999 au pouvoir du chef de l’Etat, âgé de 82 ans et très diminué depuis un grave AVC en 2013.

– Craintes du scénario libyen –

Samedi, lors de la manifestation à Tunis, Aouoicha Bekhti, une militante et avocate algérienne de passage, affirme: « il y a déjà le précédent tunisien, il y a eu aussi des révoltes en Algérie, cette fois, on ne reviendra jamais en arrière ».

« Algérie libre et démocratique = Algérie en sécurité », pouvait-on lire sur une banderole déployée devant les manifestants.



Car une partie des Tunisiens s’inquiète d’une éventuelle déstabilisation de l’Algérie voisine. L’autre pays frontalier de la Tunisie, la Libye, a plongé dans le chaos après sa révolution en 2011 et cela a eu de graves répercussions sécuritaires et économiques sur Tunis.

« Vous savez que les Tunisiens ont souffert du chaos en Libye, donc ils ont peur qu’il y ait un autre chaos en Algérie », explique Alaa Talbi, président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), une des ONG organisant la mobilisation.

« Je comprends ce silence absurde du reste de la société civile tunisienne mais aussi des partis politiques », ajoute-t-il.

Trois jours après le début de la contestation en Algérie, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a déclaré à Genève que le peuple algérien était « libre de s’exprimer comme il l’entend sur sa gouvernance ». Avant de nuancer: « Chaque pays a ses propres règles, et je n’ai pas le droit de donner des leçons à qui que ce soit ».

Aucun autre responsable tunisien n’a pris publiquement la parole.

Le 1er mars à Tunis, une première manifestation de solidarité avec l’Algérie, non autorisée officiellement, avait été rapidement dispersée par la police. La fermeté de la réaction avait surpris, alors même qu’en Algérie, les manifestants conquéraient les rues.

– « Retour de bâton » –

Les autorités algériennes et tunisiennes sont liées par une coopération dans la lutte antiterroriste, essentielle pour venir à bout des groupes armés opérant dans les régions montagneuses frontalières, où les attaques et opérations sont récurrentes.

Dans le cadre de cette coopération, le ministre tunisien de l’Intérieur Hichem Fourati était en déplacement en Algérie le 26 février.

La Tunisie dépend en outre de l’Algérie pour sa consommation de gaz naturel, tandis que les vacanciers algériens représentent une part grandissante des touristes.

Et le commerce avec son voisin algérien de l’ouest est crucial, ses exportations ayant souffert de la perte du marché libyen.

La presse tunisienne est elle restée précautionneuse sur la contestation en Algérie.

« Personne ne veut se mettre à dos une partie de la classe politique algérienne », explique M. Meddeb. « Les autorités tunisiennes ne veulent pas laisser croire que la Tunisie prend partie, en montrant un signe même minime de soutien (aux manifestants), pour éviter tout retour de bâton algérien ».

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Tunisie

Tunisie: le ministre de la Santé démissionne après le décès de 11 bébés

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Le ministre tunisien de la Santé, Abderraouf Chérif, a démissionné après le tollé provoqué par le décès de 11 nouveau-nés entre jeudi et vendredi dans une grande maternité publique de Tunis, a indiqué le gouvernement.

Le Premier ministre Youssef Chahed a annoncé avoir accepté la démission d’Abderraouf Chérif, a écrit la présidence du gouvernement tunisien sur sa page Facebook tard samedi soir.

« Les responsables de tout manquement seront poursuivis », a déclaré M. Chahed, qui s’est rendu à la maternité samedi soir, après l’indignation déclenchée par ces décès considérés comme révélateurs d’un délabrement du système de santé publique.

« Il y aura des réunions la semaine prochaine avec toutes les structures du secteur de la santé pour évaluer tous les problèmes », a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée par ses services.

« Crime d’Etat », titrait dimanche le quotidien national Essafa, alors qu’une organisation de médecins suspecte une infection déclenchée par un produit d’alimentation.

Les images de parents quittant l’hôpital avec le minuscule corps de leur enfant dans des cartons usagés ont choqué l’opinion tunisienne.

Les onze nouveau-nés étaient internés à la maternité de la Rabta, qui fait partie d’un important complexe hospitalier de la capitale.

Le président de la Société tunisienne de pédiatrie, Mohamed Douagi, avait alerté sur sa page Facebook il y a quelques mois de la situation dans cette maternité, qui gère selon lui 15.000 naissances par an.



Un service de réanimation néonatale s’est retrouvé avec « la seule chef de service et ses deux assistantes », après un départ de médecins, avait-il souligné, accusant le gouvernement de chercher à faire des économies dans un secteur « mourant ».

De nombreux praticiens tunisiens quittent le pays pour trouver de meilleures conditions de travail à l’étranger. Le pays, qui a promis au Fonds monétaire international de diminuer son déficit budgétaire, peine à réorganiser des services publics qui périclitent.

Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué samedi soir que les décès ont « probablement » été causés par un « choc septique » dû à une infection du sang.

« Les éléments de l’enquête en cours s’orientent vers une infection nosocomiale (contractée au cours de l’hospitalisation, ndlr) sévère, dont le point de départ est un produit d’alimentation parentérale », c’est à dire administré par sonde gastrique, a précisé la société tunisienne de pédiatrie dans un communiqué publié sur Facebook.

Cette organisation a appelé « les autorités à faire toute la lumière » sur les faits et rappelé « l’urgence de prendre des décisions pour sauver l’hôpital public ».

Une enquête sanitaire et une autre enquête judiciaire ont été ouvertes.

« Des mesures de prévention et de traitement ont été prises afin d’éviter d’autres victimes » et de « s’assurer de l’état de santé des autres bébés de la maternité », a indiqué samedi le ministère de la Santé, sans préciser le nombre de nouveau-nés infectés.

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