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Un objet super rapide déplace 30% de la vitesse de la lumière détecté au cœur de notre galaxie

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Dans une nouvelle publication, les astronomes ont détaillé l’observation visuelle d’une énorme poussière en orbite à une vitesse incroyable, juste au-delà de l’horizon des événements du trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie de la Voie lactée.

Au cœur de notre galaxie, à environ 26 700 années-lumière de la Terre, se trouve un trou noir gigantesque, plus de 4 millions de fois supérieur à celui de notre Soleil, mais comprimé en une sphère de 12,5 millions de milles de large, soit environ le tiers de la distance séparant notre étoile d’origine.

Alors que les objets célestes sont attirés par le puits implacable de gravité du trou noir monstrueux – une source radio astronomique très brillante et super petite, habituellement désignée par les astronomes comme ‘Sagittarius A *’ -, ils sont aspirés, bien que certaines orbites soient profondément elliptiques, le corps jette un coup d’œil sur ce que l’on appelle l’horizon des événements (le point auquel même la lumière ne peut s’échapper).

Le fait de passer devant un trou noir accélère un corps céleste à des vitesses fantastiques, qui se sont révélées être une fraction importante de la vitesse de la lumière.

Comme les mouvements de nombreuses étoiles en orbite autour du Sagittaire A * ont été documentés visuellement à l’aide de télescopes installés au sommet d’une montagne en Amérique du Sud, l’un d’entre eux, connu sous le nom de S2, a une orbite d’une durée équivalente à 16 années terrestres. L’horizon des événements du trou noir à 11 milliards de kilomètres, soit un peu plus loin que la distance actuelle entre notre Soleil et Voyager I (le premier vaisseau spatial interstellaire de l’humanité).

Mais des objets tels que des nuages ​​de poussière – se rapprochant beaucoup plus d’un trou noir – s’agitent devant le monstre gravitationnel et deviennent par conséquent les sources de lumière continue les plus brillantes de l’univers connu.

En observant attentivement les signatures lumineuses visuelles de ces objets qui défilent devant le trou noir géant de la Voie lactée, les astronomes – utilisant un instrument appelé GRAVITY – combinent la lumière provenant de quatre grands télescopes qui font eux-mêmes partie du spectaculaire très grand télescope d’Atacama, au Chili. Au cours de 2018, nous avons noté avec joie des éruptions lumineuses soudaines émanant de très près de l’objet supermassif.

Comme les observations des éruptions apparaissaient dans le spectre infrarouge, les astronomes en ont déduit que la poussière surchauffée en orbite autour du trou noir et en interaction avec un champ magnétique provoquait la convergence de ce que l’on appelle les lignes de champ momentum, masse et énergie, s’enroulant puis soudainement, casser, libérant d’énormes quantités d’énergie explosive en un instant.

En mesurant la position de la poussière agitée sur plusieurs mois, les astronomes ont appris qu’une poignée de torches de poussière surchauffées se déplaçant près du trou noir constituaient en réalité le même objet, se déplaçant sur une seule orbite.

Et ils vont extrêmement vite.

En voyageant à seulement 62 millions de kilomètres au-dessus du Sagittaire A * – environ deux tiers de la distance entre la Terre et le Soleil – les nuages ​​de poussière surchauffés se déplacent à environ 30% de la vitesse de la lumière, ou environ 186 millions de miles par heure.

Un objet se déplaçant à cette vitesse pourrait arriver de la Terre en quelques secondes à la Lune. Vénus, normalement en orbite autour de notre soleil après environ 5600 heures, disputerait le trajet en une heure seulement.

Comme pour tout objet de masse, les trous noirs courbent l’espace-temps. Contrairement aux objets de masse normale tels qu’un rocher, une montagne ou une lune, les trous noirs – étant supermassifs – courbent beaucoup l’espace-temps, entraînant une rupture de la physique newtonienne.

Les implications de la découverte suggèrent l’expansion de Sagittarius A *, alors que de plus en plus de matériaux sont entraînés dans sa masse béante galactique, tout en apportant la preuve irréfutable que le trou noir est réel.

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Ariane 5 décolle et lance deux satellites pour la Corée du Sud et l’Inde

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La dernière Ariane 5 de l’année 2018 a décollé du centre spatial de Kourou en Guyane française mardi soir avec à son bord deux satellites pour la Corée du Sud et l’Inde, a constaté l’AFP.

Le lanceur lourd européen Ariane 5 a décollé depuis le centre spatial guyanais (CSG) de Kourou à 17H37 heure locale, a constaté l’AFP.

La fusée emmène à son bord deux satellites: un de télécommunication pour l’Inde et un météorologique pour la Corée du Sud.

La mission dure environ 34 minutes du décollage à la séparation des satellites.

GSAT-11 est un satellite de télécommunication conçu et fabriqué par l’agence spatiale indienne. C’est « le plus gros satellite jamais construit » par l’ISRO (Indian Space Research Organisation), a indiqué un communiqué d’Arianespace, la société de lancements. GSAT-11 réduira la fracture numérique dans le sous-continent indien. Sa durée de vie est estimée à plus de 15 ans.

GEO-KOMPSAT-2A, développé par l’Institut coréen de recherche sur le spatial pour le gouvernement sud-coréen fournira des données permettant d’effectuer des prévisions météorologiques et de surveiller la météorologie spatiale. Sa durée de vie est estimée à 10 ans.

Il s’agit du sixième et dernier lancement de l’année 2018 d’une Ariane 5 depuis la Guyane française.

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SpaceX a placé 64 satellites en orbite d’un coup

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SpaceX a placé lundi 64 mini-satellites en orbite terrestre, un record américain et la première fois que la société californienne dédie entièrement un lancement au marché croissant des petits satellites.

La société d’Elon Musk a battu un autre record en réutilisant pour la troisième fois un premier étage de sa fusée Falcon 9. Ce premier étage, aussi appelé booster, est revenu se poser sans incident sur une plateforme automatisée au large de la Californie, selon des images diffusées par SpaceX.

A bord de la fusée se trouvaient 15 microsatellites et 49 Cubesats, appartenant à 34 clients différents, privés, publics et universitaires, venant de 17 pays dont la France, la Corée du Sud et le Kazakhstan.

La fusée avait été entièrement affrétée par la société Spaceflight, spécialisée dans le « rideshare », c’est-à-dire le fait de mettre plusieurs satellites à bord d’une même fusée.

Les microsatellites pèsent quelques dizaines de kilogrammes. Les Cubesats sont des satellites plus petits encore, construits à partir de modules standards.

La fusée est partie du pas de tir de la base aérienne de Vandenberg en Californie. Un peu plus de sept minutes plus tard, le premier étage, après s’être séparé du second, est revenu se poser.

La coiffe, qui enferme et protège les satellites au sommet de la fusée pendant la sortie de l’atmosphère, devait également être récupérée par un bateau équipé de grands filets, baptisé « Mr. Steven ». Mais chaque moitié de la coiffe a raté le filet, a tweeté Elon Musk. Les deux moitiés seront repêchées, a-t-il écrit.

Les satellites devaient être placés en orbite pendant une période de cinq à six heures, selon chaque engin, à des altitudes différentes selon les besoins des clients. Spaceflight a conçu un « distributeur » spécial pour la mission, qui éjectera les satellites individuellement.

Tous les clients n’ont pas des missions scientifiques.

Le musée d’art du Nevada a ainsi envoyé une sculpture légère de l’artiste Trevor Paglen qui, une fois dépliée, est censée être visible depuis la Terre à l’oeil nu la nuit.

Au total, SpaceX a réalisé 19 lancements en 2018, battant son record de 18 lancements en 2017. Et d’autres sont encore prévus avant la fin de l’année, dont un nouveau ravitaillement de la Station spatiale internationale, mardi.

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Ariane 5 lancera mardi des satellites pour l’Inde et la Corée du Sud

AFP

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Une fusée Ariane 5 doit décoller mardi de Kourou, en Guyane française, pour mettre en orbite deux satellites: un de télécommunication pour l’Inde et un météorologique pour la Corée du Sud.

« Arianespace sert les ambitions spatiales de deux agences de premier plan en mettant en orbite les satellites GSAT-11 pour l’ISRO (Indian Space Research Organisation) et GEO-KOMPSAT-2A pour le KARI (Korea Aerospace Research Institute) », indique la société européenne de lancement dans un communiqué.

Le décollage est prévu mardi entre 17H37 et 18H53, heure de Kourou (entre 20H37 GMT et 21H53 GMT, 21H37 et 22H53, heure de Paris). La mission durera environ 34 minutes du décollage à la séparation des satellites.

GSAT-11 est un satellite de télécommunication conçu et fabriqué par l’agence spatiale indienne afin de réduire la fracture numérique dans le sous-continent indien. Sa durée de vie est estimée à plus de 15 ans.

GEO-KOMPSAT-2A, développé par l’Institut Coréen de Recherche sur le Spatial pour le gouvernement sud-coréen, fournira des données permettant d’effectuer des prévisions météorologiques et de surveiller la météorologie spatiale. Sa durée de vie est estimée à 10 ans.

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