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France

Brexit: Jeremy Hunt se réjouit du « lien d’amitié » avec la France

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Jeremy Hunt a déclaré que le Royaume-Uni et la France resteraient « liés par des liens d’amitié » pendant des décennies après le Brexit.

Dans un discours prononcé à Paris, le secrétaire aux Affaires étrangères a qualifié la relation multicanal de « relation de concurrence, de coopération, de similitude et de différence ».

Les officiels ont déclaré que la visite visait à montrer que l’amitié entre les deux pays était « plus grande que le Brexit ».

Il existe toutefois des avertissements: le partage du renseignement peut être endommagé si un cadre n’est pas mis en place pour atténuer les risques.

Un rapport d’un groupe de travail anglo-français composé notamment de l’ancien secrétaire général de l’OTAN, Lord Robertson, et de l’ancien premier ministre français, Bernard Cazeneuve, a déclaré que la coopération en matière de cyber-sécurité et de lutte contre le terrorisme pourrait être mise en péril si le Royaume-Uni part en mars accord.

Le processus du Brexit en est à une phase critique. Selon des rapports, Theresa May pourrait demander l’approbation de son cabinet quelques jours plus tard pour signer un accord sur les conditions du retrait du Royaume-Uni.

Hunt fait partie d’un groupe de ministres influents qui insisteraient pour obtenir des conseils juridiques complets sur les conditions de tout accord sur la frontière irlandaise et sur le fonctionnement d’un prétendu arrangement de sécurité visant à maintenir la frontière ouverte.

La France a adopté une position intransigeante sur le Brexit. Son président, Emmanuel Macron, s’est élevé contre le Royaume-Uni lors d’un sommet tenu en Autriche en septembre, affirmant que sa sortie ne pourrait saper l’unité européenne.

‘Attelage ensemble’

Mais les industries françaises ont aussi le sentiment de pouvoir attirer des emplois à Londres, en particulier dans les services financiers, après le départ du Royaume-Uni.

L’incertitude entoure les accords bilatéraux sur l’immigration franco-britanniques après le Brexit, bien que le Royaume-Uni ait clairement indiqué qu’il souhaitait qu’ils se poursuivent, de même que la coopération en matière de défense avancée entre les deux pays.

Dans son discours, qui sera prononcé en français, M. Hunt se félicitera de ce qu’il a déclaré être près de 200 ans de coopération multicanale.

Il rendra hommage à la solidarité franco-anglaise, qui, selon lui, a été résumée par la réponse emphatique de la France aux empoisonnements des Skripals à Salisbury plus tôt cette année et des attentats terroristes de l’année dernière à Londres.

« Nous n’oublierons jamais le moment qui a suivi l’attaque de Manchester lorsque le président Macron a marché de l’Elysée à l’ambassade britannique pour exprimer la solidarité de la France », déclarera-t-il.

« Et la foule du Stade de France a chanté l’hymne national britannique – ni quand, après l’attaque du Bataclan, la foule de Wembley a chanté la Marseillaise. »

Avant le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale dimanche, M. Hunt dira que les destins des deux pays ont été « réunis » par le conflit « dans lequel nous nous sommes battus et avons saigné côte à côte pendant plus de quatre ans ».

Le secrétaire aux Affaires étrangères doit s’entretenir avec son homologue français Jean-Yves Le Drian sur la défense, la sécurité nationale et la cyber-sécurité.

La réunion intervient alors que des appels étaient lancés pour que les deux plus grandes puissances militaires d’Europe renforcent leur coopération en consolidant une série d’accords bilatéraux en vigueur depuis 2010.

Le correspondant de la BBC en charge de la sécurité, Frank Gardner, a déclaré que les responsables de Whitehall insistaient sur le fait que le partage des renseignements existait en dehors du cadre de l’UE et qu’ils espéraient que celui-ci survivrait au bouleversement du Brexit.

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France

Des milliers d’anti-avortement manifestent à Paris

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Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont commencé dimanche à défiler à Paris pour la 13e « Marche pour la vie », en opposition à l’avortement, a constaté l’AFP.

« Vivre est un droit », « IVG: dire la vérité, c’est dissuader », « Protéger le faible, ça c’est fort », proclament les différentes pancartes dans un cortège qui a quitté la Porte Dauphine en direction du Trocadéro.

Les manifestants, dont beaucoup évoquent les 220.000 enfants « empêchés de naître » chaque année (216.700 avortements ont été pratiqués en France en 2017, un chiffre stable depuis 2001), portent des foulards bleus où l’on peut lire: « En marche pour la vie 20 janvier 2019 ».

« Macron, Macron, touche pas aux embryons », scandent-ils notamment, derrière une banderole de tête affirmant « la vie n’offre aucune garantie, l’avortement ne laisse aucune chance ».

Convaincu de réunir « cette année beaucoup de monde », dans la « contexte » du mouvement des « gilets jaunes », Nicolas Sévillia, délégué général de la Marche, a expliqué qu' »au-delà de la « détresse sociale », c’est « aussi une souffrance immatérielle » qui s’exprime.

La marche d’aujourd’hui est « l’acte premier de la mobilisation citoyenne contre la révision de la loi bioéthique », a-t-il ajouté.

La Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, « c’est l’arbre qui cache la forêt », des choses « beaucoup plus graves » figurent dans le projet de révision, a abondé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune. Pour lui, le gouvernement envisage « le traitement des gamètes » et « l’utilisation de l’embryon dans la recherche ».

Viviane Lambert, qui contestera lundi lors d’une nouvelle audience à Châlons-en-Champagne la procédure d’arrêt des soins pour son fils Vincent, en état végétatif depuis dix ans, s’est déclarée « très impressionnée de voir tout ce monde pour défendre la vie ». « Nous commençons à être usés par cette histoire de fin de vie mais Vincent résiste et nous résisterons avec lui jusqu’au bout », a-t-elle ajouté.

Un sénateur argentin, Mario Fiad, a pris la parole en début de rassemblement pour « soutenir » la marche. Le Sénat argentin a voté en août contre l’avortement, après des débats marqués selon lui par de « très fortes pressions » venant d’organisations internationales.

La « Marche pour la vie » n’est « pas confessionnelle » mais la nonciature apostolique (ambassade du Saint-Siège) à Paris a transmis, selon les organisateurs, un message d’encouragement du pape François.

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France

Le débat national, conçu pour « endormir » les « gilets jaunes », selon Priscillia Ludosky

AFP

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Le débat national lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la colère sociale des « gilets jaunes » est un moyen de « les endormir », a estimé dimanche Priscillia Ludosky, l’une des initiatrices du mouvement, regrettant le refus du gouvernement de recourir au référendum.

« Pour moi, c’est un moyen d’endormir un petit peu l’affaire et de se dire : « les manifestations ne vont plus se faire, on va faire un petit débat et on va les endormir » », a-t-elle déclaré à l’AFP, en marge d’une marche de femmes « gilets jaunes » à Paris.

« Tout ce qui tourne autour du débat est complètement flou pour moi », a estimé celle qui a recueilli plus d’un million de signatures avec sa pétition contre la hausse des taxes sur le carburant. « On ne sait pas très bien comment les réponses vont être restituées », et les deux ministres chargés de l’animer, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu, « ne sont certainement pas indépendants ».

Mme Ludosky n’appelle toutefois pas à boycotter le débat. « Que chaque personne aille communiquer ce qui ne va pas dans sa ville ou son département, je trouve ça intéressant si c’est fait correctement », a-t-elle poursuivi.

Cette autoentrepreneuse de Seine-et-Marne, 33 ans, a récemment lancé une deuxième pétition centrée autour de trois revendications: « la baisse des taxes sur les produits de première nécessité, la mise en place du référendum d’initiative citoyenne, la baisse des rentes et des salaires des hauts fonctionnaires et des élus ».

Trois sujets issus de consultations menées au sein du mouvement, et sur lesquels elle avait réclamé « l’organisation d’un référendum » lors de rencontres avec des membres du gouvernement.

« Ils ne veulent pas se saisir du référendum, ils ne veulent pas aborder les sujets qui ne les arrangent pas », a-t-elle estimé. « C’est important de continuer à se mobiliser pour dire que oui le débat il est là, mais non ce n’est pas ce qu’on a demandé », a-t-elle conclu.

Samedi, la dixième journée d’action a vu défiler environ 84.000 « gilets jaunes » partout en France, selon le ministère de l’Intérieur. Le mouvement a procédé à un décompte de son côté et revendique un « nombre jaune » de 147.365 personnes « mininum ».

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France

Raffarin toujours adhérent à LR, mais « plus près du projet de Macron » sur l’Europe

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L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a déclaré dimanche qu’il « déciderait » s’il reste au sein des Républicains en fonction de la position du parti sur l’Europe, soulignant être « aujourd’hui plus près du projet de Macron ».

Interrogé sur RTL et LCI sur son maintien au sein de la formation présidée par Laurent Wauquiez, M. Raffarin a expliqué « attendre la position des Républicains sur l’Europe ».

« Pour moi, c’est le sujet central : c’est la question de la sécurité, de l’économie, c’est la question de notre destin. C’est sur ce sujet que je déciderai », a-t-il fait valoir, en indiquant qu’il était « toujours au parti Les Républicains », « à jour de cotisation ».

M. Raffarin, favorable à l' »idée de coalition », veut choisir « le mieux européen, le mieux incarné ». « Si je regarde le projet aujourd’hui, je suis plus près du projet de Macron », a-t-il convenu.

« Je vois sur le dossier européen une remise en cause (de la part de LR) qui me paraît extrêmement dangereuse », a attaqué M. Raffarin, en considérant que « Laurent Wauquiez ne cherche pas vraiment à créer le rassemblement ».

« Est-ce que le projet (de LR) est vraiment européen ? Je souhaite la composition de la liste », a-t-il encore douté, en estimant en outre que « la France n’a pas intérêt à faire tomber de son piédestal le président de la République ».

Un soutien au chef de l’État ? « Voyez une sympathie », a répondu l’ex-locataire de Matignon. « Sur l’Europe, on est d’accord. Reste à savoir comment on va construire ce travail de réforme de l’Europe, et avec quels alliés ».

A propos de François-Xavier Bellamy, qui tient la corde pour conduire la liste LR aux Européennes, l’ancien Premier ministre a dit « ne pas le connaître, mais l’avoir seulement lu ».

Cet élu de Versailles âgé de 33 ans, un philosophe d’obédience conservatrice, inconnu du grand public mais qui s’était fait remarquer au sein des opposants à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, est « quelqu’un de respectable, comme beaucoup de gens », selon M. Raffarin.

« Ce que je souhaiterais, c’est qu’à 33 ans, il s’engage vraiment dans l’Europe, que ce ne soit pas une activité parmi d’autres: l’enseignement, la littérature… L’Europe, c’est à plein temps et c’est pour longtemps », a mis en garde l’ex-patron de la région Poitou-Charentes.

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