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Afrique

Africa Investment Forum : Le financement des infrastructures en Afrique a crû de 22 % en 2017 (Consortium pour les infrastructures en Afrique – ICA)

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African Development Bank Group (AfDB)
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Le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA par acronyme anglais) (https://www.ICAfrica.org/fr) a annoncé, mercredi 7 novembre 2018, que les financements engagés pour le développement des infrastructures en Afrique ont augmenté de 22 % en 2017.

Publié le premier jour de l’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmentForum.com), le rapport 2017 de l’ICA sur les Tendances de financement des infrastructures en Afrique révèle que les engagements en faveur du développement des infrastructures sur le continent ont bondi de 66,9 milliards de dollars en 2016 à 81,6 milliards de dollars en 2017.

Ce chiffre est le plus haut enregistré depuis 2010 et les analyses de l’ICA montrent que cette croissance est essentiellement due à deux facteurs majeurs : une hausse de 13 milliards de dollars des engagements de la Chine et une hausse de 3,7 milliards de dollars des dépenses publiques des États africains. 

« La publication du rapport 2017, le premier jour de l’Africa Investment Forum, est des plus opportunes, a déclaré Mike Salawou, coordinateur de l’ICA et chef de la Division infrastructure et partenariats à la Banque africaine de développement. « Au fil des ans, [ce rapport] est devenu un document important pour présenter de manière cohérente la manière dont les financements sont mobilisés pour développer les infrastructures du continent. » Et d’ajouter aussitôt : « Mais, si l’augmentation de 22 % des engagements financiers en 2017 est bienvenue, le rapport sert aussi à souligner l’ampleur du déficit de financement des infrastructures en Afrique ‒ une question cruciale qui est précisément au centre de nos préoccupations durant ce Forum. »

Autre enseignement, que contient le rapport : les engagements des pays membres de l’ICA en faveur de projets d’infrastructure en Afrique ont atteint, en 2017, 19,7 milliards de dollars, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2016 (18,6 milliards de dollars), ce qui représente l’un des plus forts engagements depuis que l’ICA a commencé à rassembler les données.

La valeur des projets engagés avec la participation du secteur privé et qui ont atteint leur clôture financière en 2017 a totalisé près de 5,2 milliards de dollars, dont 2,3 milliards de dollars (44,8 %) provenant de fonds privés. Le secteur des transports demeure le principal bénéficiaire, absorbant près de 42 % du total des investissements dans les infrastructures en 2017, suivi du secteur de l’énergie (30 %) puis du secteur de l’eau (16 %).

Sur les 81,6 milliards de dollars engagés en 2017 pour développer les infrastructures en Afrique, l’Afrique de l’Ouest a perçu 22 milliards, devant l’Afrique du Nord (15,9 milliards), l’Afrique de l’Est (15,8 milliards), l’Afrique australe hors Afrique du Sud (12,2 milliards), l’Afrique du Sud (8,7 milliards) et l’Afrique centrale (6 milliards).

La première édition de l’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmentForum.com), qui se déroule du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, offre une plate-forme destinée à financer des projets bancables en Afrique, à conclure des transactions dans le secteur des infrastructures et à proposer des solutions financières novatrices.

L’événement réunit des entreprises mondiales, des acteurs financiers et des décideurs publics qui s’attaqueront aux déficits en matière d’investissement dans les infrastructures du continent.

Le rapport 2017 sur les Tendances de financement des infrastructures en Afrique peut être téléchargé sur le site web du Consortium pour les infrastructures en Afrique (https://www.ICAfrica.org/fr/).

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contacts :  
Banque africaine de développement
Chawki Chahed 
Tél. : +225 20 26 27 02
c.chahed@afdb.org

ICA
Nick Sheppard 
Tél.: +44 77 24 24 12 14 / 07 724 241 214 
sheppard.nick@gmail.com

À propos du Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) :
Lancé lors du sommet du G8 en 2005 à Gleneagles (Écosse), le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) (https://www.ICAfrica.org/fr/).a pour mission d’aider à améliorer les conditions de vie et le bien-être économique de millions d’Africains, en soutenant et en favorisant l’investissement dans les infrastructures en Afrique, de sources publiques et privées.
Logé à la Banque africaine de développement, l’ICA est le fruit d’une relation tripartite entre donateurs bilatéraux, agences multilatérales et institutions africaines. L’adhésion, du côté africain, est menée par la Banque africaine de développement et la Banque de développement de l’Afrique du Sud (DBSA). La Banque mondiale, la Société financière internationale (SFI), la Communauté européenne (CE) et la Banque européenne d’investissement (BEI) sont également membres de l’ICA, ainsi que tous les pays du G8 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis), outre l’Afrique du Sud.
https://www.ICAicafrica.org/fr/

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (www.AfDB.org) est la première institution de financement du développement en Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 37 pays africains et dotée d’un bureau extérieur au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.
Pour plus d’informations : www.AfDB.org

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Egypte

Le ministre français de l’Economie en Egypte pour préparer une visite de Macron

AFP

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Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est rendu dimanche en Egypte pour préparer la prochaine visite du président Emmanuel Macron, qualifiant le pays de « marché encore plus intéressant » pour les entreprises françaises.

Le ministre a expliqué à la presse qu’il avait eu un « excellent entretien avec le président Abdel Fattah al-Sissi pour préparer la visite du président de la République dans quelques jours, avec un objectif qui est de renforcer et diversifier les projets économiques » bilatéraux.

« Le président Sissi a fait un travail remarquable pour redresser l’économie égyptienne. Il a fait des choix courageux. Ca fait de l’Egypte un marché encore plus intéressant pour les entreprises françaises », a-t-il déclaré.

Avant de se rendre au palais présidentiel, M. Le Maire avait tenu une réunion avec un groupe de représentants d’entreprises françaises installées dans le pays.

Plus tard dans l’après-midi, le ministre a également rencontré le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouly pour une réunion de travail en compagnie de plusieurs membres de son cabinet.

« Nous avons eu un entretien très constructif avec le Premier ministre pour aborder des dossiers sur lesquels nous voulons avancer », a dit le ministre en citant notamment le domaine des transports et des « lignes de métro du Caire ».

« Nous avons également des projets de coopération dans le domaine de la Santé, en particulier dans le domaine du sang, un sujet important pour les autorités égyptiennes », a dit le ministre en se félicitant que tous ces dossiers « avancent bien ».

L’Egypte affronte une crise économique aiguë depuis la révolte de 2011 qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak et engendré une période d’instabilité politique.

En 2016, le pays a obtenu un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI).

En échange, le gouvernement du président Sissi, élu en 2014, puis réélu en 2018, a mis en place des réformes économiques drastiques, incluant notamment une dévaluation de la devise nationale et des réductions de subventions étatiques.

Le gouvernement égyptien assure aussi oeuvrer à l’amélioration de l’environnement économique pour attirer les investissements étrangers, notamment avec une loi de 2017 offrant des avantages fiscaux.

Frappé par une inflation qui est montée jusqu’à 30% après la dévaluation, et qui se situe autour de 12% aujourd’hui, le pays tente de relancer son économie.

Parallèlement, les organisations de défense des droits de l’Homme accusent régulièrement le gouvernement de M. Sissi de réprimer les voix critiques.

Elles accusent aussi l’Egypte d’utiliser des armements d’origine européenne, et notamment française, contre des civils, notamment pour réprimer l’opposition et les militants.

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RD Congo

RDC: le calme règne, premières félicitations pour le président élu Tshisekedi

AFP

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Le calme régnait dimanche à Kinshasa et dans le reste de la République démocratique du Congo (RDC), quelques heures après la proclamation par la Cour constitutionnelle de l’opposant Félix Tshisekedi comme président qui a commencé à être félicité par certains dirigeants africains.

Martin Fayulu, l’autre opposant arrivé second du scrutin du 30 décembre, avait appelé à des « manifestations pacifiques » sitôt après le rejet dans la nuit par le plus haut tribunal de RDC de son recours contestant la victoire de M. Tshisekedi.

Mais le dimanche était parfaitement ordinaire à Kinshasa. Les habitants se sont rendus à leurs lieux habituels de culte et la circulation était fluide sur les grandes artères, a constaté un journaliste de l’AFP.

Seul le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti historique d’opposition du président élu M. Tshisekedi, était un peu animé.

Près d’un millier de militants, dont la plupart avaient visiblement passé la nuit sur place, se réjouissaient de la victoire du fils du fondateur de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, mort en 2017.

Alors que M. Fayulu a appelé la communauté internationale à ne pas reconnaitre le président Tshisekedi, ce dernier a reçu les premières félicitations de dirigeants africains, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) demandant le « respect » de la « souveraineté » de la RDC.

Cette réaction augurait de possibles dissensions au sein de l’Union africaine (UA) dont une délégation de haut niveau, conduite par le président de sa Commission, le Tchadien Moussa Faki, et par son président en exercice, le chef de l’État rwandais Paul Kagame, est attendue lundi à Kinshasa.

L’UA avait souhaité jeudi la « suspension » de la proclamation des résultats définitifs, jugeant ceux de la Commission électorale en faveur de M. Tshisekedi entachés de « doutes sérieux ».

L’Union européenne a maintenu ses réserves dimanche, malgré le jugement de la Cour constitutionnelle de Kinshasa.

« Des doutes subsistent sur la conformité du résultat », a estimé un porte-parole de l’UE, appelant les parties à s’abstenir de toute violence et à coopérer avec la délégation de l’UA.

Dans ses premières réactions, le président élu a cherché l’apaisement.

« Ce n’est pas la victoire d’un camp contre un autre », a-t-il déclaré dans une vidéo.

« Demain, le Congo que nous allons former ne sera pas un Congo de la division, de la haine et du tribalisme. Ce sera un Congo réconcilié, un Congo fort, un Congo tourné vers le développement, son développement, dans la paix et la sécurité pour tous. »

« C’est l’aboutissement du combat du père fondateur, mais c’est aussi le commencement d’un autre combat dans lequel je veux engager le peuple congolais », a-t-il ajouté. « Le combat pour un mieux-être. (…) Au travail ».

A part son noyau dur de sympathisants, aucune expression massive de liesse n’a encore eu lieu, contrairement au passé, y compris lors des victoires en 2006 et 2011 de l’actuel président Joseph Kabila.

‘Putsch électoral’ –

La Cour constitutionnelle a validé tels quels les résultats de la Commission électorale (Céni) donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

M. Fayulu avait aussitôt appelé la communauté internationale à « ne pas reconnaître un pouvoir qui n’a ni légitimité ni qualité légale », se proclamant « le seul président légitime ».

Il a incité ses compatriotes à organiser « des manifestations pacifiques » sur tout le territoire. Si son appel n’a pas semblé être entendu dimanche matin, il faudra attendre un peu plus longtemps pour savoir s’il sera suivi ou non.

M. Fayulu a dénoncé un « putsch électoral » du président sortant avec la « complicité » de M. Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

Les estimations de l’influente Église catholique et celles du Groupe des experts sur le Congo (GEC) de l’université de New York, à partir de documents qui auraient fuité de la Céni, lui donnent aussi la victoire avec environ 60% des voix.

Le calme régnait aussi à Béni et Butembo (est), où l’élection présidentielle a été annulée en raison de l’épidémie d’Ebola et de massacres de civils, ainsi qu’à Goma plus au sud, selon un correspondant de l’AFP.

Aucun incident n’a été signalé, pas même à Kikwit (ouest), l’un des fiefs de M. Fayulu, où un important déploiement policier avait été observé samedi soir.

M. Tshisekedi, 55 ans, succède à Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son père Laurent-Désiré en janvier 2001. C’est la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC le 30 juin 1960.

Il devra cohabiter avec un Premier ministre issu de l’actuelle majorité pro-Kabila, qui a obtenu une vaste majorité (337 sièges sur 500) à l’Assemblée nationale d’après la Commission électorale.

« Le 22 (janvier) il y aura probablement prestation de serment, le gouvernement va démissionner et l’Assemblée nationale fera sa rentrée », a dit le porte-parole du gouvernement Lambert Mende sur le site d’information actualité.cd

La rejet du recours de M. Fayulu contestant les résultats de la Céni et réclamant un recomptage des voix, est sans surprise, car elle est largement considérée comme acquise au président Kabila.

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RD Congo

RDC : La cour constitutionnelle déclare Tshisekedi vainqueur de la présidentielle

La plus haute cour du Congo déclare Tshisekedi élu à la présidence

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Felix Tshisekedi RDC

La cour constitutionnelle du Congo a confirmé dimanche la victoire de l’élection présidentielle de Felix Tshisekedi, rejetant la contestation d’un autre dirigeant de l’opposition qui avait rejeté la décision de la cour et s’était proclamée président.
Le second, Martin Fayulu, a accusé Tshisekedi et le parti au pouvoir d’avoir contrecarré le résultat. Son geste qui risque d’attiser l’agitation à propos du scrutin très controversé.

Les partisans de Tshisekedi ont célébré la décision du tribunal dans les rues de Kinshasa. Fayulu a déclaré que les résultats résultaient d’un accord secret passé entre Tshisekedi et le président sortant Joseph Kabila, dans le but de le tromper d’une victoire de plus de 60%.

Le camp de Kabila et Tshisekedi ont nié avoir conclu un tel accord. Le président de la cour constitutionnelle, Benoit Luamba, a rejeté le recours comme « irrecevable ».

« La cour constitutionnelle vient de confirmer qu’elle sert un régime dictatorial (…) en validant de faux résultats (et en permettant) un coup d’État constitutionnel », a déclaré Fayulu dans un communiqué.

Les résultats provisoires des élections, qui devaient permettre le premier transfert de pouvoir démocratique du Congo en 59 ans d’indépendance de la Belgique, montraient que Tshisekedi l’emportait à peine par rapport à Fayulu. Le candidat favori de Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, a terminé troisième.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, s’est félicité de la décision du tribunal.
« Felix Tshisekedi deviendra le cinquième président de la république », a déclaré Mende par téléphone.

Vidiye Tshimanga, porte-parole de Tshisekedi, a déclaré: « Nous sommes heureux que la voix du peuple congolais ait été entendue et qu’un véritable transfert démocratique et pacifique ait lieu. »

Si les partisans de Fayulu refusent le résultat, cela pourrait aggraver les troubles qui ont déjà vu la mort de 34 personnes, 59 blessés et 241 «arrestations arbitraires» la semaine dernière, selon le bureau des droits de l’homme des États-Unis.

La cour constitutionnelle du Congo est largement perçue comme redevable à Kabila, au pouvoir depuis l’assassinat de son père en 2001.

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