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France

La coalition européenne de défense lancée à Paris

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L’initiative d’intervention européenne a officiellement pris forme à Paris après des mois de négociations avec l’Allemagne, que la France veut au centre de la force.

Une coalition de forces armées européennes prêtes à réagir aux crises proches des frontières du continent a été lancée mercredi, la Finlande devenant le dixième pays à s’y associer, à la suite des appels lancés par le président français Emmanuel Macron pour une « véritable armée européenne ».

L’initiative dirigée par la France n’entrerait pas en conflit avec l’alliance de l’OTAN dominée par les États-Unis, vieille de plus de soixante-dix ans, disent certains partisans, mais reflète en partie les inquiétudes suscitées par une États-Unis plus isolationniste sous le président Donald Trump.

L’initiative d’intervention européenne a officiellement pris forme à Paris après des mois de négociations avec l’Allemagne, que la France veut au centre de la force.

Macron avait proposé l’idée il y a plus d’un an, mais d’autres pays de l’Union européenne ont exprimé leur scepticisme. Cette idée a coïncidé avec le lancement par l’UE d’un pacte de défense historique destiné à promouvoir les investissements militaires conjoints.

L’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni, le Danemark, l’Estonie, les Pays-Bas, l’Espagne et le Portugal ont tous donné leur feu vert au mouvement mené par la France. Les membres collaboreront à la planification, à l’analyse de nouvelles crises militaires et humanitaires et à d’éventuelles réponses militaires à ces crises.

« Dans un environnement où les menaces et les bouleversements de nature géopolitique ou climatique se multiplient, l’initiative doit envoyer le message que l’Europe est prête, que l’Europe est capable », a déclaré un responsable du ministère français de la Défense.

Le départ imminent de l’UE par la Grande-Bretagne, longtemps opposé à la collaboration militaire de l’UE en dehors de l’OTAN, a ravivé les discussions sur la coopération en matière de défense – de même que l’inquiétude que Trump soit moins disposé que ses prédécesseurs à défendre l’Europe contre la Russie nouvellement affirmée .

L’initiative ne «contredit ni ne contourne les efforts historiques de l’UE en matière de défense, ni ceux de l’OTAN», a déclaré le responsable de la défense. « Au contraire, cela ne fera qu’améliorer l’interopérabilité entre les pays participants. »

Macron a appelé mardi à la constitution d’une « véritable armée européenne » pour réduire sa dépendance aux États-Unis.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a longtemps défendu l’idée que l’UE devrait disposer de davantage de capacités de défense communes, distinctes de l’OTAN.

Tout le monde n’est pas convaincu.

«Des avancées pragmatiques et une construction patiente avec ceux qui sont prêts à une convergence politique dans la défense sont infiniment préférables aux slogans et incantations totalement illusoires et même contre-productifs», a déclaré Arnaud Danjean, membre du comité des affaires étrangères et de la défense du Parlement européen.

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Des milliers d’anti-avortement manifestent à Paris

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Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont commencé dimanche à défiler à Paris pour la 13e « Marche pour la vie », en opposition à l’avortement, a constaté l’AFP.

« Vivre est un droit », « IVG: dire la vérité, c’est dissuader », « Protéger le faible, ça c’est fort », proclament les différentes pancartes dans un cortège qui a quitté la Porte Dauphine en direction du Trocadéro.

Les manifestants, dont beaucoup évoquent les 220.000 enfants « empêchés de naître » chaque année (216.700 avortements ont été pratiqués en France en 2017, un chiffre stable depuis 2001), portent des foulards bleus où l’on peut lire: « En marche pour la vie 20 janvier 2019 ».

« Macron, Macron, touche pas aux embryons », scandent-ils notamment, derrière une banderole de tête affirmant « la vie n’offre aucune garantie, l’avortement ne laisse aucune chance ».

Convaincu de réunir « cette année beaucoup de monde », dans la « contexte » du mouvement des « gilets jaunes », Nicolas Sévillia, délégué général de la Marche, a expliqué qu' »au-delà de la « détresse sociale », c’est « aussi une souffrance immatérielle » qui s’exprime.

La marche d’aujourd’hui est « l’acte premier de la mobilisation citoyenne contre la révision de la loi bioéthique », a-t-il ajouté.

La Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, « c’est l’arbre qui cache la forêt », des choses « beaucoup plus graves » figurent dans le projet de révision, a abondé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune. Pour lui, le gouvernement envisage « le traitement des gamètes » et « l’utilisation de l’embryon dans la recherche ».

Viviane Lambert, qui contestera lundi lors d’une nouvelle audience à Châlons-en-Champagne la procédure d’arrêt des soins pour son fils Vincent, en état végétatif depuis dix ans, s’est déclarée « très impressionnée de voir tout ce monde pour défendre la vie ». « Nous commençons à être usés par cette histoire de fin de vie mais Vincent résiste et nous résisterons avec lui jusqu’au bout », a-t-elle ajouté.

Un sénateur argentin, Mario Fiad, a pris la parole en début de rassemblement pour « soutenir » la marche. Le Sénat argentin a voté en août contre l’avortement, après des débats marqués selon lui par de « très fortes pressions » venant d’organisations internationales.

La « Marche pour la vie » n’est « pas confessionnelle » mais la nonciature apostolique (ambassade du Saint-Siège) à Paris a transmis, selon les organisateurs, un message d’encouragement du pape François.

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France

Le débat national, conçu pour « endormir » les « gilets jaunes », selon Priscillia Ludosky

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Le débat national lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la colère sociale des « gilets jaunes » est un moyen de « les endormir », a estimé dimanche Priscillia Ludosky, l’une des initiatrices du mouvement, regrettant le refus du gouvernement de recourir au référendum.

« Pour moi, c’est un moyen d’endormir un petit peu l’affaire et de se dire : « les manifestations ne vont plus se faire, on va faire un petit débat et on va les endormir » », a-t-elle déclaré à l’AFP, en marge d’une marche de femmes « gilets jaunes » à Paris.

« Tout ce qui tourne autour du débat est complètement flou pour moi », a estimé celle qui a recueilli plus d’un million de signatures avec sa pétition contre la hausse des taxes sur le carburant. « On ne sait pas très bien comment les réponses vont être restituées », et les deux ministres chargés de l’animer, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu, « ne sont certainement pas indépendants ».

Mme Ludosky n’appelle toutefois pas à boycotter le débat. « Que chaque personne aille communiquer ce qui ne va pas dans sa ville ou son département, je trouve ça intéressant si c’est fait correctement », a-t-elle poursuivi.

Cette autoentrepreneuse de Seine-et-Marne, 33 ans, a récemment lancé une deuxième pétition centrée autour de trois revendications: « la baisse des taxes sur les produits de première nécessité, la mise en place du référendum d’initiative citoyenne, la baisse des rentes et des salaires des hauts fonctionnaires et des élus ».

Trois sujets issus de consultations menées au sein du mouvement, et sur lesquels elle avait réclamé « l’organisation d’un référendum » lors de rencontres avec des membres du gouvernement.

« Ils ne veulent pas se saisir du référendum, ils ne veulent pas aborder les sujets qui ne les arrangent pas », a-t-elle estimé. « C’est important de continuer à se mobiliser pour dire que oui le débat il est là, mais non ce n’est pas ce qu’on a demandé », a-t-elle conclu.

Samedi, la dixième journée d’action a vu défiler environ 84.000 « gilets jaunes » partout en France, selon le ministère de l’Intérieur. Le mouvement a procédé à un décompte de son côté et revendique un « nombre jaune » de 147.365 personnes « mininum ».

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France

Raffarin toujours adhérent à LR, mais « plus près du projet de Macron » sur l’Europe

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L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a déclaré dimanche qu’il « déciderait » s’il reste au sein des Républicains en fonction de la position du parti sur l’Europe, soulignant être « aujourd’hui plus près du projet de Macron ».

Interrogé sur RTL et LCI sur son maintien au sein de la formation présidée par Laurent Wauquiez, M. Raffarin a expliqué « attendre la position des Républicains sur l’Europe ».

« Pour moi, c’est le sujet central : c’est la question de la sécurité, de l’économie, c’est la question de notre destin. C’est sur ce sujet que je déciderai », a-t-il fait valoir, en indiquant qu’il était « toujours au parti Les Républicains », « à jour de cotisation ».

M. Raffarin, favorable à l' »idée de coalition », veut choisir « le mieux européen, le mieux incarné ». « Si je regarde le projet aujourd’hui, je suis plus près du projet de Macron », a-t-il convenu.

« Je vois sur le dossier européen une remise en cause (de la part de LR) qui me paraît extrêmement dangereuse », a attaqué M. Raffarin, en considérant que « Laurent Wauquiez ne cherche pas vraiment à créer le rassemblement ».

« Est-ce que le projet (de LR) est vraiment européen ? Je souhaite la composition de la liste », a-t-il encore douté, en estimant en outre que « la France n’a pas intérêt à faire tomber de son piédestal le président de la République ».

Un soutien au chef de l’État ? « Voyez une sympathie », a répondu l’ex-locataire de Matignon. « Sur l’Europe, on est d’accord. Reste à savoir comment on va construire ce travail de réforme de l’Europe, et avec quels alliés ».

A propos de François-Xavier Bellamy, qui tient la corde pour conduire la liste LR aux Européennes, l’ancien Premier ministre a dit « ne pas le connaître, mais l’avoir seulement lu ».

Cet élu de Versailles âgé de 33 ans, un philosophe d’obédience conservatrice, inconnu du grand public mais qui s’était fait remarquer au sein des opposants à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, est « quelqu’un de respectable, comme beaucoup de gens », selon M. Raffarin.

« Ce que je souhaiterais, c’est qu’à 33 ans, il s’engage vraiment dans l’Europe, que ce ne soit pas une activité parmi d’autres: l’enseignement, la littérature… L’Europe, c’est à plein temps et c’est pour longtemps », a mis en garde l’ex-patron de la région Poitou-Charentes.

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