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Afrique

Gouvernance Forestière : Échanger pour un meilleur avenir des forêts du Bassin du Congo

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Ils étaient environ 300 participants venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique, pour partager leurs expériences sur les questions qui minet le secteur forestier dans le but de proposer des solutions pour améliorer la gouvernance forestière dans la région.

Du 30 au 31 octobre 2018, la ville de Brazza au Congo a abrité le 1er Forum sur la Gouvernance Forestière (FGF) organisé dans le cadre du projet Voix des Citoyens pour le Changement (CV4C). Cette rencontre régionale visait entre autres à fournir un espace ouvert, libre d’échange et de partage d’informations, d’expériences, des leçons apprises, des idées et des recherches à jour autour de la Gouvernance forestière, des processus APV-FLEGT, de la REDD+, de l’utilisation des terres et d’autres initiatives. Ceci avec pour objectif d’améliorer la gouvernance forestière et la lutte contre l’exploitation illégale, la déforestation et la dégradation des forêts. Mais aussi c’était une occasion pour les acteurs engagés dans la gestion durable d’enclencher et de poursuivre le processus de promotion des projets contribuant à terme à une gestion responsable et pérenne des forêts du bassin du Congo.

Estimant que la forêt fait partie des solutions les moins onéreuses face aux impacts du réchauffe- ment climatique, le représentant de la COMIFAC a souligné l’urgence et la nécessité qu’il y a à gérer durablement les forêts du bassin du Congo et d’ailleurs. Surtout que suite à une publication d’un groupe d’Experts Intergouvernemental d’études sur le climat, il en ressort que la terre est en proie à un processus accéléré du réchauffement climatique, un véritable danger pour la survie des populations et une réelle entrave au développement de notre continent.  Raison pour laquelle il devient impératif de trouver des solutions devant face à ce problème de gouvernance forestière, quand on sait que plusieurs fléaux tels que la corruption entraînent indéniablement d’importantes pertes sur le plan financier dans les pays de la région. « Nous espérons que les leçons tirées à l’issue de ce forum pourront contribuer à l’accélération des processus de lutte contre la mal gouvernance forestière dans le Bassin du Congo », dixit Aurelian Mbzibain, chef du Projet CV4C.

Des recommandations

Il faut relever en effet que le FGF déroulé à Brazza est le 11e d’une série de conférence internationales similaires organisées dans le cadre du projet « Renforcement de la Gouvernance Forestière en Afrique » et le projet EU-CFPR du Centre International pour le Développement et la Formation (CIDT). Au terme de la rencontre de Brazzaville, quelques recommandations ont été formulées, notamment :

  • Le renforcement de l’accompagnement des communautés par les ONG dans la définition et la réalisation des projets d’intérêt communautaire ;
  • Le renforcement des mesures correctives et punitives en cas de non-respect des obligations par les concessionnaires ;
  • La prise en compte de la complexité des rôles liés au genre afin de déterminer le spossibilités d’amélioration de la gouvernance forestière et d’œuvrer pour une plus grande équité ;
  • Le renforcement du cadre juridique relatif au partage des bénéfices issus de l’exploitation forestière en insistant sur le consentement libre, informé et préalable des communautés locales et populations autochtones et la parité homme-femme.

Par ailleurs, la société civile, le secteur privé, les communautés dépendantes des forêts, les peuples autochtones, tout comme les bailleurs de fonds espèrent que ces recommandations influeront les négociations au niveau politique entre les différentes parties. Mais déjà, lesdites recommandations pourraient être proposées au cours de la 18e Réunion des Parties, organisée par le Partenariat des Forêts du Bassin du Congo (PFBC) qui aura lieu en novembre à Bruxelles, en présence de plusieurs chefs d’Etat et des partenaires impliqués dans la Gouvernance forestière dans le Bassin du Congo.

 

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Afrique

Ouganda : Des dirigeants de MTN menacent « la sécurité nationale »

L’Ouganda déporte des responsables français et rwandais de MTN, citant la sécurité nationale

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MTN-Business

L’Ouganda a déporté un dirigeant français et un dirigeant rwandais du groupe de télécommunication MTN, les accusant de vouloir compromettre la sécurité nationale, a annoncé mardi la police.

MTN Ouganda, une unité de la société de télécommunications sud-africaine, a déclaré que son directeur du marketing, Olivier Prentout, avait été arrêté à l’aéroport d’Entebbe samedi après son retour d’un voyage d’affaires puis renvoyé en France.

Annie Bilenge Tabura, la directrice des ventes et de la distribution, a été arrêtée par des agents de sécurité alors qu’elle arrivait au siège de Kampala lundi matin, avant d’être déportée au Rwanda.

Il n’a pas commenté directement l’accusation de la police, mais a déclaré que la société et tous ses employés étaient déterminés à respecter et à respecter les lois ougandaises. Il n’y avait aucune déclaration immédiate de l’un ou l’autre exécutif.

La police a déclaré sur Twitter que les deux hommes avaient été déportés « pour leurs actes, mettant en péril la sécurité nationale ». Les détails de ces accusations ne sont pas détaillés.

L’année dernière, MTN Ouganda a déclaré que le personnel de sécurité du gouvernement avait effectué une descente dans son centre de données et déconnecté quatre de ses serveurs.

MTN Ouganda compte plus de 10 millions d’abonnés et fait principalement concurrence à Bharti Airtel (Inde).

La licence de 20 ans de MTN a expiré en octobre. La société a demandé une prolongation de 10 ans et la Commission ougandaise des communications lui a accordé un renouvellement provisoire de 60 jours, dans l’attente de la résolution d’un certain nombre de problèmes non précisés avant la délivrance d’une licence définitive.

Les autorités ougandaises ont déclaré que MTN avait accepté d’inscrire ses actions à la bourse locale en Ouganda comme une condition préalable au renouvellement de sa licence, bien que la société elle-même n’ait pas encore confirmé cette information.

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Afrique

Violences physiques au Zimbabwe : le président frappe la main sur la table

Le président zimbabwéen annonce la poursuite de la répression suite à la torture

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Emmerson-Mnangagwa

Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a promis mardi d’enquêter sur les violences à l’encontre de civils ayant participé aux manifestations et de sanctionner toute inconduite de la part des forces de sécurité, selon la commission des droits du pays qui a déclaré que les civils étaient systématiquement torturés.

La police a annoncé la mort de trois personnes au cours de violentes manifestations la semaine dernière, mais des groupes de défense des droits de l’homme suggèrent qu’au moins une douzaine d’entre eux ont été tués, faisant craindre que, sous la direction de Mnangagwa, le Zimbabwe ne retombe dans un régime autoritaire.

La Commission zimbabwéenne des droits de l’homme (ZHRC) a déclaré mardi que les forces de sécurité avaient incité à la torture systématique des habitants à la suite des violents troubles qui ont éclaté la semaine dernière après une forte hausse du prix de l’essence. Le niveau de force utilisé sur les personnes décédées ou blessées et soutenu par des rapports médicaux indiquait des brutalités policières, a déclaré à des journalistes un commissaire de la ZHRC.

Dans ses premiers commentaires publics depuis la fin d’un court séjour à l’étranger et son retour à Harare lundi soir, le président a déclaré: «La violence ou les actes répréhensibles de nos forces de sécurité sont inacceptables et une trahison du nouveau Zimbabwe. »

«L’inconduite fera l’objet d’une enquête. Si cela est nécessaire, les têtes vont tomber », a écrit Mnangagwa sur Twitter mardi, appelant à un« dialogue national »impliquant les églises, la société civile et l’opposition.

Les troubles ont poussé Mnangagwa à annuler sa participation au Forum économique mondial de Davos, où il était censé plaider en faveur des investissements étrangers et rentrer chez lui.

Des centaines de civils, dont le pasteur militant Evan Mawarire et des députés de l’opposition, sont arrêtés depuis les manifestations déclenchées il y a neuf jours par des hausses de 150% du prix de l’essence décrétées par Mnangagwa.

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Sénégal

Inauguration du pont de la Sénégambie, attendu depuis des décennies

AFP

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Les présidents sénégalais Macky Sall et gambien Adama Barrow ont inauguré lundi le « pont de la Sénégambie », qui favorisera les échanges en Afrique de l’Ouest et dont l’achèvement après des décennies d’atermoiements symbolise l’entente retrouvée entre les deux pays.

Date hautement symbolique, cette inauguration intervient deux ans jour pour jour après le départ en exil de Yahya Jammeh, qui dirigea pendant plus de 22 ans d’une main de fer la Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière prisée des touristes.

Le pont, un élégant ouvrage de béton clair de plus d’un kilomètre situé en territoire gambien, enjambe le fleuve Gambie, à une dizaine de kilomètres du poste frontière de Farafenni, que les deux présidents, tous deux vêtus d’un boubou blanc, ont symboliquement emprunté lundi, debout dans la même limousine à toit ouvrant.

« Etant donné la géographie de la Gambie et du Sénégal, avec un fleuve coupant chacun des deux pays en deux parties, on se demande pourquoi il a fallu tant de temps pour avoir ce pont », s’est interrogé M. Barrow, lors d’une cérémonie au pied du nouvel ouvrage, dont la construction avait débuté en 2015, sous Yahya Jammeh.

« Nous pouvons être fiers d’avoir transformé en réalité ce rêve de plusieurs générations », a abondé M. Sall, alors le projet de pont, évoqué depuis les années 1970, a connu des fluctuations au gré de l’évolution des rapports entre Dakar et Banjul.

Le territoire gambien est un passage quasi obligé pour qui veut se rendre du nord du Sénégal à sa région sud, la Casamance, à moins d’effectuer un fastidieux détour de quelque 400 kilomètres.

Mais la route transgambienne, passant à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale, Banjul, était jusqu’ici interrompue à mi-chemin par le fleuve, obligeant les véhicules à emprunter un bac, source de « tracasseries » et de nombreux retards, selon les voyageurs et les transporteurs sénégalais.

Le pont « va faciliter l’interconnexion des réseaux routiers, réduire les temps de trajet et contribuer à l’intégration de la sous-région », a souligné le président sénégalais.

« Le pont appartient aux Gambiens », a-t-il souligné, alors qu’en Gambie, certains habitants ont souvent soupçonné le Sénégal de vouloir absorber leur pays.

« Une circulation facile des biens et des services plus rapides sont dorénavant garantis », s’est réjoui Adama Barrow.

  • Désenclavement de la Casamance –

Dès la fin de la cérémonie, les premières voitures ont emprunté le pont, au milieu de badauds se prenant en photo, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Payant et ouvert de 07H00 à 19H00, il est accessible dans un premier temps aux véhicules légers (voitures, cars de moins de 35 places,…) et à partir de juillet aux véhicules lourds, camions notamment.

Il permettra le désenclavement de la Casamance, région touristique et agricole dont le développement a été freiné par son isolement géographique du reste du Sénégal et par une rébellion indépendantiste vieille de plus de 35 ans, aujourd’hui en sommeil.

« Il s’agit d’un lien économique et stratégique vital pour connecter les deux rives du fleuve Gambie, ainsi que la Gambie, le Sénégal et d’autres pays de la sous-région », selon la présidence gambienne.

L’ouverture de ce pont illustre le spectaculaire réchauffement des relations entre les deux pays, longtemps marquées par des différends sur le transport, la pêche et les frontières, bien que leurs habitants aient en commun des langues, des origines ethniques et entretiennent de nombreux liens professionnels, familiaux ou commerciaux.

Ce rapprochement s’est opéré lors de l’accession au pouvoir de M. Barrow en janvier 2017, le Sénégal ayant été à la pointe des pressions diplomatiques et surtout militaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour contraindre Yahya Jammeh à reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016.

La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, composée essentiellement de militaires sénégalais, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

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