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Santé

Premières mesures pour s’attaquer au coût des arrêts maladie

Reuters

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Le gouvernement a souhaité vendredi faciliter l’accès au temps partiel thérapeutique et rendre obligatoire la dématérialisation des procédures de déclaration d’arrêts maladie, dans une volonté d’enrayer la hausse du coût des arrêts de travail.

Le ministère des Solidarités et de la Santé et celui du Travail ont déposé deux amendements à l’Assemblée dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019, reprenant deux des dix propositions d’une mission mise en place pour analyser les causes de la “hausse importante des arrêts maladie ces dernières années” et “proposer des pistes pour y remédier”.

Le temps partiel thérapeutique n’est pour l’instant accessible qu’après un congé maladie à temps plein. Or, selon les responsables de la mission, une période d’absence prolongée diminue les chances de retrouver son travail, voire un emploi.

Avec une charge amoindrie de travail, les personnes fragilisées conservent un lien avec l’entreprise et diminuent les risques d’absence à plus long terme, explique-t-on au ministère de la Santé.

Les arrêts de plus de six mois représentent 7% du total des interruptions de travail mais engendrent 44% des dépenses. Les arrêts de moins de sept jours, ceux qui connaissent la plus forte hausse, représentaient à l’inverse 44% des interruptions, mais seulement 4% de la dépense globale.

Au total, les dépenses liées aux indemnisations versées pour arrêts maladie s’élevaient à 10,3 milliards d’euros en 2017, selon le dernier rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale.

La dématérialisation des déclarations permet par ailleurs d’alléger les coûts et de simplifier les échanges, estiment les deux ministères. Seules 40% des déclarations se font en ligne.

Actuellement, un patient dispose de 48 heures pour envoyer par courrier sa feuille d’arrêt à sa caisse d’Assurance maladie et à son employeur, un délai qui rend difficile les contrôles lors d’arrêts de moins d’une semaine.

D’autres propositions

Pour les responsables de la mission, le professeur en médecine générale Stéphane Oustric, le directeur des ressources humaines de Safran, Jean Luc Bérard, et le conseiller-maître à la cour des comptes Stéphane Seiller, la hausse des coûts est principalement due à l’augmentation de la masse salariale et à l’augmentation du taux d’activité des seniors.

Ils jugent que les conditions de travail ont “certainement” un impact sur le nombre d’arrêts maladie et que l’intensification du travail peut “participer dans la longue durée à l’augmentation tendancielle des dépenses” mais n’expliquent pas “les causes des évolutions récentes”.

Parmi les autres propositions faites à ce stade, figurent l’idée d’informer systématiquement les praticiens de leurs pratiques de prescription d’arrêts maladie, remettre aux entreprises des informations sur “l’absentéisme maladie” dans leur secteur, par taille d’entreprise, former d’avantage les médecins sur le sujet ou encore rendre plus efficace la contre-visite employeur.

Les conclusions définitives seront remises au gouvernement avant la fin de l’année.

Le Medef avait lui aussi rendu publiques la semaine dernière ses propositions pour limiter la multiplication des arrêts maladie. Il souhaite mettre en place un contrôle systématique des médecins à partir du quatrième arrêt prescrit et faciliter la pratique des contre-visites médicales à l’initiative de l’employeur.

L’organisation patronale recommande également d’envoyer auprès des assurés un relevé annuel du coût des actes médicaux et des indemnités journalières remboursées pour qu’ils prennent conscience des dépenses engendrées.

Santé

Maladies rares: Sanofi et Orange Healthcare s’unissent pour améliorer le diagnostic

AFP

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Le groupe pharmaceutique Sanofi et la filiale santé de l’opérateur de télécommunications Orange ont présenté mercredi des propositions visant à accélérer le diagnostic des maladies rares en France, en faisant la part belle à des outils de e-santé.

Une maladie est dite rare quand elle touche moins d’une personne sur deux mille. Mais si chaque pathologie « rare » l’est prise isolément, cette vaste catégorie de maladies – plus de 7.000 ont été identifiées à ce jour – concerne plus de 3 millions de personnes en France.

Majoritairement d’origine génétique, 95% de ces pathologies n’ont à ce jour pas de traitement curatif. Par ailleurs, la moitié des malades n’ont pas de diagnostic précis de leur pathologie, lequel « met plus de cinq ans à être établi pour près d’un quart des patients, et parfois beaucoup plus », rappelle Sanofi dans un communiqué.

Pour réduire cette « errance diagnostique », 14 propositions ont été formulées dans le livre blanc d’un collectif, « UniR », regroupant Sanofi, Orange Healthcare ainsi qu’une vingtaine d’acteurs impliqués dans les maladies rares (instituts de recherche académiques, associations de patients, professionnels de santé, start-up).

Plusieurs de ces propositions font appel aux nouvelles technologies numériques appliquées à la santé (e-santé), comme un logiciel d’aide à la réflexion diagnostique spécialisé dans les maladies rares, ou un système d’intelligence artificielle analysant des images par IRM et des clichés de biopsies, afin de valider ou infirmer le diagnostic d’une maladie rare.

Sanofi pour sa part s’est engagé à développer trois projets jugés prioritaires par le collectif UniR, sur le mode de l’innovation ouverte, c’est-à-dire par le biais de collaborations externes.

Le premier consiste à concevoir une alerte automatique sur le logiciel du médecin en cas d’identification de symptômes atypiques sur un patient. Le deuxième vise à créer une plateforme d’aide pour guider les médecins généralistes dans l’orientation des maladies vers le bon centre expert. Sanofi compte enfin réaliser une étude de données statistiques sur l’errance diagnostique, qui sera partagée.

La démarche UniR s’inscrit « pleinement en cohérence » avec le troisième Plan national maladies rares, présenté en juillet dernier par le gouvernement, selon Sanofi. L’un des principaux axes de ce plan vise précisément à améliorer et accélérer le diagnostic de ces pathologies.

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Santé

Pas assez de preuves pour interdire les boissons énergisantes

Les experts conseillant le gouvernement ont déclaré qu’il n’existait pas suffisamment de preuves scientifiques pour justifier l’interdiction de la vente de boissons énergisantes aux enfants.

Ange Poireau

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Mais le Comité des sciences et de la technologie a déclaré que les préoccupations de la société et les témoignages des enseignants pourraient « justifier une interdiction ».

Les députés ont recommandé des étiquettes plus en vue, indiquant que les boissons ne convenaient pas aux enfants.

Les critiques ont déclaré qu’ils étaient déçus de ne pas voir de recommandation d’interdiction.

Un certain nombre de grands supermarchés interdisent déjà leur vente aux moins de 16 ans en raison d’inquiétudes quant à leur teneur en sucre et en caféine.

En août, le gouvernement a lancé une consultation publique sur l’opportunité de rendre illégale la vente de boissons énergisantes à des enfants.

Les jeunes britanniques sont les plus gros consommateurs de boissons énergisantes d’Europe pour leur groupe d’âge.

Le président du comité multipartite, Norman Lamb, a déclaré avoir entendu un éventail de préoccupations qui « vont du manque de concentration dans la classe et de l’hyperactivité aux effets sur la santé physique ».

Il a ajouté qu’il était « clair d’après les preuves que nous avons reçues que les enfants défavorisés consomment des boissons énergisantes à un taux plus élevé que leurs pairs ».

Cependant, le comité a constaté que les preuves étaient insuffisantes pour déterminer si les habitudes de consommation des enfants en ce qui concerne les boissons énergisantes étaient sensiblement différentes de celles des autres boissons contenant de la caféine, comme le thé et le café.

Les députés ont certes constaté qu’il existait une corrélation entre la consommation de boissons énergisantes et le fait que les jeunes adoptent d’autres comportements à risque, comme boire de l’alcool et fumer, mais il n’a pas été « possible de déterminer s’il existait un lien de causalité ».

Norman Lamb a déclaré: « Il serait légitime pour le gouvernement d’aller au-delà des preuves disponibles actuellement et de mettre en œuvre une interdiction statutaire fondée sur des préoccupations sociétales et des éléments de preuve, tels que l’expérience des enseignants et des élèves. Si le gouvernement décide introduire une interdiction, cela devrait expliquer pourquoi cette décision a été prise.  »

La commission a appelé le gouvernement à commander une étude indépendante pour déterminer si les boissons énergisantes sont plus nocives que les autres boissons sans alcool.

Les députés ont également soutenu l’idée de zones d’exclusion des ventes aux enfants autour des écoles.

Ils ont déclaré que malgré l’étiquetage réglementaire sur les boissons énergisantes qui ne sont pas recommandées pour les enfants, « un nombre important de jeunes continuent à consommer ces produits, et certains en quantité excessive ». ce qui amène à craindre que les enfants et leurs parents ne comprennent pas bien ce qu’ils consomment.

La commission a déclaré que le gouvernement devrait saisir l’occasion qui lui est offerte de quitter l’Union européenne pour introduire de nouvelles exigences en matière d’étiquetage – plus en avant – pour les boissons énergisantes.

Le professeur Russell Viner, président du Collège royal de pédiatrie et de santé de l’enfant (RCPCH) a déclaré qu’il était « décevant de ne pas voir aujourd’hui la recommandation d’interdire la vente de ces boissons aux enfants.

« Nous pensons que la preuve est déjà convaincante que les boissons énergisantes n’apportent aucun bénéfice et ne font que nuire aux enfants. »

Les membres du comité ont déclaré avoir entendu un certain nombre de témoins affirmer que le faible coût des boissons énergisantes les rendait plus accessibles aux enfants.

Le professeur Viner a déclaré que le gouvernement devrait introduire « un prix minimum pour les boissons énergisantes, sachant que leur prix modique est un facteur déterminant pour leur achat ».

Le syndicat des enseignants de la NASUWT a témoigné à l’enquête. Chris Keates, secrétaire général, a déclaré: « Les enseignants et les chefs d’établissement continuent de constater de visu la contribution que les boissons énergisants peuvent apporter au comportement médiocre des élèves et à leur capacité de concentration en classe. »

Le syndicat a déclaré que les interdictions volontaires mises en place par les détaillants étaient « utiles » mais ne vont pas assez loin, et « une interdiction générale est nécessaire ».

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Afrique

Pandémie du SIDA: L’UNICEF plaide pour l’intensification de la lutte

Environ 270 000 enfants âgés entre 0 et 19 ans seront nouvellement infectés par le VIH en 2030.

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Cela fait des décennies que le Syndrome Immuno Déficitaire Acquis (SIDA) décime les populations dans le monde entier. En effet chaque année, on les compte par milliers ces adolescents qui succombent à la maladie, malgré l’existence des antirétroviraux et des campagnes de sensibilisation qui visent à en freiner l’expansion. Malheureusement, des prévisions actuelles indiquent que quelques 360 000 adolescents, (dont 76 chaque jour) mourront des maladies liées au SIDA entre 2018 et 2030.

D’après le rapport intitulé Children, HIV and Aids : The world in 2030 récemment publié, des projections démographiques et des tendances portent exactement à 270 000 le nombre d’enfants âgés entre 0 et 19 ans, qui seront infectés par le VIH en 2030, malgré les efforts jusqu’ici fournis pour lutter contre ce fléau. Des chiffres qui font froid dans le dos et face auxquels l’UNICEF plaide pour l’intensification immédiate du déploiement des programmes prévention, de dépistage et traitement du VIH en faveur des adolescents.

« Le rapport est très clair et ne laisse pas l’ombre d’un doute sur le fait que le monde est en mauvaise voie pour éliminer le sida chez les enfants et les adolescents d’ici à 2030. Les programmes visant à prévenir la transmission du VIH de la mère au nouveau-né portent leurs fruits mais restent insuffisants. Tandis que les programmes visant à traiter le virus et à l’empêcher à se propager parmi les enfants plus âgés sont loin d’atteindre leurs objectifs », indique Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF.

Pour plus d’efficience et d’efficacité dans la lutte, plusieurs approches ont pour cela été recommandées par le rapport sus-évoqué. Soutenue par l’UNICEF, des campagnes de dépistages centrées sur les familles dont l’objectif devrait d’identifier et de traiter les enfants qui vivent avec le VIH sans le savoir devront être organisées, en plus de l’élargissement au techniques de diagnostic sur les lieux des soins afin d’améliorer le diagnostic précoce chez le nourrisson. Non sans oublier la mise en place des services adaptés et des activités ciblées destinées aux adolescents au sein des communautés, entre autres devront se tenir.

« Il est impératif d’entretenir un sentiment d’urgence pour consolider les victoires que nous avons remportées au cours de cette décennie (…). Pour cela, nous devons explorer des stratégies innovantes et préventives qui nous permettront d’atteindre les jeunes les plus vulnérables et les plus à risque », préconise la directrice générale de l’UNICEF.  Pour information, des estimations actuelles parlent de 3 millions d’enfant et d’adolescents vivant avec le VIH dans le monde et plus de la moitié d’entre eux vit en Afrique de l’Est et Australe.

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