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Afrique

CCDA7 : la jeunesse africaine lance un appel à l’écologisation des modèles de développement.

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Réunis  les 8 et 9 octobre 2018 en marge de la 7e Conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique, les jeunes du continent ont tenu à porter un message clair à l’endroit des décideurs politiques.

Il faut passer à l’action,  c’est en substance le message que porte la jeunesse. Les jeunes conduisent de nombreuses initiatives innovantes notamment sur l’adaptation intelligente au climat, l’économie Blue, les énergies renouvelables. « Il y a une donc de l’expertise qui se développe sur le continent au niveau de la jeunesse et celle-ci mérite bien qu’on l’encadre » soutient Sena Alouka Directeur exécutif de Jeunes Volontaires pour l’Environnement au Togo.

Seulement, ces actions  ne peuvent avoir un réel impact que si les acteurs institutionnels et le secteur privé accordent un peu plus d’attention aux propositions de la jeunesse.

Selon le rapport publié à l’issu des deux jours de travaux, l’accent devrait mis sur l’écologisation de nos modèles africains de développement ceci dans la perspective d’accroitre les  investissements pour un développement résilient à faible émission de carbone.

L’écologisation de nos modèles de développement suppose aussi l’élaboration de politiques en matière de croissance et d’économie vertes axées sur le soutien aux innovations des jeunes et aux entreprises vertes. Objectif dénicher et promouvoir l’emploi des jeunes.

L’écologisation de nos modèles de développement  fait également référence à  la prise en compte des jeunes et de leur position dans l’élaboration  de décision au niveau sectoriel et à la mise en œuvre d’actions visant à favoriser les idées nouvelles. Mieux encore, elle participe à  connecter les politiques à la base. « Il y a dès lors deux champs à travers lesquelles la jeunesse peut s’investir,  celui de la recherche et celui de la mise en œuvre des projets. Il est impérieux de descendre à la base pour donner de l’effet aux réflexions qui ont été faites » soutient Moise Mbimbe  jeune participant venu du Cameroun.

La lutte contre les changements climatiques doit se faire avec les jeunes, des programmes de mentorat et des mécanismes de transfert de connaissances qui renforcent les capacités techniques des jeunes au niveau régional sur les  négociations sur les changements climatiques participeraient à coup sûr à la capacitation des jeunes en quête  d’expériences.

L’atelier tenu sur le thème « perspective des jeunes africains sur  de la justice et de l’équité entre les générations» a été l’occasion pour les 100 jeunes venus de part et d’autres du continent de faire entendre leur voix.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Afrique

Ouganda : Des dirigeants de MTN menacent « la sécurité nationale »

L’Ouganda déporte des responsables français et rwandais de MTN, citant la sécurité nationale

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MTN-Business

L’Ouganda a déporté un dirigeant français et un dirigeant rwandais du groupe de télécommunication MTN, les accusant de vouloir compromettre la sécurité nationale, a annoncé mardi la police.

MTN Ouganda, une unité de la société de télécommunications sud-africaine, a déclaré que son directeur du marketing, Olivier Prentout, avait été arrêté à l’aéroport d’Entebbe samedi après son retour d’un voyage d’affaires puis renvoyé en France.

Annie Bilenge Tabura, la directrice des ventes et de la distribution, a été arrêtée par des agents de sécurité alors qu’elle arrivait au siège de Kampala lundi matin, avant d’être déportée au Rwanda.

Il n’a pas commenté directement l’accusation de la police, mais a déclaré que la société et tous ses employés étaient déterminés à respecter et à respecter les lois ougandaises. Il n’y avait aucune déclaration immédiate de l’un ou l’autre exécutif.

La police a déclaré sur Twitter que les deux hommes avaient été déportés « pour leurs actes, mettant en péril la sécurité nationale ». Les détails de ces accusations ne sont pas détaillés.

L’année dernière, MTN Ouganda a déclaré que le personnel de sécurité du gouvernement avait effectué une descente dans son centre de données et déconnecté quatre de ses serveurs.

MTN Ouganda compte plus de 10 millions d’abonnés et fait principalement concurrence à Bharti Airtel (Inde).

La licence de 20 ans de MTN a expiré en octobre. La société a demandé une prolongation de 10 ans et la Commission ougandaise des communications lui a accordé un renouvellement provisoire de 60 jours, dans l’attente de la résolution d’un certain nombre de problèmes non précisés avant la délivrance d’une licence définitive.

Les autorités ougandaises ont déclaré que MTN avait accepté d’inscrire ses actions à la bourse locale en Ouganda comme une condition préalable au renouvellement de sa licence, bien que la société elle-même n’ait pas encore confirmé cette information.

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Afrique

Violences physiques au Zimbabwe : le président frappe la main sur la table

Le président zimbabwéen annonce la poursuite de la répression suite à la torture

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Emmerson-Mnangagwa

Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, a promis mardi d’enquêter sur les violences à l’encontre de civils ayant participé aux manifestations et de sanctionner toute inconduite de la part des forces de sécurité, selon la commission des droits du pays qui a déclaré que les civils étaient systématiquement torturés.

La police a annoncé la mort de trois personnes au cours de violentes manifestations la semaine dernière, mais des groupes de défense des droits de l’homme suggèrent qu’au moins une douzaine d’entre eux ont été tués, faisant craindre que, sous la direction de Mnangagwa, le Zimbabwe ne retombe dans un régime autoritaire.

La Commission zimbabwéenne des droits de l’homme (ZHRC) a déclaré mardi que les forces de sécurité avaient incité à la torture systématique des habitants à la suite des violents troubles qui ont éclaté la semaine dernière après une forte hausse du prix de l’essence. Le niveau de force utilisé sur les personnes décédées ou blessées et soutenu par des rapports médicaux indiquait des brutalités policières, a déclaré à des journalistes un commissaire de la ZHRC.

Dans ses premiers commentaires publics depuis la fin d’un court séjour à l’étranger et son retour à Harare lundi soir, le président a déclaré: «La violence ou les actes répréhensibles de nos forces de sécurité sont inacceptables et une trahison du nouveau Zimbabwe. »

«L’inconduite fera l’objet d’une enquête. Si cela est nécessaire, les têtes vont tomber », a écrit Mnangagwa sur Twitter mardi, appelant à un« dialogue national »impliquant les églises, la société civile et l’opposition.

Les troubles ont poussé Mnangagwa à annuler sa participation au Forum économique mondial de Davos, où il était censé plaider en faveur des investissements étrangers et rentrer chez lui.

Des centaines de civils, dont le pasteur militant Evan Mawarire et des députés de l’opposition, sont arrêtés depuis les manifestations déclenchées il y a neuf jours par des hausses de 150% du prix de l’essence décrétées par Mnangagwa.

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Sénégal

Inauguration du pont de la Sénégambie, attendu depuis des décennies

AFP

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Les présidents sénégalais Macky Sall et gambien Adama Barrow ont inauguré lundi le « pont de la Sénégambie », qui favorisera les échanges en Afrique de l’Ouest et dont l’achèvement après des décennies d’atermoiements symbolise l’entente retrouvée entre les deux pays.

Date hautement symbolique, cette inauguration intervient deux ans jour pour jour après le départ en exil de Yahya Jammeh, qui dirigea pendant plus de 22 ans d’une main de fer la Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière prisée des touristes.

Le pont, un élégant ouvrage de béton clair de plus d’un kilomètre situé en territoire gambien, enjambe le fleuve Gambie, à une dizaine de kilomètres du poste frontière de Farafenni, que les deux présidents, tous deux vêtus d’un boubou blanc, ont symboliquement emprunté lundi, debout dans la même limousine à toit ouvrant.

« Etant donné la géographie de la Gambie et du Sénégal, avec un fleuve coupant chacun des deux pays en deux parties, on se demande pourquoi il a fallu tant de temps pour avoir ce pont », s’est interrogé M. Barrow, lors d’une cérémonie au pied du nouvel ouvrage, dont la construction avait débuté en 2015, sous Yahya Jammeh.

« Nous pouvons être fiers d’avoir transformé en réalité ce rêve de plusieurs générations », a abondé M. Sall, alors le projet de pont, évoqué depuis les années 1970, a connu des fluctuations au gré de l’évolution des rapports entre Dakar et Banjul.

Le territoire gambien est un passage quasi obligé pour qui veut se rendre du nord du Sénégal à sa région sud, la Casamance, à moins d’effectuer un fastidieux détour de quelque 400 kilomètres.

Mais la route transgambienne, passant à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale, Banjul, était jusqu’ici interrompue à mi-chemin par le fleuve, obligeant les véhicules à emprunter un bac, source de « tracasseries » et de nombreux retards, selon les voyageurs et les transporteurs sénégalais.

Le pont « va faciliter l’interconnexion des réseaux routiers, réduire les temps de trajet et contribuer à l’intégration de la sous-région », a souligné le président sénégalais.

« Le pont appartient aux Gambiens », a-t-il souligné, alors qu’en Gambie, certains habitants ont souvent soupçonné le Sénégal de vouloir absorber leur pays.

« Une circulation facile des biens et des services plus rapides sont dorénavant garantis », s’est réjoui Adama Barrow.

  • Désenclavement de la Casamance –

Dès la fin de la cérémonie, les premières voitures ont emprunté le pont, au milieu de badauds se prenant en photo, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Payant et ouvert de 07H00 à 19H00, il est accessible dans un premier temps aux véhicules légers (voitures, cars de moins de 35 places,…) et à partir de juillet aux véhicules lourds, camions notamment.

Il permettra le désenclavement de la Casamance, région touristique et agricole dont le développement a été freiné par son isolement géographique du reste du Sénégal et par une rébellion indépendantiste vieille de plus de 35 ans, aujourd’hui en sommeil.

« Il s’agit d’un lien économique et stratégique vital pour connecter les deux rives du fleuve Gambie, ainsi que la Gambie, le Sénégal et d’autres pays de la sous-région », selon la présidence gambienne.

L’ouverture de ce pont illustre le spectaculaire réchauffement des relations entre les deux pays, longtemps marquées par des différends sur le transport, la pêche et les frontières, bien que leurs habitants aient en commun des langues, des origines ethniques et entretiennent de nombreux liens professionnels, familiaux ou commerciaux.

Ce rapprochement s’est opéré lors de l’accession au pouvoir de M. Barrow en janvier 2017, le Sénégal ayant été à la pointe des pressions diplomatiques et surtout militaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour contraindre Yahya Jammeh à reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016.

La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, composée essentiellement de militaires sénégalais, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

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