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Au tour de Berlin d’expulser le diesel du centre-ville

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La justice berlinoise a ordonné mardi une interdiction de circulation pour la majorité des véhicules diesel sur d’importants axes de la capitale allemande, un nouveau coup dur pour cette technologie disgraciée par les tricheries des constructeurs.

Ces interdictions sont la bête noire de la très puissante industrie automobile allemande et du gouvernement d’Angela Merkel, qui s’échine à les empêcher depuis un an afin de préserver ce secteur stratégique qui emploie 800.000 personnes.

Sous les fenêtres même de la chancellerie, en plein coeur de Berlin, les véhicules diesel de normes Euro 0 à 5, soit ceux de plus de trois ou quatre ans, ne pourront plus circuler à compter du mois de juin ou juillet, selon le gouvernement local de Berlin.

Au total 11 tronçons des artères majeures du centre élargi de Berlin, dont la célèbre Friedrichstrasse, sont concernés, selon une décision du tribunal administratif de Berlin.

La décision pourrait concerner jusqu’à 200.000 automobiles, selon des estimations de la presse allemande, même si des exceptions seront faites pour raisons professionnelles notamment.

“C’est une bien belle journée pour l’air que nous respirons”, a réagi Jürgen Resch, président de l’ONG écologiste DUH à l’origine de cette procédure, cité par l’agence dpa.

– ‘Gifle au gouvernement’ –

Mais, signe du degré de sensibilité du sujet dans la capitale allemande, pourtant dirigée par une coalition de gauche, gauche radicale et d’écologistes, cette interdiction n’aurait dû être qu’un “dernier recours”, selon la ministre en charge de l’Environnement du Sénat de Berlin, Regine Günther.

Le gouvernement local a fait valoir qu’il préférerait avoir recours à d’autres solutions comme la promotion du vélo et des transports en commun, la mobilité électrique et une gestion plus efficace du trafic avec plus de routes limitées à 30 km/h.

D’autant que les interdictions de ce type, appelées en Allemagne “Fahrverbote”, sont difficiles à faire respecter en l’absence de vignettes.

A Hambourg, la première ville à avoir mis en place une telle mesure, les contrôles sont occasionnels, et l’amende est de 20 euros pour les contrevenants.

Néanmoins, Stuttgart et Francfort doivent emboîter le pas à Hambourg et Berlin.

Pour éviter que ce cauchemar des constructeurs et des propriétaires de diesel ne se généralise à l’ensemble du pays, le gouvernement allemand a annoncé mardi dernier un plan de sortie de crise.

Ce compromis a minima propose des adaptations techniques aux frais du constructeur ou des primes à l’achat pour rajeunir les modèles. Mais ce plan a été perçu comme une opération désespérée de sauvetage du diesel.

“Le diesel et l’essence n’ont plus leur place dans les centres-villes modernes”, a commenté dans un communiqué l’ONG Greenpeace, qualifiant la décision berlinoise de “gifle pour le gouvernement” de Merkel.

– Rome, Bruxelles, Madrid –

Car les ventes de diesel sont aussi en chute libre depuis que le géant Volkswagen a admis en 2015 avoir trafiqué des millions de moteurs pour les faire paraître moins polluants.

La décision berlinoise s’ajoute à une longue liste de mesures prises par d’autres villes européennes pour éloigner les vieux diesels des artères centrales, comme à Madrid, Rome et Bruxelles.

Si les gouvernements tardent parfois à agir, les villes européennes bataillent, entres péages, vignettes, malus, journées sans voiture et créations de zones de faibles émissions, pour chasser les moteurs diesel.

L’objectif: remettre les villes dans les clous en ce qui concerne la qualité de l’air et le risque que font peser sur la santé publique les émissions toxiques des vieux diesels.

Le diesel, émet moins de Co2 que l’essence mais plus de particules d’oxyde d’azote (NOx), mises en causes dans des maladies respiratoires ou cardiovasculaires.

La Deutsche Umwelthilfe a ainsi fait valoir que Berlin devait légalement être contrainte à appliquer les normes maximales de pollution de l’air exigées par le gouvernement allemand: 40mg/m3 annuel d’oxyde d’azote (NOx), contre les 49mg mesurés actuellement.

Par ailleurs, l’UE a décidé de reprendre la main aussi sur la question des seuils d’émissions de CO2.

La Commission a ainsi lancé en septembre 2017, dans le cadre de son paquet “Mobilité propre”, un objectif commun de réduction des émissions de CO2, de 30% d’ici 2030, avec un objectif intermédiaire de -15% en 2025.

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Europe

Turquie: 19 morts dans l’accident d’un véhicule de migrants

AFP

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Dix-neuf personnes dont des enfants ont été tuées dimanche en Turquie lorsqu’un véhicule transportant des migrants a quitté la route pour s’écraser dans le lit d’une rivière plusieurs mètres en contrebas, a annoncé l’agence d’Etat Anadolu.

Le véhicule, un camion selon les premières informations, arrivait d’Aydin et se dirigeait vers Izmir, sur la côte occidentale de la Turquie, lorsqu’il a subitement quitté la route, a précisé l’agence.

On ignorait dans un premier temps la nationalité des migrants. Apparemment, ils se dirigeaient vers la côte, probablement vers la péninsule de Dilek, d’où l’île grecque de Samos n’est distante que de quelques kilomètres.

La télévision turque a montré des images du véhicule réduit à l’état de métal brûlé dans le lit de la rivière, entouré de personnel de secours. Le bilan initial de 15 morts a été révisé, à 19 morts et 11 blessés.

La Turquie est un lieu de transit important pour les migrants venant du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique et qui veulent tenter de passer en Europe via la Grèce.

Un million de migrants étaient passés de Turquie en Grèce en 2015, provoquant une crise qui s’était conclue par un accord entre l’UE et Ankara. Depuis, le nombre des migrants prenant cette route a fortement baissé, mais ils ont été encore près de 25.000 à arriver en Grèce depuis le début de l’année, et 118 personnes sont mortes en tentant la traversée.

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Europe

Espagne: au moins dix morts suite à un violent orage à Majorque

Reuters

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Des pluies orageuses torrentielles se sont abattues mardi soir sur l’île de Majorque, dans l’archipel des Baléares, entraînant la mort d’au moins dix personnes, rapportent les autorités.

Selon les services de secours, un enfant est toujours porté disparu.

Deux des victimes sont des ressortissants britanniques, a déclaré une responsable de la municipalité de Sant Llorenc, dont les rues étroites ont été envahies par des torrents d’eau chargés de boue.

“C’était un énorme orage. En seulement deux heures, 180 litres de pluies sont tombés et nous avons compris que nous ne pourrions pas contrôler l’eau”, a dit cette responsable, Antonia Bauza, à la radio Cadena Ser.

“La situation est catastrophique. Nous essayons de localiser les survivants et d’aider les habitants mais tout est inondé et personne ne peut quitter son domicile.”

Le président du gouvernement fédéral Pedro Sanchez a adressé un message de solidarité et prévoit de se rendre sur place.

Une minute de silence a été observée mercredi matin au Parlement de Madrid avant la traditionnelle séance de questions au gouvernement.

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Europe

Un mort et 10 blessés dans l’explosion dans une raffinerie en Bosnie

AFP

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Un ouvrier d’une raffinerie de pétrole en Bosnie a été tué et dix ont été blessés mardi soir dans une explosion accidentelle suivie d’un incendie, ont annoncé les autorités mercredi.

En visite dans la journée à la raffinerie de Brod (nord), le président de la Republika Srpska, l’entité des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, a parlé d’un “accident malheureux”.

“Les employés se sont comportés de façon particulièrement responsable. Ils ont fermé les vannes du gaz et ont risqué leur vie pour empêcher un incendie de plus grande ampleur”, a déclaré Milorad Dodik, qui va bientôt quitter ses fonctions en Republika Srpska, élu aux élections de dimanche à la présidence tripartite collégiale de Bosnie.

La petite ville de Brod se trouve en Republika Srpska, l’une des deux entités qui compose la Bosnie, avec une entité croato-musulmane.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de l’explosion.

Contrôlée par la compagnie russe Zaroubejneft, cette raffinerie est la seule de Bosnie. Elle emploie quelque 900 personnes. Elle restait à l’arrêt mercredi mais devrait reprendre rapidement son activité, selon la direction.

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