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Melania Trump entame une tournée africaine qui la conduira au Ghana, Malawi, Kenya, et en Egypte

AFP

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La Première dame des Etats-Unis, Melania Trump, au siège de la mission américaine aux Nations unies, à New York, le 26 septembre 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Ghana, Malawi, Kenya, Egypte: Melania Trump s’envole lundi pour un voyage d’une semaine en Afrique.

Une « First Lady » qui voyage à l’étranger sans le président n’a, en soi, rien d’extraordinaire: Michelle Obama l’avait fait à plusieurs reprises, en Afrique du Sud, en Chine ou encore au Cambodge.

Mais le parfum de mystère qui entoure toujours la discrète Melania, près de deux ans après l’élection de son mari, et les propos de ce dernier concernant le continent africain, qui sont suscité une vague d’indignation, donnent à ce périple un relief particulier.

C’est la première fois de sa vie que l’ex-mannequin d’origine slovène de 48 ans posera le pied sur le continent africain.

Brisera-t-elle un peu la glace ? S’aventurera-t-elle, même de manière allusive, sur le terrain politique ?

Pour cette visite « diplomatique et humanitaire », selon les termes de sa porte-parole Stephanie Grisham, la troisième épouse du président américain entend mettre l’accent sur les enfants.

« Que ce soit pour l’éducation, la dépendance des drogues, la faim, la sécurité sur internet, les intimidations, la pauvreté ou les maladies, ce sont trop souvent les enfants qui sont les premières victimes dans le monde », expliquait-elle il y a quelques jours depuis New York.

Au-delà de rencontres avec d’autres Première dame, elle entend mettre en lumière le travail de l’USAID, l’agence américaine pour le développement.

Mais, insiste Stephanie Grisham, elle ne part pas en voyage commandé. « C’est son voyage, son initiative », explique-t-elle à l’AFP.

De fait, aux Etats-Unis comme sur la scène internationale, la Première dame s’est jusqu’ici tenue à distance, dans une forme de neutralité, des initiatives de son mari, dans un contraste marqué avec nombre de celles qui l’ont précédée à cette fonction.

A ce jour, « elle n’a pas été l’avocate, ou la porte-voix de ses politiques », explique à l’AFP Anita McBride, ancienne « Chief of staff » de Laura Bush, épouse de George W. Bush, qui enseigne aujourd’hui à l’American University de Washington.

« Nombre de Première dames ont été des atouts politiques pour leur mari, même quand ces derniers étaient très impopulaires », rappelle-t-elle, citant entre autres le cas de Lady Bird Johnson, épouse de Lyndon Johnson, qui avait sillonné le sud des Etats-Unis lors de la campagne présidentielle de 1964.

Melania Trump, « femme de peu de mots », est « très indépendante, elle l’a signifié dès le début, juste après l’élection, lorsqu’elle a indiqué qu’elle ne déménagerait pas tout de suite à Washington », ajoute Anita McBride.

 « Nous adorons l’Afrique »

Reste que le déplacement pourrait s’avérer délicat.

« Nous adorons tous les deux l’Afrique », lançait Donald Trump à l’ONU il y a quelques jours. « L’Afrique est magnifique. Le plus bel endroit du monde à de nombreux égards ».

Au-delà de cette formule de la part d’un président friand de superlatifs, Donald Trump n’a, depuis son arrivé au pouvoir en janvier 2017, jamais montré d’intérêt marqué pour ce continent.

Et les rares fois où il l’a évoqué, la polémique fut violente.

En janvier, lors d’une réunion à la Maison Blanche, il s’était indigné, parlant de Haïti et des pays africains, de l’immigration en provenance de « pays de merde ». Il n’a jamais explicitement contesté ces propos, tenus lors d’une réunion à huis clos avec des élus et qui ont laissé des traces.

Nouvelle controverse de taille en août. La seule fois où s’il est ouvertement mêlé des affaires intérieures d’un pays africain, ce fut pour dénoncer… le sort réservé aux fermiers blancs an Afrique du Sud, victimes selon lui « meurtres de grande ampleur ».

Dans un pays engagé dans un réforme agraire visant à réparer, plus de 20 ans après la chute de l’apartheid, les injustices criantes héritées du régime ségrégationniste, les propos sont mal passés. « Qu’il s’occupe de son Amérique, nous nous occuperons de l’Afrique du Sud », avait rétorqué, cinglant le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Fait notable: Melania Trump quitte Washington en pleine ébullition, à l’approche d’élections parlementaires cruciales pour la deuxième partie du mandat de Donald Trump. Elle est, jusqu’ici, restée totalement à l’écart des débats.

Le contraste est saisissant avec les dernières élections de mi-mandat, en 2014.

A l’époque, Michelle Obama avait multiplié les déplacements du Wisconsin à l’Iowa, pour défendre le bilan de « Barack » et mettre en garde les électeurs démocrates contre le risque de l’apathie. « C’est mon homme! », lançait-elle tout sourire sur les estrades mettant en avant le chemin parcouru depuis l’arrivée de son mari au pouvoir.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Egypte

Le ministre français de l’Economie en Egypte pour préparer une visite de Macron

AFP

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Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est rendu dimanche en Egypte pour préparer la prochaine visite du président Emmanuel Macron, qualifiant le pays de « marché encore plus intéressant » pour les entreprises françaises.

Le ministre a expliqué à la presse qu’il avait eu un « excellent entretien avec le président Abdel Fattah al-Sissi pour préparer la visite du président de la République dans quelques jours, avec un objectif qui est de renforcer et diversifier les projets économiques » bilatéraux.

« Le président Sissi a fait un travail remarquable pour redresser l’économie égyptienne. Il a fait des choix courageux. Ca fait de l’Egypte un marché encore plus intéressant pour les entreprises françaises », a-t-il déclaré.

Avant de se rendre au palais présidentiel, M. Le Maire avait tenu une réunion avec un groupe de représentants d’entreprises françaises installées dans le pays.

Plus tard dans l’après-midi, le ministre a également rencontré le Premier ministre égyptien Moustafa Madbouly pour une réunion de travail en compagnie de plusieurs membres de son cabinet.

« Nous avons eu un entretien très constructif avec le Premier ministre pour aborder des dossiers sur lesquels nous voulons avancer », a dit le ministre en citant notamment le domaine des transports et des « lignes de métro du Caire ».

« Nous avons également des projets de coopération dans le domaine de la Santé, en particulier dans le domaine du sang, un sujet important pour les autorités égyptiennes », a dit le ministre en se félicitant que tous ces dossiers « avancent bien ».

L’Egypte affronte une crise économique aiguë depuis la révolte de 2011 qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak et engendré une période d’instabilité politique.

En 2016, le pays a obtenu un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI).

En échange, le gouvernement du président Sissi, élu en 2014, puis réélu en 2018, a mis en place des réformes économiques drastiques, incluant notamment une dévaluation de la devise nationale et des réductions de subventions étatiques.

Le gouvernement égyptien assure aussi oeuvrer à l’amélioration de l’environnement économique pour attirer les investissements étrangers, notamment avec une loi de 2017 offrant des avantages fiscaux.

Frappé par une inflation qui est montée jusqu’à 30% après la dévaluation, et qui se situe autour de 12% aujourd’hui, le pays tente de relancer son économie.

Parallèlement, les organisations de défense des droits de l’Homme accusent régulièrement le gouvernement de M. Sissi de réprimer les voix critiques.

Elles accusent aussi l’Egypte d’utiliser des armements d’origine européenne, et notamment française, contre des civils, notamment pour réprimer l’opposition et les militants.

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Egypte

Egypte: Mike Pompeo rencontre le président Sissi

AFP

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Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a rencontré jeudi matin le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient et dans le Golfe, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les deux hommes sont apparus ensemble devant la presse au palais présidentiel, mais ne se sont pas exprimés à cette occasion.

M. Pompeo est arrivé mercredi soir au Caire en provenance d’Irak, où il a effectué une visite surprise pour rassurer les responsables locaux sur le soutien de Washington et sur le sort des milices kurdes après l’annonce du retrait américain de Syrie.

Le chef de la diplomatie américaine doit tenter jeudi, dans un discours à l’Université américaine du Caire, d’esquisser une stratégie cohérente pour le Moyen-Orient au moment où les décisions de Donald Trump déstabilisent certains alliés régionaux ou suggèrent un désengagement des Etats-Unis.

L’Egypte est des principaux partenaires de Washington. Le Caire a bénéficié depuis 1980 d’une aide militaire de 40 milliards de dollars et d’une aide économique de 30 milliards USD, selon le département d’Etat.

Après avoir été remise en cause sous l’administration du président Barack Obama, l’aide militaire annuelle est actuellement de 1,3 mlds USD par an.

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Egypte

Inauguration des plus grandes mosquée et église d’Egypte

Reuters

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Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a inauguré dimanche, à la veille du Noël orthodoxe, la plus grande église et la plus grande mosquée d’Egypte dans la future capitale administrative du pays en train de sortir du désert.

Les coptes, la plus grande minorité chrétienne du Proche-Orient, ont été invités à participer en fin de journée à une messe de minuit dans la cathédrale de la Nativité tout juste sortie du sable.

Régulièrement cible des djihadistes, les coptes se disent souvent discriminés par les lois égyptiennes qui favorisent les musulmans et rendent notamment très difficile la construction et la rénovation d’églises. Ils dénoncent aussi l’impunité dont bénéficient trop souvent leurs agresseurs.

Arrivé au pouvoir après avoir renversé le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, Abdel Fattah al Sissi, très critiqué par les défenseurs des droits de l’homme pour sa répression tous azimuts, a voulu faire de l’inauguration de la nouvelle église un symbole de tolérance.

« C’est un moment important dans notre histoire », a déclaré le président égyptien en présence du patriarche copte orthodoxe Théodore II et du grand imam de la mosquée d’Al Azhar, le cheikh Ahmed al Tayeb. « Nous sommes un et nous demeurerons un », a-t-il ajouté à l’intention de ses compatriotes.

Le président Sissi a annoncé en 2015 la construction d’une ville entièrement nouvelle en plein désert, à une cinquantaine de kilomètres du Caire, pour soulager la capitale actuelle, totalement saturée. La ville devrait commencer à accueillir cette année les ministères et les principales administrations.

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