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Mali: Sept soldats maliens et un chauffeur civil tués par des engins explosifs

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Au Mali, des zones entières échappent ecnore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU qui sont régulièrement visées par des attaques meurtrières - AFP / Daphné BENOIT

Sept soldats maliens et un chauffeur civil ont été tués mercredi lorsque leurs véhicules ont sauté sur des engins explosifs improvisés au Mali, où l’armée française a par ailleurs largué jeudi 120 parachutistes dans le cadre de son opération antijihadiste.

« Deux véhicules d’une mission d’escorte des FAMa (Forces armées maliennes) ont sauté sur des engins explosifs improvisés (EEI) dans l’après-midi du 26 septembre 2018 entre Bambara-Maoudé et Douentza », a indiqué jeudi le ministère malien de la Défense dans un communiqué.
« Lors de cette attaque terroriste lâche, sept FAMa et un chauffeur civil ont trouvé la mort », a poursuivi le ministère, en présentant ses condoléances aux familles et en « encourageant les FAMa à poursuivre leur mission de protection » sur l’ensemble du territoire du Mali.

L’attaque s’est produite à la frontière entre le centre du Mali (région de Mopti) et le nord (Tombouctou), deux régions toujours confrontées à la violence jihadiste malgré plus de cinq années d’interventions militaires internationales.

Jeudi matin, l’armée française a largué 120 parachutistes dans la région de Ménaka, zone particulièrement instable du nord-est du pays, dans le cadre de son opération antijihadiste Barkhane, selon l’état-major français des armées.

Quelque 80 parachutistes ont été largués par deux Transall et 40 autres ont sauté d’un A400M, a précisé à l’AFP le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger.

Cette opération aéroportée « permet de compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a souligné le colonel Steiger.

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a-t-il commenté.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

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Mali

Mali: plus d’une centaine de civils tués pendant une visite du Conseil de sécurité au Sahel

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Plus d’une centaine d’habitants d’un village peul du Mali ont été tués samedi par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons, près de la frontière avec le Burkina Faso, en pleine visite du Conseil de sécurité de l’ONU dans un Sahel en proie à la menace jihadiste.

Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs propres « groupes d’autodéfense ».

Ces violences ont coûté la vie à plus de 500 civils en 2018, selon l’ONU.

Samedi à l’aube, c’est un de ces groupes de chasseurs dogons présumés qui est à l’origine d’un carnage à Ogossagou-Peul, dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso, tuant plus d’une centaine de villageois, selon des sources concordantes.

Dans un communiqué samedi soir à New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a évoqué un bilan dépassant les 130 morts.

« Au moins 134 civils, y compris des femmes et des enfants, auraient été tués et au moins 55 blessés » à la suite de l’attaque, indique-t-il, en affirmant être « choqué et outré » par ce massacre.

« Le secrétaire général condamne fermement cet acte odieux et appelle les autorités maliennes à enquêter rapidement sur cette tragédie et à traduire ses auteurs en justice », ajoute le communiqué diffusé par l’ONU.

– Assaillants « habillés en chasseurs » –

Une mission composée d’un détachement de l’armée et des autorités locales est arrivée sur place dans l’après-midi, selon une source de sécurité.

« Ce sont les chasseurs traditionnels qui sont accusés par les rescapés », avait souligné dans la journée le préfet de Bankass, Boubacar Kané, parlant pour sa part de « 115 morts, dont les éléments peuls du DDR cantonnés dans le village de Ogossagou ». Il faisait référence à l’extension au centre du pays depuis le début de l’année du processus de « désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR) prévu par l’accord de paix de 2015 pour les combattants de groupes armés.

Selon l’association de défense des droits des populations pastorales Kisal, qui avait signalé des « exactions perpétrées contre la communauté peule par des hommes armés habillés en chasseurs dans le cercle de Bankass », les personnes tuées incluent « le chef du village et sa famille, le marabout Bara Sékou Issa et toute sa famille ».

Selon des témoins, les cases du village ont été incendiées.

L’ambassadeur français aux Nations unies, François Delattre, a parlé d’une « attaque terrible » que « nous condamnons fermement », lors d’une conférence de presse samedi à Bamako.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a « condamné fermement de telles attaques contre des civils », dans un communiqué publié samedi. « En soutien au Gouvernement malien, la Minusma a fourni un appui aérien afin de prévenir toute nouvelle attaque et a aidé à l’évacuation des blessés », a précisé Antonio Guterres dans son communiqué.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) a « condamné avec la dernière énergie ce crime imprescriptible » et appelé « à la cessation immédiate de ces massacres qui s »apparentent à un véritable pogrom orchestré », dans un communiqué distinct.

– « Menace » –

L’attaque est survenue six jours après un attentat jihadiste à Dioura, dans la même région mais beaucoup plus au nord, contre un camp de l’armée malienne, qui a perdu 26 hommes, selon un dernier bilan de source militaire.

Dans un communiqué de revendication vendredi, la principale alliance jihadiste du Sahel liée à Al-Qaïda justifie l’opération de Dioura par les « crimes odieux commis par les forces du gouvernement de Bamako et les milices qui le soutiennent contre nos frères peuls ».

Après avoir été reçus vendredi par le président Ibrahim Boubacar Keïta, les ambassadeurs des 15 pays siégeant au Conseil de sécurité ont rencontré samedi les signataires de l’accord de paix de 2015 puis le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, avec lequel ils ont évoqué la situation dans le centre du pays, selon l’ONU.

Dans un rapport publié le 5 mars, Antonio Guterres affirme que « les six derniers mois ont enregistré davantage d’avancées que le reste de la période écoulée depuis la signature de l’Accord en 2015 », grâce selon lui à « la pression internationale, notamment la perspective de sanctions ».

Mais « la menace, qui continue de se propager du nord vers le centre du Mali, détourne l’attention de l’Accord et en complique la mise en oeuvre », souligne-t-il.

Le très lourd bilan de l’attaque de Dioura a provoqué l’ire des familles de militaires maliens, bien que le gouvernement ait décrété un deuil national de trois jours à partir de vendredi et que le président Keïta ait prévenu les chefs de l’armée qu' »aucune négligence ne saurait plus être tolérée ».

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Mali

Mali: Plus de 100 villageois tués par des hommes armés

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Plus de 100 personnes ont été tuées dans l’attaque d’un village du centre du Mali par des hommes armés portant les vêtements des chasseurs Dogon, selon des reportages.

Des hommes armés ont encerclé le village avant d’attaquer les habitants de leurs maisons à Ogossagou, dans la région de Mopti, dans le pays, a déclaré un responsable local.

L’attaque de samedi a visé des membres de la communauté ethnique peule.

Des ambassadeurs auprès de l’ONU se trouvent actuellement au Mali pour faire face aux niveaux croissants de violence ethnique et djihadiste.

Les victimes de l’attaque meurtrière de samedi ont été « tuées à coups de pistolet et de machette », a déclaré un responsable de la sécurité locale à l’agence de presse AFP.

Cheick Harouna Sankare, maire du village voisin de Ouenkoro, a qualifié l’attaque de « massacre ».

Des affrontements entre chasseurs Dogon et éleveurs peuls nomades peuvent se produire pour l’accès à la terre et à l’eau.

Les Dogon accusent également les Fulanis de liens avec des groupes djihadistes. Les Fulanis affirment que l’armée malienne a armé les chasseurs pour les attaquer.

L’année dernière, des centaines de personnes sont mortes lors d’affrontements entre des chasseurs Dogon et des membres du groupe ethnique peuls.

Vendredi, un affilié al-Qaïda basé au Mali a déclaré qu’il avait mené une attaque la semaine dernière sur une base militaire qui a coûté la vie à plus de 20 soldats.

Le groupe a déclaré que c’était en réponse à la violence contre les éleveurs peuls.

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Mali

Mali: une attaque jihadiste contre un camp de l’armée fait 21 morts dans le centre

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Vingt-et-un militaires maliens ont été tués dimanche à l’aube dans une attaque contre leur camp à Dioura, dans le centre du Mali, ont indiqué des sources locales, une opération menée selon Bamako par un « groupe terroriste » dirigé par un déserteur passé dans les rangs jihadistes en 2012.

Situé dans une zone très difficile d’accès où est active depuis plusieurs années la katiba (cellule combattante) Macina, liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), entre la capitale régionale, Mopti, et la frontière mauritanienne, le camp de Dioura a été « attaqué aux environs de 06H00 (GMT et locales) par des terroristes », selon l’armée malienne.

Les Forces armées maliennes (FAMa) « enregistrent des dégâts matériels et des pertes en vies humaines », indique l’armée, qui assure avoir repris le contrôle du poste militaire à 16H00 mais ne donne pas de bilan.

Se disant « consterné », le chef de la mission de l’ONU au Mali, Mahammad Saleh Annadif, a condamné une attaque ayant engendré « de lourdes pertes ». La Minusma a « organisé dans la journée l’évacuation médicale de plusieurs blessés », selon un communiqué.

« 21 corps de militaires maliens ont été enterrés dimanche à côté de Dioura », a déclaré à l’AFP un élu local. Le « bilan provisoire est de 21 corps découverts », a confirmé une source militaire malienne.

– ‘Camp détruit, le commandant tué’ –

L’opposition malienne, réunie au sein du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, a évoqué un bilan de « plus de 20 FAMas morts, une vingtaine de disparus, un nombre indéterminé de blessés, huit véhicules brûlés, dont des (camions) citernes et huit véhicules équipés d’armes de guerre emportés par les assaillants ».

« Le camp militaire détruit. Le commandant de compagnie, le capitaine Mohamed Sidati Ould Cheikh est parmi les militaires tombés sous les feux des terroristes », ajoute l’opposition, évoquant le plus « lourd bilan » depuis la cuisante défaite de l’armée malienne face à des groupes rebelles touareg et arabes à Kidal (nord) en mai 2014.



Selon l’armée, l’attaque de dimanche a été menée par « des groupes terroristes sous le commandement de Ba Ag Moussa », dit Bamoussa, un ex-colonel ayant rejoint les rangs jihadistes en 2012 et considéré comme un proche du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui dirige la principale alliance jihadiste du Sahel.

« Toutes nos pensées pour les fiers soldats de l’Armée malienne tombés à Dioura », a réagi le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, que l’opposition exhorte à « prendre les mesures d’urgence qui s’imposent ».

– Opérations Barkhane et Minusma –

En avril 2018, « 14 suspects terroristes » arrêtés à Dioura et remis à des militaires maliens avaient été tués « suite à une présumée tentative d’évasion », selon l’armée. Une association peule et des proches avaient dénoncé des « exécutions sommaires ».

Malgré la Minusma, une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5-Sahel, les violences jihadistes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, selon l’ONU.

Les autorités maliennes et les forces internationales espéraient une baisse des violences dans le centre après avoir donné pour mort fin novembre le chef de la katiba Macina, le prédicateur radical peul Amadou Koufa, lui aussi membre de l’alliance d’Iyad Ag Ghaly.

Mais l’homme est réapparu récemment sur une vidéo jugée crédible par l’état-major français, et les violences se sont poursuivies dans la région.

Six militaires maliens ont été tués mardi: leurs véhicules ont sauté sur une mine dans la région de Mopti. Deux soldats français de Barkhane avaient été grièvement blessés quelques jours plus tôt dans leur campement temporaire près de la frontière du Niger.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous le contrôle de groupes islamistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le Sud et le phénomène déborde sur les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger. Ces attaques s’ajoutent à des conflits intercommunautaires qui ont fait plus de 500 morts parmi les civils dans le centre en 2018, selon l’ONU.

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