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Tunisie

En Tunisie, le président prend ses distances avec les islamistes

AFP

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Le président tunisien Béji Caïd Essebsi (D) et le chef du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi (G), le 13 juillet 2016 au palais de Carthage, près de Tunis / © AFP / FETHI BELAID

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a annoncé la fin d’une alliance clé avec la formation d’inspiration islamiste Ennahdha, mais cette décision ne marque pas le retour à une bipolarisation à risques à un an d’échéances électorales majeures, selon des experts.

« Nous avons décidé de nous séparer, à la demande d’Ennahdha », a déclaré le président lors d’un entretien diffusé mardi soir sur la chaîne privée El Hiwar Ettounsi.

Cette annonce marque la fin d’une entente en place depuis quatre ans, et qui a joué un rôle clé dans la poursuite de la démocratisation dans le pays pionnier du Printemps arabe.

« A un peu plus d’un an des élections législatives et de la présidentielle, chaque parti a intérêt à suspendre cette alliance, qui devient difficile à assumer », explique à l’AFP le politologue Selim Kharrat, de l’ONG Al-Bawsala.

Dans son discours, le président s’est engagé à ce que ces scrutins aient lieu comme prévu fin 2019, malgré la profonde crise que traverse Nidaa Tounès, parti qu’il a fondé en 2012 sur une plateforme anti-islamiste.

Cette prise de distance est d’autant plus prévisible qu’en mai, l’abstention aux municipales avait révélé un rejet de l’alliance contre nature entre Ennahdha et Nidaa Tounès.

Mais elle ne signifie pas pour autant un retour du bras de fer qui avait déchiré la classe politique en 2013, au point de faire vaciller le fragile processus démocratique, font valoir des experts.

« Favorable au consensus »

Après le discours présidentiel, Ennahdha, qui craint de se retrouver isolée sur la scène politique tunisienne et internationale, a d’ailleurs rapidement assuré qu’elle restait « favorable au consensus ».

« La gestion de la transition démocratique ne peut être résolue que par le dialogue », a déclaré son porte-parole, Imed Khmiri.

Pour le politologue Hamza Meddeb, « ce n’est pas la fin du consensus entre islamistes et sécularistes ». Il s’agit plutôt de « la fin du consensus entre les deux cheikhs », ajoute-t-il, en référence à Béji Caïd Essebsi, 91 ans, et Rached Ghannouchi, 77 ans, le fondateur d’Ennahdha.

Selon lui, c’est « l’échec d’un acteur », M. Caïd Essebsi, car « Ennahdha semble avoir changé de partenaire » en soutenant le Premier ministre Youssef Chahed.

Nidaa Tounès est déchirée depuis des mois par une lutte de pouvoir fratricide entre M. Chahed et le fils du président, Hafedh Caïd Essebsi: le premier bat un record de longévité comme chef de gouvernement et rassemble autour de lui une quarantaine de députés. Quant au second, il dirige désormais le parti mais n’a aucun mandat.

Dans son interview, le président a reproché à Ennahdha de continuer à soutenir M. Chahed, plus jeune Premier ministre de l’histoire moderne de la Tunisie, en poste depuis l’été 2016.

Mais « il n’est pas parti en guerre contre Ennahdha », souligne Michaël Ayari, du centre de réflexion International crisis group (ICG): « il avoue simplement à demi-mot que M. Chahed a réussi à prendre son autonomie ».

« Après les tentatives de présidentialiser le régime, cette reconfiguration du consensus aboutit à un Premier ministre avec un réel pouvoir, et un président qui retrouve un rôle secondaire dans l’exécutif, plus conforme à la Constitution », dit encore M. Ayari.

« Equilibriste »

Mardi soir, Béji Caïd Essebsi a évoqué une réforme de la Constitution après 2019, estimant le partage du pouvoir entre le président et le Premier ministre insatisfaisant.

Paradoxalement, il a aussi « vanté les mérites de l’alliance avec Ennahdha », relève M. Kharrat, ce qui signifie que tout en rompant avec celle-ci, « il ménage la possibilité d’un rapprochement ultérieur », dans un numéro « d’équilibriste ».

« La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas d’appel à durcir le discours politique », conclut-il.

Le risque subsiste néanmoins que les campagnes électorales à venir dérivent vers les questions sociétales, réactivant des clivages, au détriment des urgences économiques et sociales, notent les analystes.

En dépit d’un retour de la croissance, le chômage et l’inflation restent élevés, alimentant une grogne sociale de plus en plus explosive, huit ans après la révolution.

« Tout le monde, que cela soit Nidaa ou Ennahdha, a échoué dans la gestion des questions économiques et sociales », constate M. Meddeb.

Et, à défaut de différence majeure entre les grands partis sur ces questions, la tentation est grande de faire campagne sur la place de la femme ou de la religion.

Pour M. Meddeb, « ce serait jouer avec le feu, et une énorme opportunité manquée ».

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Tunisie

Human Rights Watch appelle la Tunisie à arrêter Omar Al-Bashir et à le livrer à la CPI

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Omar Al-Bashir

Human Rights Watch (HRW) a appelé le gouvernement tunisien à arrêter le président soudanais Omar Al-Bashir et à le livrer à la Cour pénale internationale (CPI), alors qu’il se rendra au sommet de la Ligue arabe à Tunis ce week-end.

Le tribunal basé à La Haye a émis deux mandats d’arrêt à l’encontre d’Al-Bashir pour dix chefs de crimes de guerre, de génocide et de crimes contre l’humanité, dans le cadre du conflit dans l’ouest du Darfour.

« La Tunisie doit montrer son engagement pour la justice internationale en interdisant ou en arrêtant le président Al-Bashir s’il met les pieds dans le pays », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe de la justice internationale à HRW.

« Al-Bashir est un fugitif international qui devrait être à La Haye pour faire face aux charges qui pèsent contre lui, sans assister aux sommets organisés par les membres de la CPI. »

Les dirigeants arabes doivent se réunir dimanche pour la 30e réunion annuelle du groupe. Ce sommet a lieu pour la première fois en Tunisie depuis la révolution qui a renversé Zein El-Abidine Ben Ali.

En juillet 2011, la Tunisie est également devenue le premier pays nord-africain à adhérer à la CPI et à ratifier le Statut de Rome, ce qui signifie qu’ils sont disposés à renvoyer les crimes pertinents devant la Cour. L’arrivée d’Al-Bashir mettrait cet engagement à l’épreuve pour la première fois.

« La CPI compte sur ses États membres tels que la Tunisie pour que la coopération dans la remise des suspects soit efficace », a déclaré Keppler. «Les victimes du Darfour, dont des centaines de milliers vivent dans des camps de réfugiés ou de personnes déplacées depuis plus de 10 ans, méritent de voir Al-Bashir enfin traduit en justice,» a ajouté Keppler.

Bien que recherché depuis 2009, Al-Bashir voyage fréquemment dans le monde entier. le nombre de voyages a culminé en 2015 avec 27 visites à l’étranger, suivies de 24 en 2017 et de 23 en 2016. Il voyage souvent dans des pays qui ne sont pas signataires du Statut de Rome, notamment en Arabie saoudite, en Éthiopie et au Qatar. Il a également visité des membres à part entière tels que l’Afrique du Sud et l’Ouganda.

L’année dernière, la CPI a conclu que la Jordanie, également membre, avait manqué à ses obligations internationales d’arrêter Al-Bashir alors qui s’était rendu dans ce pays à l’occasion du précédent sommet de la Ligue arabe. La Haye a envoyé ses conclusions au Conseil de sécurité des Nations unies pour suite à donner.

Cependant, en septembre, la Jordanie a fait appel de la décision, affirmant que le Royaume « considère Omar Al-Bashir comme un chef d’État en exercice et donc à l’abri des arrestations », fondé sur le principe juridique international de la courtoisie entre États; l’affaire est en instance devant une chambre d’appel de la CPI.

Dans sa déclaration, HRW a également souligné le recours excessif à la force par les autorités soudanaises contre les récentes manifestations pacifiques contre le gouvernement; plus de 60 personnes ont été tuées et des milliers d’autres arrêtées lors de manifestations contre l’austérité économique et l’autocratie politique.

«L’impunité de longue date pour les violations des droits de l’homme par les autorités soudanaises a alimenté la brutalité actuelle», conclut le communiqué.

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Tunisie

En Tunisie, enthousiasme et craintes face à la contestation algérienne

AFP

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Manifestations enthousiastes mais limitées, silence radio des responsables politiques: les Tunisiens regardent avec un intérêt teinté de crainte les manifestations monstres en Algérie voisine.

Le vent de contestation qui souffle sur Alger ravive à Tunis les souvenirs de l’euphorie de 2011, quand de gigantesques manifestations avaient poussé à la fuite le président Zine el Abidine Ben Ali, et entraîné dans leur sillage des révoltes ayant provoqué la chute d’autres régimes arabes réputés inamovibles.

Samedi, plusieurs organisations de la société civile ont organisé une manifestation de solidarité, qui a rassemblé une centaine d’Algériens et de Tunisiens chantant à l’unisson avec les manifestants en Algérie leur opposition à un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

Une mobilisation limitée dans un pays qui considère l’Algérie, pays de 41 millions d’habitants, comme une « grande soeur ».

La Tunisie partage plus de 1.000 kilomètres de frontières avec l’Algérie, son seul voisin avec la Libye.

« La Tunisie démocratique fait profil bas car elle n’a ni les moyens ni l’ambition d’exporter son modèle », estime le politologue tunisien Hamza Meddeb.

Seul pays rescapé du Printemps arabe, la Tunisie poursuit tant bien que mal une démocratisation marquée par des crises politiques et économiques.

Si les soulèvements de 2011 ont mis fin à certains régimes arabes autoritaires et répressifs, en Algérie l’opposition est marginalisée mais pas systématiquement réprimée. La population dispose d’une marge d’expression.

C’est l’annonce de la candidature de M. Bouteflika pour un cinquième mandat qui a déclenché le 22 février des manifestations de protestation inédites depuis l’arrivée en 1999 au pouvoir du chef de l’Etat, âgé de 82 ans et très diminué depuis un grave AVC en 2013.

– Craintes du scénario libyen –

Samedi, lors de la manifestation à Tunis, Aouoicha Bekhti, une militante et avocate algérienne de passage, affirme: « il y a déjà le précédent tunisien, il y a eu aussi des révoltes en Algérie, cette fois, on ne reviendra jamais en arrière ».

« Algérie libre et démocratique = Algérie en sécurité », pouvait-on lire sur une banderole déployée devant les manifestants.



Car une partie des Tunisiens s’inquiète d’une éventuelle déstabilisation de l’Algérie voisine. L’autre pays frontalier de la Tunisie, la Libye, a plongé dans le chaos après sa révolution en 2011 et cela a eu de graves répercussions sécuritaires et économiques sur Tunis.

« Vous savez que les Tunisiens ont souffert du chaos en Libye, donc ils ont peur qu’il y ait un autre chaos en Algérie », explique Alaa Talbi, président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), une des ONG organisant la mobilisation.

« Je comprends ce silence absurde du reste de la société civile tunisienne mais aussi des partis politiques », ajoute-t-il.

Trois jours après le début de la contestation en Algérie, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a déclaré à Genève que le peuple algérien était « libre de s’exprimer comme il l’entend sur sa gouvernance ». Avant de nuancer: « Chaque pays a ses propres règles, et je n’ai pas le droit de donner des leçons à qui que ce soit ».

Aucun autre responsable tunisien n’a pris publiquement la parole.

Le 1er mars à Tunis, une première manifestation de solidarité avec l’Algérie, non autorisée officiellement, avait été rapidement dispersée par la police. La fermeté de la réaction avait surpris, alors même qu’en Algérie, les manifestants conquéraient les rues.

– « Retour de bâton » –

Les autorités algériennes et tunisiennes sont liées par une coopération dans la lutte antiterroriste, essentielle pour venir à bout des groupes armés opérant dans les régions montagneuses frontalières, où les attaques et opérations sont récurrentes.

Dans le cadre de cette coopération, le ministre tunisien de l’Intérieur Hichem Fourati était en déplacement en Algérie le 26 février.

La Tunisie dépend en outre de l’Algérie pour sa consommation de gaz naturel, tandis que les vacanciers algériens représentent une part grandissante des touristes.

Et le commerce avec son voisin algérien de l’ouest est crucial, ses exportations ayant souffert de la perte du marché libyen.

La presse tunisienne est elle restée précautionneuse sur la contestation en Algérie.

« Personne ne veut se mettre à dos une partie de la classe politique algérienne », explique M. Meddeb. « Les autorités tunisiennes ne veulent pas laisser croire que la Tunisie prend partie, en montrant un signe même minime de soutien (aux manifestants), pour éviter tout retour de bâton algérien ».

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Tunisie

Tunisie: le ministre de la Santé démissionne après le décès de 11 bébés

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Le ministre tunisien de la Santé, Abderraouf Chérif, a démissionné après le tollé provoqué par le décès de 11 nouveau-nés entre jeudi et vendredi dans une grande maternité publique de Tunis, a indiqué le gouvernement.

Le Premier ministre Youssef Chahed a annoncé avoir accepté la démission d’Abderraouf Chérif, a écrit la présidence du gouvernement tunisien sur sa page Facebook tard samedi soir.

« Les responsables de tout manquement seront poursuivis », a déclaré M. Chahed, qui s’est rendu à la maternité samedi soir, après l’indignation déclenchée par ces décès considérés comme révélateurs d’un délabrement du système de santé publique.

« Il y aura des réunions la semaine prochaine avec toutes les structures du secteur de la santé pour évaluer tous les problèmes », a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée par ses services.

« Crime d’Etat », titrait dimanche le quotidien national Essafa, alors qu’une organisation de médecins suspecte une infection déclenchée par un produit d’alimentation.

Les images de parents quittant l’hôpital avec le minuscule corps de leur enfant dans des cartons usagés ont choqué l’opinion tunisienne.

Les onze nouveau-nés étaient internés à la maternité de la Rabta, qui fait partie d’un important complexe hospitalier de la capitale.

Le président de la Société tunisienne de pédiatrie, Mohamed Douagi, avait alerté sur sa page Facebook il y a quelques mois de la situation dans cette maternité, qui gère selon lui 15.000 naissances par an.



Un service de réanimation néonatale s’est retrouvé avec « la seule chef de service et ses deux assistantes », après un départ de médecins, avait-il souligné, accusant le gouvernement de chercher à faire des économies dans un secteur « mourant ».

De nombreux praticiens tunisiens quittent le pays pour trouver de meilleures conditions de travail à l’étranger. Le pays, qui a promis au Fonds monétaire international de diminuer son déficit budgétaire, peine à réorganiser des services publics qui périclitent.

Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué samedi soir que les décès ont « probablement » été causés par un « choc septique » dû à une infection du sang.

« Les éléments de l’enquête en cours s’orientent vers une infection nosocomiale (contractée au cours de l’hospitalisation, ndlr) sévère, dont le point de départ est un produit d’alimentation parentérale », c’est à dire administré par sonde gastrique, a précisé la société tunisienne de pédiatrie dans un communiqué publié sur Facebook.

Cette organisation a appelé « les autorités à faire toute la lumière » sur les faits et rappelé « l’urgence de prendre des décisions pour sauver l’hôpital public ».

Une enquête sanitaire et une autre enquête judiciaire ont été ouvertes.

« Des mesures de prévention et de traitement ont été prises afin d’éviter d’autres victimes » et de « s’assurer de l’état de santé des autres bébés de la maternité », a indiqué samedi le ministère de la Santé, sans préciser le nombre de nouveau-nés infectés.

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