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Mali

Le Drian au Mali en soutien à « IBK » et à l’accord de paix

Reuters

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Le ministre français des Affaires étrangères assistera samedi à Bamako à l’investiture du président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu pour cinq ans à la tête du Mali, afin notamment d’exercer une pression “respectueuse” pour l’application des accords de paix de 2015.

Malgré la présence des soldats français de la force Barkhane et des casques bleus de l’Onu au Mali, la résurgence des groupes djihadistes reste le défi majeur du deuxième mandat du dirigeant malien, qui s’est engagé à lutter contre les insurgés islamistes et à endiguer les tensions entre ethnies.

Au programme du voyage de Jean-Yves Le Drian, une rencontre avec sa nouvelle homologue, Kamissa Camara, mais aussi un entretien avec le président dans lequel la sécurité et la stabilité du Mali seront centrales, souligne-t-on de source diplomatique.

Plus de trois ans après sa signature, l’accord de paix d’Alger, signé en 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés du Nord, reste très imparfaitement mis en oeuvre, un retard qui suscite l’impatience de la France et de ses partenaires.

Le 30 août, le Conseil de sécurité de l’Onu a reconduit pour un an un régime de sanctions “contre les acteurs entravant l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays”, une liste laissée pour le moment vide de tout nom. Mais cela pourrait changer.

“Le temps des avertissements est terminé”, a prévenu la représentante de la France, soulignant que “certains responsables intermédiaires de groupes armés (…) nuisaient ‘volontairement’ à la mise en œuvre de l’accord par leurs liens avérés avec des activités criminelles et terroristes”, selon les termes du Conseil de sécurité.

De source diplomatique, on assure que, si l’instrument des sanctions “reste d’actualité”, “on ne mettra pas en oeuvre l’accord de paix contre l’avis du gouvernement malien”.

On ignore pour l’heure si la 73e assemblée générale des Nations unies qui s’est ouverte cette semaine pourrait servir de cadre à de telles annonces.

La France compte le G5 Sahel

Autre signe d’impatience, le Conseil de sécurité a repris en juin la plupart des éléments saillants d’une feuille de route conclue en mars par les signataires de l’accord, en donnant six mois aux parties pour les mettre en place (soit jusqu’à février 2019).

Le texte prévoit notamment le début du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), qui fixe le recensement de tous les combattants à démobiliser ou intégrer dans l’armée ou la police malienne, avec l’obligation d’intégrer 1.000 soldats d’ici six mois.

L’échéance des élections législatives, prévues les 25 novembre et 16 décembre au Mali, ne doit pas entraîner d’immobilisme, prévient-on de même source : “Il ne faut pas se mettre dans une posture d’attente des législatives pour prendre les décisions qui s’imposent”, dit-on.

Sur le terrain militaire, où la force Barkhane a abattu le mois dernier un chef djihadiste à Ménaka dans le nord du Mali, la matérialisation de la force conjointe du G5 Sahel est attendue avant le sommet G5 de Nouakchott les 6 et 7 décembre prochains, où Jean-Yves Le Drian est attendu.

“On attend (…) que les sept, huit bataillons soient vraiment opérationnels très vite. On l’attend pour le début de l’automne, la fin de la saison des pluies”, précise-t-on de source diplomatique. “On arrivera à élargir et finaliser le financement, d’autant que la force conjointe aura démontré sa capacité à être efficace sur le terrain”.

Pour le général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises, qui s’exprimait en juillet dernier sur le bilan de l’opération Barkhane, “les moyens militaires ne suffisent pas et il faut déployer une approche globale qui doit cristalliser l’action de plusieurs acteurs”, dont l’Agence française de développement (AFD).

“Les actions de développement doivent accompagner la sécurisation sur le terrain”, souligne-t-on dans l’entourage de la ministre française des Armées, Florence Parly.

La recrudescence des attaques – non revendiquées – dans le nord-est du Burkina Faso “illustre la pertinence du G5 Sahel et de ses opérations frontalières”, ajoute-t-on.

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Mali

Mali: 37 morts dans une attaque d’un village peul

AFP

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Le Mali a entamé l’année 2019 avec une attaque meurtrière dans le centre, où 37 habitants d’un village peul ont été tués mardi dans une attaque de chasseurs traditionnels, alors que les autorités ont engagé un dialogue intercommunautaire pour renforcer la paix et la sécurité dans la région.

Le gouvernement « informe l’opinion nationale et internationale d’une attaque ayant fait 37 morts sur le village peul de Koulogon, commune de Koulogon Habé, dans le cercle de Bankass (région de Mopti, centre) », dans un communiqué officiel mardi soir.

Des « hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos » ont mené cette attaque. « Outre les 37 morts enregistrés, tous des civils, le bilan fait état de plusieurs blessés et de nombreuses habitations incendiées », selon ce communiqué.

Un précédent bilan établi par Karim Keïta, fils du chef de l’Etat malien Ibrahima Boubacar Keïta, également député et président de la commission Défense de l’Assemblée nationale, et une source de sécurité avaient fait état de 33 Peuls tués lors de cette attaque.

L’assaut avait également été attribué à des chasseurs de la communauté Dogon par la même source de sécurité et un témoin. Les chasseurs traditionnels, dits « dozos », reconnaissables à leur tenue et à leurs fétiches, prétendent protéger les Dogons contre les Peuls, alors que le conflit entre les deux communautés s’est exacerbé, dans le contexte de la lutte contre les jihadistes.

« C’est une milice dozo qui nous a attaqués tôt ce matin. Ils étaient tous armés, habillés en tenue dozo. Notre chef de village Moussa Diallo a trouvé la mort dans cette attaque, ainsi que des membres de sa famille, dont une fillette et des vieilles femmes », a témoigné à l’AFP Allaye Yattara, un éleveur peul du village.

  • « Dialogue intercommunautaire » –

« Nous avons eu la vie sauve parce que nous étions sortis très tôt pour conduire les animaux. Ce sont les coups de feu qui nous ont fait rebrousser chemin », a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, le gouvernement a assuré que « les auteurs des crimes seront punis avec toute la rigueur de la loi » et a appelé « l’ensemble des communautés de la zone centre au calme ».

D’après le gouvernement, cette attaque survient « alors que les plus hautes autorités du Mali ont entrepris de créer les conditions d’un dialogue intercommunautaire fécond, dans le but d’instaurer durablement la cohésion et la paix » dans la région.

Elle intervient aussi après la visite les 21 et 22 décembre à Mopti du Premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga. M. Maïga avait ensuite annoncé que le gouvernement allait « renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité dans la région ».

« Seule l’enquête nous permettra de connaître les raisons (de cette attaque). Nous condamnons cet acte criminel », a souligné Karim Keïta, qui a précisé avoir rendu visite mardi à des blessés dans un hôpital de Mopti, ville où il avait passé le réveillon en compagnie de militaires maliens.

« C’est vraiment consternant de débuter l’année par une telle attaque. Nous sommes venus nous réjouir aux côtés de nos forces de défense et de sécurité et voilà que cet événement tragique survient ce matin », a dénoncé M. Keïta.

  • Lutte anti-jihadiste –

Depuis l’apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.

Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l’ONU.

Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les jihadistes, par les autorités ou l’armée, ce que dément le gouvernement.

Amadou Koufa a été tué fin novembre dans une opération militaire française soutenue par l’armée malienne, selon Paris et Bamako.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

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Mali

Justin Trudeau rend visite aux troupes canadiennes au Mali

AFP

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a effectué une visite surprise auprès des soldats canadiens déployés au Mali dans le cadre d’une mission de paix de l’ONU et rencontré son homologue malien, ont annoncé ses services samedi.

Le Premier ministre « est de retour aujourd’hui après une visite de Noël à la base des Forces armées canadiennes (FAC) au Mali », a indiqué son bureau dans un communiqué.

Au cours de sa visite, M. Trudeau a rencontré les soldats canadiens déployés à Gao dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et les a remerciés « de leur dévouement et de leur sacrifice en cette période de fêtes ».

M. Trudeau a également rencontré son homologue malien Soumeylou Boubeye Maiga.

Les deux hommes ont notamment évoqué « l’importance de continuer de déployer des efforts pour renforcer la sécurité, les droits de la personne et la gouvernance », a indiqué Ottawa. « Ils se sont aussi « entendus sur les avantages d’une participation accrue des femmes à la politique », a précisé le bureau du Premier ministre canadien.

M. Trudeau, qui était accompagné du ministre de la Défense Harjit Sajjan et du chef d’état-major, le général Jonathan Vance, a pu constater en quoi consistent les missions des hélicoptères canadiens qui effectuent des opérations d’évacuation médicale pour assurer la protection des forces des Nations unies ainsi que de transport et de soutien logistique.

Il a participé à une simulation d’évacuation, selon un correspondant de Radio Canada sur place.

« Les hommes et les femmes des @ForcesCanada font d’immenses sacrifices pour servir notre pays et nous protéger. Je leur ai rendu visite aujourd’hui au Mali pour les remercier de la part des Canadiens de leur bon travail. Merci à tous au camp Castor et joyeux Noël », a tweeté M. Trudeau.

La force canadienne comprend un contingent de quelque 250 militaires et de huit hélicoptères: trois hélicoptères Chinook (deux en service et un de rechange) qui servent aux évacuations médicales et au transport, ainsi que cinq Griffon (quatre en service et un de rechange) qui servent d’escorte armée et sont utilisés à des tâches défensives.

La mission canadienne a commencé en juillet 2108 et doit s’achever fin juillet 2019. Le ministre de la Défense avait annoncé fin novembre qu’Ottawa ne la prolongerait pas.

Le retour des Casques bleus en Afrique répond notamment à un engagement de campagne de M. Trudeau, qui s’était fait élire en octobre 2015, avec promesse, entre autres, de réengager le Canada dans les missions de paix des Nations unies.

Ottawa souhaite aussi obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU en 2021.

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Mali

Les troupes françaises neutralisent une trentaine de terroristes au Mali

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Des militaires français engagés dans l’opération Barkhane dans la région africaine du Sahel ont neutralisé une trentaine de terroristes au Mali, a annoncé le ministère des Forces armées françaises.

« Dans la nuit du 23 novembre 2018, les forces françaises participant à l’opération Barkhane ont porté un coup sévère au groupe terroriste du Front de libération de Macina dans la région de Mopti au Mali … 30 terroristes ont été neutralisés « , a déclaré vendredi le ministère des Forces armées dans un communiqué.

La déclaration suggère que Hamadoun Kouffa, le chef du groupe islamiste du Front de libération de Macina, et ses principaux collaborateurs pourraient avoir été parmi les victimes de l’offensive française.
L’opération Barkhane est en cours depuis 2014. Outre Mail, la mission concerne le Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie et le Niger.

En octobre, le Conseil des ministres du Mali a prolongé d’un an l’état d’urgence instauré pour la première fois dans le pays touché par le conflit en novembre 2015 à la suite de l’attaque meurtrière d’un hôtel à Bamako.

La situation au Mali était déstabilisée en 2012 lorsque les militants touaregs ont conquis de vastes territoires dans le nord du pays. Le conflit s’est encore aggravé avec les activités des islamistes, des forces fidèles à l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et de l’ingérence française.

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