Connect with us

RD Congo

RDC: Bemba et les cinq exclus poursuivent le combat devant la justice

AFP

Publié le

La marche vers des élections apaisées et inclusives traverse une étape-test en République démocratique du Congo où l’ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba, trois ex-Premiers ministres, les héritiers politiques de Patrice Lumumba et la seule femme candidate protestent en justice contre leur exclusion.

L’attention s’est tournée ce lundi vers la Cour constitutionnelle, dernier espoir des six candidats -sur 25- recalés vendredi par la commission électorale.

Ils ont tous annoncé leur intention de saisir la Cour dans le délai légal de 48 heures. La Cour a dix jours pour se prononcer. La publication de la liste définitive des candidats est prévue le 19 septembre, à trois mois des élections annoncées le 23 décembre.

‘Verdict connu d’avance’

L’opposition et des mouvements citoyens doutent autant de l’indépendance de la Cour que de celle de la commission électorale nationale indépendante (Céni).

L’opposition a accusé la Céni d’obéir aux « injonctions » du pouvoir du président Joseph Kabila pour éliminer ses candidats.

« Il n’y a pas d’inclusivité en dehors de la Constitution, en dehors des normes légales », a répondu le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, sur la télévision nationale RTNC.

« Pourquoi Joseph Kabila serait-il le seul à respecter la loi? », a-t-il ajouté. Le président, qui ne pouvait pas se représenter, a finalement désigné un dauphin après deux reports des élections depuis la fin de ses mandats en décembre 2016.

« Le verdict de la Cour constitutionnelle est connu d?avance », s’est insurgé sur Twitter le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha).

Lucha cite le nom du président de la cour, Benoît Lwamba, ancien conseiller du président Kabila, et du juge Norbert Nkulu, un des trois juges nommés il y a quelques semaines et qui passent pour des fidèles.

A ce stade, pas question pour l’opposition d’un boycott de l’élection, qui ouvrirait une nouvelle phase d’incertitude dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne.

« Voyons-voir ce que la suite va nous réserver au niveau de la Cour constitutionnelle », a temporisé sur France 24 Jean-Pierre Bemba, l’un des favoris à la succession du président Kabila avec ses bastions à Kinshasa et dans l’ouest.

« Pour autant que la Cour soit indépendante », a aussi prévenu M. Bemba, écarté en raison de sa condamnation pour subornation de témoins devant la Cour pénale internationale (CPI).

Lundi matin, une présence policière inhabituelle était visible dans l’enceinte de la Cour, a constaté une journaliste de l’AFP.

Des partisans d’un « lumumbiste » historique se sont rassemblés devant la Cour pour soutenir Antoine Gizenga, 92 ans, vice-Premier ministre au temps du héros national Patrice Lumumba à l’indépendance en 1960 – et, plus récemment, ancien Premier ministre de M. Kabila (2006-2008).

M. Gizenga défend le Parti lumumbiste unifié (Palu) face à un candidat dissident, Adolphe Muzito, lui aussi ancien Premier ministre.

Tous les deux ont été disqualifiés par la commission électorale, le patriarche parce qu’il n’aurait pas signé lui-même les formulaires (« défaut de qualité du signataire »), et M. Muzito pour « conflit d’intérêt avec le Palu qui conteste sa candidature ».

M. Muzito avait annoncé en mars la fin de l’alliance électorale avec la majorité pro-Kabila, avant de quitter le Palu. A cette époque, le patriarche Gizenga avait été salué par le président Kabila en personne lors d’une rencontre.

Congolais d’origine ou pas

Deux autres candidats ont été disqualifiés pour « défaut de nationalité (congolaise) d’origine »: l’ancien Premier ministre d’ouverture Samy Badibanga (novembre 2016-avril 2017) et la seule femme candidate, une haute-fonctionnaire, Marie-Josée Ifoku Mputa.

La double nationalité est interdite en droit congolais.

M. Badibanga, « congolais d’origine », « a déposé sa déclaration de recouvrement de la nationalité congolaise après sa renonciation à sa nationalité belge d’acquisition », selon un extrait du Journal officiel du 7 décembre 2016 reproduit par la Libre belgique.

« Je suis congolaise d’origine par mon père et par mère », s’est défendue Mme Ifoku Mputa jointe par l’AFP.

« Pendant un temps, j’ai acquis la nationalité canadienne. En 2011, j’y ai renoncé parce que je savais que j’allais entrer en politique. J’ai reçu un document de répudiation des autorités canadiennes. J’ai recouvré ma nationalité congolaise d’origine », plaide l’ex-vice-gouverneure de la province de la Tshuapa.

Le débat est encore juridique, mais le quotidien d’opposition le Potentiel accuse: « La Majorité présidentielle est totalement engagée à torpiller le processus électoral. Après s’être doté d’un dauphin, le régime en place veut s’assurer par tous les moyens, y compris les coups bas politiques et la tricherie, de gagner les prochaines élections ».

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

RD Congo

RD Congo: Felix Tshisekedi, a prêté serment ce jeudi

Le chef de l’opposition, Felix Tshisekedi, a été assermenté jeudi en tant que président de la République démocratique du Congo …

Published

on

Felix 2

Le chef de l’opposition, Felix Tshisekedi, a été prêté serment ce jeudi en tant que président de la République démocratique du Congo, succédant à Joseph Kabila lors du premier transfert du pouvoir dans ce vaste pays de l’Afrique centrale par le biais d’une élection en 59 ans d’indépendance.

La victoire de Tshisekedi aux élections du 30 décembre a été entachée d’accusations selon lesquelles il avait conclu un accord avec le président sortant dans les coulisses pour refuser la victoire à un autre candidat de l’opposition. Les camps de Kabila et de Tshisekedi rejettent ces allégations.

Lire la suite

RD Congo

RD Congo: une transition historique et contestée clôt un long processus électoral

AFP

Published

on

By

« Moi Félix Tshisekedi, élu président de la République, je jure…. ». L’opposant Félix Tshisekedi va officiellement devenir jeudi le cinquième président de la République démocratique du Congo, à l’heure d’une première alternance pacifique, mais contestée par un autre opposant.

Aux alentours de 13h00 (12H00 GMT), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 55 ans, doit prêter serment au palais de la Nation, siège de l’actuelle présidence au bord du fleuve Congo, où l’indépendance avait été proclamée le 30 juin 1960.

Le nouveau président, « Fatshi » pour ses proches, va prendre le relais du chef de l’État sortant, Joseph Kabila Kabange, 47 ans, dont 18 à la tête du plus vaste pays d’Afrique sub-saharienne.

Les deux hommes entreront dans l’histoire comme les acteurs de la première transition sans violence ni effusion de sang de l’histoire congolaise. Une histoire marquée par deux coups d’État (1965 et 1997), les deux assassinats des dirigeants Patrice Lumumba en 1961 et Laurent-Désiré Kabila en 2001, et deux guerres qui ont ravagé l’Est du pays entre 1996 et 2003.

La cérémonie doit avoir lieu en présence de « chefs d’État, des gouvernements et de délégations », sans autre précision.

Des chefs d’État africains ont salué dès dimanche l’élection de M. Tshisekedi (Afrique du Sud, Kenya, Burundi, Tanzanie), et d’autres se sont fait attendre un peu plus longtemps, dont deux des neuf voisins de la RDC (Angola et Congo-Brazzaville).

L’Union africaine (UA) et l’Union européenne, dans un communiqué conjoint, ont plus froidement « pris note » du résultat de l’élection contestée par l’opposant Martin Fayulu.

L’UA et l’UE, tout comme les États-Unis, se sont déclarés prêts à travailler avec le nouveau président. Les Etats-Unis et la France doivent être représentés par leur ambassadeur à Kinshasa.

Pendant la cérémonie d’investiture, le président élu doit recevoir « les symboles du pouvoir » des mains de Joseph Kabila, avant de prononcer un discours.

Qui va rester au palais de la Nation? À 14h00, le président sortant doit se retirer dans son bureau avec son épouse, tandis que le nouveau président et la première dame vont aller dans la salle VIP, avant un « entretien en tête à tête » et la « fin de la cérémonie ».

  • « Partage du pouvoir » –

Le symbole du siège de la présidence est l’une des multiples questions qui se posent.

Des signes de changement sont perceptibles. Mercredi, la chaîne d’État a ouvert son journal du soir avec un reportage sur la joie et l’impatience des militants de l’UDPS, le parti de M. Tshisekedi. Un signe de pluralisme impensable il y a quelques jours dans la ligne rédactionnelle de la RTNC.

Façonnées par Kabila, l’armée et les forces de sécurité vont devoir aussi faire preuve de fidélité républicaine envers le nouveau président.

Largement favorable au président Kabila (337 sièges sur 500), l’Assemblée nationale va faire sa rentrée lundi, près d’un mois après les élections du 30 décembre.

C’est parmi cette majorité que Félix Tshisekedi va devoir choisir un Premier ministre. Les noms du de cabinet du président Kabila, Néhémie Mwilanya Wilondja, et du grand patron congolais Albert Yuma circulent dans la presse congolaise, entre autres spéculations.

Dans son message d’au revoir mercredi soir, le président Kabila a encouragé les « leaders politiques » à privilégier une « coalition » plutôt que la « cohabitation ».

Les pro-Tshisekedi et les pro-Kabila ont signé un « accord de coalition politique » et de « partage du pouvoir », selon un document que l’AFP s’est procuré.

L’accord prévoit que les ministères régaliens (Affaires étrangères, Défense, Intérieur) doivent « comme cela est de doctrine certaine, revenir à la famille politique du président élu ».

L’opposant Martin Fayulu a dénoncé un « putsch électoral » orchestré par M. Kabila avec la complicité de Félix Tshisekedi. Il revendique la victoire avec 60% des voix et se proclame seul président élu légitime.

Son alliée, Eve Bazaiba (Mouvement de libération du Congo, MLC), a d’ores et déjà refusé un gouvernement d’union nationale avec les nouveaux dirigeants : « L’État de droit ne signifie pas arrangement, combine et combinaison pour gérer le pouvoir. Ce qui est mal conçu, ce qui est mal préparé va continuer négativement ».

Le nouveau gouvernement va prendre la direction d’un pays riche en minerais, mais dont les deux tiers des 80 millions d’habitants survivent avec moins de deux dollars par jour.

La nouvelle équipe va subir de plein fouet la chute des cours du cobalt, qui ont chuté en quelques mois de 100.000 à 35.000 dollars la tonne.

Cette baisse brutale devrait être un coup dur pour l’État, qui misait beaucoup sur une réforme du code minier relevant la taxation des producteurs de cobalt. La RDC en est le premier exportateur mondial.

Lire la suite

RD Congo

RDC: le calme règne, premières félicitations pour le président élu Tshisekedi

AFP

Published

on

By

Le calme régnait dimanche à Kinshasa et dans le reste de la République démocratique du Congo (RDC), quelques heures après la proclamation par la Cour constitutionnelle de l’opposant Félix Tshisekedi comme président qui a commencé à être félicité par certains dirigeants africains.

Martin Fayulu, l’autre opposant arrivé second du scrutin du 30 décembre, avait appelé à des « manifestations pacifiques » sitôt après le rejet dans la nuit par le plus haut tribunal de RDC de son recours contestant la victoire de M. Tshisekedi.

Mais le dimanche était parfaitement ordinaire à Kinshasa. Les habitants se sont rendus à leurs lieux habituels de culte et la circulation était fluide sur les grandes artères, a constaté un journaliste de l’AFP.

Seul le siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti historique d’opposition du président élu M. Tshisekedi, était un peu animé.

Près d’un millier de militants, dont la plupart avaient visiblement passé la nuit sur place, se réjouissaient de la victoire du fils du fondateur de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, mort en 2017.

Alors que M. Fayulu a appelé la communauté internationale à ne pas reconnaitre le président Tshisekedi, ce dernier a reçu les premières félicitations de dirigeants africains, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) demandant le « respect » de la « souveraineté » de la RDC.

Cette réaction augurait de possibles dissensions au sein de l’Union africaine (UA) dont une délégation de haut niveau, conduite par le président de sa Commission, le Tchadien Moussa Faki, et par son président en exercice, le chef de l’État rwandais Paul Kagame, est attendue lundi à Kinshasa.

L’UA avait souhaité jeudi la « suspension » de la proclamation des résultats définitifs, jugeant ceux de la Commission électorale en faveur de M. Tshisekedi entachés de « doutes sérieux ».

L’Union européenne a maintenu ses réserves dimanche, malgré le jugement de la Cour constitutionnelle de Kinshasa.

« Des doutes subsistent sur la conformité du résultat », a estimé un porte-parole de l’UE, appelant les parties à s’abstenir de toute violence et à coopérer avec la délégation de l’UA.

Dans ses premières réactions, le président élu a cherché l’apaisement.

« Ce n’est pas la victoire d’un camp contre un autre », a-t-il déclaré dans une vidéo.

« Demain, le Congo que nous allons former ne sera pas un Congo de la division, de la haine et du tribalisme. Ce sera un Congo réconcilié, un Congo fort, un Congo tourné vers le développement, son développement, dans la paix et la sécurité pour tous. »

« C’est l’aboutissement du combat du père fondateur, mais c’est aussi le commencement d’un autre combat dans lequel je veux engager le peuple congolais », a-t-il ajouté. « Le combat pour un mieux-être. (…) Au travail ».

A part son noyau dur de sympathisants, aucune expression massive de liesse n’a encore eu lieu, contrairement au passé, y compris lors des victoires en 2006 et 2011 de l’actuel président Joseph Kabila.

‘Putsch électoral’ –

La Cour constitutionnelle a validé tels quels les résultats de la Commission électorale (Céni) donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5% des voix, devant Martin Fayulu (34,8%) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23%).

M. Fayulu avait aussitôt appelé la communauté internationale à « ne pas reconnaître un pouvoir qui n’a ni légitimité ni qualité légale », se proclamant « le seul président légitime ».

Il a incité ses compatriotes à organiser « des manifestations pacifiques » sur tout le territoire. Si son appel n’a pas semblé être entendu dimanche matin, il faudra attendre un peu plus longtemps pour savoir s’il sera suivi ou non.

M. Fayulu a dénoncé un « putsch électoral » du président sortant avec la « complicité » de M. Tshisekedi et revendiqué la victoire avec 61% des voix.

Les estimations de l’influente Église catholique et celles du Groupe des experts sur le Congo (GEC) de l’université de New York, à partir de documents qui auraient fuité de la Céni, lui donnent aussi la victoire avec environ 60% des voix.

Le calme régnait aussi à Béni et Butembo (est), où l’élection présidentielle a été annulée en raison de l’épidémie d’Ebola et de massacres de civils, ainsi qu’à Goma plus au sud, selon un correspondant de l’AFP.

Aucun incident n’a été signalé, pas même à Kikwit (ouest), l’un des fiefs de M. Fayulu, où un important déploiement policier avait été observé samedi soir.

M. Tshisekedi, 55 ans, succède à Joseph Kabila, 47 ans, au pouvoir depuis l’assassinat de son père Laurent-Désiré en janvier 2001. C’est la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC le 30 juin 1960.

Il devra cohabiter avec un Premier ministre issu de l’actuelle majorité pro-Kabila, qui a obtenu une vaste majorité (337 sièges sur 500) à l’Assemblée nationale d’après la Commission électorale.

« Le 22 (janvier) il y aura probablement prestation de serment, le gouvernement va démissionner et l’Assemblée nationale fera sa rentrée », a dit le porte-parole du gouvernement Lambert Mende sur le site d’information actualité.cd

La rejet du recours de M. Fayulu contestant les résultats de la Céni et réclamant un recomptage des voix, est sans surprise, car elle est largement considérée comme acquise au président Kabila.

Lire la suite
Advertisement

Facebook




cinéma

Advertisement