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Madagascar

Fianarantsoa des grands jours au rendez-vous avec le Président Rajaonarimampianina

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Remise d’un bâtiment polyvalent pour les arts martiaux, ainsi que du matériel informatique et des équipements audiovisuels pour les antennes régionales de la RNM et de la TVM : ce furent les deux premiers rendez-vous du Président Hery Rajaonarimampianina avec Fianarantsoa, ce dimanche 26 août. Dans l’après-midi, Il est venu au rendez-vous avec la population de la capitale du betsileo, celle des grands jours, sur la place de la Gare. C’est à cet endroit, qu’il avait reçu, cinq ans auparavant, une canne, un lamba et un chapeau, des symboles forts pour celui qui avait fait le serment de relever le pays, le sortir du gouffre des sanctions et de l’isolement internationaux, et dont 92 pour cent de la population étaient en proie à la pauvreté et à la misère. « Même si nous devons nous focaliser résolument sur l’avenir, il faut toujours se rappeler d’où nous sommes partis, pour mesurer les avancées, valoriser les acquis, et pour travailler toujours davantage, dans la confiance et l’esprit du Fisandratana », a notamment déclaré le Chef de l’Etat.

Arts martiaux et audiovisuel public

La construction d’une Maison des Arts Martiaux fait suite à un souhait exprimé par les divers dirigeants de disciplines de combats, et les pratiquants, au Président Rajaonarimampianina. Le bâtiment a été construit et pourvu d’équipements adéquats, situé à Ambatomena, à côté du gymnase couvert. Au total, Fianarantsoa compte 2000 pratiquants, et c’est une manière de donner un cadre de travail et d’entraînement aux normes, pour les différentes disciplines, mais aussi pour offrir aux jeunes de nouvelles activités sportives. Cette maison polyvalente va ainsi donner une nouvelle impulsion aux arts martiaux à Fianarantsoa, dont certains pratiquants sont à un très haut niveau, tant national qu’international. La construction de cette infrastructure a coûté 600 millions d’ariary, financée sur les fonds propres de l’Etat. Pour les antennes régionales de l’audiovisuel public, TVM et de la RNM, le Président a remis des équipements informatiques, et des caméras, pour pallier l’insuffisance de matériels par rapport aux exigences du travail d’information qui a toute son importance pour la population, avait souligné le Chef de l’Etat.

Avec la population, sur la Place de la Gare

Il y a exactement cinq ans, sur la place de la Gare de Fianarantsoa, le Président Hery Rajaonarimampianina avait fait l’engagement de relever un pays exsangue : sous le coup de sanctions internationales, aux bans de la communauté des nations, et une population dont les 92 pour cent vivaient dans la pauvreté et la misère.  Comme aujourd’hui, il avait alors reçu un tehina (une canne), un lamba, et un chapeau, des symboles forts pour celui qui allait travailler, franchir un long chemin, qui est toujours là, en dépit des manœuvres en tous genres. « Merci de votre confiance. Notre mission n’était pas des plus faciles, car, de tous les chefs d’Etat qui avaient dirigé ce pays, je suis, sans nul doute, celui qui a fait l’objet de toutes sortes d’entraves et de manœuvres de déstabilisation. Nous avons affronté tous ces écueils, sans répondre au mal par le mal ; nous avons pu travailler, et nous sommes là, devant-vous, fiers de ce que nous avons réalisé ensemble, et plus que jamais déterminés à poursuivre notre marche sur le chemin du Fisandratana », a déclaré le Président.

Il a également tenu à remercier la population pour sa sagesse, face aux provocations, aux incitations à la haine et à la violence, à l’instar de l’attitude d’humilité dont il a également fait montre durant ces épreuves. Il a réitéré que Madagascar a besoin de valoriser de nouvelles pratiques politiques, une nouvelle mentalité, une nouvelle manière de penser. « Le jour viendra où vous allez exercer votre  droit suprême, le vote, celui qui n’est pas dictée par les provocations, l’incitation à la haine et la violence, mais qui relève de la conviction que la volonté de développement du pays doit être audessus de toutes ces menées », a-t-il souligné, et de poursuivre : « Nous sommes prêts à comparer ce qui a été réalisé, nous avons travaillé, ensemble, dans le silence, la solidarité, et l’humilité, et c’est cet état d’esprit qu’i nous faut vivifier aujourd’hui pour le Fisandratana. Nous allons redonner sa grandeur au fihavanana, tout en récusant la provocation, la violence, et toute forme de terrorisme ». Il a déclaré qu’il est conscient des difficultés, des aspirations de tous les malgaches. « Tout ne peut se faire en jour face aux ravages de la pauvreté durant cinq décennies, il faut tenir compte du temps, des priorités, malgré l’ironie de ceux, qui devraient se demander à eux-mêmes tout d’abord, ce qu’ils ont fait pour le pays, et ce qu’ils ont fait du pays », a-t-il relevé.

Il a appelé tous les citoyens, notamment les femmes et les jeunes, à sa focaliser résolument sur l’avenir, pour une renaissance de la mentalité, acquérir la culture d’émergence pour édifier l’émergence économique du pays. Il s’est aussi tourné particulièrement vers les maires, qu’il considère comme ses plus proches collaborateurs, car ce sont les chevilles ouvrières du développement local, et qu’il a tenu à encourager. Face à la population de Fianarantsoa, il a réitéré que le pays a besoin de vrais patriotes (Tena tia tanindrazana), pour évoquer ensuite le nombre 12, son numéro pour les élections présidentielles, Hery Rajaonarimampianina a déclaré qu’aux côtés des vrais patriotes, il faudra désormais des apôtres qui puissent apporter la bonne nouvelle du développement, dans l’esprit du Fisandratana, pour que nous puissions poursuivre le travail dans l’intérêt de tous, des régions, et du pays.

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Présidentielle à Madagascar: heurts entre manifestants et forces de l’ordre

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Des incidents ont éclaté samedi à Antananarivo entre partisans de l’ex-chef de l’Etat Marc Ravalomanana, donné perdant de la présidentielle du 19 décembre, et les forces de l’ordre qui ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Pour la cinquième fois en une semaine, quelque 500 pro-Ravalomanana ont bravé l’interdiction de manifester sur la place centrale du 13-Mai dans la capitale malgache.

Les forces de l’ordre les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène, comme mercredi, et les protestataires ont riposté avec au moins deux cocktail Molotov, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Quatre personnes ont été arrêtées samedi, selon les mêmes sources.

Les manifestants dénoncent des fraudes lors du second tour de la présidentielle, remporté par l’ancien président Andry Rajoelina (2009-2014) selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Il a obtenu 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana qui a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

La HCC doit se prononcer sur la validité ou non de ces recours mardi. D’ici là, les partisans de Marc Ravalomanana ont prévu de manifester quotidiennement pour faire pression sur la principale instance judiciaire du pays.

« C’est injuste qu’on nous disperse comme ça à coups de gaz lacrymogène, nous des simples citoyens qui réclamons juste la vérité des urnes », a estimé un manifestant, Jean-Paul Rasolon, 53 ans.

« Après ce 8 janvier, si on ne restaure pas la vérité, peu importe qui va gagner, on va entrer dans une crise », a-t-il prévenu.

« Nous ne sommes pas ici pour troubler l’ordre public », s’est indignée une autre manifestante, Ninia Donia. « On veut juste la vérité, parce que j’ai vu de mes propres yeux les fraudes massives. »

Après une chasse au chat et à la souris entre manifestants et forces de l’ordre, une pluie torrentielle s’est abattue sur la capitale, vidant la place du 13-Mai.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018, qui s’est déroulée sans incident majeur, a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Madagascar

Présidentielle à Madagascar: manifestation pacifique, résultats définitifs le 8 janvier

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Un millier de partisans de l’ex-chef de l’Etat malgache Marc Ravalomanana, candidat à la présidentielle de décembre, ont manifesté pacifiquement jeudi à Antananarivo pour que la Haute Cour constitutionnelle disqualifie son rival donné gagnant Andry Rajoelina lors de la proclamation des résultats définitifs le 8 janvier.

Selon les chiffres de la commission électorale nationale indépendante (Céni) publiés le 27 décembre, l’ancien président Andry Rajoelina a remporté le second tour de la présidentielle organisé le 19 décembre, avec 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana.

Ce dernier a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

Ses partisans demandent la « disqualification » d’Andry Rajoelina pour « fraude » et « corruption » de la Céni.

La plus haute instance juridique du pays a annoncé jeudi qu’elle rendrait son verdict le 8 janvier à 15H00 (12H00 GMT).

Pour faire pression sur la HCC, un millier de pro-Ravalomanana sont de nouveau descendus dans la rue jeudi dans la capitale, pour la troisième fois depuis samedi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Malgré l’absence d’autorisation émanant du préfet de la ville d’Antananarivo, les forces de l’ordre ont laissé les manifestants occuper la place centrale du 13-Mai, sur le parvis de l’hôtel de ville.

Contrairement à la veille mercredi, elles n’ont pas fait usage de la force.

« Un message à l’endroit de la HCC: nous n’allons pas nous arrêter tant que la vérité ne sera pas rétablie », a prévenu devant la foule la députée Hanitra Razafimanantsoa, issue du parti TIM de Marc Ravalomanana.

« Mon message à la HCC est que vous serez redevables non seulement devant la nation, mais aussi devant la loi si vous fermez les yeux devant les fraudes », a estimé pour sa part Philippe Rakotoerisoa, un artisan de 55 ans.

Les pro-Ravalomanana ont prévu de manifester jusqu’aux délibérations de la HCC.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018 a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Madagascar

Madagascar: Andry Rajoelina élu président avec 55,66 % des suffrages remportés

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L’ex-chef de l’Etat Andry Rajoelina a remporté la présidentielle à Madagascar, battant son rival Marc Ravalomanana au second tour très disputé qui s’est tenu la semaine dernière, selon les résultats rendus publics jeudi par la commission électorale.

M. Rajoelina a remporté 55,66 % des suffrages contre 44,34 % pour l’ancien président Ravalomanana, a précisé la commission.

Ces résultats pourraient être contestés, M. Ravalomanana ayant jugé le scrutin entaché de fraude.

Le président de la commission électorale Hery Rakotomanana a assuré que « des efforts » avaient été faits « pour répondre aux requêtes des deux candidats. L’un a demandé un examen du logiciel de comptage, l’autre a demandé des confrontation de procès verbaux », a-t-il dit.

L’élection présidentielle, à deux tours, a été marquée par des accusations mutuelles de fraude de la part des deux candidats.

Leur campagne aux allures de règlement de comptes a largement occulté les problèmes de fond du pays, qui est l’un des plus pauvres du continent africain et est sujet à l’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

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