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Madagascar

Le Président Rajaonarimampianina candidat pour un second mandat : « Poursuivre le redressement et le développement avec le peuple »

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Les promesses en travaux, beaucoup a été fait ; nous avons enregistré des avancées, et nous devons défendre nos acquis. C’est pour cela que j’ai décidé de poursuivre ensemble, avec le peuple, l’œuvre de redressement et de développement du pays ». Ce sont les propos du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, ce 17 août, lorsqu’il a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat. C’était à l’hôtel Colbert, là où, il y a cinq ans, il s’était déclaré prêt à relever le défi, à libérer le pays des sanctions, à rompre l’isolement de Madagascar pour réintégrer dignement la communauté internationale, et recouvrer la confiance des bailleurs et des investisseurs.

D’emblée, le Président Rajaonarimampianina a laissé entendre qu’il faut poursuivre l’écriture de l’Histoire, en rappelant d’abord dans quel état était le pays et le peuple malgache, il y a cinq ans. « Nous sommes revenus de très loin, après cinq années de crise : 92% de la population vivaient dans la pauvreté et la misère, image d’un tissu social mis à mal par une situation économique laminée par les sanctions internationales, un pays aux bans de la communauté des nations, d’autant que les relations avec les bailleurs étaient suspendues depuis 2008, suite à la décision du FMI . Mais ces épreuves, nous en avons fait une force pour redresser le pays, pour recouvrer la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs, et remettre Madagascar dans le concert des nations », a déclaré le Président.

Durant cinq décennies, Madagascar a souffert cruellement d’un déficit en infrastructures qui a toujours handicapé son développement. « Nous avons insufflé une nouvelle manière de penser et de concrétiser l’action de développement, tout en engageant la lutte contre les maux qui gangrènent la vie du pays, à savoir la corruption, l’insécurité, et, surtout, la perte des valeurs et des références », at-il rappelé ; de même, il a évoqué les mesures jugées impopulaires, mais qui ont été prises dans l’intérêt de tous, pour ne pas tomber dans le piège de la facilité qui écarte la mise en œuvre de véritables solutions durables. Le Président Rajaonarimampianina a réitéré qu’il est toujours à l’écoute du peuple, conscient de ses problèmes, de ses préoccupations quotidiennes, « parce que j’ai, moimême, vécu ces situations de précarité, et je ne veux plus que les malgaches les vivent », a-t-il révélé.

Depuis moins, de cinq ans, le pays est sur la voie du redressement et du développement, et ceci grâce à la confiance réciproque entre le peuple et ses dirigeants. Beaucoup a été fait en termes d’infrastructures pour l’éducation, la santé, l’agriculture, ou encore l’industrie, et qui sont autant de sources d’emplois, et porteuses d’espoir. Il a ainsi pris l’exemple du Bas Mangoky où la construction d’infrastructures hydroagricoles et l’aménagement de terres ont permis d’atteindre l’auto-suffisante en riz. « Mais nous avons besoin de temps, tout ne peut se réaliser du jour au lendemain. Mon rôle est d’élaborer, et de mettre en œuvre la stratégie, et c’est la raison d’être du Fisandratana 2030. Nous avons besoin d’une renaissance de la mentalité, pour recouvrer les valeurs malgaches, telles que le respect et la solidarité. Nous avons besoin de vrais patriotes. Dans le même temps, il faut réconcilier le malgache avec sa terre, d’où les réformes qui sont en cours », a déclaré le Président Rajaonarimampianina. Il a mis en relief la nécessité d’avoir une ambition collective, fruit de l’engagement de tout un chacun, et, sur ce point, s’est félicité du dynamisme des femmes et des jeunes. Evoquant particulièrement la situation de l’agriculture, il a indiqué que Madagascar est très en retard, et que tout est mis en œuvre, en termes d’infrastructures, de formations, et d’appuis aux filières agricoles, pour améliorer la productivité et, partant, les conditions de vie des paysans. « C’est l’objet de toutes ces infrastructures que nous avons remises aux populations de différentes régions, et il faudra encore du temps pour inaugurer les autres, et lancer de nouveaux chantiers. Et c’est pour continuer ensemble le redressement et le développement du pays que j’ai décidé de me présenter pour un nouveau mandat présidentiel », a-t-il conclu.

Avant l’intervention du Président Rajaonarimampianina, les représentants des huit contrées de la Grande Île, comme le dit l’expression malgache, étaient au rendez-vous, pour entendre sa décision. Ces représentants, en l’occurrence l’ancienne Ministre Onitiana Realy, la Sénatrice Brigitte Rasamoalina, du parti Ampela Manao Politika, Ny Avoko Rakotoarijaona, de la plate-forme Voromahery, et le Sénateur Mamitiana Fabergé, ont réitéré leur appel pour une candidature de l’actuel président. Ils ont mis en exergue l’humilité, la sagesse et la compétence de Hery Rajaonarimampiania, en dépit des circonstances, où critiques, diffamations, et tentatives de déchéance se sont heurtés à la sagesse et à l’intégrité d’un homme qui a toujours récusé toute forme de violence, qui vit sa Foi chrétienne au service du peuple malgache, pour le « Fisandratana » de Madagascar

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Présidentielle à Madagascar: heurts entre manifestants et forces de l’ordre

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Des incidents ont éclaté samedi à Antananarivo entre partisans de l’ex-chef de l’Etat Marc Ravalomanana, donné perdant de la présidentielle du 19 décembre, et les forces de l’ordre qui ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Pour la cinquième fois en une semaine, quelque 500 pro-Ravalomanana ont bravé l’interdiction de manifester sur la place centrale du 13-Mai dans la capitale malgache.

Les forces de l’ordre les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène, comme mercredi, et les protestataires ont riposté avec au moins deux cocktail Molotov, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Quatre personnes ont été arrêtées samedi, selon les mêmes sources.

Les manifestants dénoncent des fraudes lors du second tour de la présidentielle, remporté par l’ancien président Andry Rajoelina (2009-2014) selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Il a obtenu 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana qui a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

La HCC doit se prononcer sur la validité ou non de ces recours mardi. D’ici là, les partisans de Marc Ravalomanana ont prévu de manifester quotidiennement pour faire pression sur la principale instance judiciaire du pays.

« C’est injuste qu’on nous disperse comme ça à coups de gaz lacrymogène, nous des simples citoyens qui réclamons juste la vérité des urnes », a estimé un manifestant, Jean-Paul Rasolon, 53 ans.

« Après ce 8 janvier, si on ne restaure pas la vérité, peu importe qui va gagner, on va entrer dans une crise », a-t-il prévenu.

« Nous ne sommes pas ici pour troubler l’ordre public », s’est indignée une autre manifestante, Ninia Donia. « On veut juste la vérité, parce que j’ai vu de mes propres yeux les fraudes massives. »

Après une chasse au chat et à la souris entre manifestants et forces de l’ordre, une pluie torrentielle s’est abattue sur la capitale, vidant la place du 13-Mai.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018, qui s’est déroulée sans incident majeur, a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Présidentielle à Madagascar: manifestation pacifique, résultats définitifs le 8 janvier

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Un millier de partisans de l’ex-chef de l’Etat malgache Marc Ravalomanana, candidat à la présidentielle de décembre, ont manifesté pacifiquement jeudi à Antananarivo pour que la Haute Cour constitutionnelle disqualifie son rival donné gagnant Andry Rajoelina lors de la proclamation des résultats définitifs le 8 janvier.

Selon les chiffres de la commission électorale nationale indépendante (Céni) publiés le 27 décembre, l’ancien président Andry Rajoelina a remporté le second tour de la présidentielle organisé le 19 décembre, avec 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana.

Ce dernier a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

Ses partisans demandent la « disqualification » d’Andry Rajoelina pour « fraude » et « corruption » de la Céni.

La plus haute instance juridique du pays a annoncé jeudi qu’elle rendrait son verdict le 8 janvier à 15H00 (12H00 GMT).

Pour faire pression sur la HCC, un millier de pro-Ravalomanana sont de nouveau descendus dans la rue jeudi dans la capitale, pour la troisième fois depuis samedi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Malgré l’absence d’autorisation émanant du préfet de la ville d’Antananarivo, les forces de l’ordre ont laissé les manifestants occuper la place centrale du 13-Mai, sur le parvis de l’hôtel de ville.

Contrairement à la veille mercredi, elles n’ont pas fait usage de la force.

« Un message à l’endroit de la HCC: nous n’allons pas nous arrêter tant que la vérité ne sera pas rétablie », a prévenu devant la foule la députée Hanitra Razafimanantsoa, issue du parti TIM de Marc Ravalomanana.

« Mon message à la HCC est que vous serez redevables non seulement devant la nation, mais aussi devant la loi si vous fermez les yeux devant les fraudes », a estimé pour sa part Philippe Rakotoerisoa, un artisan de 55 ans.

Les pro-Ravalomanana ont prévu de manifester jusqu’aux délibérations de la HCC.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018 a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Madagascar

Madagascar: Andry Rajoelina élu président avec 55,66 % des suffrages remportés

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L’ex-chef de l’Etat Andry Rajoelina a remporté la présidentielle à Madagascar, battant son rival Marc Ravalomanana au second tour très disputé qui s’est tenu la semaine dernière, selon les résultats rendus publics jeudi par la commission électorale.

M. Rajoelina a remporté 55,66 % des suffrages contre 44,34 % pour l’ancien président Ravalomanana, a précisé la commission.

Ces résultats pourraient être contestés, M. Ravalomanana ayant jugé le scrutin entaché de fraude.

Le président de la commission électorale Hery Rakotomanana a assuré que « des efforts » avaient été faits « pour répondre aux requêtes des deux candidats. L’un a demandé un examen du logiciel de comptage, l’autre a demandé des confrontation de procès verbaux », a-t-il dit.

L’élection présidentielle, à deux tours, a été marquée par des accusations mutuelles de fraude de la part des deux candidats.

Leur campagne aux allures de règlement de comptes a largement occulté les problèmes de fond du pays, qui est l’un des plus pauvres du continent africain et est sujet à l’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

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