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Mali

L’ONU poursuit son soutien aux Maliens pour le second tour de leur élection présidentielle

La Force de la Mission onusienne au Mali, ainsi que la Police des Nations Unies sur place (UNPOL/MINUSMA), ont accompagné les FDSM, par une présence et des patrouilles, devant et aux alentours des bureaux de vote.

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Ce Dimanche 12 août 2018, s’est tenu le deuxième tour de l’élection du Président de la République du Mali. Comme au premier tour, la MINUSMA a apporté un appui multiforme significatif, dans les différentes zones où elle est déployée, notamment en ce qui concerne la logistique et la sécurisation du scrutin. 

Surveillance aérienne et déploiement de troupes, ce sont les principaux moyens utilisés par la MINUSMA pour aider les Forces de Défense et de Sécurité du Mali (FDSM) à sécuriser le scrutin du 12 août dernier. La Force de la Mission onusienne au Mali, ainsi que la Police des Nations Unies sur place (UNPOL/MINUSMA), ont accompagné les FDSM, par une présence et des patrouilles, devant et aux alentours des bureaux de vote. Des hélicoptères ont également survolé certaines zones sensibles.

En ce qui concerne la Commune urbaine de Tombouctou, c’est à 8h00, comme partout au Mali, que les électeurs ont pu accomplir normalement leur devoir citoyen. Dans l’ensemble, les opérations de vote se sont déroulées normalement, même si des incidents ont été signalés dans la région. Moins nombreuses qu’au premier tour, quelques attaques ont tout de même eu lieu, dont une meurtrière. C’est le cas dans le village d’Arkodia (cercle de Niafounké), où le président d’un bureau de vote a été assassiné dans l’après-midi.

Dans la région de Gao, la situation est restée relativement calme sans incidents majeurs durant ce second tour de l’élection présidentielle. Comme au premier tour et à l’instar du Bureau régional de la MINUSMA à Tombouctou, celui de Gao a également collaboré avec le Gouverneur de la région, le Colonel-Major Sidiki Samaké. Des Casques bleus et des Unités de Police Constituées d’UNPOL ont été déployés pour aider à assurer la sécurité, et les patrouilles régulières dans la ville de Gao et aux alentours ont été renforcées. Des équipes d’observateurs pour veiller au respect des droits de l’homme et rapporter le déroulement de la journée, étaient également présentes sur les lieux de vote. Selon le Gouverneur de Gao, au-delà du renforcement du dispositif sécuritaire des FDSM : « les groupes signataires de l’Accord de paix ont joués un rôle très actif dans la sécurisation de ce second tour comme convenu avec le Commandant de la Région militaire ».

Une amélioration de la sécurité au Centre du pays pour ce second tour

En plus du soutien sécuritaire assuré par l’équivalent d’un bataillon, composé d’éléments des contingents Togolais et Burkinabé, dans la Région de Mopti, la MINUSMA a apporté un appui multiforme. À travers ses hélicoptères, la Mission a facilité le transport de plusieurs centaines de délégués, préfets et membres des organes de gestion des élections, dont huit agents électoraux qui ont travaillé d’arrache-pied pour assurer le déploiement du matériel électoral dans certaines localités inaccessibles par route telles que Téninkou ou encore Youwarou etc.  Par ailleurs les préfets et agents de l’administration, nécessaires à la tenue des opérations de vote, ont également, dans leur travail, pu bénéficier des 49 véhicules de location mise à leur disposition par la Mission. La permanence, le jour du scrutin, a été assurée par un groupe de travail, composé de membres des différentes sections du Bureau régional de MINUSMA à Mopti. En collaboration les autorités régionales, ce groupe s’est assuré de l’effectivité de l’ouverture des bureaux de vote dans la région mais aussi de la présence des agents et observateurs électoraux, du matériel électoral et des hommes en uniformes pour garantir la sécurité des votants. Ainsi, des patrouilles ont été menées dans les régions de Mopti et Ségou. Douentza, Sévaré, Mopti et Diabali ont vu un dispositif impressionnant se déployer avec plus de 2000 hommes sur le terrain, FAMa et Force de la MINUSMA confondus. Ce qui a permis la pleine sécurisation des 3260 bureaux de vote de Mopti. Le dispositif ainsi mis en place par la MINUSMA et ses partenaires a eu un impact certain. En effet, au premier tour, 871 bureaux de votes n’ont pas ouvert ou ont été saccagés par des individus armés, contre 445 pour ce second. Dans plusieurs localités, les populations ont dû braver de fortes pluies pour aller voter. À cela s’ajoute la difficulté d’accès à certains bureaux de vote, situés dans la zone inondée de la Région. Pour contribuer à pallier cela, la MINUSMA a offert aux FDSM, 18 engins à deux roues mais aussi 1200 litres de carburant et des kits de maintien d’ordre en ajout aux 100,000 litres de carburant offerts par la Mission au premier tour du scrutin.

À l’issue de ce second tour de l’élection présidentielle malienne, l’ONU s’exprime

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a tenu à féliciter le peuple et le gouvernement du Mali « pour le calme qui a prévalu le 12 août ». « (Le Secrétaire général) salue les mesures prises pour garantir la sécurité du processus électoral dans la plus grande partie du pays, en dépit des conditions météorologiques difficiles et des défis sécuritaires recensés dans certaines zones, » a dit son porte-parole adjoint, Fahran Haq, dans un communiqué rendu public lundi soir.

Le second tour de l’élection présidentielle au Mali a vu s’opposer dimanche le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, et le candidat de l’opposition, Soumaïla Cissé. Selon des informations rapportées par la presse, M. Cissé, a rejeté lundi à l’avance les résultats du second tour de la présidentielle. « Le Secrétaire général appelle toutes les parties à conserver le calme jusqu’à la conclusion du processus électoral, et à continuer de régler leurs différends en accord avec la loi et la constitution du Mali, » a dit son porte-parole adjoint.

M. Guterres en appelle à tous les leaders politiques, « afin qu’ils continuent de promouvoir une atmosphère paisible, en évitant les rhétoriques incendiaires ». « Les Nations Unies restent déterminées à soutenir le peuple et le gouvernement du Mali dans leurs efforts de consolidation de la paix », a rappelé le porte-parole adjoint du Chef de l’ONU.

Mali

Les troupes françaises neutralisent une trentaine de terroristes au Mali

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Des militaires français engagés dans l’opération Barkhane dans la région africaine du Sahel ont neutralisé une trentaine de terroristes au Mali, a annoncé le ministère des Forces armées françaises.

« Dans la nuit du 23 novembre 2018, les forces françaises participant à l’opération Barkhane ont porté un coup sévère au groupe terroriste du Front de libération de Macina dans la région de Mopti au Mali … 30 terroristes ont été neutralisés « , a déclaré vendredi le ministère des Forces armées dans un communiqué.

La déclaration suggère que Hamadoun Kouffa, le chef du groupe islamiste du Front de libération de Macina, et ses principaux collaborateurs pourraient avoir été parmi les victimes de l’offensive française.
L’opération Barkhane est en cours depuis 2014. Outre Mail, la mission concerne le Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie et le Niger.

En octobre, le Conseil des ministres du Mali a prolongé d’un an l’état d’urgence instauré pour la première fois dans le pays touché par le conflit en novembre 2015 à la suite de l’attaque meurtrière d’un hôtel à Bamako.

La situation au Mali était déstabilisée en 2012 lorsque les militants touaregs ont conquis de vastes territoires dans le nord du pays. Le conflit s’est encore aggravé avec les activités des islamistes, des forces fidèles à l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et de l’ingérence française.

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Mali

La force de l’ONU au Mali visée par deux attaques en une journée

AFP

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La mission de l’ONU au Mali a été la cible de deux attaques samedi, dont la première, de « grande envergure », a fait deux morts et cinq blessés dans le nord au sein du contingent burkinabè, tandis que la seconde, quelques heures plus tard dans le centre, a fait trois blessés parmi les soldats de la paix togolais.

Déployée en 2013, après que le nord du Mali est tombé sous la coupe de jihadistes liés à Al-Qaïda, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, avait déjà perdu plus de 160 Casques bleus, dont plus de 100 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l’ONU tués pendant cette période dans le monde.

Samedi à l’aube, son camp de Ber, un village de la région de Tombouctou (nord), a été visé par une « attaque complexe lancée simultanément par plusieurs pick-up armés de lance-roquettes et de mitrailleuses et d’autres chargés d’explosifs », a expliqué la mission de l’ONU dans un communiqué.

Les Casque bleus ont « repoussé l’attaque » et ont « poursuivi les assaillants, selon le même source.

Selon l’état-major général des armées du Burkina Faso, « deux soldats burkinabè ont trouvé la mort » et cinq autres ont été blessés dans ces affrontements.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné ces attaques dans un communiqué publié samedi.

« Le secrétaire général adresse ses sincères condoléances et sa sympathie aux familles des victimes et aux gouvernements du Burkina Faso et du Togo et souhaite un prompt rétablissement aux Casques bleus blessés », indique ce texte diffusé par son porte-parole Stéphane Dujarric.

Cette attaque rappelle l’opération de jihadistes qui avaient tenté de prendre le contrôle du « Super Camp » de l’ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou à la mi-avril, au cours de laquelle un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors d’un assaut d’environ quatre heures.

– Assaillants tués –

« C’est une opération importante. D’abord un véhicule des terroristes portant une arme lourde a ouvert le feu, puis des terroristes à pied ont attaqué. C’est une opération de grande envergure » qui s’est déroulée samedi, à confié à l’AFP une source sécuritaire malienne, selon qui « au moins deux assaillants ont été tués ».

Des habitants et une source médicale ont indiqué que plusieurs civils, dont des enfants, avaient également été blessés par balles dans ce village lors des échanges de tirs entre militaires et assaillants.

Selon l’ONU, « quelques heures plus tard, à Konna, dans la région de Mopti (centre), des Casques bleus ont également été l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé (IED) ». Il s’agissait cette fois de membres du contingent togolais, a indiqué une source proche de l’ONU, faisant état de trois blessés parmi les Casques bleus, dont un grave.

« Je condamne fermement cette attaque brutale qui n’entamera pas notre détermination à appuyer le Mali dans sa marche vers la paix », a déclaré dans un communiqué le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif.

– Etat d’urgence –

Présentant ses condoléances, il a rappelé que « les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre » et a estimé que les « auteurs de ces crimes doivent être poursuivis et payer pour leurs actes ».

L’état d’urgence au Mali, en vigueur quasiment sans interruption depuis l’attentat jihadiste contre un grand hôtel de Bamako en novembre 2015, avait été à nouveau prorogé d’un an à compter du 31 octobre mercredi, deux mois après la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a fait de la « sécurisation » du Mali la priorité de son second mandat.

Les jihadistes avaient pris le contrôle du nord du Mali en mars-avril 2012, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Ils ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires, qui ont fait plus de 500 morts parmi les civils dans le centre du Mali depuis le début de l’année, selon les comptages de l’ONU.

 

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Mali

Mali: deux Casques bleus burkinabè tués et d’autres blessés dans deux attaques samedi contre la Minusma

AFP

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Deux Casques bleus, de nationalité burkinabè, selon Ouagadougou, ont été tués et « plusieurs autres » blessés samedi lors de deux attaques dans le nord et le centre du Mali, a annoncé la mission de l’ONU dans le pays (Minusma).

« Ce matin à l’aube, les Casques Bleus de la Minusma basés à Ber, dans la région de Tombouctou (nord), ont repoussé une attaque complexe lancée simultanément par plusieurs pick-up armés de lance-roquettes et de mitrailleuses et d’autres chargés d’explosifs et ont poursuivi les assaillants », a indiqué dans un communiqué la Minusma.

« Quelques heures plus tard, à Konna, dans la région de Mopti (centre), des Casques bleus ont également été l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé (IED) », selon la même source.

« Selon un premier bilan, deux Casques bleus ont été tués et plusieurs autres blessés », a ajouté la mission de l’ONU.

« Deux soldats burkinabè ont trouvé la mort » dans une « attaque complexe » qui s’est déroulée vers 05H30 à Ber et cinq ont été blessés, a indiqué de son côté l’état-major général des armées du Burkina Faso.

Déployée en 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, a perdu plus de 160 Casques bleus, dont 104 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l’ONU tués sur cette période dans le monde.

« Je condamne fermement cette attaque brutale qui n’entamera pas notre détermination à appuyer le Mali dans sa marche vers la paix », a déclaré le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué.

Présentant ses condoléances, il a rappelé que « les attaques contre les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre » et estimé que les « auteurs de ces crimes doivent être poursuivis et payer pour leurs actes ».

L’état d’urgence au Mali, en vigueur quasiment sans interruption depuis l’attentat jihadiste contre un grand hôtel de Bamako en novembre 2015, avait été à nouveau prorogé d’un an à compter du 31 octobre mercredi, deux mois après la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta, qui a fait de la « sécurisation » du Mali la priorité de son second mandat.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

 

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