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Madagascar

Madagascar : Décentralisation de la distribution d’eau potable à Antananarivo : Le Président visite les centres d’approvisionnement de Mandroseza et d’Ankadivorib

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La décentralisation des centres d’approvisionnement en eau potable pour Antananarivo, et sa grande banlieue, fait partie des projets structurants lancés depuis quelques années par le Gouvernement, à travers la Jirama. En effet, si Mandroseza était, jusqu’ici, le seul centre en service, trois nouvelles unités ont été créées, respectivement à Ambatofotsy, Avaradrano, pour la zone Nord-Est de la Capital, d’une capacité de 2.400 m3 par jour ; à Faralaza, Talatamaty, pour l’Ouest, 9 600 m3 ; et enfin, à Ankadivoribe, 2 400 m3/jour, pour le Sud, l’Atsimondrano.

L’existence de ces centres permet désormais l’autonomisation de l’approvisionnement en eau potable des quatre zones d’Antananarivo. Le Président de la République a visité, dans la matinée de ce jeudi 9 août, les centres de Mandroseza et d’Ankadivoribe, en compagnie du Ministre de l’eau, de l’énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, et les hauts responsables de la Jirama. Les infrastructures de traitement et de distribution d’eau potable d’Antananarivo et sa grande banlieue sont vétustes, certaines sont même centenaires, et, de ce fait, leur rénovation constitue une priorité ; à ce sujet, le Chef de l’Etat a annoncé l’existence d’un grand projet, en cours, dans le domaine de la distribution d’eau, financé par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et l’Union Européenne, visant à augmenter la capacité de Mandroseza, qui passera de 150.000 à 200.000 m3/jour, et incluant également la rénovation des 350 km de conduites du réseau de distribution. Le Président a insisté sur l’importance accordée par l’État aux projets d’approvisionnement en eau, dans le respect des normes de qualité. C’est un grand défi à réaliser, a-t-il dit, et la décentralisation est en cours avec l’augmentation de la capacité des centres d’approvisionnement.

Lors de la visite à Ankadivoribe, ensuite, il a rappelé, à la population, le défi lancé l’année dernière en ce qui concerne l’adduction d’eau potable, et le pavement de la route qui relie cette commune à celle d’Andoharanofotsy. « C’est une grande avancée car la réalisation de projets structurants contribue énormément à l’amélioration des conditions de vie de tous les habitants, et c’est l’esprit même de la Vision Fisandratana 2030, car tous les projets réalisés répondent parfaitement aux aspirations des populations à la base », a-t-il précisé. En ce qui concerne l’eau potable et la décentralisation des centres d’approvisionnement, il a relevé qu’Antananarivo et sa grande banlieue en bénéficient. A cet effet, il a annoncé que la capacité d’approvisionnement d’eau potable sera doublée dans les deux ans à venir. Par ailleurs, il n’a pas manqué d’inviter la population d’Ankadivoribe à bien entretenir la route nouvellement rénovée en pavés. Le financement du projet d’approvisionnement en eau potable à Ankadivoribe s’élève à 5 milliards d’ariary, dont 60% ont été assurés par l’État, à travers la Jirama, et plus de 30% par le Gouvernement Britannique auquel le Président Rajaonarimampianina a adressé ses vifs remerciements, car le projet contribue énormément à l’amélioration du bien-être de la population.

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Présidentielle à Madagascar: heurts entre manifestants et forces de l’ordre

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Des incidents ont éclaté samedi à Antananarivo entre partisans de l’ex-chef de l’Etat Marc Ravalomanana, donné perdant de la présidentielle du 19 décembre, et les forces de l’ordre qui ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Pour la cinquième fois en une semaine, quelque 500 pro-Ravalomanana ont bravé l’interdiction de manifester sur la place centrale du 13-Mai dans la capitale malgache.

Les forces de l’ordre les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène, comme mercredi, et les protestataires ont riposté avec au moins deux cocktail Molotov, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Quatre personnes ont été arrêtées samedi, selon les mêmes sources.

Les manifestants dénoncent des fraudes lors du second tour de la présidentielle, remporté par l’ancien président Andry Rajoelina (2009-2014) selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Il a obtenu 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana qui a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

La HCC doit se prononcer sur la validité ou non de ces recours mardi. D’ici là, les partisans de Marc Ravalomanana ont prévu de manifester quotidiennement pour faire pression sur la principale instance judiciaire du pays.

« C’est injuste qu’on nous disperse comme ça à coups de gaz lacrymogène, nous des simples citoyens qui réclamons juste la vérité des urnes », a estimé un manifestant, Jean-Paul Rasolon, 53 ans.

« Après ce 8 janvier, si on ne restaure pas la vérité, peu importe qui va gagner, on va entrer dans une crise », a-t-il prévenu.

« Nous ne sommes pas ici pour troubler l’ordre public », s’est indignée une autre manifestante, Ninia Donia. « On veut juste la vérité, parce que j’ai vu de mes propres yeux les fraudes massives. »

Après une chasse au chat et à la souris entre manifestants et forces de l’ordre, une pluie torrentielle s’est abattue sur la capitale, vidant la place du 13-Mai.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018, qui s’est déroulée sans incident majeur, a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Présidentielle à Madagascar: manifestation pacifique, résultats définitifs le 8 janvier

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Un millier de partisans de l’ex-chef de l’Etat malgache Marc Ravalomanana, candidat à la présidentielle de décembre, ont manifesté pacifiquement jeudi à Antananarivo pour que la Haute Cour constitutionnelle disqualifie son rival donné gagnant Andry Rajoelina lors de la proclamation des résultats définitifs le 8 janvier.

Selon les chiffres de la commission électorale nationale indépendante (Céni) publiés le 27 décembre, l’ancien président Andry Rajoelina a remporté le second tour de la présidentielle organisé le 19 décembre, avec 55,66% des suffrages, contre 44,34% pour Marc Ravalomanana.

Ce dernier a déposé des recours devant la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester les résultats.

Ses partisans demandent la « disqualification » d’Andry Rajoelina pour « fraude » et « corruption » de la Céni.

La plus haute instance juridique du pays a annoncé jeudi qu’elle rendrait son verdict le 8 janvier à 15H00 (12H00 GMT).

Pour faire pression sur la HCC, un millier de pro-Ravalomanana sont de nouveau descendus dans la rue jeudi dans la capitale, pour la troisième fois depuis samedi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Malgré l’absence d’autorisation émanant du préfet de la ville d’Antananarivo, les forces de l’ordre ont laissé les manifestants occuper la place centrale du 13-Mai, sur le parvis de l’hôtel de ville.

Contrairement à la veille mercredi, elles n’ont pas fait usage de la force.

« Un message à l’endroit de la HCC: nous n’allons pas nous arrêter tant que la vérité ne sera pas rétablie », a prévenu devant la foule la députée Hanitra Razafimanantsoa, issue du parti TIM de Marc Ravalomanana.

« Mon message à la HCC est que vous serez redevables non seulement devant la nation, mais aussi devant la loi si vous fermez les yeux devant les fraudes », a estimé pour sa part Philippe Rakotoerisoa, un artisan de 55 ans.

Les pro-Ravalomanana ont prévu de manifester jusqu’aux délibérations de la HCC.

Madagascar, grande île de l’océan Indien, connaît régulièrement des périodes d’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

L’élection de 2018 a pris le tour d’un règlement de comptes entre Marc Ravalomanana, qui a quitté le pouvoir en 2009 sous la pression de la rue et de l’armée qui avait confié le pouvoir à l’opposant Andry Rajoelina.

Les deux hommes avaient été interdits de candidature à la présidentielle de 2013 dans le cadre d’un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.

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Madagascar: Andry Rajoelina élu président avec 55,66 % des suffrages remportés

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L’ex-chef de l’Etat Andry Rajoelina a remporté la présidentielle à Madagascar, battant son rival Marc Ravalomanana au second tour très disputé qui s’est tenu la semaine dernière, selon les résultats rendus publics jeudi par la commission électorale.

M. Rajoelina a remporté 55,66 % des suffrages contre 44,34 % pour l’ancien président Ravalomanana, a précisé la commission.

Ces résultats pourraient être contestés, M. Ravalomanana ayant jugé le scrutin entaché de fraude.

Le président de la commission électorale Hery Rakotomanana a assuré que « des efforts » avaient été faits « pour répondre aux requêtes des deux candidats. L’un a demandé un examen du logiciel de comptage, l’autre a demandé des confrontation de procès verbaux », a-t-il dit.

L’élection présidentielle, à deux tours, a été marquée par des accusations mutuelles de fraude de la part des deux candidats.

Leur campagne aux allures de règlement de comptes a largement occulté les problèmes de fond du pays, qui est l’un des plus pauvres du continent africain et est sujet à l’instabilité politique depuis son indépendance de la France en 1960.

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