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Sénégal

Au Sénégal, un enseignant condamné à cinq ans de prison pour fraude au baccalauréat

Ange Poireau

Publié le

Getty images

Au Sénégal, un enseignant a été condamné à une peine d’emprisonnement de cinq ans et un autre a été condamné à une amende de 32 000 dollars pour avoir vendu des copies d’examen.

Les tests de français, d’anglais, d’histoire et de géographie du baccalauréat ont dû être abandonnés l’année dernière après la diffusion épreuves corrigées  sur les réseaux sociaux.

Plusieurs autres enseignants et des dizaines d’élèves ont également été punis.

Leurs peines vont de deux mois de suspension à deux ans de prison.

Le directeur du Lycée de Kahone à Dakar, la capitale du Sénégal, a admis avoir vendu des copies d’examen, mais a déclaré qu’il n’était pas motivé par l’argent.

« Je voulais aider une personne vulnérable qui bataillait pour obtenir son baccalauréat », a déclaré Mamadou Djibril Dia, au tribunal correctionnel de Dakar.

« [Elle] m’a demandé de l’aider parce qu’elle avait déjà échoué deux fois … Si j’avais voulu gagner de l’argent, j’aurais vendu les épreuves aux plus riches », a-t-il ajouté.

En plus de sa peine de cinq ans d’emprisonnement, Dia a été condamné à une amende de 500 000 francs CFA (886 dollars).

Une leçon pour les enseignants

Des enseignants d’au moins deux écoles secondaires ont également été condamnés pour «association de malfaiteurs, fraude et obtention frauduleuse d’avantages matériels indus».

La plus lourde d’entre elles était une amende de 32 000 dollars et une peine de prison de deux ans infligée au professeur de français Abdoulaye Ndour du Lycée Yalla Suren.

Le site d’information sénégalais Le Soleil fait savoir que le tribunal a entendu la preuve que Ndour avait placé 12 000 dollars comme prix des épreuves d’examen dans son compte bancaire.

Au total, 32 élèves ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis, allant de six mois à deux ans de prison.

« Nous avons été choqués par l’ampleur de la fraude« , a déclaré Saourou Sène, de l’union nationale des enseignants des collèges et lycées du Sénégal (SAEMS).

« Ce verdict devrait servir de leçon à tous ceux qui pourraient être tentés de saboter ou de saborder le baccalauréat au Sénégal« .

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Sénégal

Inauguration du pont de la Sénégambie, attendu depuis des décennies

AFP

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Les présidents sénégalais Macky Sall et gambien Adama Barrow ont inauguré lundi le « pont de la Sénégambie », qui favorisera les échanges en Afrique de l’Ouest et dont l’achèvement après des décennies d’atermoiements symbolise l’entente retrouvée entre les deux pays.

Date hautement symbolique, cette inauguration intervient deux ans jour pour jour après le départ en exil de Yahya Jammeh, qui dirigea pendant plus de 22 ans d’une main de fer la Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière prisée des touristes.

Le pont, un élégant ouvrage de béton clair de plus d’un kilomètre situé en territoire gambien, enjambe le fleuve Gambie, à une dizaine de kilomètres du poste frontière de Farafenni, que les deux présidents, tous deux vêtus d’un boubou blanc, ont symboliquement emprunté lundi, debout dans la même limousine à toit ouvrant.

« Etant donné la géographie de la Gambie et du Sénégal, avec un fleuve coupant chacun des deux pays en deux parties, on se demande pourquoi il a fallu tant de temps pour avoir ce pont », s’est interrogé M. Barrow, lors d’une cérémonie au pied du nouvel ouvrage, dont la construction avait débuté en 2015, sous Yahya Jammeh.

« Nous pouvons être fiers d’avoir transformé en réalité ce rêve de plusieurs générations », a abondé M. Sall, alors le projet de pont, évoqué depuis les années 1970, a connu des fluctuations au gré de l’évolution des rapports entre Dakar et Banjul.

Le territoire gambien est un passage quasi obligé pour qui veut se rendre du nord du Sénégal à sa région sud, la Casamance, à moins d’effectuer un fastidieux détour de quelque 400 kilomètres.

Mais la route transgambienne, passant à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale, Banjul, était jusqu’ici interrompue à mi-chemin par le fleuve, obligeant les véhicules à emprunter un bac, source de « tracasseries » et de nombreux retards, selon les voyageurs et les transporteurs sénégalais.

Le pont « va faciliter l’interconnexion des réseaux routiers, réduire les temps de trajet et contribuer à l’intégration de la sous-région », a souligné le président sénégalais.

« Le pont appartient aux Gambiens », a-t-il souligné, alors qu’en Gambie, certains habitants ont souvent soupçonné le Sénégal de vouloir absorber leur pays.

« Une circulation facile des biens et des services plus rapides sont dorénavant garantis », s’est réjoui Adama Barrow.

  • Désenclavement de la Casamance –

Dès la fin de la cérémonie, les premières voitures ont emprunté le pont, au milieu de badauds se prenant en photo, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Payant et ouvert de 07H00 à 19H00, il est accessible dans un premier temps aux véhicules légers (voitures, cars de moins de 35 places,…) et à partir de juillet aux véhicules lourds, camions notamment.

Il permettra le désenclavement de la Casamance, région touristique et agricole dont le développement a été freiné par son isolement géographique du reste du Sénégal et par une rébellion indépendantiste vieille de plus de 35 ans, aujourd’hui en sommeil.

« Il s’agit d’un lien économique et stratégique vital pour connecter les deux rives du fleuve Gambie, ainsi que la Gambie, le Sénégal et d’autres pays de la sous-région », selon la présidence gambienne.

L’ouverture de ce pont illustre le spectaculaire réchauffement des relations entre les deux pays, longtemps marquées par des différends sur le transport, la pêche et les frontières, bien que leurs habitants aient en commun des langues, des origines ethniques et entretiennent de nombreux liens professionnels, familiaux ou commerciaux.

Ce rapprochement s’est opéré lors de l’accession au pouvoir de M. Barrow en janvier 2017, le Sénégal ayant été à la pointe des pressions diplomatiques et surtout militaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour contraindre Yahya Jammeh à reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016.

La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, composée essentiellement de militaires sénégalais, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

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Sénégal

Sénégal: l’ex-maire de Dakar voit la présidentielle s’éloigner mais ne renonce pas

AFP

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L’opposant sénégalais et ex-maire de Dakar Khalifa Sall a vu jeudi ses chances de participer à l’élection présidentielle fortement réduites avec le rejet de son pourvoi en cassation contre sa condamnation pour escroquerie, mais ses partisans assurent qu’il reste en course pour le scrutin du 24 février.

La Cour suprême du Sénégal a rejeté un recours de M. Sall qui contestait sa condamnation fin août à cinq ans de prison par la cour d’appel de Dakar dans un dossier lié à sa gestion de la capitale sénégalaise, dont il était maire depuis 2009.

La Cour « rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall », qui sont « irrecevables ou mal fondés », a déclaré le président de l’audience de la chambre criminelle, Amadou Baal. Quelques dizaines de manifestants étaient venus soutenir l’ancien édile, démis de ses fonctions par le président Macky Sall, aux abords d’une Cour suprême placée sous haute surveillance policière.

La défense de ce farouche opposant au chef de l’Etat, qui briguera lui-même un second mandat dans moins de deux mois, a immédiatement annoncé son intention d’introduire un ultime recours.

« Dès que la décision nous sera notifiée, nous allons introduire la procédure de rabat d’arrêt », qui permet aux parties de contester un arrêt pris en cassation en cas « d’erreur manifeste », a déclaré à la presse un des avocats de Khalifa Sall, Me Seydou Diagne.

  • « Toujours éligible » –

« La Cour a rejeté l’ensemble des pourvois » mais « elle n’a pas privé Khalifa Sall de ses droits civiques. Jusqu’à ce jour, il reste électeur et éligible », a expliqué un autre avocat de Khalifa Sall, Me Amadou Ali Kâne.

Avec Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade radié des listes électorales après une condamnation pour enrichissement illicite, Khalifa Sall est considéré comme l’un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes Macky Sall, qui vise une réélection dès le premier tour.

La liste des candidats retenus pour la présidentielle doit être annoncée au plus tard le 20 janvier par le Conseil constitutionnel.

Selon la défense de Khalifa Sall la procédure rare de « rabat d’arrêt » a un « effet suspensif » lorsque la plus haute juridiction du pays est amenée à trancher dans une matière relevant du droit pénal. Mais selon un avocat de l’Etat du Sénégal qui s’était constitué partie civile cette procédure « n’a pas un caractère suspensif ».

« La Cour a de bon droit rejeté le pourvoi » parce que « les moyens qui ont été développés (par la défense) n’ont pas été pertinents », a commenté à l’issue de l’audience, Me Baboucar Cissé. « Cette décision rend définitive la condamnation de Khalifa Ababacar Sall », a-t-il estimé.

Pour appuyer le futur recours, les avocats de Khalifa Sall ont mis jeudi en avant une « erreur » dans la composition de la chambre de la Cour suprême, formée selon eux de six magistrats alors qu’elle doit en principe « siéger en nombre impair », selon Amadou Ali Kâne.

Lors du prononcé de l’arrêt, six personnes étaient assises sur l’estrade réservée aux juges, mais le président de la chambre, Amadou Baal, n’a cité que cinq noms de conseillers ayant délibéré dans cette affaire, dont le sien, selon un journaliste de l’AFP.

  • Manifestation –

« Macky Sall instrumentalise la justice pour augmenter ses chances de réélection en utilisant tous les moyens possibles pour empêcher Khalifa Sall de se présenter », a commenté après l’audience un étudiant de 20 ans, Ousmane Diagne, prêt à « continuer le combat ».

En prison depuis mars 2017, Khalifa Sall, 63 ans, a fait dissidence du Parti socialiste, membre de la coalition qui soutien la réélection de Macky Sall.

L’opposition, qui réclame depuis des mois des élections « justes et transparentes », a annoncé qu’elle manifesterait à nouveau à Dakar le 8 janvier. En cas d’élimination définitive des candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade, les adversaires du chef de l’Etat pourraient se tourner vers le jeune député Ousmane Sonko, figure montante de l’opposition.

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Sénégal

Khalifa Sall: le dernier recours de l’ancien maire de Dakar rejeté

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La Cour suprême du Sénégal a rejeté le dernier recours formé par l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, contre une condamnation pour corruption – un jour avant le début de la campagne pour l’élection présidentielle.

M. Sall, l’un des principaux partisans de l’opposition, a été condamné à cinq ans de prison, accusé d’avoir détourné 3 millions de dollars (2,4 millions de livres sterling).

L’opposition a accusé le président Macky Sall d’avoir marginalisé les personnalités de l’opposition en faisant respecter de manière sélective les lois sur la corruption. Il se représente pour la réélection en février.

Un autre challenger a été exilé au Qatar. Karim Wade, qui est le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, a été banni après avoir bénéficié d’une grâce pour la corruption et aurait reçu l’ordre de ne pas retourner au Sénégal avant la fin des élections.

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