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Santé

Le Canada légalise l’usage récréatif du cannabis

Ange Poireau

Publié le

Le parlement du Canada a adopté une loi légalisant l’usage récréatif de la marijuana à l’échelle nationale.

La loi sur le cannabis a passé son dernier obstacle mardi lors d’un vote de 52-29 au Sénat. Le projet de loi contrôle et réglemente la façon dont le « médicament » peut être cultivé, distribué et vendu.

Les Canadiens pourront acheter et consommer du cannabis légalement dès septembre.

Le pays est le deuxième au monde à légaliser l’usage récréatif du cannabis.

L’Uruguay est devenu le premier pays à légaliser la vente de cannabis à usage récréatif en décembre 2013, tandis qu’un certain nombre d’États américains ont également voté pour l’autoriser.

La possession de cannabis est devenue un crime au Canada en 1923, mais l’usage médical est légal depuis 2001.

Le projet de loi recevra probablement la sanction royale cette semaine, et le gouvernement choisira alors une date officielle d’entrée en vigueur de la loi.

Le premier ministre Justin Trudeau a tweeté que jusqu’ici, «il était trop facile pour nos enfants d’obtenir de la marijuana – et que les criminels en tirent les bénéfices».

Mais certains groupes se sont opposés à la nouvelle loi, avec des politiciens conservateurs de l’opposition et des groupes autochtones parmi les préoccupations exprimées.

Le gouvernement devrait donner aux provinces et aux territoires, ainsi qu’aux municipalités, de huit à douze semaines pour mettre en place le nouveau marché de la marijuana.

Ce délai permettra également à l’industrie et aux forces de police de se préparer au nouveau cadre juridique.

En 2015, on estimait que les Canadiens avaient dépensé environ 6 milliards de dollars canadiens (4,5 milliards de dollars américains) en cannabis – presque autant que pour le vin.

Comment fonctionnera la marijuana légale au Canada?

Il est probable que d’ici la mi-septembre, les Canadiens pourront acheter du cannabis et de l’huile de cannabis cultivés par des producteurs autorisés dans divers points de vente au détail.

Les Canadiens de partout au pays pourront également commander le médicament en ligne auprès de producteurs sous licence fédérale.

Les adultes seront en mesure de posséder jusqu’à 30 grammes de cannabis séché en public.

Les aliments comestibles, ou les aliments infusés au cannabis, ne seront pas immédiatement disponibles à l’achat, mais dans l’année suivant l’entrée en vigueur de la loi. Le délai vise à donner au gouvernement le temps d’établir des règlements spécifiques à ces produits.

L’âge minimum légal pour acheter et consommer de la marijuana a été fixé à 18 ans au niveau fédéral, mais certaines provinces ont choisi de le fixer à 19 ans.

Les provinces sont responsables de la façon dont elles sont vendues et ont le pouvoir de fixer d’autres limites à leur utilisation dans leur juridiction – comme là où elles peuvent être fumées.

Mais le gouvernement fédéral a établi des lignes directrices pour les emballages neutres avec peu d’image de marque et des avertissements sanitaires stricts. Il imposera également des restrictions sur les promotions ciblant les jeunes, la promotion par le biais de commandites, ou la représentation de célébrités, de personnages ou d’animaux dans les publicités.

Qu’est-ce qui restera illégal?

Il sera illégal de posséder plus de 30 grammes de cannabis, de cultiver plus de quatre plantes par foyer et d’acheter chez un concessionnaire sans licence.

Les pénalités seront sévères. Quelqu’un attrapé entrain de vendre de la drogue à un mineur pourrait être emprisonné jusqu’à 14 ans.

Certains critiques disent que les sanctions sont trop sévères et ne sont pas proportionnelles à des lois similaires, comme celles qui concernent la vente d’alcool aux mineurs.

Quelles sont les règles autour du monde?

Le cannabis est interdit dans la plupart des pays, mais un certain nombre d’endroits en ont décriminalisé l’utilisation ces dernières années. Le gouvernement britannique a déclaré récemment qu’il allait revoir l’utilisation du cannabis médicinal.

Il est légal à des fins médicinales dans 14 pays européens, Israël, Argentine, Porto Rico, Panama, Mexique, Turquie, Zambie et Zimbabwe.

Aux États-Unis, l’utilisation des médicaments est autorisée dans 29 États et le District de Columbia – neuf États ont légalisé l’usage médical et personnel de cannabis.

L’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie, la Jamaïque, le Chili, le Pérou, la Colombie, l’Équateur, le Luxembourg et certaines parties de l’Inde sont parmi ceux qui ont dépénalisé le cannabis pour usage personnel.

Quelqu’un a-t-il objecté?

La nouvelle loi n’a pas reçu de louanges universelles.

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a dit qu’il craignait que la consommation de cannabis soit normalisée et rendue plus accessible.

Leo Housakos, un sénateur conservateur du Québec, a tweeté pour dire qu’il pensait que la loi serait «catastrophique pour les générations canadiennes à venir».

Une préoccupation particulière soulevée est l’âge minimum légal fixé à 18 ans au lieu de 25 ans, comme l’a recommandé le propre groupe de travail du gouvernement. Les opposants s’interrogent également sur l’impact potentiel de la légalisation sur la santé publique.

Pendant ce temps, les groupes autochtones et les politiciens ont exprimé des craintes que leurs communautés n’aient pas été consultées de manière adéquate avant le vote.

La ministre des Services autochtones, Jane Philpott, et la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, ont écrit au président et au vice-président du Comité sénatorial des peuples autochtones, au mois de juin, pour leur faire part d’un rapport complet au Parlement. .

Pourquoi le Canada fait-il cela maintenant?

Cette loi répond à une promesse électorale de 2015 de M. Trudeau, le chef du Parti libéral.

Le premier ministre a soutenu que les lois du Canada datant d’une centaine d’années criminalisant l’utilisation de la drogue ont été inefficaces, étant donné que les Canadiens sont toujours parmi les utilisateurs les plus lourds au monde.

Les sondages ont indiqué à maintes reprises qu’une forte majorité de Canadiens appuient le déménagement.

La décision de légaliser l’usage récréatif de la marijuana au Canada intervient alors que les tendances mondiales s’éloignent de la prohibition criminelle de la drogue largement utilisée.

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Santé

Des applications pour décrocher des opiacés grâce à son smartphone

AFP

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Des smartphones pour aider à décrocher des opiacés : de plus en plus de firmes technologiques lancent des applications de traitement médical en ligne censées combattre cette addiction qui ravage les Etats-Unis.

Ces traitements d’un nouveau genre, approuvés par la recherche médicale et disponible sur ordonnance, sont considérés comme un moyen possible d’accompagner — voire de remplacer dans certains cas — les médicaments pour traiter l’addiction et tout un éventail d’autres problèmes de santé physique ou mentale.

“La +thérapie numérique+, ce sont des traitements scientifiques validés fournis sous forme logicielle, ce qui peut les rendre plus accessibles et immédiats”, explique Yuri Maricich, de l’entreprise Pear Therapeutics, qui a reçu le feu vert réglementaire aux Etats-Unis pour des applications destinées à traiter les addictions, notamment les opiacés, problème majeur de santé publique aux Etats-Unis.

Passer par un smartphone permet aussi aux médecins de suivre de près le traitement suivi par le patient.

“C’est le même niveau d’exigence (que les médicaments) en terme d’élaboration. Nous avons réalisé des essais cliniques aléatoires pour nous assurer que cela donnait le résultat attendu et était sûr”, affirme aussi M. Maricich.

En janvier, Pear a lancé avec le groupe pharmaceutique Sandoz (Novartis) lancé un programme de “thérapie comportementale” sur douze semaines pour traiter l’addiction aux opiacés, après le feu vert de la FDA, le régulateur américain des médicaments.

Elle accompagne la prescription d’un médicament, la buprénorphine.

Via l’app, l’équipe médicale peut suivre les progrès du patient, envoyer des rappels et des conseils. Le patient peut répondre à des questions, inscrire ce qu’il a consommé, faire état de sensation de manque etc…

L’idée de ces apps est de “reprogrammer” le cerveau une fois qu’il a été détraqué par les psychotropes, en “bouleversant la chaîne comportementale et en apprenant de nouvelles choses pour changer son style de vie et en finir avec les schémas d’auto-destruction”, explique Lisa Marsch,de l’université de (est), qui a dirigé les essais avec Pear et d’autres firmes de médecine “numérique”.

Selon ses promoteurs, 40% des patients qui se sont servis de la première version de l’application reSET de Pear, accompagnée d’un traitement traditionnel, sont parvenus à ne pas consommer d’alcool, de cocaïne, de marijuana ou autres substances pendant trois mois, comparés à 17,6% pour des patients traités sans l’application.

Pour Shawn Ryan, de l’université de Cincinnati (centre-est), professeur de médecine et spécialiste de l’addiction, ce genre de technologies permet en effet de mieux contrôler les progrès des patients mais aussi de traiter des patients situés dans des zones reculées.

“Dans beaucoup de régions des Etats-Unis, on manque de professionnels donc il n’y a pas d’alternative”, explique-t-il.

La crise de la dépendance aux médicaments opiacés ravage le pays depuis une dizaine d’années.

Rien qu’en 2017, les autorités sanitaires estiment que les overdoses aux opiacés ont fait 47.000 morts et que 1,7 millions de personnes étaient dépendantes aux antidouleurs comme l’OxyContin.

Les investissements dans les startups de “thérapies numériques” ont presque doublé en 2018 à 811 millions de dollars, selon le cabinet CB Insights, qui note “un gros intérêt de la part des entreprises pharmaceutiques”.

Selon le cabinet Juniper Research, le marché devrait dépasser 32 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2024 contre 2,2 en 2019, le suivi du diabète et du poids étant les deux plus gros segments.

C’est précisément une application de suivi et de conseils aux diabétiques qu’a mis au point la startup Omada, basée à San Francisco (ouest). La britannique SilverCloud Health propose quant à elle des applications contre l’anxiété, la dépression et autres…

Ce qui ralentit le marché, expliquent certains analystes, c’est que les gens confondent ces thérapies médicales validées avec les innombrables applications “bien-être” disponibles partout, contre l’insomnie par exemple…

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Santé

Des marches en France pour dénoncer les activités de Bayer-Monsanto

AFP

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Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi après-midi à Paris, Toulouse ou Bordeaux pour dénoncer les activités de Bayer-Monsanto et autres géants de l’agro-chimie et réclamer un autre modèle agricole, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Sur les quais de la Garonne à Bordeaux, environ 200 marcheurs écologistes ont convergé avec quelques dizaines de “gilets jaunes” en début d’après-midi.

Le rassemblement était festif, mélangeant des reprises reggae de Brassens (“Non les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux”) et les slogans anti-Macron des “gilets jaunes”. Le rassemblement était encadré par un dispositif de sécurité de la gendarmerie allégé.

A Paris, ils étaient une centaine place de la République à Paris avec des banderoles “produire avec la nature, pas contre elle” de Greenpeace, des manifestants déguisés en abeilles ou arborant des coquelicots.

“Il y a beaucoup de manifestations aujourd’hui et même si toutes les causes sont importantes, celle ci l’est particulièrement pour nous, pour ma fille de 6 ans”, a témoigné Cécile Laurent-Atthalin, 48 ans, de Vanves, en conversion en agriculture bio, regrettant que “la cause” ne soit “pas assez relayée”.

Dans le centre de Toulouse, une cinquantaine de manifestants, certains revêtus d’une combinaison blanche et brandissant des pulvérisateurs, d’autres déguisés en abeilles, se sont rassemblés autour d’une banderole proclamant “Baysanto et cie, dégagez”.

“Terre morte”, “stop aux pesticides”, lisait-on sur d’autres panneaux sur le square Charles de Gaulle.

Empêchés par la police de rallier la préfecture, les manifestants se sont allongés sur place, dans une des artères les plus commerçantes de la ville, puis ont réitéré l’opération devant le monument aux morts de la ville.

“Monsanto est un vendeur de mort depuis toujours, de l’agent orange aux plantes OGM, mais ils n’est pas le seul, c’est contre toute l’industrie agrochimique que nous sommes là”, expliquait Magali Lauriot, une militante de 54 ans.

Si elle se félicitait des “déboires” connus par le groupe racheté par Bayer, elle jugeait qu’il n’en subissait “pas encore assez”.

Monsanto enchaîne ces derniers mois les revers judiciaires liés au glyphosate, le principe actif de son désherbant à succès, le Roundup.

Le chimiste allemand Bayer a vu s’évanouir près de 45% de sa capitalisation depuis qu’il a racheté le groupe américain en juin 2018.

Bayer est également aux prises avec une polémique en France autour d’un fichage – par une agence de communication employée par Monsanto – de centaines de personnalités concernant leur position sur les OGM ou le glyphosate.

laf-cab-rhl-tsz/alu/phc

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Santé

Les parents de Vincent Lambert implorent Macron de maintenir les traitements

AFP

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Les avocats des parents de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans, implorent Emmanuel Macron de faire “respecter les mesures provisoires réclamées” par un comité de l’ONU en maintenant les traitements, dans une lettre ouverte samedi, à deux jours de l’arrêt programmé des soins.

“Monsieur le Président, Vincent Lambert mourra privé d’hydratation dans la semaine du 20 mai si vous ne faites rien et vous êtes le dernier et le seul à pouvoir intervenir”, écrivent Jean Paillot et Jérôme Triomphe, avocats des parents et frère et sœur opposés à l’arrêt des traitements. “Nous venons vous demander de faire respecter par le ministre de la Santé les obligations de la France au profit d’un homme handicapé”.

Le Comité international des droits des personnes handicapées (CDPH) relevant du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU a redemandé vendredi à la France de “prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que l’alimentation et l’hydratation entérales” de Vincent Lambert “ne soient pas suspendues pendant le traitement de son dossier par le Comité”.

Cette demande ne devrait pas modifier la position de la France qui met en avant le “droit du patient à ne pas subir d’obstination déraisonnable”. Le 5 mai, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait aussi expliqué que la France n’était pas tenue “légalement” par ce comité.

Le CDPH avait déjà formulé la même demande le 3 mai. Il précisait alors que la France avait un délai de 6 mois pour lui fournir ses observations avant une instruction sur le fond.

“Si la France maintient son refus de respecter les mesures provisoires réclamées par deux fois par le CDPH (…) il est certain que la France sera sévèrement condamnée à l’issue de l’examen de notre recours et sera désignée à la communauté internationale comme ayant violé le droit de recours individuel et les droits de l’Homme qui l’obligeaient”, prédisent Mes Paillot et Triomphe.

“Monsieur le Président, au moment même où la France prend la présidence du Conseil de l’Europe pour les six prochains mois, quel signal désastreux notre pays est-il en train de lancer, à la fois aux personnes handicapées et à la communauté internationale ?” ajoutent-ils. “Quelle est cette urgence à ce que Vincent Lambert meure ?”.

Selon eux, sa mort “apparaîtra aux yeux de la postérité comme un crime d’État commis au prix d’un coup de force contre l’État de droit”.

Le 10 mai, le médecin traitant de Vincent Lambert a annoncé à la famille l’interruption des traitements, à partir de lundi.

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