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Roland-Garros: Sharapova attend Williams, Monfils éliminé

AFP

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Maria Sharapova a marché sur l’eau lors de son premier test à Roland-Garros et attend maintenant Serena Williams, opposée en début de soirée à l’Allemande Julia Görges, pour des retrouvailles en huitièmes de finale.

Côté français, Richard Gasquet a fini noyé sous les coups de Rafael Nadal, Lucas Pouille n’a pas résisté à un représentant de la nouvelle vague et Gaël Monfils s’est laissé déborder par David Goffin malgré quatre balles de match.

Sous un soleil au beau fixe, après l’épisode pluvieux de vendredi, seule Caroline Garcia a vogué vers la deuxième semaine en attendant un éventuel exploit de Pierre-Hugues Herbert face au géant John Isner (2,08 m).

. Sharapova a submergé Pliskova

La championne russe a passé avec mention « l’examen Karolina Pliskova » en surclassant la demi-finaliste sortante (6e mondiale) en deux sets (6-2, 6-1) et seulement 59 minutes. Pour son retour sur le court central, la double lauréate du tournoi (2012, 2014) n’a laissé aucune chance à la grande Tchèque (1,86 m), surpassée en puissance et en difficulté au service, pourtant l’un de ses points forts.

« J’ai fait du bon boulot. J’ai réussi en particulier à la surprendre sur les retours par mon agressivité », s’est félicitée la « Tsarine », 31 ans, qui avait manqué les deux dernières éditions.

En 2016, elle purgeait une suspension de 15 mois pour dopage au meldonium. L’an passé, elle n’avait pas bénéficié de wild-card, alors que son classement ne lui permettait pas d’intégrer le grand tableau. Puis, elle s’était blessée à une jambe, ruinant ses espoirs de tenter éventuellement sa chance par le biais des qualifications.

Une victoire de l’autre « revenante » Serena Williams – absente en 2017 pour cause de grossesse – face à la 11e mondiale Görges et le public parisien pourra savourer un choc entre deux anciennes N.1 mondiales.

. Garcia tient bon la barre

Garcia est montée en puissance face à la Roumaine Irina-Camélia Begu (40e), battue 6-1, 6-3 même si la N.1 française a eu du mal à conclure. Apparue très concentrée, la Lyonnaise de 24 ans a proposé un match très solide et a totalisé dix-huit coups gagnants pour treize fautes directes.

Jusqu’au moment de servir pour le match, elle n’a dû faire face à aucune balle de break. C’est alors que les choses se sont un peu compliquées pour la N.7 mondiale. Mais débreakée à 5-2, elle s’est rapidement reprise et a fini par conclure sur le jeu de service de son adversaire, à sa cinquième occasion, après un combat de plus de treize minutes.

« Il fallait que j’arrive à hausser mon niveau, à être plus libérée par rapport à mes deux premiers matches. J’ai bien réussi à le faire pendant un set et demi, je m’engageais dans la balle et ça a payé », a commenté Garcia, à un match de faire aussi bien qu’en 2017.

. Monfils à un point…

Monfils a fini par céder face au Belge David Goffin, 9e mondial, en cinq sets (6-7 (6/8), 6-3, 4-6, 7-5, 6-3) et sur deux jours, après s’être procuré quatre balles de match. La partie avait été suspendue en raison de la pluie vendredi soir, alors que Goffin menait 3-2, 30-0 sur son service dans le troisième set.

Le Parisien de 31 ans (37e mondial) a renversé la situation à son retour sur le court Suzanne-Lenglen, mais n’a pas su conclure à 5-4 en sa faveur sur le service de Goffin dans la quatrième manche. Le finaliste du Masters, imperturbable, s’est montré extrêmement solide dans les moments cruciaux. « C’est rageant », a réagi « La Monf », passé tout près d’une belle opportunité de rejoindre les quarts. Il aurait affronté l’Italien Marco Cecchinato, qui n’avait jamais gagné un match en Grand Chelem avant son arrivée à Paris.

Lucas Pouille, lui, a échoué face au jeune Russe Karen Khachanov (6-3, 7-5, 6-3), dans une partie elle aussi suspendue vendredi. Le troisième tour à Paris reste son plafond de verre. Pas de miracle pour Gasquet qui a coulé face à Nadal (6-3, 6-2, 6-2). « J’ai très bien joué aujourd’hui. Je suis désolé pour Richard », a dit l’ogre de l’ocre, qui a enregistré sa 16e victoire en autant de rencontres face au Biterrois.

 

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Mondial de handball: pas de finale pour les Français

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La France ne verra pas la finale du Mondial 2019. Les Bleus sont tombés face à des Vikings bien trop fort en demi-finale (38-30), qui tenteront d’aller décrocher leur premier titre mondial, dimanche.

Pour avoir une opportunité de soulever son septième trophée mondial, il faut logiquement être la meilleure équipe du monde. Problème pour les Bleus, cela passe par un match contre l’intraitable Danemark, invaincu depuis le début du Mondial 2019. Si les Danois ne jouent pas à domicile cet après-midi mais à Hambourg (ils co-organisent le Mondial avec l’Allemagne), c’est tout comme. Emmené par un Mikkel Hansen assassin, le Danemark récite sa partition tandis que les Bleus multiplient les petites erreurs. Et en s’accumulant, ça fait déjà six points d’avance à la pause pour les Danois face à Vincent Gérard et compagnie (21-15).

Une réaction est nécessaire. Mais malgré un très bon Melvyn Richardson, les Bleus n’y arrivent toujours pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que les rouges sont au-dessus. Dès la 40e, les carottes sont cuites et l’écart va continuer de grandir sans pitié, jusqu’à +10, pour s’arrêter à 38-30. Les Bleus connaissent une nouvelle désillusion après l’Euro 2018, sortis en demi-finale par l’Espagne. Ils n’imiteront pas les filles, championnes du monde dans la même Barclaycard Arena d’Hambourg en décembre 2017. L’adversaire ? Les Danoises. Les Vikings ont pris leur revanche. Ils tenteront de décrocher leur premier titre mondial, à domicile dimanche, face à l’Allemagne ou la Norvège.

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Le Philippin Manny Pacquiao bat Adrien Broner aux points et conserve le titre mondial

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Manny Pacquiao a conservé son titre mondial des poids mi-moyens WBA avec une victoire convaincante à l’unanimité contre Adrian Broner à Las Vegas.

Le Philippin, dans son 70e combat et son premier combat à l’âge de 40 ans, a secoué l’ancien champion du monde des quatre poids avec une superbe gauche au neuvième round.

Il a dominé son adversaire américain, qui a 11 ans de moins que lui, avec plus du double de coups de poing.

Les juges ont marqué 117-111, 116-112, 116-112 en faveur de Pacquiao.

Par la suite, Pacquiao a déclaré qu’il serait ouvert à une revanche avec l’Américain Floyd Mayweather, toujours invaincu, qui l’a battu en 2015.

« Dites-lui de revenir sur le ring et nous nous battrons », a déclaré Pacquiao, sénateur dans son pays, qui se bat aux États-Unis pour la première fois en deux ans.

« Je suis prêt à me battre avec Floyd Mayweather s’il est prêt à revenir à la boîte. »

L’ancienne championne du monde des cinq poids, Mayweather, qui était dans la foule, n’a pas réagi à la demande du match retour.

Tenshin Nasukawa, âgé de 41 ans, a battu le kickboxeur japonais lors d’un combat de boxe d’exposition en décembre, mais a déjà déclaré qu’il était « toujours à la retraite ».

Broner battu – mais affirme avoir gagné

Pacquaio, qui a remporté la 61e victoire de sa carrière, a presque renversé son adversaire aux septième et neuvième rounds.

Mais par la suite, Broner – aux moqueries de la foule du MGM Grand – a affirmé qu’il aurait dû gagner.

« Je l’ai battu. Tout le monde sait que je l’ai battu. Je contrôlais le combat, il était porté disparu. Je frappe propre plus de fois. Je l’ai battu », a-t-il déclaré.

Broner a eu 50 coups de poing de liaison pour le 112 de Pacquaio et trois coups de corps de liaison pour le 47 du vainqueur.

Plus tôt, l’Américain Marcus Browne avait remporté le titre vacant de poids lourd léger par intérim de la WBA avec une victoire à l’unanimité contre le Suédois Badou Jack.

Jack a subi une mauvaise coupe au milieu du front mais a réussi à terminer les cinq derniers rounds avant de perdre aux points par 117-110, 116-111, 119-108.

Le combattant français Nordine Oubaali a remporté son premier titre mondial en battant l’Américain Rau’shee Warren à l’unanimité avec la décision de prendre la ceinture WBC

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Cyclisme: Paris-Nice ose un long chrono

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Suspens à préserver: la prochaine édition de Paris-Nice (10 au 17 mars) espère garder sa marque de fabrique, l’incertitude jusqu’aux derniers moments de course, malgré la mise en place d’un contre-la-montre de 25 kilomètres en milieu de semaine.

Pour la première fois depuis 2011 et la victoire de l’Allemand Tony Martin, les organisateurs, qui ont présenté le parcours mercredi à Versailles, ont fait le choix d’un « chrono » d’une distance conséquente, de 25,5 kilomètres autour de Barbentane (Bouches-du-Rhône), pour une course d’une semaine. Soit une longueur approchante de celle du contre-la-montre du Tour de France en juillet prochain à Pau.

« Le test est intéressant », a estimé le directeur de course François Lemarchand qui est resté fidèle à l’essentiel pour le dernier week-end, une arrivée au sommet le samedi suivie d’une étape courte mais dense le lendemain, propice aux renversements de situation (Soler en 2018).

Cette fois, la ligne sera placée le samedi 16 mars au col de Turini, une montée historique du rallye auto de Monte-Carlo, après une ascension de 14,9 kilomètres à 7,3% de pente moyenne. De quoi satisfaire les grimpeurs annoncés, les Colombiens Miguel Angel Lopez et Nairo Quintana, mais aussi Romain Bardet, de retour après une parenthèse d’un an, et le Britannique Simon Yates, dont la deuxième place au classement l’année passée augurait d’une grande saison (vainqueur de la Vuelta).

  • La solution des 23 équipes –

« C’est un Paris-Nice un peu moins dur que les années précédentes », a prévenu toutefois François Lemarchand bien qu’il souligne la difficulté de la 4e étape arrivant à Pélussin (Loire), dans le massif du Pilat.

Les sprinteurs qui viendront en nombre (Groenewegen, Cavendish, Démare, Ewan, S. Bennett, Kristoff, Coquard) disposeront au moins de trois arrivées favorables en début de semaine, à partir du lancement de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

« Toutes les catégories auront leur mot à dire », s’est félicité Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, qui a invité les cinq formations françaises de deuxième division (Arkea-Samsic, Cofidis, Delko Marseille, Direct Energie, Vital Concept) en plus des 18 équipes qualifiées d’office au titre du WorldTour.

« A titre exceptionnel », a ajouté Christian Prudhomme qui s’est aussi projeté sur la sélection à venir pour le Tour, quatre cartes d’invitation devant être distribuées. « On veut pouvoir regarder chacune des formations. Cette année, c’est vraiment particulier. Il y a une très forte densité des équipes françaises de deuxième division françaises. Il faudra faire un choix ».

Il a exclu qu’une solution comparable (23 équipes) puisse être adoptée pour le Tour dès lors que la contrainte réglementaire (8 coureurs et non 7 comme à Paris-Nice) est différente: « C’est complètement impossible. Il y aura 22 équipes au Tour de France et la sélection se fera à la fois sur les résultats et aussi sur ce qui s’est passé ces dernières années. »

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