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La reconversion professionnelle est une démarche visant à changer de métier ou de statut, passer du statut de salarié au statut d’entrepreneur ou vice versa. Mais depuis quelques années déjà, La reconversion professionnelle a le vent en poupe. Elle n’est plus du tout considérée comme un échec, mais plutôt comme une prise de conscience, un nouveau départ, un choix courageux et parfois même admiré pour reprendre sa vie en main. La plupart des employés envisageront l’idée de se réorienter à un moment ou un autre de leur carrière. Pour certains, cela restera une simple interrogation, mais pour ceux qui souhaitent tenter l’aventure, changer d’orientation professionnelle pourra se révéler extrêmement enrichissant et bénéfique.

Plusieurs raisons peuvent inciter un salarié à se réorienter. Elles sont, pour la plupart, d’ordre personnel : satisfaction au travail, évolution de carrière, opportunités et rémunération sont les raisons les plus fréquemment citées. Toutefois, si vous envisagez sérieusement de vous réorienter, il est nécessaire d’effectuer des recherches approfondies pour établir votre nouveau plan de carrière avant de passer à l’action.

Procédez à une auto-évaluation détaillée, ainsi qu’à un bilan des compétences pour déterminer les compétences et aptitudes qui pourraient vous être utiles dans une nouvelle fonction, Évaluez la situation économique de l’industrie/du secteur qui vous intéresse, ainsi que les opportunités de carrière offertes à des candidats disposant d’une expérience moindre ou comparable, Identifiez les qualités dont vous disposez et qui vous permettraient d’effectuer une transition en douceur.

Étudiez les possibilités d’apprentissage ou de stages dans les entreprises et institutions actives dans le secteur qui vous intéresse, Étudiez les offres d’emploi et participez à des forums de l’emploi : cela vous permettra d’évaluer les points sur lesquels vous devez travailler pour que votre candidature soit en adéquation avec les critères nécessaires à votre évolution, Appuyez-vous sur votre réseau afin d’identifier les éventuelles opportunités, Rencontrez des professionnels du secteur d’activité qui vous intéresse. Vous obtiendrez des informations concrètes sur le métier et commencerez ainsi à développer votre réseau.

Construisez votre CV de façon à mettre en exergue vos compétences transverses, Enfin, ayez confiance en votre potentiel. C’est probablement l’ingrédient le plus important dans le cadre d’une réorientation.

Cependant, changer d’orientation professionnelle requiert un niveau d’engagement élevé qui implique certains risques dont vous devez avoir conscience, Une baisse de salaire, si vous intégrez une entreprise en tant que stagiaire ou en apprentissage, Un déclassement professionnel, vous pourriez ne pas retrouver immédiatement (voire jamais) le même statut que celui dont vous bénéficiez.

Une progression ralentie, l’entreprise/le secteur que vous intégrez pourrait ne pas vous offrir le même rythme d’évolution que le précédent, Refaire vos preuves : vous pourrez être amené(e) à repartir de zéro ; vous devrez ainsi gagner la confiance et le respect de vos nouveaux collègues et supérieurs hiérarchiques, en montrant la valeur-ajoutée que vous pouvez offrir à l’entreprise.

Tout projet de reconversion professionnelle sain, est motivé par un idéal à atteindre, le fameux job idéal, propre à chacun. Mais il faut bien admettre que rares sont les projets de reconversion qui naissent sans déclic, sans sentiment de saturation vis-à-vis de sa vie professionnelle actuelle.

Pour repérer un besoin de changer de vie professionnelle, il faut donc bien souvent prendre conscience d’un certain malaise, et comprendre que ce mal-être est lié à une incohérence professionnelle. Stress, burn out, lassitude, manque de reconnaissance, perte de sens, dissonance… autant de signaux à savoir repérer et interpréter. Le constat de mal-être professionnel est la première étape du chemin qui mène vers la cohérence. Ce constat nécessaire nous invite clairement à rechercher des solutions et à agir, pour éventuellement changer de voie.

Vous l’avez compris, la réorientation professionnelle est un processus long et intense. Mais rassurez-vous, ce processus est aujourd’hui bien compris, et nombreuses sont les personnes qui réussissent une réorientation tous les ans, vers toujours plus d’épanouissement et plus de cohérence.

Et pour mettre toutes les chances de votre côté, appuyez-vous donc sur les autres, professionnels ou non, et ne restez pas seuls. Tout d’abord, ne négligez pas les échanges avec vos pairs, inspirez-vous de témoignages, et embarquez votre entourage. Discutez et discutez encore, tout en prenant garde de maintenir intacte votre capacité de discernement, et restez vous-même.

Par Ruben Tchamko, à Yaoundé

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

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Divertissement

Nouvelle bande-annonce de Men In Black International (Version française).

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Dans les salles le 12 juin prochain : Men In Black – International. La nouvelle bande-annonce (plus alléchante que les précédentes !) vient d’être dévoilée.

Avec Chris Hemsworth, Tessa Thompson, Liam Neeson, Emma Thompson.

Les Men In Black ont toujours protégé la Terre de la vermine de l’univers. Dans cette nouvelle aventure, ils s’attaquent à la menace la plus importante qu’ils aient rencontrée à ce jour : une taupe au sein de l’organisation.

Le précédent volet, le décevant MIB 3, avait enregistré 625 millions de dollars de recettes dans le monde, dont 180 millions en Amérique du Nord. Will Smith & Tommy Lee Jones participaient de nouveau à l’aventure.

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Business

L’OCDE appelle à dépasser les conflits commerciaux pour redynamiser la croissance

AFP

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L’OCDE a appelé mardi les Etats à éviter “d’urgence” une guerre commerciale, sur fond de passes d’armes entre Chine et Etats-Unis, et à unir leurs efforts pour redynamiser l’économie mondiale, qui devrait croître de 3,2% cette année, une prévision revue à la baisse par l’institution basée à Paris.

“Les gouvernements doivent agir d’urgence pour redynamiser une croissance dont tout le monde bénéficierait”, a indiqué l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans ses prévisions publiées à l’occasion de sa réunion annuelle à Paris mercredi et jeudi.

Face aux risques de guerre commerciale, l’institution a appelé les Etats à “régler les conflits (…) via une plus grande coopération internationale, tout en améliorant le cadre juridique international”, dans une allusion implicite à la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le message de l’institution est d’autant plus urgent qu’elle alerte sur les risques pour la croissance mondiale “d’obstacles supplémentaires au commerce qui feraient du tort aux investissements, aux salariés et aux consommateurs”.

A l’image du FMI, qui a appelé en avril l’Allemagne à relancer la croissance en Europe, l’OCDE a aussi invité les pays disposant de marge de manoeuvre budgétaire à “investir dans les infrastructures”, mais sans citer explicitement Berlin.

En zone euro, elle recommande notamment de “combiner des mesures structurelles et budgétaires pour relancer l’activité”.

– Ralentissement chinois

Outre la guerre commerciale, l’institution basée à Paris s’inquiète d’un éventuel “ralentissement marqué en Chine qui pourrait avoir des répercussions partout dans le monde”, ainsi que l’augmentation de la dette privée.

Face à ces risques, l’OCDE a abaissé une nouvelle fois sa prévision pour la croissance mondiale à 3,2%, contre 3,3% en mars, soit 0,3 point de moins qu’à la fin de l’année dernière. En revanche, elle a maintenu le léger rebond attendu pour l’an prochain à 3,4%.

Ces prévisions ne prennent pas directement en compte les récentes passes d’armes entre la Chine et les Etats-Unis autour des droits de douane et du géant technologique Huawei.

“Il demeure une forte incertitude sur la durée pendant laquelle (les taxes douanières) resteront en place et sur l’évolution à venir de la relation commerciale entre les deux pays”, a expliqué une source de l’institution à l’AFP.

En revanche, “l’augmentation de l’incertitude liée aux tensions commerciales dans les mois passés, y compris autour de l’éventualité de ce relèvement de droits de douane jusqu’à leur annonce, est incorporée dans les projections,’ a-t-elle souligné.

“Or ce climat d’incertitude est un facteur important des effets dommageables des tensions commerciales, en particulier sur l’investissement et la confiance des entreprises”, a-t-elle prévenu.

Malgré ce contexte, l’organisation a relevé ses prévisions pour les Etats-Unis à 2,8% cette année, soit 0,2 point qu’en mars, mais elle s’attend à un léger recul de la première économie mondiale à 2,3% l’an prochain.

Pour la Chine, pas de changement. L’OCDE table toujours sur un ralentissement à 6,2% cette année et 6% l’an prochain.

En Europe, l’institution a maintenu sans changement sa prévision pour la zone euro à 1,2%, tout en maintenant l’Allemagne à 0,7% cette année et à 1,1% pour l’an prochain.

Pour la France, elle n’a pas changé non plus sa prévision à 1,3% pour cette année et la prochaine, soit légèrement moins que la prévision du gouvernement (1,4%).

Elle revoit toutefois à la hausse la tendance pour l’Italie, dont la croissance devrait être nulle cette année et non de -0,2. En 2020, ce pays devrait rebondir à 0,6% (+0,1 point).

Pour le Royaume-Uni, dont l’économie fait face aux incertitudes du Brexit, l’OCDE a relevé ses prévisions de 0,8% à 1,2% cette année.

Dans les pays émergents, l’OCDE table cette année sur une croissance de 1,4% au Brésil (-0,5 point), 7,2% pour l’Inde (sans changement) et 1,2% pour l’Afrique du sud (-0,5 point).

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Business

GE Belfort: mobilisation des salariés dans la crainte d’un plan social

AFP

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Quelque 500 salariés de GE Belfort, selon les syndicats (350 selon la police), ont manifesté mardi pour dire leur crainte qu’un vaste plan social ne touche leur site de production de turbines à gaz où travaillent 1.900 personnes, a constaté un correspondant de l’AFP.

A l’appel de l’intersyndicale CFE-CGC, SUD Industrie et CGT, les salariés se sont réunis devant le site belfortain pour accompagner ensuite sur une centaine de mètres la sortie de l’usine du convoi exceptionnel transportant une turbine à gaz.

Il s’agissait de montrer “leur fierté” de posséder ce savoir-faire industriel, a indiqué Fabrice Chirat, délégué syndical CGT.

GE a lancé depuis le début de l’année plusieurs procédures de rupture conventionnelle collective (RCC) et de plans seniors au sein de sa division énergie et l’intersyndicale redoute que le groupe américain ne supprime 800 à 1.000 postes dans l’entité turbines à gaz.

Au total, General Electric emploie près de 4.000 personnes à Belfort.

Une délégation de cinq élu locaux sera reçue mercredi à l’Elysée par la secrétaire générale adjointe, Anne de Bayser, a indiqué Damien Meslot, maire LR de Belfort, qui fera partie de cette délégation.

La manifestation, entamée à 08H30 et qui s’est achevée vers 10H00, se voulait “positive et pacifiste”, a indiqué Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC.

“Ce n’est pas le bon forum pour une discussion. Je vous ai entendu et je comprends votre inquiétude”, a déclaré aux salariés, muni d’un mégaphone, le directeur du site, Antoine Peyratout.

M. Peyratout recevra mardi après-midi l’intersyndicale, qui doit également rencontrer dans la journée la préfète du Territoire de Belfort, Sophie Elizéon.

Fabricant de turbines, pilier de la reprise en 2015 de la branche énergie d’Alstom, Belfort subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés.

Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait l’objet de “la plus grande vigilance de la part de l’Etat”.

Dans un “contexte économique difficile”, Belfort “dispose d’atouts”, mais il est “indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin d’adapter l’outil industriel pour expertiser la faisabilité” des projets à l’étude, telle la “diversification dans le secteur aéronautique, dans l’hydrogène” ou dans “de nouvelles centrales nucléaires à l’international”, avait écrit M. Macron.

Fin mars, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’était déjà engagé à “étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l’emploi” à Belfort.

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