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Au point de presse de ce jour, le sous-directeur de la presse a rappelé la déclaration du ministre, fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

[…]

3 – Mali – Adoption de la résolution 2364 du conseil de sécurité des Nations unies renouvelant le mandat de la MINUSMA (29 juin 2017)

La France se félicite de l’adoption, hier, à l’unanimité, de la résolution 2364 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui renouvelle le mandat de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Cette résolution confirme le mandat robuste que le Conseil de sécurité a confié à la MINUSMA, en soutien du processus de paix. Elle renforce le soutien des Casques bleus au redéploiement des forces de défense et de sécurité maliennes ainsi que la coopération entre les Casques bleus, la nouvelle Force conjointe du G5-Sahel et les forces françaises.

La France réaffirme son plein soutien à l’action de la MINUSMA en faveur de la paix et de la stabilisation du Mali et appelle tous les acteurs maliens à accélérer la mise en œuvre de l’accord de paix.

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8 – Libye

Q – Pour Paris, le général Haftar fait partie de la solution. De nombreuses sources indépendantes font cependant état du caractère incontrôlable du général et de son ambition de contrôler la Libye. Pensez-vous pouvoir lui imposer la tutelle d’une autorité civile dans le cadre d’une solution politique ?

R – La France œuvre prioritairement à la relance du processus politique pour parvenir à une solution inclusive sur la base de l’accord de Skhirat.

La France a salué la rencontre entre le Premier ministre Fayyez Sarraj et le général Khalifa Hafter le 2 mai dernier, qui a constitué une première étape positive.

La France soutient pleinement le nouveau représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, M. Ghassan Salamé, qui prendra prochainement ses fonctions, dans ses efforts pour promouvoir le dialogue entre les parties libyennes, y compris pour construire une armée libyenne unifiée sous l’autorité civile, capable de contrôler son territoire et de lutter contre le terrorisme et les trafics en tous genres.

9 – Egypte

Q – Est-ce que Paris souhaite inclure les droits de l’Homme en Egypte dans l’agenda du prochain conseil d’association UE-Egypte ?

R – L’Egypte est un partenaire important pour la France et l’Union européenne. Nous partageons avec ce pays une relation de confiance.

A ce titre, comme l’a dit le ministre à plusieurs reprises, il aborde la question des droits de l’Homme avec tous ses interlocuteurs de façon concrète et opérationnelle.

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11 – Maroc

Q – Au Maroc, la contestation dans le nord dure depuis maintenant 8 mois et des affrontements violents se multiplient. Des élus de la province d’Al-Hoceïmai ont dénoncé « l’approche sécuritaire » de l’Etat et la « répression ». Le président de la République avait indiqué lors de son voyage au Maroc « ne pas avoir lieu de craindre une volonté de répression », est-ce toujours le cas ?

R – Le président de la République a eu l’occasion de s’exprimer sur cette situation complexe, à laquelle la France est attentive.

12 – Rwanda

Q – Est-il exact que la présidence de la République a ordonné en 1994, pendant l’opération Turquoise, de réarmer les responsables des massacres de Tutsis au Rwanda ? Les autorités françaises savaient-elles en juin 1994 que 1,3 million de dollars débloqués par la BNP à la demande de la banque centrale française allaient servir à acheter des armes pour le gouvernement rwandais, malgré l’embargo décrété par l’Onu (ce qui est l’objet d’une plainte de trois ONG) ?

R – Nous n’avons aucun commentaire sur ces allégations.

13 – Tchad

Q – Dans une interview accordée à la presse française, le président tchadien Idriss Déby a accusé la France de l’avoir contraint à changer la constitution du Tchad et faire sauter le verrou de limitation des mandats pour se maintenir au pouvoir. Quelle est votre réaction?

R – Il n’appartient pas à la France d’intervenir dans les procédures de changement de Constitution d’autres États souverains.

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Distribué par APO pour Ministère des Affaires Etrangères de la République Française.

Source: APO

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Sénégal

Inauguration du pont de la Sénégambie, attendu depuis des décennies

AFP

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Les présidents sénégalais Macky Sall et gambien Adama Barrow ont inauguré lundi le « pont de la Sénégambie », qui favorisera les échanges en Afrique de l’Ouest et dont l’achèvement après des décennies d’atermoiements symbolise l’entente retrouvée entre les deux pays.

Date hautement symbolique, cette inauguration intervient deux ans jour pour jour après le départ en exil de Yahya Jammeh, qui dirigea pendant plus de 22 ans d’une main de fer la Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière prisée des touristes.

Le pont, un élégant ouvrage de béton clair de plus d’un kilomètre situé en territoire gambien, enjambe le fleuve Gambie, à une dizaine de kilomètres du poste frontière de Farafenni, que les deux présidents, tous deux vêtus d’un boubou blanc, ont symboliquement emprunté lundi, debout dans la même limousine à toit ouvrant.

« Etant donné la géographie de la Gambie et du Sénégal, avec un fleuve coupant chacun des deux pays en deux parties, on se demande pourquoi il a fallu tant de temps pour avoir ce pont », s’est interrogé M. Barrow, lors d’une cérémonie au pied du nouvel ouvrage, dont la construction avait débuté en 2015, sous Yahya Jammeh.

« Nous pouvons être fiers d’avoir transformé en réalité ce rêve de plusieurs générations », a abondé M. Sall, alors le projet de pont, évoqué depuis les années 1970, a connu des fluctuations au gré de l’évolution des rapports entre Dakar et Banjul.

Le territoire gambien est un passage quasi obligé pour qui veut se rendre du nord du Sénégal à sa région sud, la Casamance, à moins d’effectuer un fastidieux détour de quelque 400 kilomètres.

Mais la route transgambienne, passant à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale, Banjul, était jusqu’ici interrompue à mi-chemin par le fleuve, obligeant les véhicules à emprunter un bac, source de « tracasseries » et de nombreux retards, selon les voyageurs et les transporteurs sénégalais.

Le pont « va faciliter l’interconnexion des réseaux routiers, réduire les temps de trajet et contribuer à l’intégration de la sous-région », a souligné le président sénégalais.

« Le pont appartient aux Gambiens », a-t-il souligné, alors qu’en Gambie, certains habitants ont souvent soupçonné le Sénégal de vouloir absorber leur pays.

« Une circulation facile des biens et des services plus rapides sont dorénavant garantis », s’est réjoui Adama Barrow.

  • Désenclavement de la Casamance –

Dès la fin de la cérémonie, les premières voitures ont emprunté le pont, au milieu de badauds se prenant en photo, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Payant et ouvert de 07H00 à 19H00, il est accessible dans un premier temps aux véhicules légers (voitures, cars de moins de 35 places,…) et à partir de juillet aux véhicules lourds, camions notamment.

Il permettra le désenclavement de la Casamance, région touristique et agricole dont le développement a été freiné par son isolement géographique du reste du Sénégal et par une rébellion indépendantiste vieille de plus de 35 ans, aujourd’hui en sommeil.

« Il s’agit d’un lien économique et stratégique vital pour connecter les deux rives du fleuve Gambie, ainsi que la Gambie, le Sénégal et d’autres pays de la sous-région », selon la présidence gambienne.

L’ouverture de ce pont illustre le spectaculaire réchauffement des relations entre les deux pays, longtemps marquées par des différends sur le transport, la pêche et les frontières, bien que leurs habitants aient en commun des langues, des origines ethniques et entretiennent de nombreux liens professionnels, familiaux ou commerciaux.

Ce rapprochement s’est opéré lors de l’accession au pouvoir de M. Barrow en janvier 2017, le Sénégal ayant été à la pointe des pressions diplomatiques et surtout militaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour contraindre Yahya Jammeh à reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016.

La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, composée essentiellement de militaires sénégalais, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

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Maroc

Un avion de combat marocain s’écrase dans le nord du pays

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L’avion de chasse marocain Mirage F1 s’est écrasé pendant le vol d’entraînement dans la région nord du pays, a fait savoir une déclaration lundi des forces armées marocaines royales.

« L’avion de combat Mirage F1 des forces aériennes du Royaume [du Maroc], qui effectuait un vol d’entraînement, s’est écrasé lundi dans la région de Taunat en raison d’un vice technique », indique le communiqué.

Selon la déclaration, le pilote a survécu à l’incident. L’accident n’a pas causé de dommages, car il s’est produit dans une zone non peuplée.

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Afrique

La China Merchants à Djibouti : de la route maritime à la route numérique de la soie

Le rêve de Djibouti qui est de devenir un « hub commercial », de s’ériger en un « Singapour de l’Afrique de l’Est » vient donner une dimension particulière au choix de la China Merchants

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La détermination des groupes chinois à devenir les leaders incontestables dans toutes les activités liées au transport maritime est avérée. Deux cas retiennent plus particulièrement l’attention, le plus connu en même temps que le mieux documenté est sans doute celui de COSCO et du port du Pirée. En revanche, celui de la China Merchants à Djibouti, encore mal méconnu, sera l’objet de notre contribution. Nous ne traiterons pas des aspects sécuritaires (établissement d’une base navale) – largement traités par ailleurs – mais privilégierons les aspects économiques et commerciaux (implantation de la China Merchants). Les deux logiques peuvent se rejoindre, mais répondent à des stratégies très différentes : une stratégie nationale pour affirmer la puissance militaire de la Chine opposée à une stratégie d’entreprise pour consolider son rôle mondial. Le rêve de Djibouti qui est de devenir un « hub commercial », de s’ériger en un « Singapour de l’Afrique de l’Est » vient donner une dimension particulière au choix de la China Merchants car il résulte, non de la volonté du gouvernement chinois, mais d’une demande spécifique du gouvernement djiboutien. Notre recherche sera conduite sur la base d’une exploitation des documents existants que ce soit des rapports officiels, des études scientifiques voire des informations plus journalistiques. Elle privilégiera les documents chinois de première main.

Plus important encore que les ports, seraient l’internationalisation du yuan « tout en bâtissant des infrastructures financières efficaces et directes de clearing dans le but de construire une autoroute financière pour la globalisation des commerces chinois »18. Dans ce dispositif Djibouti jouerait un rôle de choix (carte 1) dont l’importance est confirmée par Huawei Marine qui se propose, avec le soutien de la China Construction Bank, d’installer un câble sous-marin – le Pakistan East Africa Cable Express (PEACE) – reliant Gwadar et Karachi au Pakistan à Djibouti et au Kenya avant d’être prolongé vers l’Égypte et l’Afrique du Sud19.Cette subjugation qu’exerce Djibouti sur la Chine est encore affirmée par les conventions signées fin 2016, dont notamment celles relatives à la création à Djibouti du siège social de la Banque internationale de la route de la soie, du Centre financier de l’Afrique de l’Est et de l’Africa Big Data Center20.

Par Thierry Pairault

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