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Déclaration des États-Unis sur la nomination d'un nouveau Premier ministre en République démocratique du Congo

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Les États-Unis réitèrent leur déception que les signataires de l'accord du 31 décembre n’aient pas été en mesure de parvenir à un accord sur le choix d'un nouveau Premier ministre conformément à l'accord. La mise en œuvre complète et rapide par le gouvernement de la RDC de l'accord conformément à la résolution 2348 du Conseil de sécurité de l'ONU est essentielle pour assurer le premier transfert démocratique et pacifique du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC). Il est également essentiel de veiller à ce que le désir des Congolais de voter au cours d’élections libres et équitables soit respecté. Malheureusement, l'incertitude quant à l'engagement du gouvernement à mettre en œuvre l'accord et à organiser des élections d'ici la fin de 2017 crée une incertitude inquiétante dans toute la RDC.

Les États-Unis encouragent les dirigeants de la coalition du Rassemblement de l'opposition à travailler avec le Conseil des évêques catholiques et d'autres signataires de l'accord du 31 décembre vers l'objectif des élections et un transfert pacifique et démocratique du pouvoir. Les États-Unis exhortent à la fois le gouvernement de la RDC et les dirigeants de l'opposition politique à s'abstenir de toute déclaration ou action susceptible d'inciter à la violence. Les États-Unis restent prêts à imposer des restrictions aux individus – qu'ils soient du gouvernement ou de l'opposition – qui sapent les institutions démocratiques de la RDC.

Distribué par APO pour U.S. Embassy Kinshasa.

Source: APO

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

Afrique

Afrique du Sud: l’ex-président Zuma se débat pour éviter son procès pour corruption

AFP

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L’ex-président sud-africain Jacob Zuma comparaît à nouveau lundi devant la justice pour tenter de se débarrasser d’accusations de corruption à ses yeux “politiques” qui le poursuivent depuis vingt ans dans une rocambolesque affaire de ventes d’armes.

Enième épisode de ce feuilleton politico-judiciaire à rebondissements, la Haute Cour de Pietermaritzburg (nord-est) entend jusqu’à vendredi les arguments des avocats de l’ancien chef de l’Etat, qui dénoncent le “lynchage” de leur client, et ceux du parquet, décidé à ouvrir enfin son procès.

L’ancien chef de l’Etat, âgé aujourd’hui de 77 ans, est soupçonné d’avoir touché pour 4 millions de rands – 260.000 euros au cours actuel – de pots-de-vin du groupe français de défense Thales, également accusé, à la faveur d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros conclu en 1999.

Selon l’accusation, il a été rémunéré pour éviter à Thalès des poursuites pour corruption, via son ami et conseiller financier Schabir Shaik, condamné pour sa participation à cette affaire à quinze ans de prison dès… 2005.

Les deux parties ont toujours nié ces allégations.

A l’époque des faits, M. Zuma était “ministre” de sa province du KwaZulu-Natal, avant de devenir vice-président du Congrès national africain (ANC) au pouvoir puis du pays.

Dès l’ouverture de l’audience, l’avocat de l’ancien président, Muzi Sikhakhane, a dénoncé le “lynchage” dont son client est à ses yeux victime depuis près de deux décennies.

Très offensif, M. Sikhakhane a accusé un parquet “trop zélé” d’avoir poursuivi M. Zuma selon une “philosophie juridique” qui veut que “lorsque quelqu’un a fait quelque chose que vous trouvez mal, vous le jugez selon votre bon vouloir”.

Cette philosophie “a abouti à l’apartheid (…) c’est la loi de la jungle”, a-t-il lancé devant son client, venu à l’audience entouré de deux de ses fils et d’une poignée de partisans.

Appelant au strict respect de la Constitution, Muzi Sikhakhane a également plaidé que le droit de son client à un procès rapide “a été compromis ou violé au point où l’on peut dire qu’un procès équitable n’aura jamais lieu”.

– “Privé de dignité” –

“Doit-il être privé de sa dignité, doit-il être traité avec moins d’humanité parce qu’il s’appelle M. Zuma ?”, a-t-il demandé, en niant catégoriquement que M. Zuma avait délibérément tenté, par ses multiples recours, de “retarder son procès”.

Les accusations lancées contre Jacob Zuma ont été suspendues puis rétablies à plusieurs reprises, au gré de ses recours et de décisions controversées du parquet.

L’avocat s’est également étonné que l’ancien président n’ait pas été jugé en même temps que son complice présumé Schabir Shaik. “Ils (le parquet) aurait dû l’inculper en même temps que M. Shaik”, a souligné M. Sikhakhane.

Coaccusé, le groupe Thales a également sollicité l’abandon des poursuites qui le visent.

“Considérant les très longs retards de cette procédure, bien que Thales n’ait commis aucune faute, et toute une série de facteurs qu’il ne contrôle pas, (le groupe) est persuadé qu’il n’aura pas un procès équitable”, a-t-il indiqué dimanche dans un communiqué.

Le groupe a répété n’avoir “aucune connaissance d’aucune violation de la loi par aucun de ses salariés”.

Les débats doivent se poursuivre jusqu’à vendredi devant la Haute Cour de Pietermariztburg, qui décidera à une date à déterminer de poursuivre le procès de Jacob Zuma ou de l’abandon définitif des accusations qui pèsent sur lui.

Englué dans de nombreux scandales, Jacob Zuma a cédé en décembre 2017 sa place à la tête du Congrès national africain (ANC) au pouvoir à son vice-président Cyril Ramaphosa.

Ce dernier l’a poussé à la démission deux mois plus tard et lui a succédé à la tête de l’Etat avec l’ambition de nettoyer son parti et l’Etat de la corruption qui les gangrènent.

Malgré une popularité en déclin, l’ANC a remporté les élections législatives du 8 mai. Ses députés, qui ont renouvelé leur majorité absolue à l’Assemblée nationale, doivent élire mercredi M. Ramaphosa pour un nouveau mandat à la tête du pays.

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Afrique du Sud: l’ex-président Zuma de retour devant le tribunal

AFP

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L’ancien président sud-africain Jacob Zuma comparaît à nouveau lundi devant un tribunal pour plaider l’abandon des accusations de corruption qui le poursuivent depuis vingt ans dans une rocambolesque affaire de ventes d’armes.

Jusqu’à vendredi, la Haute Cour de Pietermaritzburg (nord-est) doit entendre les arguments du parquet, décidé à examiner le coeur du dossier, et les avocats de l’ex-chef de l’Etat, qui dénoncent des vices de procédures et un procès “politique”.

M. Zuma, 76 ans, est arrivé en début de matinée au tribunal, épaulés de quelques partisans, a constaté une journaliste de l’AFP.

Jacob Zuma est accusé d’avoir touché pour 4 millions de rands – 260.000 euros au cours actuel – de pots-de-vin du groupe français de défense Thales, également poursuivi, lors d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros attribué en 1999.

A l’époque des faits, M. Zuma était “ministre” provincial puis vice-président du pays. Selon l’accusation, il a été rémunéré pour éviter à Thalès des poursuites pour corruption.

Les deux parties ont toujours nié ces allégations.

Ce dossier à rebondissements empoisonne la vie politique sud-africaine depuis des années. Les accusations lancées contre Jacob Zuma ont été suspendues puis rétablies à plusieurs reprises, au gré de décisions controversées du parquet.

Englué dans de nombreux scandales, Jacob Zuma a cédé en décembre 2017 sa place à la tête du Congrès national africain (ANC) au pouvoir à son vice-président Cyril Ramaphosa.

Ce dernier l’a poussé à la démission deux mois plus tard et lui a succédé à la tête de l’Etat avec l’ambition de nettoyer son parti et l’Etat de la corruption qui les gangrènent.

Malgré une popularité en déclin, l’ANC a remporté les élections législatives du 8 mai. Ses députés, qui ont renouvelé leur majorité absolue à l’Assemblée nationale, doivent élire mercredi M. Ramaphosa pour un nouveau mandat à la tête du pays.

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Soudan: reprise du dialogue sur la composition de l’instance de transition

AFP

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Les militaires et les chefs de la contestation au Soudan reprendront lundi soir les négociations-marathon entamées la veille sur la composition d’un futur Conseil souverain de transition, plus d’un mois après le renversement par l’armée du président Omar el-Béchir.

Les discussions, qui ont démarré dimanche vers 21H00 (19H00 GMT), se sont poursuivies toute la nuit jusqu’aux premières heures de lundi matin, selon un correspondant de l’AFP au palais présidentiel où se tient la réunion.

Selon le général Chamseddine Kabbachi, porte-parole du Conseil militaire de transition, elles reprendront lundi à 21H00 “avec l’espoir d’arriver à un accord définitif”.

“Nous ne sommes pas pressés pour une victoire cruciale”, avait indiqué à l’aube sur Twitter l’Association des professionnels soudanais (SPA), pilier du mouvement de protestation. “Quelle que soit l’issue des négociations, il s’agit d’un pas en avant”, avait-elle assuré, ajoutant qu’elles portaient sur “l’autorité de transition”.

Les leaders de la contestation veulent à tout prix qu’un civil dirige cette future institution clé, après un appel pressant de la communauté internationale à ce que les négociations débouchent sur une transition “vraiment dirigée par les civils”.

Fer de lance de la contestation, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) avait indiqué dimanche que les négociations se focaliseraient sur la répartition, entre armée et contestation, des sièges du Conseil souverain ainsi que sur son futur chef.

Les généraux insistent pour y obtenir une majorité de sièges tandis que les leaders de la contestation veulent limiter la présence des militaires et placer un des leurs à sa tête.

– Barricades démantelées –

Militaires et protestataires s’étaient entendus sur plusieurs points avant la suspension des négociations: la durée de la période de transition — trois ans — et la création d’un Parlement composé de 300 personnes, dont les deux tiers seraient issus de l’ALC.

Les négociations avaient été suspendues mercredi par le Conseil militaire dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhane, qui a pris le pouvoir après la destitution et l’arrestation le 11 avril du président Omar el-Béchir. Les militaires réclamaient la levée des barricades installées par des manifestants à Khartoum.

Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais campent devant le QG de l’armée dans la capitale soudanaise pour demander le transfert du pouvoir à une administration civile. Vendredi, des manifestants ont démantelé plusieurs de ces barricades.

Les progrès dans les discussions ont toutefois été précédés par une première poussée de violence au cours de laquelle six personnes -cinq manifestants et un militaire- ont été tuées lundi dernier.

Avant la reprise des négociations et pour la première fois depuis la destitution de M. Béchir, des centaines d’islamistes ont manifesté samedi devant le palais présidentiel.

Ils ont rejeté toute future administration civile qui n’utiliserait pas la charia comme source de la législation.

– La place de la religion –

La loi islamique est appliquée au Soudan depuis le coup d’Etat de M. Béchir, soutenu par les islamistes, en 1989, ce qui a entraîné, selon les défenseurs des droits humains, des abus comme la flagellation de femmes pour “comportement indécent”.

Selon Al-Tayeb Moustafa, à la tête d’une coalition de vingt mouvements islamistes, “la principale raison de cette mobilisation réside dans le fait que l’ALC ignore l’application de la charia dans le cadre de l’accord” négocié avec les militaires.

L’ALC n’a pour le moment pas exprimé sa position sur la charia, affirmant que la priorité était d’instaurer une administration civile.

Au cours du rassemblement de samedi, l’islamiste radical Mohamed al-Jazuli a averti l’armée: “si vous envisagez de transférer le pouvoir à une certaine faction (civile), alors nous considérerons cela comme un coup d’Etat”.

Sur la question de la place de la religion dans les nouvelles institutions, un des principaux leaders de l’opposition, Sadek al-Mahdi, avait également fait entendre sa voix.

“L’islam fait partie de l’identité de la majorité des Soudanais. Ca a été une grande erreur, au sein des forces d’opposition, de parler de laïcité”, avait déclaré à l’AFP cet ex-Premier ministre, chassé du pouvoir en 1989 et dont le parti Oumma fait partie de l’ALC.

A la tête du Soudan pendant près de 30 ans, M. Béchir a été destitué par l’armée à l’issue d’un mouvement de contestation inédit déclenché le 19 décembre par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain dans un pays miné par une grave crise économique. Les manifestations se sont vite transformées en contestation du pouvoir.

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