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Société : Connaître ses droits pour un meilleur être au travail

Tel était le principal objet de la journée d’information et de consultation organisée hier à Yaoundé par la CNDHL, en prélude à la Fête Internationale du Travail du 01er Mai prochain.

Dr Chemuta Divine Banda, Président de la CNDHL

Dr Chemuta Divine Banda, Président de la CNDHL

Hier 28 Avril 2014 a été commémorée la Journée Mondiale de la Sécurité et de la Santé au Travail. C’est dans ce cadre qu’au Cameroun, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de des Libertés (CNDHL) a organisé une journée d’information et de consultation sur le droit à la santé et à la sécurité en milieu professionnel dans notre pays. La rencontre qui s’est tenue dans la salle des conférences de la Chambre de Commerce à Yaoundé a connu la participation de nombreux travailleurs de divers secteurs d’activités dont des délégués du personnel et des responsables syndicaux des entreprises privées et parapubliques. Ils étaient réunis autour des représentants de diverses institutions dont la délégation régionale du Travail et de la Sécurité sociale pour le Centre, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) et le Bureau International du Travail.

Selon le président de la CNDHL, les droits des travailleurs, bien que consacrés tant par des instruments internationaux que par la Constitution du Cameroun, le Code du Travail et bien d’autres encore, continuent d’être bafoués. Pour le Dr. Chemuta Divine Banda, « malgré l’existence de ces textes, de multiples formes de violations des droits fondamentaux des travailleurs subsistent, y compris dans notre pays ». Il a entre autres cité dans ce sens les mauvaises conditions de travail, les licenciements abusifs, l’absence ou la faiblesse des couvertures sanitaires pourtant obligatoires, l’insécurité sur le lieu du travail et le manque de prise en charge des cas d’accident de travail ou des maladies professionnelles, les discriminations à l’emploi et à l’embauche, l’inégalité dans la rémunération. A cela s’ajoute, a-t-il notifié, « la faible accessibilité aux services sociaux de base pour la grande majorité des travailleurs, confrontés pour la plupart à un faible pouvoir d’achat ».

La rencontre d’hier avait donc pour objet de permettre aux travailleurs de connaître leurs droits pour mieux préserver leur état de santé et leur sécurité au travail. Tenue en prélude à la célébration le 01er Mai prochain de la 128ème Fête Internationale des Travailleurs dont le thème est « Travailleurs du Cameroun, ensemble contre le VIH/SIDA », elle a permis de mettre un accent particulier sur cette pandémie mondiale qui selon l’ONUSIDA et le Comité National de Lutte contre le SIDA touchait en 2012, 500 000 personnes au Cameroun. D’où un impact réel sur le décollage économique du pays, considérant les coûts exorbitants nécessaires à la prise en charge des malades du VIH/SIDA.

Bien que le taux de séroprévalence au Cameroun soit aujourd’hui de 4,1% contre 5,5% en 2004 le plus grand défi de l’heure, à en croire le président de la CNDHL, « reste celui de combattre toutes les formes de stigmatisations et de discriminations à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans la société en général et en milieu professionnel en particulier ». Tout en rappelant que la CNDHL s’est résolument engagée à « mettre un accent particulier sur la promotion et la protection des droits des travailleurs de manière globale et sur les droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA de manière spécifique », le Dr. Chemuta Divine Banda a rappelé aux entreprises le rôle primordial qu’elles ont à jouer dans ce sens, compte tenu des avantages à s’assurer du bon état de santé de leurs employés.

Elodie BODOLO

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