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Cameroun: 21 jeunes manifestants de Bamenda libérés

Vingt-et-un jeunes manifestants arrêtés en décembre lors de troubles à Bamenda, fief de l’opposition anglophone camerounaise au régime du président Paul Biya, ont été libérés dans le cadre du processus de dialogue initié par les autorités, a rapporté mardi la radio d’Etat.

« Vingt-et-une personnes détenues depuis le 8 décembre (jour de violents heurts à Bamenda entre jeunes anglophones et forces de sécurité qui avaient fait au moins deux morts) ont été libérées », a rapporté la Cameroon Radio Television (CRTV).

« Ces jeunes (détenus à Yaoundé depuis leur arrestation) ont retrouvé leurs familles après avoir été conduits dans les services du gouverneur du Nord-ouest », l’une des deux régions anglophones du Cameroun, a ajouté la CRTV.

Selon la radio, ces libérations marquent « un nouveau pas dans la recherche de solutions à la crise née des revendications des syndicats d’enseignants et avocats anglophones ».

En novembre, les avocats anglophones suivis des enseignants sont entrés en grève, notamment pour exiger plus d’équité linguistique dans le pays.

Ce mouvement a été suivi de manifestations de jeunes contre la marginalisation des anglophones qui constituent environ 20% de la population camerounaise estimée à 22 millions de personnes.

Le 8 décembre, de violents affrontements avaient éclaté entre jeunes et forces de sécurité à Bamenda, épicentre de la contestation anglophone, faisant deux morts, selon les autorités, au moins quatre d’après l’opposition. Cinquante-huit manifestants avaient alors été arrêtés, selon le gouvernement.

Yaoundé a engagé un dialogue avec les syndicats d’enseignants et d’avocats, mais certaines organisations syndicales ont claqué la porte des négociations, posant comme préalable la libération des personnes arrêtées.

Lundi, des journées « ville morte » ont été suivies dans les régions anglophones, à l’appel de certaines organisations sécessionnistes. Celles-ci se sont réjouies de la réussite de cet appel et ont décidé d’instaurer tous les lundis d’autres journées sans activités.

Le gouvernement n’est pas en pourparlers avec ces mouvements qui prônent la partition du pays. « Le Cameroun est un et indivisible. Il le demeurera », leur a répondu le président Paul Biya fin décembre dans son discours de fin d’année.

Depuis novembre, les cours sont suspendus dans les régions anglophones alors que les tribunaux sont paralysés.

AFP

 

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