Côte d’Ivoire/ Un canari de plus d’un siècle exposé au Gogoli Festival de Gnatroa - LaMinuteInfo

Côte d’Ivoire/ Un canari de plus d’un siècle exposé au Gogoli Festival de Gnatroa

Gagnoa, 13 août (AIP)- Un canari confectionné au début du 20ème siècle a été exposé samedi à la clôture de la troisième édition du Gogoli Festival de Gnatroa (58 km de Gagnoa) par les organisateurs.

« Ce ‘Dokô’ date d’environ l’an 1910 », a déclaré Damanhou Tito Kpagbi, conservateur des traditions et objets anciens du village de Gnatroa.

Il s’agit d’un canari dans lequel l’épouse renverse le riz qu’elle vient de préparer pour son homme. Il est confectionné en argile, à l’image de son « jumeau », le ‘Laki’, qui est le canari dans lequel le riz est préparé, a poursuivi le conservateur aux centaines de visiteurs venus de toute la région du Goh.

Outre ce canari, une quinzaine d’autres objets anciens ont été exposés au village du festival dont un vieux ‘Youlaki’ (l’an 1925 environ), qui est une grosse calebasse dans laquelle est conservée l’eau à boire. Elle est posée sur du sable fin, dans le but de maintenir la fraîcheur de l’eau.

Le ‘Baha’ est un jeu traditionnel qui se joue sur une planche d’un mètre carré environ, posé sur le sol, fait de 40 petits trou, et qui se joue à l’aide de baquettes, devant être placé dans ces trous. ‘C’est un genre de jeu d’échec des temps modernes que très peu de personnes savent encore jouer », a expliqué le conservateur qui a révélé que ce dernier modèle date d’avant les indépendances (1960).

Un gourdin en bois dénommé ‘Godeblessipeu’, vieux d’environ un siècle, est un outil pour battre l’écorce de l’arbre ‘Godehi’. Il a été présenté comme un matériel qui permettait de transformer cette écorce battue, en tissu pour les femmes.

Le Gogoli Festival de Gnatroa ou festival de tout ce qui est ancien, s’est ouvert jeudi. Selon son commissaire général, Dassé Blé Noël, il vise à valoriser les rythmes culturels anciens du village de Gnatroa, ainsi que ceux du grand canton Zikobouo auquel il appartient, mais aussi de faire connaitre la culture des autres peuples et cantons, à qui sera donnée l’opportunité de présenter les rythmes anciens  sauvegardés.

Trois jours durant, des présentations de costumes, coiffes, objets musicaux, mets gastronomiques et cuisines anciennes ont été faites. Les rythmes de danses dont les praticiens sont de plus en plus rares ont également été présentés. Il s’agit de donner l’opportunité aux derniers sachant de s’exprimer, afin de ne pas laisser mourir ce patrimoine et assurer ainsi sa perpétuation, a-t-il dit.

(AIP)

dd/cmas

Source: AIP

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