Côte d’Ivoire/ Le directeur national du projet DPDDA 2 appelle à la consolidation de la chaîne légale du diamant - LaMinuteInfo

Côte d’Ivoire/ Le directeur national du projet DPDDA 2 appelle à la consolidation de la chaîne légale du diamant

Séguéla, 20 juin (AIP) – Le directeur national du projet « Droits de propriété et développement du diamant artisanal » (DPDDA 2), Terah DeJong, a appelé les acteurs à consolider le processus de commercialisation légale de la filière diamantifère, au risque d’anéantir tous les efforts déployés pour hisser la Côte d’Ivoire dans le processus de certification internationale.

« Nous risquons de perdre la bonne dynamique (…) si on ne fait pas beaucoup plus pour consolider la chaîne légale du diamant », a-t-il déclaré, lors d’une cérémonie de remise de dons à Bobi, à une trentaine de kilomètres de Séguéla (Nord-ouest, région du Worodougou).

Terah DeJong a révélé que la vente frauduleuse a occasionné, en 2015-2016, la perte de plus de 60 millions de francs CFA qui devaient revenir aux Sociétés coopératives (SCOOP).

Le projet DPDDA 2, mis en place en 2013 pour cinq ans, vise à augmenter le volume de diamant légalement exporté et à améliorer les conditions de vie des communautés minières.

Après la levée de l’embargo qui frappait son diamant, la Côte d’Ivoire a enregistré une exportation officielle de 25 000 carats en 2016.

La zone de Séguéla qui dispose de 90% des réserves prouvées de diamant du pays a enregistré le retour des bureaux d’achat ainsi que celui de la Société de développement des mines (SODEMI) .

Terah DeJong qui s’exprimait en présence des partenaires du projet que sont l’USAID et l’UE, estime que ce contournement des voies légales risque de porter atteinte au diamant « made in Côte d’Ivoire » qui respecte aujourd’hui les dispositions internationales mises en place pour lutter contre les diamants liés aux conflits, à savoir le processus de Kimberley.

« La dernière année de mise en œuvre du projet doit être l’occasion pour tous de faire le maximum pour consolider les acquis et les pérenniser », a indiqué le chargé d’affaires de l’ambassade américaine, Andrew Haviland, qui a assuré les exploitants artisanaux du soutien des partenaires « comme cela a été le cas depuis le début ».

Le processus de Kimberley, instauré en 2003, a institué des contrôles internes qui permettent d’avoir une traçabilité du diamant, de la mine jusqu’au point d’exportation, note-t-on.

(AIP)

Kkp/kp

Source: AIP

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